Walaku

Après en avoir entendu parler aux Imaginales, et suite à l’article d’Armalite qui s’était empressée de découvrir l’adresse lors de son dernier passage dans la capitale, Shermane et moi avons décidé de tester Walaku, ce minuscule établissement japonais du 7ème arrondissement.
Jeudi midi, après avoir réservé, nous nous sommes retrouvées pour déjeuner au comptoir, dont nous occupions la moitié des places (il y a aussi une table de quatre personnes). L’endroit, une pâtisserie traditionnelle japonaise, est très élégant et visiblement très couru des Japonais : nous serons les seules locales à franchir le seuil au cours des deux heures suivantes !

Entrée au tofu

Entrée au tofu

Nous avons commandé le bentô, absolument délicieux : après une entrée à base de tofu, nous avons droit à une bentô box à deux niveaux, l’un proposant des sashimi ultra-frais et goûteux, l’autre un assortiment de légumes cuits de différentes façons, de croquettes de crevette (?) et, pour moi, d’un peu de bœuf grillé. Car oui, ici, il n’y a pas vraiment de menu : on vous demande à la réservation ce que vous ne mangez pas, et on compose avec vos désirs. J’ai d’ailleurs été ravie que, alors que Shermane avait demandé un repas sans viande, cette demande ne se soit appliquée qu’à elle. En outre, petit détail qui m’a beaucoup plu : les baguettes sont d’une très grande finesse et légèreté, ce qui est beaucoup plus agréable pour manger de tout petits morceaux.

Sashimi et mini tsukemono maison

Sashimi et mini tsukemono maison

Plat chaud

Plat chaud

Mais l’immense découverte et le grand bonheur de ce repas furent les pâtisseries. Outre le sublime dorayaki – garni de pâte de haricots rouges, de pêche blanche, de mascarpone et de miel, sans doute le meilleur que j’aie mangé – qui concluait notre déjeuner, nous avons pu observer le pâtissier préparer à la demande certains wagashi, ces gâteaux traditionnels.

Le meilleur dorayaki de ma vie

Le meilleur dorayaki de ma vie

Du coup, nous n’avons pas pu résister et avons procédé à quelques achats au moment de partir. J’ai craqué pour un ajisai (hortensia en japonais), pâte de haricots rouges enveloppée d’une pâte de haricots blancs teintée de rose et décorée de cubes de gelée symbolisant la rosée et un aosa (feuille verte) un mochi assaisonné à l’algue et garni de pâte de haricots rouges. En outre, j’ai pris deux monaka, gaufrettes rondes garnies de pâte de haricots rouges, qui comptent parmi mes gâteaux japonais préférés.
Jeudi et hier, monsieur et moi nous sommes partagé les desserts, voici notre verdict : l’ajisai est une pure tuerie, l’aosa pas mal mais ça colle aux dents (normal, le mochi est fabriqué à partir de farine de riz gluant), les monaka sont très généreusement garnis, mais je conserve une légère préférence esthétique pour ceux de Toraya. Oui, je suis snob.

En haut l'ajisai, en bas l'aosa

En haut l’ajisai, en bas l’aosa

Au final, c’est une excellente adresse, que je recommande à tous les curieux du Japon hors des sentiers battus (oui, tante S. je pense à toi). Attention, la réservation est obligatoire, même pour goûter.

Walaku, 33 rue Rousselet 75007 Paris, ouvert du mercredi au dimanche

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5 comments

  1. Lucy says:

    Merci d’avoir posté à l’heure du repas parceque ça donne vraiment faim!
    Étape obligée lors de ma prochaine venue à Paris!

  2. titite says:

    je note l’adresse !
    le dorayaki me donne vraiment faim !
    sumpa l’idée de créer un menu à partir de ce que l’on mange/aime ou non !

  3. Shermane says:

    titite : j’ai failli dire pas de viande et pas de poisson, mais je ne voulais pas les mettre dans l’embarras, je me demande s’il serait resté quelque chose dans le bentô ^^

    J’ai aussi une légère préférence pour les pâtisseries de Toraya (sur le plan esthétique comme celui du gustatif) mais il faut dire que celles d’Aida – c’est le nom de la pâtisserie du Walaku – ont beaucoup voyagé et fait un séjour au frigo. J’ai adoré voir le chef les composer 🙂
    Et comme je me suis très mal exprimée, je me suis rendu compte le soir que je n’avais pas commandé exactement ce que je voulais. Un seul remède : y retourner !

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