Une semaine… #69

  • Alors que nous sommes à 4 kilomètres du dernier col de la route des Cévennes, le Paprika vomit tout ce qu’il peut. Ca commence bien.
  • On retrouve Mademoiselle, déjà toute brune après 8 jours de soleil.
  • Après moins de 48h sur place, mes beaux-parents doivent repartir pour cause d’urgence familiale.
  • Tu sais que tu connais le marché quand tu papotes dans la file d’attente du meilleur charcutier avec une locale et que vous tombez d’accord pour dire que, pour les meilleures fraises, il faut arriver avant 10h.
  • 45mn de piscine + 45mn de square + 30mn de trajet aller-retour (à pattes pour la grande) pour le square = ils dorment à 20h30.
  • Entre deux questions triviales du genre “Qu’est-ce qu’on mange ce soir?” et “Est-ce qu’on pourra retourner à la piscine?”, la Crevette me demande très sérieusement : “Le soleil, il est combien de fois plus gros que la Terre ?”. Euh, bah, euh, tu demanderas à ton père, tiens.
  • Sainte-Croix-de-Caderle, c’est toujours aussi beau.
  • Et le jardin japonais de la bambouseraie de Prafrance aussi.
  • Mes beaux-parents sont rentrés ! Pour le plus grand plaisir de la Crevette qui nous ignore désormais royalement.
  • Soudain, alors que je suis en train de ranger une bouteille de Coca secouée par Junior, j’entends un énorme choc métallique suivi d’un fracas de verre brisé. Un lampadaire en fer forgé et verre dépoli fracassé, un (Junior est indemne, lui).
  • Je suis tombée dans les deux premiers tomes de la série “Les cavaliers de l’Apocalypse” de Laura Thalassa. C’est légèrement addictif. Et les deux prochains ne vont pas sortir tout de suite…
  • Promis, la semaine prochaine j’arrête la sieste et je bosse pendant que les petits dorment, sinon je ne m’en sortirai jamais.
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Une semaine… #68

  • Je finis cette trad dans la douleur et les scènes de cul. Maintenant, faut relire. Je suis joie.
  • J’ai découvert le terme “chapelet thaïlandais”. Je vivais très bien sans.
  • Une sortie avec Shermane à la maison du mochi. Si j’avais été séduite lors de mon précédent passage, notamment par le parfum de saison (abricot-reine des prés) et l’anko, je suis un peu déçue cette fois-ci : on est mal assis, et mes deux parfums de prédilection ne sont pas disponibles. Il faudra réessayer.
  • J’ai reçu mon cadeau d’anniversaire (très) en retard : une place pour l’opéra “Richard Cœur de Lion” à Versailles en octobre. Bonheur et musique baroque.
  • On a vu l’entrepreneur et le chef de chantier pour la réfection de la cuisine et de la salle de bain. Maintenant, y’a plus qu’à emballer.
  • La logique du moment : remonter les caisses réchappées des punaises pour les vider et les re-remplir. On avait vraiment tant de trucs que ça dans la cuisine ? Oui.
  • Le vintage summer challenge a débuté. Nous sommes noyés dans les cartons et les caisses, la moitié de mes affaires sont toujours éparpillées entre la maison et la cave, et on n’a pas fait d’événement historique depuis bientôt deux ans, mais on y croit.
  • Je traverse littéralement tout Paris à l’heure de pointe pour aller déposer nos plantes chez Angéla. Quand je pense que je vais devoir me taper le même périple en sens inverse à la rentrée…
  • L. vient nous voir avec ses enfants, malgré l’absence de la Crevette. Ils s’en donnent à cœur joie sur le manège et le toboggan, et on arrive presque à avoir une discussion d’adultes.
  • Résumé des cauchemars de la semaine : de la prison, un ex, l’enlèvement de mes enfants, une confession très gênante, de la colère. Mon inconscient est en pleine forme.
  • Et si j’arrêtais de lire jusqu’à pas d’heure pour dormir ? Oui mais c’est vaguement les vacances.
  • Les valises sont (presque) faites, la voiture est (presque) chargée, la salle de bain et la cuisine sont (presque) vidées, il est temps de partir, j’en ai (presque) marre.





