J’ai eu des punaises de lit (et je m’en suis sortie)

Ceux d’entre vous qui suivent un peu ce blog ou qui me connaissent en vrai le savent : nous avons eu une infestation de punaises de lit ces derniers mois. Or la route a été longue et je pense que vous faire partager mon expérience, si pénible soit-elle, pourra aider ceux qui se trouveraient un jour dans le même cas. Car nous sommes officiellement débarrassés de ces saletés, et je vais vous raconter comment nous avons fait…

Non, pas ce genre de punaises-là

En juin dernier, alors que je me mets au travail, je découvre une bestiole en train de crapahuter sur ma manche. Ni une, ni deux, je l’écrase dans un Kleenex et découvre… une grosse trace de sang. Qu’est-ce que c’est que ce machin ? Je prends une photo, l’envoie à Monsieur, et oublie rapidement l’incident : nous sommes rentrés la veille d’un week-end aux médiévales de Provins, à tous les coups, on a rapporté une saleté avec nous ; et puis j’ai du boulot et la Crevette est malade, alors on verra bien.
Début août, je me réveille un matin couverte de piqûres sur les bras et les jambes. Je panique un peu, fais une recherche internet et me dis : “A tous les coups, ce sont des punaises de lit” en me remémorant la bestiole croisée deux mois plus tôt. J’en parle un peu sur Facebook, un ami me donne le contact de sa voisine qui est spécialisée dans la détection des punaises de lit, je passe pas mal de temps au téléphone avec elle… mais je ne trouve rien : pas de trace dans la literie ni sur le sommier. Dans le même temps, notre cuisine est envahie de moucherons piqueurs, à tous les coups c’est de leur faute. Fausse alerte, donc.
Mais dans le doute *Attention, grosse connerie* je vaporise deux bombes insecticides soi-disant tue-punaises dans les chambres, histoire d’écarter le danger. Pourquoi c’est une grosse connerie ? Parce que ça fait fuir les punaises sans les tuer, que ça peut donc les “diffuser” dans l’appartement et qu’elles reviennent au bout de quelques semaines.

Plutôt ce genre-là (moche et sanguinaire). En noir, les traces de déjections, constituées de sang.

Trois semaines plus tard, nous sommes rentrées du Canada depuis quelques jours quand, en faisant le lit, je découvre cinq punaises dans les draps. Là, le doute n’est plus possible, nous sommes envahis. Un rapide cliché, on tue les bestioles, et je recontacte Emilie, de l’entreprise Dogscan, qui avait eu la gentillesse de répondre à mes question quelques jours plus tôt. Elle se démène pour nous caser dans son emploi du temps et arrive en fin de journée avec son chien.
La détection est rapide, et le verdict tombe : nous sommes infestés dans les chambres, les placards, le dressing (grand et encombré de trucs) et la salle à manger. De façon assez miraculeuse, le salon – et donc le canapé – est épargné.
Mais d’où ça vient ? Bonne question, on l’ignore. En comptant la première apparition d’une punaise (juin 2016, donc), on peut estimer que l’infestation remonte à avant Noël 2015, à peu près. L’Anglais et moi nous sommes beaucoup déplacés entre juillet 2015 et l’été 2016, autant dire que n’importe qui a pu rapporter ça (ou alors c’est quelqu’un qui a pu nous contaminer en laissant son manteau sur notre lit lors d’une soirée… mais vu qu’aucune personne de notre entourage n’a ça, il faut croire que c’est la faute à notre goût des voyages).

Alors que je suis encore en train de digérer la nouvelle, Emilie passe en revue les règles à suivre pour se débarrasser de l’infestation. Et si je croyais avoir touché le fond, la fin de son discours me plonge dans un profond désarroi…
Il faut passer tout le textile en machine à 60° et, idéalement, le sécher au sèche-linge (on n’a pas de sèche-linge, mais on peut faire sécher dans le salon et la salle de bains, tous deux épargnés). Ce qui ne passe pas en machine doit être passé à la vapeur du fer (donc très chaud), au sèche-linge à puissance maximale pendant au moins une demi-heure (si) ou au congélateur dans un sac hermétique pendant trois jours (-18° le congélateur). Une fois “propre”, le linge doit être conservé dans des sacs poubelles hermétiques pour ne pas reprendre l’infestation. Si vous sortez le moindre vêtement du sac, il faut le relaver avant de le re-ranger.
OK, ça va être long, mais on peut s’en sortir. Ah mais c’est pas fini. Il faut passer l’aspirateur tous les jours, le vider tous les jours, jeter le contenu du sac (bien fermé) dans une poubelle extérieure, puis nettoyer l’aspirateur à la Javel (j’ai choisi les lingettes) ou à l’eau bouillante.
Bien, bien, bien. Je sens que ça va être fastidieux. Mais là, Emilie m’assène le coup de grâce : il faut enfermer tous les livres dans des caisses hermétiques pendant… deux ans. Euh, pardon ? Ben oui, les punaises peuvent s’y réfugier et y pondre. Dans une caisse hermétique, elles sont condamnées à mourir de faim, un processus qui peut durer jusqu’à 18 mois. Deux ans, c’est une durée “de sécurité”.

C’est le moment où je rappelle que je travaille dans l’édition, que l’Anglais et moi lisons beaucoup de BD et de trucs en tout genre et que la Crevette a déjà une bibliothèque à faire pâlir d’envie beaucoup d’enfants. Il y a littéralement des livres partout : dans la chambre de mademoiselle (grosse bibliothèque avec les BD et les livres anciens, plus les ouvrages historiographiques), dans notre chambre (papiers importants, livres d’art, programmes de spectacles, trucs divers), dans la salle à manger (tous nos poches et nos guides de voyage), sans compter les sacs et cartons de livres à vendre que je ne peux décemment pas remettre sur le marché tout de suite.

