En ce moment… (Octobre 2016)

Je m’aperçois que je ne poste plus grand-chose par ici, non parce que je n’ai rien à raconter, mais parce que je cours après le temps (j’ai deux traductions à rendre pour avant-hier, un truc dans ce goût-là). Du coup, je me prête de nouveau à l’exercice de l’instantané, que je renouvellerai sans doute dans quelques mois.

Je lis. En raison de l’emballage de tous nos livres pour cause de punaises, je lis un seul bouquin à la fois. Si. Un vrai scandale. En ce moment, Derniers témoins de Svetlana Alexievitch, qui est aussi le dernier de ses ouvrages que je n’ai pas encore lu. Pour être honnête, je vais peut-être craquer avant la fin.
Oh, et Le Monde aussi, vu que je me suis abonnée.

J’écoute. Tout et n’importe quoi, un mélange improbable de Bon Jovi, de chansons Renaissance ou baroques et de pop anglo-saxonne.

Je mange. Étonnamment équilibré. J’ai réduit mon apport en sucre (bon, ça dépend des jours), je mange des protéines au petit déjeuner et je crois qu’on n’a jamais autant consommé de légumes.

Je travaille. Beaucoup, pour éponger le retard qui se creuse à chaque événement : invasion de nuisibles, Crevette malade ou pétage de plombs chez le psy.

J’espère. Survivre à cette fin d’année. Si début décembre je ne réponds plus, le boulot aura eu raison de moi.

Je rêve. De Marine Le Pen et d’accident de voiture. Les deux ensemble. Je crois que mon cerveau a un message à me faire passer…

Je décide. De lâcher prise. Mais c’est pas gagné.

Je me sens. Un peu à bout, avouons-le. Non, on n’en a pas fini avec les punaises ; non je n’ai pas rattrapé mon retard de boulot.

Je me demande. Si j’arriverai à m’organiser un jour pour ne pas tout faire dans l’extrême urgence.

Je me souviens. Que je dois passer chez le teinturier demain. Et sans doute aussi à la laverie.

Je pense. Je ne pense plus, mon cerveau a court-circuité fin septembre.

J’ai du mal. A souffler dans le rythme actuel. A avancer chez le psy. A trouver les raisons de l’énorme colère que je sens sourdre en moi et qui m’envahit littéralement.

J’essaie. De me coucher à une heure raisonnable. Ahahaha.

Je porte. La même chose depuis 6 semaines et j’en ai très, très marre. En gros, je tourne avec deux jeans, une petite dizaine de t-shirts et autant de sous-vêtements, tout le reste est lavé, emballé et stocké en attente de jours meilleurs.

Je devrais. Me remettre à écrire. Eventuellement. Un jour.

J’aime. Boire du bon vin avec Monsieur. Sortir déjeuner / prendre le thé avec les copines. Chahuter et lire des histoires avec la Crevette.

Je veux. Etre à la fin de l’année et me dire que j’ai survécu, et qu’en plus les punaises ont disparu.

Rendez-vous sur Hellocoton !

One comment

  1. Shermane says:

    À défaut de pouvoir faire autre chose, je te re-re-re-souhaite bon courage. C’est sûr que les punaises et les bobos divers et variés, ça freine l’activité. J’espère que tu auras l’occasion de te reposer un bon coup après les rushs les plus urgents (oui, même l’urgence, on peut la prioriser).

    Si je peux me permettre, essaie de mener moins de choses à la fois ? Je sais quelle importance a la psy, mais quelques passages à vide, ça arrive, non ? Tu sembles te mettre une pression folle (je ne t’apprends rien).

    Enfin, je passerais avec plaisir avec des remonte-moral et même des légumes si tu veux, mais je me dis que je ne ferais qu’alourdir ta charge de boulot. Mais sinon, quand tu veux 😀

Leave a Reply

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.