Winter cookbook challenge #6

Ce fut une semaine moins productive que les précédentes : pas mal de fatigue, mais aussi des reprises de recettes déjà testées au début du mois (les udons à l’œuf, les bowl cakes au chocolat…). De son côté, l’Anglais a préparé moins de cocktails car nous avons pas mal bu de vin. Mais voici sans tarder le nouveau récapitulatif.

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Samedi soir, j’ai préparé une tourte d’endives, d’après une recette Renaissance publiée dans Natures mortes au Vatican de Michèle Barrière. C’était tellement bon que je n’ai pas eu le temps la photographier, on s’est jetés dessus comme des morts-de-faim (et on l’a finie alors qu’on était déjà bien calés). Elle est très simple à réaliser et, comme on fait bouillir les endives avant de les ajouter à l’appareil, n’est pas du tout amère.

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Mercredi soir, j’ai préparé un risotto de courge butternut, d’après une recette de Guillaume Long. En réalité, je l’avais déjà testée l’an dernier, et j’en gardais un très bon souvenir. En revanche, comme je n’aime pas le gorgonzola et pas trop les noix, je n’ai ajouté aucun de ces deux ingrédients, mais ai râpé une bonne dose de parmesan dans chaque assiette. Je ne dirai qu’un mot: miam ! En plus, c’était pour une fois assez liquide pour ressembler à un vrai risotto.

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Jeudi soir, j’avais prévu de longue date de faire un repas médiéval (ça m’arrive de temps à autre). Il y avait donc du cormary, soit un filet de porc mariné au vin rouge, à l’ail et à la coriandre, puis cuit en cocotte. Cette recette est tirée du Form of cury, réceptaire anglais du 14è siècle (édition de Josy Marty-Dufaut chez Heimdal).
La viande était accompagnée de porée verte ; le terme “porée” désigne de façon générale un hachis de légumes, la couleur est déterminée par les légumes qui le composent – ici du vert de blettes et une petite endive. On trouve des recettes un peu partout, je me suis inspirée de celle proposée dans le Viandier de Taillevent (édition de Josy Marty-Dufaut chez Heimdal).
Enfin, une tourte bourbonnaise – recette médiévale classique – en version sucrée, dont j’ai déniché la recette à la fin du roman Souper mortel aux étuves de Michèle Barrière. Normalement, celle-ci s’aromatise avec le jus et le zeste d’une orange ou d’un citron. Néanmoins, comme je n’aime pas l’association agrume/sucre, j’ai choisi d’ajouter quatre cuillères à soupe d’eau de rose à mon appareil. Après tout, il s’agit d’une saveur très prisée au Moyen-âge. Au moment de la décorer, j’ai utilisé des bourgeons séchés, et me suis rappelé que j’avais aussi des pétales cristallisés dans un coin de mon placard : carton plein ! C’était très beau et bon (un peu sucré chaud, plus agréable froid, de mon point de vue).

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Monsieur, quant à lui, a préparé deux cocktails tirés du Livre des potions Gastronogeek samedi soir, lors de notre soirée hommage à Alan Rickman. Un pan galactic gargle blaster inspiré de H2G2 (chartreuse, génépi, anisette, Get 27, eau gazeuse) et une chance liquide (champagne, gin, liqueur d’orange, sirop de sucre) tout droit venue du laboratoire du professeur Rogue.

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Dimanche soir, pour accompagner le shooting de ma tenue en P, j’ai eu droit à un cocktail de la Prohibition trouvé dans l’ouvrage Bitters de Brad Thomas Parsons : le Champagne, composé de champagne (ça alors), angostura, sucre et zeste de citron. C’était très bon (et traître).

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4 comments

  1. Sunalee says:

    Quand tu parles d’endives, tu parles du légume oblong blanc et légèrement jaune, connu sous le nom de chicon en Belgique ?
    Je n’aimais pas à cause de leur amertume jusqu’à ce que je découvre que les plus petits sont beaucoup moins amers.

  2. Kleoinparis says:

    Tout à fait, c’est ça ! Là, j’en ai utilisé des grosses blanches, et c’est passé tout seul. L’appareil est très simple : 2 oeufs, une boule de mozza coupée en petits bouts, du fromage râpé et des épices, et au four pendant 30mn.

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