Emilie conclut avec une mise en garde : ne surtout pas jeter le lit ou le sommier tant que le traitement n’est pas fini. Pourquoi ? D’abord parce qu’il y a des chances que quelqu’un récupère vos meubles et soit infesté à son tour. Ensuite parce que vous allez installer un nouveau lit qui sera, à son tour, infesté. Enfin parce que le traitement risque de nous coûter assez cher, et qu’il vaut mieux remettre l’achat d’un nouveau lit à plus tard. Ah bah c’est formidable. Passez-moi une corde, ça ira plus vite.
Quand tout ceci sera fait, on pourra… appeler une société spécialisée dans la désinsectisation, pour qu’ils effectuent deux passages à deux ou trois semaines d’intervalle pour réaliser une nébulisation et lancer un fumigène afin de tuer les punaises restantes. Pourquoi deux passages ? Parce que le produit n’agit que sur les adultes, et qu’il faut revenir pour tuer les punaises qui auraient éclot entre-temps. Charmant.

La petite blague ? Le diagnostic tombe exactement quatre jours avant notre départ pour l’Irlande. Il va falloir “stériliser” toutes les affaires et la valise que nous comptons emporter pour éviter de propager l’infestation.
Soyons francs, j’ai passé les trois premiers jours à faire mon ménage en pleurant. Impossible de me concentrer sur mon travail, j’étais obnubilée par cette présence sournoise et insidieuse. Je lavais le plus possible, pestant contre le temps de séchage du linge (et encore, c’était l’été), commandant en catastrophe les premières caisses sur Amazon et emballant des bouquins, tout en passant la valise à la vapeur du fer et en congelant les livres qu’on comptait emporter.

De retour de vacances – qui nous ont offert une pause bien méritée, parce que j’étais au bord de la crise de nerfs – on s’y met franco. C’est parti pour du nettoyage, du repassage, des allers-retours à la laverie, de l’emballage de livres en caisses scellées au scotch… La première semaine, je suis incapable de faire autre chose. Mais il faut bien se remettre à travailler.

Au départ, naïve déterminée, je m’étais fixé comme but d’être débarrassés fin octobre. Puis fin novembre, avant le mariage de C.euh. Puis avant Noël. Pendant les vacances de Noël, nous étions bien évidemment toujours infestés, si bien que l’Anglais et moi avons décidé de nous retrousser les manches. On a emballé les derniers bouquins, vidé ce qu’il restait dans les étagères et, enfin, début janvier, j’ai pu prendre rendez-vous avec la société Easy Services.
Le passage des techniciens est, en soi, une aventure à part entière. D’abord, il faut tout dégager : toutes les caisses en plastique ont été évacuées dans notre garage ou la cave (coup de bol, on n’a pas eu besoin de louer un box), et tous les sacs poubelle amoureusement constitués depuis cinq mois ont été entassés dans la salle de bains pour dégager les accès des pièces contaminées. Ensuite, il est impossible de rester pendant la nébulisation/fumigation : il faut revenir après le départ du technicien pour verrouiller l’appartement (ne pas rouvrir la porte) et ne pas rentrer avant au moins 5 heures. Comme nous avons un enfant en bas âge (moins de 8 ans), il nous était interdit de dormir chez nous, il a donc fallu organiser deux déplacements chez ma mère. De retour à la maison, il faut aérer et continuer à respecter le protocole (lessives, aspirateur…).
Quinze jours après le second passage (samedi dernier, donc), Emilie est revenue avec son chien pour nous confirmer la bonne nouvelle : plus de punaises à la maison ! Il reste à ranger les affaires dans les placards et les livres dans les bibliothèques, mais en procédant avec beaucoup de prudence, car nous avons emballé certaines choses non traitées pour accélérer la procédure. Il faudra les déballer dehors ou dans la baignoire, et les laver/congeler immédiatement. On a encore quelques mois d’amusement en perspective, mais on respire.


Concrètement, qu’est-ce que cela a changé ? D’abord, nos finances !
Car tout cela coûte cher… Premier poste de dépenses pour nous, les caisses en plastique  : nous en avons acheté une quarantaine (si), ce qui nous revient à environ 600€. Dans ces moments-là, j’ai maudit mon goût pour la lecture ! Il faut ajouter à ça le prix de la détection canine (entre 200 et 250€ par passage, sachant que nous en avons demandé deux), ainsi que celui de la désinsectisation (210€ par passage, deux passages) et, accessoirement, des voyages à la laverie. Au final, cette joyeuse expérience nous a coûté pas loin de 1500€, creusant un sacré trou dans le budget familial. Et ne comptez pas sur l’assurance : la punaise de lit n’est pas considérée comme un nuisible (elle n’est porteuse d’aucune maladie connue), donc c’est à vous de vous débrouiller. En plus, seule la moitié de la population réagit aux piqûres, ce qui n’est pas notre cas. Les seules traces que j’ai arborées pendant ces 6 mois étaient celles des moucherons.
J’ai aussi tué trois pulls et deux jeans (à force les porter/laver à 60°) et dû racheter en catastrophe des vêtements chauds car j’étais incapable de retrouver les miens (à l’heure actuelle, certains de mes vêtements sont toujours portés disparus, probablement à la cave).
Et puis, soumis à trop de sollicitations, notre grand étendoir et notre aspirateur ont rendu l’âme, respectivement en octobre et fin janvier. Encore des emmerdes et des frais supplémentaires.

Ensuite, nerveusement : au moins les premières nuits, on dort mal, on est sur les dents, on hésite à éteindre la lumière (les punaises sont très photosensibles – mais sous la couette, il fait noir quand même, alors…). Et puis c’est épuisant : la routine est lourde, il faut tout trier, nettoyer, ranger, classer. Ce n’est pas drôle d’avoir des sacs poubelles dans son entrée en permanence, de devoir expliquer que, non, on n’en a toujours pas fini avec les punaises, d’expliquer à son enfant que ses livres et ses doudous sont rangés, de porter les deux mêmes jeans et les six mêmes t-shirts pendant six mois…

Enfin, socialement : nous avions l’habitude de recevoir pas mal, d’organiser des trucs à la maison, ça a été terminé. Déjà parce qu’on ne se sentait pas forcément d’inviter des gens en sachant qu’on risquait de les infester (dans le genre cadeau empoisonné, ça se pose là). Ensuite parce que certaines personnes de notre entourage nous ont purement et simplement informés qu’ils ne viendraient pas parce qu’ils avaient la trouille. Si je peux le comprendre, je dois avouer que ça a été un peu blessant, car il y avait autant de chances d’être infesté en s’asseyant dans notre canapé qu’en prenant le métro avec nous (soit très faibles à aucune, vu que le canapé était intact et que tous les vêtements qu’on portait étaient lavés à 60°).
Sans compter le stigmate toujours attaché à ce genre de problème, que l’on attribue souvent à un manque d’hygiène alors que c’est faux.

