Poverello

poverelloJohn Coal est une étoile montante du cinéma. Déjà riche et célèbre, il accepte à contrecœur un rôle dans le prochain film d’un réalisateur renommé. Le sujet  La vie du Poverello, François d’Assise… John va découvrir et incarner le personnage de François. Sa jeunesse frivole, ses doutes, sa conversion radicale… puis son rayonnement auprès de ses frères et de ceux qui l’approchent.
Huit cents ans les séparent. Mais les questions et les choix de François sont-ils pour autant si éloignés de ceux de John ?


Je n’avais jamais entendu parler de l’auteur-dessinateur, Robin, mais il était en dédicace dans une librairie de ma ville aujourd’hui. Après avoir un peu feuilleté son travail (il y avait également des albums jeunesse), j’ai craqué et me suis offert cet ouvrage, sorti en octobre dernier.

La trop jolie dédicace

La trop jolie dédicace

Le trait, fin et parfois à la limite de l’esquisse, m’a beaucoup rappelé le travail de Sempé, même si l’on n’est pas du tout ici dans la caricature. Toute l’histoire est présentée de façon monochrome : noir et bleu, ou noir et jaune-brun. Ce procédé sert parfaitement la narration, qui alterne réalité et scènes tournées pour le film sur Saint François.
L’histoire est intéressante, on sent que l’auteur s’est bien documenté sur François d’Assise. J’aime le point de vue du réalisateur – qui est certainement celui de Robin – où celui-ci explique qu’il a choisi un personnage si particulier, non pour des raisons religieuses, mais parce que le message de dépouillement et d’abandon des biens terrestres peut trouver des résonances encore aujourd’hui chez beaucoup de gens. Ce propos est justement illustré par l’acteur qui, un peu malgré lui, sent “déteindre” sur lui le personnage qu’il doit incarner.
De façon plus accessoire, j’ai beaucoup apprécié le point de vue “depuis les coulisses” offert par les scènes de tournage, qui permettent de relier la “réalité” à la “fiction” (deux termes très poreux et une jolie mise en abîme dans cette phrase, tiens).

Au final, c’est une belle (et longue ! près de 600 pages) lecture, qui a fait le régal de ma soirée. Je l’ai refermé avec le sourire aux lèvres, avec l’impression d’avoir fait un joli voyage.

Poverello, Robin, Bayard BD, 22,90€
Site de l’auteur : http://robin-gindre.blogspot.fr/

Reading challenge 2015 : a graphic novel

Edit du dimanche matin : visiblement, cette histoire m’a tellement marquée que j’en ai rêvé cette nuit (bon, ça peut aussi être un effet de la fatigue).

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2 comments

  1. Kleoinparis says:

    Oui, la dédicace est vraiment mignonne ! Il nous en a fait une autre pour la Crevette dans un de ses livres pour enfants (tu as dû la voir passer sur IG).

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