Chroniques du confinement – Faire le dos rond

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L’épreuve du confinement a pris une dimension nouvelle aujourd’hui avec la présence perpétuelle du Paprika. Comme on s’y attendait, ce n’est pas une mince affaire. Entre ses demandes constantes d’attention, sa jalousie à l’égard de sa sœur et son manque de patience, c’est difficile de l’occuper plus d’une dizaine de minutes. Il a fallu multiplier les propositions, prendre son mal en patience (ou pas), et éviter de trop s’emporter. Ca s’annonce long. Genre marathon, mais avec un gamin programmé pour sprinter en permanence.

Je perçois tout de même quelques effets positifs : les enfants ont joué ensemble, la Crevette entraînant son frère dans le chahut, Junior a beaucoup utilisé le mot “coucou”, ce qui est nouveau, ils ont pris plaisir à faire des activités différentes…
Nous échangeons avec d’autres parents, mais force est de constater qu’ils sont bien plus organisés que nous ! Nous n’avons pas d’emploi du temps bien défini, à part l’impératif d’être habillés et prêts à travailler à 9h et l’arrêt de toute tentative d’activité autre que jouer vers 17h.

Je n’ose imaginer à quoi aurait ressemblé cette période de confinement si j’étais dans l’état qui a suivi la naissance de la Crevette ou lorsque nous luttions contre les punaises de lit. A coup sûr, je serais déjà au bord de la crise de nerfs, alors que je me contente d’apprendre le lâcher-prise. Et je pense à toutes celles et ceux qui n’ont pas la possibilité de souffler ou de prendre l’air ces jours-ci, et pour qui nos restrictions de mouvement seront très dures psychiquement.

A midi, la vie a paru s’arrêter : plus personne en train de faire la queue devant le bureau de tabac, plus de voiture dans les rues, le silence… Pour un peu, je m’attendais presque à entendre les sirènes !
Et à 20h, j’ai entendu quelques applaudissements et des bruits de ferraille dans notre quartier : les “célébrations” sonores en hommage aux soignants.

J’avoue que je suis épuisée, d’autant que je dors mal : dès que je suis réveillée la nuit, je ne peux m’empêcher de lire les journaux, alors que je devrais essayer de me reposer. Pire que tout, je suis incapable de lire. Pourtant, Le mur invisible de Marlen Haushofer, c’est ce qu’on appelle une lecture qui tombe à pic.

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