En revanche, avoir des punaises nous a forcés à faire un tri, en particulier dans les vêtements : on a éliminé plein de choses qu’on gardait un peu par sentimentalisme, un peu par “ça pourrait servir un jour”, et on a enfin revu le fond du dressing, porté disparu depuis deux ans. Pareil avec les livres, même si on n’a rien jeté et tout enfermé : en janvier 2019, on saura quoi revendre et quoi conserver.
Autre effet inattendu : le dialogue. Dès qu’on aborde le sujet, on se rend compte que plein de gens autour de nous ont eu le même problème ou connaissent des gens qui ont eu le même problème. Rien que dans ma sphère professionnelle, quatre personnes ont été touchées ces dernières années (courage, Tinou !). En plus, comme j’estimais qu’en parler m’aiderait à m’en remettre, j’ai eu les honneurs du Figaro (avec mes sacs poubelles, mes armoires vides et tout, et tout).

Comme ils nous ont beaucoup aidés et ont été très à l’écoute, je vous mets les coordonnées de nos “fournisseurs”.
Dogscan, détection canine des punaises de lit. Vous pouvez consulter leur page Facebook et leur site Internet.
Easy Services, le service de dératisation/désinsectisation recommandé par Dogscan.

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106 comments

  1. Kleoinparis says:

    Individuellement ou à plusieurs, ça fonctionne. J’ai plusieurs amis conservateurs de bibliothèque qui m’ont confirmé que le traitement à froid était utilisé pour le traitement de certains ouvrages.

  2. Maud LLACER says:

    Idem.. Je découvre janvier 2019 pour vos livres.. moi janvier 2021…
    Votre témoignage me donne l espoir d aimer à nouveau ma maison..
    Les insomnies les pleurs les crises de nerfs car nous sommes allergiques.. sont bientôt finis…
    Merci à vous

  3. Kleoinparis says:

    Courage ! C’est en effet très long et épuisant nerveusement, mais vous avez apparemment fait le plus gros. En revanche, vous allez rester parano quelques années, c’est sûr !
    Vivement 2021… (je dois vider mes caisses dans quelques semaines, suspense)

  4. JF says:

    Bonjour, ayant été également infesté de punaises, c’est avec intérêt que j’ai pu lire votre récit fourni en détails, ce qui apporte une grande aide lorsqu’on est confronté (seul) face à ce fléau, noyé dans les aléas du net.

    Au delà de ce grand merci que je voulais vous témoigner, je me demandais si à tout hasard vous saviez comment “gérer” (protéger) les appareils électroniques modernes (puisqu’il me semble qu’on ne peut les congeler du fait qu’ils sont sensibles) lors du passage pour le traitement chimique ?
    Aussi, savez-vous de par votre expérience si l’on peut aussi congeler des photos (argentiques) et également de l’inox (type couverts par exemple) ?

    Un merci renouvelé pour toute réponse formulée et félicitations pour vous en être débarrassé (vu que je sais à quel point c’est fastidieux) et j’espère pouvoir crier victoire prochainement à mon tour. JF

  5. Kleoinparis says:

    Bonjour !
    Les pattes des punaises glissent sur le plastique et le métal, donc on ne traite généralement pas. Pour ce qui est appareils électroniques, j’aurais tendance à vous dire de voir avec la société de nettoyage, ils sauront sans doute mieux que moi. Je pense que pour les couverts en inox c’est une précaution inutile, mais un passage au congélateur ne leur ferait probablement pas de mal (sinon, un passage sous l’eau bouillante, ça marche aussi).
    Pour les photos argentiques, si c’est sur du papier ordinaire, vous devriez pouvoir les congeler dans les mêmes conditions que les livres (dans un sac plastique pour les isoler, par exemple sac congélation). En revanche, si ce sont des photos anciennes sur du beau papier, mieux vaut les “enfermer” dans une caisse hermétique, à mon sens.

    Je vous souhaite bon courage pour votre propre nettoyage, c’est difficile mais on s’en sort.

  6. JF says:

    Super, merci pour votre réactivité ! En effet, je verrai avec la société de traitement chimique pour les appareils électroniques, je demandais au cas où si vous aviez été amené à devoir protéger des appareils de type ordinateur, téléphone fixe, réveil, enceintes,… sans doute est-ce simplement dans des caisses hermétiques.
    Merci encore et bonne continuation. JF