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Une semaine… #67

  • L’Anglais est rentré ! Enfin ! J’avoue que je commençais à en avoir ras-le-bol.
  • Et la canicule débute, j’ai l’impression de me liquéfier, encore.
  • Le thème culinaire de la semaine ? “Faut finir.” On fait refaire la cuisine et on doit tout vider avant notre départ, y compris le frigo et le congélateur.
  • Ce qui donne des résultats rigolos du genre dîner gyozas et soupe miso, ou tarte amandine aux fruits rouges (préparée une fois en 2010 et jamais depuis).
  • Quelle étape de folie ! Je n’ai pas beaucoup suivi le début du Tour de France cette année mais je me suis rattrapée en dernière semaine, et ce vendredi était complètement dingue.
  • Soirée apéro avec des parents d’une copine de la Crevette. C’est vrai que parler avec des adultes qui ont les mêmes préoccupations que nous est très agréable.
  • “Il adore Nightwish, c’est son côté féminin.” Bienvenue au club.
  • 2 heures toute seule à la maison. Sans les gnomes. Le bonheur.
  • Ma mère vient chercher Mademoiselle avant leur départ en vacances de demain. L’appartement semble soudain un peu vide.
  • Et si on s’attelait à ce caisses de livres remontées de la cave et qu’il faut vider ? Celles marquées “Emballé le 25/09/20192016″.





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Une semaine… #66

  • “Tu es célèbre jusqu’en Belgique” m’annonce Gasparde. Flattée, je me pense à mon oeuvre de traductrice et de romancière… Que nenni : une de ses collègues, accablée par les punaises de lit, a découvert mon blog. On a la gloire qu’on mérite.
  • Et au moment où j’arrive pour prendre mon train de banlieue… les quais sont fermés pour cause de bagage abandonné (ohé, ohé).
  • J’ai reçu ma commande Le mouton à soie ! Faute de fonds, je n’avais rien pris en précommande, mais je suis ravie de mon choix.
  • Testée et approuvée : la mandorlata, des poivrons sautés au miel et aux amandes.
  • Mademoiselle est invitée à dîner au restaurant. Cette enfant a une vie sociale plus chargée que la mienne, je suis un poil vexée.
  • Exposition Lune avec la Crevette et une de ses copines : c’était assez fourre-tout mais très sympa et accessible même pour les petits. Les filles ont adoré danser sous la boule de miroirs en forme de lunes et d’étoiles.
  • Cotentirousse fait un clin d’œil au challenge #cuisinonsnoslivres avec… un livre de pâtisserie Astérix. Il se trouve que j’ai le livre de cuisine de la même collection, que c’est mon premier livre de cuisine, et que je l’aime d’amour.
  • Retour à la piscine. J’ai bien retenu la leçon et ne retire ses brassards au Paprika qu’une fois enfermés dans la cabine de change !
  • Sur la terrasse de ma sœur, les enfants patouillent dans l’eau (et Junior boit le contenu de la piscine…).
  • Après le succès de la triple couette, nous inaugurons le moitié-moitié : une couette à gauche, une tresse à droite.