  7. Emilie says:

    Bonjour, après avoir lu tous vos témoignages, j’aimerais aussi apporter le mien et surtout insister sur le fait qu’au delà de la dimension sanitaire, les punaises de lit ont des dommages “collatéraux” importants sur le plan psychologique et… financier. Existe-t-il des forums ou autres espaces de discussion pour sortir de cette spirale ?
    Alors, voici ma réalité : j’ai une petite fille de deux ans. Lorsqu’on a détecté le pb (après seulement un mois d’infestation par l’introduction d’un sommier laissé à disposition dans l’immeuble 🙁 Une société de décontamination est passée il y a deux semaines et j’ai tj des punaises dans mon lit.
    Au début, ma fille avait tellement de boutons sur le visage que je pensais que c’était la varicelle !
    Depuis un mois 1/2, nous vivons donc au milieu de sacs plastiques avec tout et pour tout deux tenues de rechange (lavées et relavées) une serviette de toilette et une couverture légère que je peux nettoyer tous les deux jours à 60 degrés… nous sommes en permanence dans les courants d’air en plein hiver ce qui a généré rhume et bronchite pour nous deux. Le soir, nous n’avons plus de quotidien, plus de rituels. Ma fille n’a plus de jouets ni de livres disponibles. Sa chambre est en quarantaine avec des produits toxiques aux 4 coins. Là encore, je déconseille VIVEMENT l’utilisation de la terre de diatomée que j’ai mis en abondance et qui est très toxique (aspect volatil). Ma fille dort donc tantôt sur le canapé tantôt dans mon lit selon le degré des reflux chimiques (même si cela va enfin un peu mieux après 15 jours de traitement). Chaque nuit était une angoisse car je craignais des problèmes pour respirer et j’avais pleinement conscience que l’exposer continuellement au produit était dangereux pour sa santé (et la mienne). CAR CA L’EST !!! qu’on se le dise ! J’ai d’ailleurs développé une intolérance au produit… l’inhalation a généré des problèmes respiratoires et des dartres sur mon visage à cause des particules stagnant dans l’air. Les 1ers jours ont été tellement insupportables que j’ai dû dormir dans ma baignoire (la seule pièce qui n’ait pas été traité). A force d’insomnies, je suis sur les nerfs nuit et jours… Ma fille le ressent, elle pleure, tape et mord à la crèche, ce qui ne lui ressemble pas.
    Chaque action dans l’appartement est stressante car nous sommes susceptibles de disperser œufs et punaises dans toutes les pièces. je ne peux rien déplacer ni poser sans prendre le risque de contaminer l’ensemble de la maison. Chaque matin, je baigne ma fille avant d’aller en structure ou chez la nourrice pour éviter les risques de propagation. Bref, j’ai fait la bêtise de nettoyer mes sols à l’eau claire 24 h après le passage du technicien : A NE PAS FAIRE donc ! Et là, je vais prendre RDV pour le 2nd passage et je ne sais pas où dormir pendant 15 jours (le temps min de décantation du produit). Vous l’aurez compris, cette situation est INVIVABLE et tous les témoignages que je lis me donne à croire qu’une éradication totale est quasi impossible car les punaises se reproduisent très vite et s’immiscent dans tous les recoins y compris les prises de électriques.
    Surtout lorsque j’apprends que mon voisin d’en face est très certainement “sur-contaminé” et que s’il ne fait rien, le problème d’infestation de mon appartement deviendra récurrent. Que faire ? Déménager ? La majorité des personnes touchées ont fini par tomber en dépression ou déménager après deux ans de lutte et de jeter toutes leurs affaires. Est-ce donc ce qui nous attend ? Même si je lis ce témoignage dont l’issue est plutôt positive… cela a -t-il duré dans le temps ? Qui s’est ai sorti exactement ? Car étant locataire je me demande si je ne chercherai pas un logement dès à présent… NB : avez-vous la référence des caisses en plastique sur amazon pour les livres ? MERCI ET BON COURAGE à tous ceux qui traversent cette épreuve.

  8. Kleoinparis says:

    Bonjour Emilie,
    Ouh là, quelle histoire, je compatis. Honnêtement, vu ce que vous dites de votre voisin, j’aurais effectivement tendance à vous conseiller de déménager… ne serait-ce que pour votre confort psychique. Cela demandera pas mal de rigueur pour l’emballage / déballage de vos affaires, mais si vous passez tout ce que vous avez à la vapeur/au congélateur/à 60° avant d’entrer dans les murs, vous devriez vous en sortir.
    En effet, il ne faut pas nettoyer le sol après le passage du technicien, mais normalement celui-ci aurait dû vous prévenir : quand j’ai eu leur visite, ils m’ont “autorisée” à nettoyer un petit coin pour ma fille, mais rien d’autre.
    Il n’existe pas, à ma connaissance, de forum sur la question, mais j’avoue ne pas avoir trop cherché de soutien en ligne (pour éviter notamment de lire trop d’histoires déprimantes, mais aussi parce que je voyais régulièrement mon psy pour évacuer la pression). Le souci de la terre de diatomée, c’est qu’elle ne sert que de repoussoir, mais pas de produit “tueur” si je ne dis pas de bêtise.
    Je vous souhaite beaucoup de courage dans votre épreuve.

  9. Kleoinparis says:

    Pour ce qui est des caisses, j’en ai acheté une fois sur Amazon (dont une qui est arrivée endommagée – c’était la marque Mondex) et j’ai fini par aller au bazar Made in China à côté de chez moi. C’était la même qualité, l’étiquette en moins, et ça m’a coûté un poil moins cher (après, nous avons énormément de livres).

  10. JF says:

    Bonjour,
    En effet Emilie, quelle histoire ! Je rejoindrai aussi Kleoinparis à savoir d’envisager de déménager dans ce type de cas. Bon courage à vous pour la suite et espérons avoir un retour positif de votre part.
    Aussi, en passant par ici, je demande à tout hasard : quelqu’un sait-il s’il faut traiter/protéger la vaisselle (assiettes, tasses, verres, casseroles, …) et si oui, comment ?
    Merci encore par avance. JF

  11. Kleoinparis says:

    Bonsoir JF,
    A mon sens, il n’y a pas lieu de traiter la vaisselle, mais il ne faut rien laisser dehors (en particulier la nourriture) au moment du traitement pour éviter une éventuelle contamination.
    Bon courage !

  12. Paul Marcel says:

    Bonjour,
    depuis plusieurs mois, je dors mal, j’entends de petites vibrations autour de mon oreiller, je sens des bestioles courir sur moi… et quand j’allume la lumière, je ne vois rien… Je ne suis jamais piqué (ou rien de vraiment visible) et ma femme, qui dort toujours d’un sommeil profond, ne remarque rien et n’est pas piquée non plus. Je vois effectivement de petits points noirs sur les draps, et souvent des petites pellicules un peu translucides, alongées (comme une mue d’insecte….).
    J’en ai parlé à ma femme, qui pense que je développe une sorte de psychose et qu’il n’y a rien.
    Cette nuit je suis certain d’avoir senti quelque chose dans mon : j’ai attrapé la bestiole entre deux doigts – ça avait l’air parfaitement rond et de la taille d’un petit pois . J’étais tellement angoissé et ma femme dormant à côté de moi, j’ai juste jeté l’insecte le plus loin possible… et j’ai aussitôt regretté ce geste car j’ai ensuite passé la nuit à attendre que la bestiole revienne.
    Je vais prendre rdv avec dogscan…. j’en arrive presque à espérer qu’on trouve quelque chose, sinon cela voudrait dire que je suis bon pour l’HP.

  13. Simone T says:

    Très intéressée par le témoignage de Kléo, surtout parce que j’ai beaucoup de livres, ce qui est rarement évoqué sur les sites.
    Voilà, j’ai 72 ans, j’habite une villa avec un très grand terrain autour. Je voyage beaucoup en Grèce depuis 10 ans car je traduis et édite sa littérature contemporaine. De mon dernier voyage (en Crète exactement), j’ai rapporté des punaises de lit qui ont commencé à me piquer le lendemain de mon retour. Ne sachant pas ce que c’était, j’ai un peu tardé à réagir, puis une fois sûre, j’ai fait la bêtise de vouloir traiter moi-même (terre de diatomée, fogger du commerce). Voyant que j’étais piquée quotidiennement, même dans la journée, j’ai appelé une entreprise au bout de 15 jours. Avant son passage j’ai mis trois jours, toute seule, à emballer tous mes vêtements et mes livres, j’ai acheté un congélateur-coffre de 200 litres, et j’ai tout stocké dans une ancienne écurie à 30 mètres de la maison. J’ai commencé à traiter par roulement.
    Parallèlement j’ai apporté au sèche-linge d’une laverie(1/2 heure à 60°-70°) les affaires les plus urgentes. J’ai décroché les tableaux, enlevé les posters, retourné tous les sièges et enlevé les tapis (sauf deux trop grands et trop lourds.
    Je n’ai jamais vu une seule punaise ni vivante, ni morte après le passage du technicien ; seulement leurs déjections sur le carrelage, près du lit et des deux canapés (mon logement fait 100 m2). Je ne suis plus piquée depuis trois jours qu’il est passé. Il va repasser dans douze jours.
    Côté piqures : je n’en ai eu d’abord que dans le dos et la nuque (les démangeaisons durent trois jours en gros). J’ai réussi à les stopper 4 jours avec de l’huile essentielle de lavande, puis elles sont revenues en masse mais sur l’avant du buste et les bras le jour où j’ai commencé le déménagement.
    C’est dur psychologiquement car on ne peut demander l’aide de personne, mais j’avais juré de m’en débarrasser rapidement. J’attends le 2° passage et que l’arrêt des piqures se confirme pour chanter victoire.
    Dès qu’on est piqué chez soi, c’est sûr qu’elles sont là : il faut faire venir tout de suite une entreprise après avoir traité toutes ses affaires.
    De retour de voyage, foncer avec ses bagages à la salle de bain pour se doucher, et traiter ceux-ci et leur contenu par le chaud ou le froid.
    Bon courage !
    Simone

  14. Simone T says:

    Simone T
    J’ai oublié quelques détails;
    J’habite un village à côté de Montpellier. Une dame qui s’occupe des cités universitaires de cette ville m’a dit qu’elle étaient toutes atteintes.
    Mon exterminateur (comme ils disent à Montréal où ils sont en pointe sur ce problème) m’a dit que son entreprise traitait chaque mois toutes les rames du tram de la ville.
    J’ai entendu dire que Disneyland, ainsi que la plupart des gîtes du chemin de St Jacques de Compostelle étaient aussi touchés, mais aussi des hôtels 4 étoiles !
    Quand j’en parle autour de moi il y a des gens qui ignorent totalement le problème.Il faudrait plus d’articles dans les journaux car, même si c’est pas mortel, c’est très lourd à gérer et je plains surtout les gens qui ont de jeunes enfants. Et puis je pense que certains ont honte d’en parler. C’est idiot car seule l’information pourra aider à s’en prémunir.
    Un détail intéressant : je n’ai jamais été piquée dans les cheveux et mon chien qui dort dans la maison non plus.
    Simone

  15. Marion says:

    Bonjour,
    Petite question technique : comment faire pour des vêtements fragiles (cachemire, robes, pulls en laine etc.) qui ne peuvent pas supporter un lavage a 60 degrés ? Merci de votre retour.

  16. Kleoinparis says:

    Bonjour,
    Pour ma part, je les ai passés au congélateur dans un sac plastique hermétique, au moins 72h à -18° minimum. Et ensuite il faut les “confiner” avec les autres textiles traités pour qu’ils ne soient pas recontaminés.

  17. cyrielle ba says:

    bonjour kleo
    Merci pour ce partage d’expérience! C’est tellement dur de trouver des conseils. nous avons nettoyé notre appartement d’après le protocole mécanique et aujourdhui 1er passage pour le traitement chimique. c’est camping !
    comment avez vous pour traiter vos matelas car le produit chimique ne vas pas dessus. vraiment si vous pouviez m’éclairer ça serait top. et Mainte nant que je suis tombée sur votre blog je le suis avec plaisir !

  18. Kleoinparis says:

    Bonjour !
    C’est l’entreprise qui a traité le matelas lors de la pulvérisation / fumigation, mais on m’avait conseillé de le passer à l’aspirateur puis au balai vapeur pour me tranquilliser. Si vous n’avez pas de balai vapeur (ce qui est mon cas), la vapeur du fer à repasser marche aussi très bien.
    Bon courage !

  19. TAILLEFER Simone says:

    Simone T.
    Finalement ma grosse attaque quand j’ai emballé mes affaires provenait de pyemotes (acariens qui parasitent la vrillette du bois) car j’avais deux meubles attaqués par celles-ci.
    C’est J.M. Bérenger, entomologiste près de Marseille qui m’a donné l’explication en voyant la photo de mes piqures.
    Depuis le 2° passage de l’exterminateur il y a 10 jours, je n’ai plus du tout de piqures.
    “Pourvu que ça doure” comme disait la mère de Napoléon !

  20. Tossani says:

    Bonjour, j’ai mon petit fils qui va rentrer de Russie ou il a étè piquer par les punaises de lit .J’aimerais savoir comment désinfecter ordinateur ou télèphone et chaussure ? je ne peux pas tout mettre au congel. Merci de vos conseils.

  21. Kleoinparis says:

    Bonjour, les chaussures peuvent parfaitement aller au congélateur, dans un sac hermétique (au moins 3 jours à -18°C). Pour ce qui est de l’électronique, les punaises ne se nichent normalement pas dedans. Le plus important sera de nettoyer sa garde-robe, je pense ! Bon courage.

  22. lisande says:

    Bonjour,
    Votre expérience est très intéressante (d’autant plus quand c’est notre tour 🙁 )
    Je suis assez surprise que vous condamniez l’usage des produits chimiques dans le commerce. Certes les punaises les fuient mais en le plaçant aux endroits stratégiques, on les piège non?

    Je me pose également la question des livres (moi je travaille en bibliothèque (j’en ai plein à moi mais aussi de la bib…): ça tiendrait donc au congélateur? sans que les pages se rétracent sous l’effet de la transformation de l’eau des pages en glace? ça redevient normal à la sortie du congélateur?

    Et enfin la question de la nourriture? Protéger? comment? dans le frigo,c ‘est abrité, suffit de laver legrifo une bonne fois et de contrôler ce qu’on y met. mais comment vérifier l’état de ce qu’on y met? et pour les produits qui ne vont pas au frigo???

  23. Kleoinparis says:

    Bonjour, alors les produits chimiques du commerce les font fuir… et les diffusent dans les autres pièces ou dans les logements adjacents. Je ne vois comment on pourrait les piéger, j’avoue (ça survit très bien dans les plinthes).

    Pour les livres, plusieurs amis conservateurs de bibliothèque (genre BNF) m’ont confirmé que le froid était une méthode éprouvée pour se débarrasser de certains parasites. Comme je le dis dans l’article, il faut par précaution les envelopper dans un sac hermétique. J’en ai glacé un certain nombre (entre cinquante et cent), je n’ai eu aucun dégât (mais je n’ai pas fait les livres anciens). Mais pour les gros volumes, les caisses fermées hermétiquement et stockées dans une cave ou un boxe me semblent plus appropriées !

    Pourquoi voulez-vous protéger le frigo/la nourriture, je ne comprends pas ? Les punaises ne vont pas s’y loger, elles ne se nourrissent que de sang humain. Il faut mettre la nourriture à l’abri uniquement lors du passage de la désinsectisation (dans un placard ça suffit amplement).

  24. lisande says:

    Bonjour,

    Je vous remercie de votre réponse aussi rapide!
    Ma régie doit faire appel à une entreprise de désinsectisation, J’avoue que je suis impatiente de voir s’ils ont dans leur manche autre chose (en plus ou en remplacement) que des insecticides (à mon avis, adieu le chien détecteur de punaises). Rêvons: un nettoyeur vapeur (ou mieux un aspirateur-vapeur) avec embout ultra fin pour atteindre toutes les fissures et rainures…

    Pour ce qui est de les piéger, j’avais lu une méthode reposant, outre les insecticides (en complément de la méthode mécanique), sur une stratégie d’encerclement https://www.droguerie-naturelle.fr/comment-se-debarrasser-des-punaises-de-lit-sans-s-intoxiquer.html
    En créant des quadrillages, zones, on pourrait ainsi traiter chaque m2…

    Si effectivement, les insecticides ne servent plus à grand chose, la meilleure manière peut-être de les “piéger” serait, après discussion avec un ami, de mettre du gros scotch gaffeur sur tous les creux de murs voire de mobiliers: fissures, prises électriques, plinthes; rainures dans les meubles, beugnes sur les meubles, têtes de vis,… elle ne pourrait se planquer qu’en dehors des objets et meubles qu’il suffirait de déplacer. Plus tard, du dissolvant à ongles / eau écarlate et de l’huile de coude permettrait de décoller sans dommages pour les affaires.
    Ainsi elles ne pourraient plus quitter l’espace cerné.
    Mieux, on pourrait sans servir comme piège en y mettant du double-face: la colle les retient bien on dirait (j’en ai attrapé à la volée avec un scotch basique d’écolier pour faire confirmer la nature de la bebête il y a quelques jours). Mais il faudrait changer de temps en temps les scotchs si ça dure trop longtemps car la poussière pourrait s’y coller et ne plus piéger les punaises
    Une moustiquaire sur les fenêtres pourrait peut-être aussi empêcher la contamination des voisins ou d’être contaminé par les voisins par les façades?
    Qu’en pensez-vous? La lenteur de ma régie et leur insistance sur le fait de ne rien faire moi-même m’ont laissé beaucoup de temps pour réfléchir et chercher en ligne et me préparer mentalement à tout ce protocole.

  25. Kleoinparis says:

    J’avais lu le témoignage d’un Québécois qui avait effectivement “piégé” ses meubles avec du scotch double face, mais j’avoue que je serais quand même flippée d’en avoir laissé passer une ! Pour ce qui est de la moustiquaire sur les fenêtres, je pense que ça ne sert à rien : les punaises sont très photosensibles, elles passent plutôt par les plinthes que par l’extérieur, à mon sens.
    Certaines personnes qui ont témoigné sur ce blog disaient avoir rebouché toutes les plinthes, fissures et autres.
    Les insecticides disponibles en vente libre ne sont plus efficaces car les punaises ont développé des résistances. C’est pour cela qu’il faut faire appel à une société spécialisée car elles sont habilitées à utiliser des produits dont la vente est contrôlée, et leurs intervenants sont formés à les manipuler. En revanche normalement il vaut mieux qu’elles interviennent une fois que vous avez fait tout le traitement mécanique (textiles, livres, etc.) vous-mêmes, mais chacune a son protocole.

  26. Malonda says:

    Un ami a fait appel à une société spécialisée en désinsectisation. il m’a donné un conseil que je partage ici : dans la mesure du possible, rester sur place ou surveiller attentivement le technicien car certaines sociétés sont peu honnêtes…

  27. Kleoinparis says:

    Je pense que cela dépend du sérieux de la société, mais je sais que nous n’avions pas le droit d’être présents à cause de la toxicité des produits. Le technicien fermait derrière lui, puis nous devions attendre plusieurs heures (et passer la nuit ailleurs dans notre cas car j’étais enceinte et nous avions un enfant de 2 ans) avant de pouvoir revenir.

  28. lisande says:

    Pour ma part, elles ont tellement “faim” (car les appartements voisins sont vides et je reviens de vacances) que je les vois en plein jour repartir tranquillement après m’avoir piqué comme tout à l’heure (rien senti de la piqure mais vu la punaise bien rouge écarlate, qui a fini écrabouillée sous mon doigt).

    La société de désinsectisation qui interviendra chez moi (choisie par ma régie) préconise un protocole lourd de déménagement du contenu des meubles et mise en sac mais préconis après traitement des objets (quand celà est possible) de tout reposer de suite sur les surfaces traitées (penderie, etc).
    du coup, je suis un peu soulagée pour ce qui est des choses inlavables (chaussures, fringues trop fragiles, livres…) mais j’aurai tendance à mettre sous clé les choses qui servent peu pour éviter les cachettes aux punaises quand même

  29. Kleoinparis says:

    Ma pauvre, on dirait un film d’horreur… Si vous pensez être certaine de pouvoir vous passer de ces objets pendant au moins 2 ans et que vous pouvez les enfermer de façon hermétique, n’hésitez pas !
    L’entreprise a raison de préconiser un protocole lourd, c’est malheureusement la seule façon de s’en débarrasser.
    Bon courage !

  30. Sam says:

    Bonjour,

    Je souhaiterai vous remercier plein espoir !
    Pour raconter ma situation actuelle, il y a 10 jours je me suis’ gratter en plein jour j’ai eu 4 gros boutons sans voir aucun insecte, cela ressemblait à des piqûres de moustique mais aucun moustique a lhorizo’ J’étais assise sur mon canapé en plein jour ! Je me suis souvenue que mon mari avait eu 2/3 boutons du même type quelques jours auparavant sans voir de moustique non plus et en me renseignant sur Internet cela me fait penser aux punaises de lit…
    j’ai inspecter sous mon matelas, derrière la tête de lit les plaintes aucune trace de punaise, ni de mue mais je suis sure que c’est cela ! J’ai retrouver 3-4 petits points noirs sur la table de chevet de mon mari. J’ai à nouveau été piquée la nuit dernière je pense car ce midi plusieurs boutons dans le dos , je passe l’aspirateur de fond en comble tous les jours partout sans rien trouver. Je passe le fer à repasser sur le’ matelas et mon canapé… J’ai jeter mon tapis.. je lave tout à 60 degrés – pensez vous que j’en fais trop ou pas assez ? Que ce sont bien des punaises ? Que je suis au début des problèmes si je n’en trouve pas nulle part ? Mon bailleur m’envoie une société de désincectisatiô cette semaine normalement … mais j’avoue être très paniquée mon mari me dit que c’est trop. D’ailleurs je pense que c’est lui « le coupable » il enchaîne les déplacements pro. J’ai vraiment peur d’une infestation …j’ai une fille de 3 ans et un bébé de 4 mois dans ma chambre … heureusement ma fille de 4 a un lit en fer donc pas accessible pr les punaises mais pas mon bébé … bref je suis complètement effrayée …

  31. Sam says:

    Svp pensez vous que je dois tout laver à 60 et mettre dans des sacs poubelles fermés avec des fils cela suffira ?

  32. Kleoinparis says:

    Bonjour !
    Si vous avez trouvé les taches dans les draps, c’est mauvais signe en effet… et je comprends tout à fait votre inquiétude pour les enfants ! Pour vous rassurer, vous pouvez vous dire que les punaises ne transmettent aucune maladie (c’est juste leur présence qui est difficile psychologiquement).
    Il faut en effet nettoyer tout le textile à 60° et le conserver dans des sacs hermétiques, mais il faudra aussi faire intervenir une entreprise spécialisée en désinsectisation (à deux reprises car le produit ne tue que les adultes, pas les œufs). C’est l’entreprise qui vous expliquera le protocole à suivre en détail avant l’intervention. Armez-vous de patience, cela peut durer plusieurs semaines, voire plusieurs mois.
    Bon courage.

  33. Tossani says:

    Merci pour votre réponse du 10 juin, mon pt fils rentre jeudi est tout programmé ” linge sera lavé et séché et le reste au congel 72h ” j’ai acheté une housse de matelas ,,j’espère que cela suffira à supprimer ces bestioles.Merci

  34. Sabrina says:

    Bonjour, merci beaucoup pour ton témoignage qui “rassure” car je suis en plein combat contre ces parasites… j’ai juste une question : tu dis que tu ne réagis pas aux piqûres (moi non plus) et tu indiques : “je m’étais fixé comme but d’être débarrassés fin octobre. Puis fin novembre, avant le mariage de C.euh. Puis avant Noël. Pendant les vacances de Noël, nous étions bien évidemment toujours infestés” comment te rendais-tu compte que tu avais toujours des punaises ?… et aujourd’hui tu t’en es définitivement sorti ? D’avance un très grand merci pour ta réponse !

  35. Kleoinparis says:

    Bonsoir !
    En fait, on ne se rendait pas forcément compte qu’on avait encore des punaises… mais vu qu’il restait du linge à traiter et des livres à emballer, et que l’entreprise de désinsectisation n’était pas encore passée, cela paraissait évident. Aujourd’hui, trois ans après la découverte des indésirables, je peux confirmer que nous sommes débarrassés ! Ca nous a rendus paranos, en revanche, et chaque fois que l’un de nous rentre de voyage, on traite le linge de façon préventive.
    Bon courage à toi ! C’est long mais on peut s’en sortir.

  36. Men says:

    Bonjour

    Je vous écrit car je vois partout sur internet, que la la guerre contre les punaises est longue complexe et qu’il faut être rigoureux.
    Or j’ai des amis qui ont eu des punaises au retour des vacances , ils ont réagit rapidement et utilisé un antiparasitaire vendu en pharmacie et traité le lit et autour du lit + uniquement les vêtements de la valise. Pas de gros traitement et pas de retour de punaises. Ils m’ont dit que les gros traitement c’est en cas de diffusion des punaises dans la maison ou appartement . J’en ai ramené de vacances et ne sais pas quoi penser

  37. Lulu72 says:

    Bonjour, je suis apparemment infesté car piqué régulièrement et traces de sang retrouvée dans mon lit..
    je voulais savoir ce que je pouvais faire de mes disques vinyles pour les décontaminer ? Et comment fermez vous les sacs poubelle ? Merci votre témoignage donné tt de même de l’espoir

  38. Kleoinparis says:

    Bonjour,
    Je ne prétends pas détenir la vérité universelle sur les punaises ! Je redonne les explications que l’on m’a données, et le traitement que nous avons suivi pour nous débarrasser ces saletés.
    Pour les disques vinyle, nous avons mis les nôtres dans des caisses hermétiques en plastique, que nous avons stockées 2 ans à la cave (oui, c’est long). L’autre solution pourrait être de leur faire subir un traitement par le froid dans un grand congélateur, mais nous n’avions pas cela à disposition.
    Pour ce qui est des punaises rapportées de vacances… soit on réagit immédiatement en ne sortant pas le linge contaminé (sauf pour le laver à 60°), soit on attend et elles se diffusent qu’on le veuille ou non (sauf si la valise incriminée est enveloppée dans du plastique et stockée dans la baignoire, par exemple, mais c’est une solution provisoire).

  39. Lulu72 says:

    D’accord, mais là il est trop tard elles se sont déjà propager.. ok pour les vinyles je vais faire cela car mm avec le congélateur j’ai peur que le froid ne les abîmes pour les grands sacs poubelle dans lequel vous stockez les vêtements décontaminés vous les fermiez comment ? (Pour ne plus qu’elles puissent passer). Merci pour vos réponses

  40. Anissa says:

    Bonjour,

    Votre expérience m’a beaucoup aidé je ne peux pas dire que j’ai eu une infestation mais j’ai ramené du travail visiblement quelques punaises de lit chez moi.
    J’ai tout de suite fait appel à des spécialistes et ai suivi la procédure. Depuis je nettoie constamment mon appart et ça fait 1 mois et demi maintenant que la société est passée. Nous n’avons pas de piqures (je réagis très mal à leur piqures donc ça se verrait tout de suite), pas de traces sur les matelas ou draps etc. Cependant je continue de trouver des cadavres de punaises de lit (4 en 1 mois et demi) je ne sais pas quoi penser. Est ce que j’en suis débarrassée ou est ce que je dois recontacter les spécialistes… pendant combien de temps aviez vous continué de voir des cadavres?

  41. Bernachon says:

    Bonjour à tous.
    j’ai été infesté par des punaises de lits et m’en suis débarrassé en faisant monter la chaleur dans les chambres à une soixantaine de degrés pendant quelques heures, après avoir perdu mon temps, mon argent et mes nerfs dans des traitements inefficaces.

  42. Kleoinparis says:

    Bonjour,
    Nous n’avons pas retrouvé de cadavre, ou peut-être un ou deux, guère plus. L’infestation était diffusée mais visiblement pas très importante (beaucoup due au grand bazar qui règne chez nous). La société de désinsectisation pourrait peut-être mieux vous répondre.

  43. Pauline says:

    Bonjour,
    Je crains être infestée de punaises de lit dans un appartement d’une trentaine de mètres. Bibliophile, et travaillant dans les sciences humaines je crains énormément pour mes livres.
    Pourriez-vous me donnez des conseils pour identifier la contamination des ouvrages, les protéger, les décontaminer ? L’ideé de me séparer de mes livres m’est littéralement insupportable… j’ai également un collection de vinyle je suppose qu’ils vont devoir rester enfermés dans des caisses pendant deux ans?
    Merci pour vos précieux conseils

  44. Sev says:

    Bonjour à toutes, de retour d”un voyage en corse avec une copine, sachant mettre fait piquée par des pinaise de lit dans des gîtes. Lors de mon retour, j’ai tout jeté, rien de ce que j’ai porté, utilisé lors de mon voyage est rentré dans ma maison, je suis même rentrée une dans ma maison et pris 2 douches… j’ai jeté tt ce que j’ai utilisé (valise, sac à dos, chaussures, vêtements, tout tout tout…) hors hors la 6ème nuit de mon retour je me suis fait piqué. Horreur, du coup vapo dans les chambres, celles de mes 2 enfants et la notre. Nous avons une vieille maison de 170 m2. Nous avons projeté la terre de diatomée et mis des produits anti punaises de lit dans les chambres les plaintes de certaines pièces. Moi j’ai des réactions allergiques avec démangeaisons…. du coup j’ai appelé l’ARS, qui n’ont pas de réponse et une entreprise de desinfectation qui ne peut pas venir tant que notre produit fait encore effet, sauf si je me refais piquer. J’ai jeté un canapé, les tapis des chambres, des peluches de mes enfants, je vais tous les jours à la laverie pour laver couette et draps (25€/j) et je suis en arrêt pour incapacité de travail, je suis sous anti dépresseur car cela me mets dans un tel état que je n’arrive pas à gérer mes émotions, je ne dormais plus et ne mangeais plus. J’ai très peur que mes enfants se fassent piquer. Avez vous des conseils à me donner, je suis perdue et vraiment anéantie.
    Merci pour vos réponses

  45. Kleoinparis says:

    Bonjour,
    Malheureusement pour ce qui est d’identifier la contamination des ouvrages, je n’ai aucune solution. Pour nous, le diagnostic avec le chien prouvait simplement qu’il y avait des punaises, et enfermer les livres et vinyles dans des caisses hermétiques était la solution de prévention la plus efficace.
    Il existe un appareil nommé “Cimex eradicator” me semble-t-il, qui est très efficace mais qui coûte cher. Je n’en ai pas fait moi-même usage, mais on trouve dans ces commentaires un ou deux témoignages sur le sujet.

  46. Kleoinparis says:

    Bonjour,
    Malheureusement jeter les affaires infestées n’est pas la solution… car si vous avez une punaise dans la maison, elle trouvera un autre endroit où se planquer (et ça va vous coûter une fortune de tout racheter).
    Pour ce qui est des piqûres, une seule chose pour se remonter le moral : les punaises ne transmettent aucune maladie connue. Ca gratte, c’est psychologiquement très difficile, mais vous ne “risquez” rien. Pour vous rassurer à propos des enfants, vous pouvez éventuellement passer les matelas au balai vapeur (ou à la vapeur du fer) tous les jours.
    Compte tenu de la taille de votre logement, je pense que le mieux serait de faire appel à un chien. Néanmoins, comme l’entreprise de désinsectisation, si vous avez pulvérisé du produit et de la terre de diatomée, il faudra probablement attendre que ceux-ci ne fassent plus effet. En attendant, si vous éprouvez le besoin d’agir, vous pouvez commencer à appliquer le protocole que je décris dans l’article (aspirateur tous les jours, lavage et confinement du linge, etc.). C’est fastidieux, mais au moins on a l’impression d’avancer.
    Beaucoup de courage !

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