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Une semaine… #65

  • Sortie de chez le psy, razzia chez le libraire. Normal.
  • Ma mère m’annonce qu’elle nous donne un coup de pouce financier pour nos vacances car elle part avec ma sœur. Je ne m’y attendais pas du tout, mais du coup je n’ai plus aucun scrupule à réserver une demi-journée au spa lors de notre court séjour à Roscoff !
  • Suite à notre discussion, je vais fouiller dans les bijoux que j’avais planqués suite à l’invasion des punaises. Il faudrait que je fasse un tri… A quand la prochaine braderie ?
  • Après moult péripéties, la femme de ménage me promet qu’elle viendra trois heures la semaine prochaine. C’est pas du luxe.
  • Soirée karaoké où encore une fois je passe la majeure partie du temps à beugler loin du micro et à encourager les copines. On conclut par un Avril Lavigne de derrière les fagots, toute notre jeunesse.
  • Et on s’achève dans un petit salon de thé asiatique où je goûte le mille-crêpe matcha/haricots rouges. C’est pas mal, mais c’est clairement pas mon dessert préféré.
  • Sortie à la ménagerie du jardin des plantes avec la p’tite sauterelle de B. On fait le tour, les filles se regardent avec méfiance avant de conclure la journée d’un “Je t’invite à mon anniversaire” (dans 6 mois) réciproque. Ouf !
  • Monsieur est parti en Irlande avant le déjeuner, Mademoiselle refuse de s’allonger, mais moi j’vais faire la sieste, sinon je ne tiendrai pas le reste de la semaine.
  • C’est reparti pour une sortie parisienne, cette fois en compagnie du Paprika. Qui finit par essayer d’arroser les plantes avec la bouilloire.
  • C’est officiel, les travaux de rénovation de la cuisine et de la salle de bain auront lieu en août. Ca fiche un peu mon planning en l’air, mais je crois que le bonheur d’avoir une cuisine flambant neuve me fera tout oublier.
  • “Tu pourras être à l’arrêt de bus à 8h45 ?” Vu que Junior m’a réveillée à 6h20, ça devrait être jouable, oui.
  • Matinée piscine dès l’ouverture : on est presque tous seul avec R&B et leur mère. On en profite un maximum.
  • Au moment de partir, je sors le Paprika et lui retire ses brassards (à 2 mètres du bord). Avant que j’aie eu le temps de l’emmitoufler dans une serviette, il se carapate et se jette dans le bassin. Vu que je saute derrière, il a tout juste le temps de piquer une tête mais on en est quittes pour une sacrée trouille. Les vacances s’annoncent bien…
  • Pour patienter avant le bal des pompiers – auquel nous n’assisterons pas car trop fatigués – un pique-nique au square et une bataille d’eau entre enfants. Un vrai goût d’été.
  • La Crevette se vautre en trottinette, le Paprika renverse délibérément un verre d’eau… il n’est pas 10h, ce dimanche va être long.
  • Je crois que c’est la première fois que je suis aussi heureuse que le 14 juillet tombe un dimanche (comprendre : demain, les enfants retournent chez la nounou). Cheers !





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Une semaine… #64

  • En moins de 15 minutes, Junior escalade le tableau noir/Velleda de sa sœur (deux fois), met des papiers par terre, grimpe sur la chaise pour boire (fail), et déplace son lit. Ça existe, les seringues hypodermiques pour enfants ?
  • Pour le départ en retraite de la maîtresse, les parents ont organisé un mini-happening, avec comptine bricolée pour l’occasion et cadeaux communs. Je crois l’avoir vue essuyer une larmichette.
  • Je retrouve Cha pour déjeuner après avoir annulé la semaine dernière pour une sombre histoire de canicule. La quête du restaurant n’est pas simple, mais nous finissons par aller dans un de mes QG qui, outre une jolie vue, offre une délicieuse cuisine italienne (à des tarifs très parisiens, on ne peut pas tout avoir).
  • Mon cousin et sa femme viennent nous rendre visite avec leur fils. Qu’est-ce qu’il a grandi en quelques mois ! C’est vrai pour tous les bébés, mais ça l’est particulièrement pour celui-ci.
  • Une semaine avec non pas une, mais DEUX séances de cinéma. Si. On a vu Made in China et le dernier Spiderman. Le premier était drôle, et amène assez finement la question des origines et du racisme plus ou moins latent à l’égard des Français d’origine asiatique. Le deuxième était, encore une fois, le meilleur film de super-héros de l’année.
  • C’est les vacances ! Maintenant, il va falloir occuper tout ça pendant deux mois (je triche, j’ai la nounou, mais il reste les week-ends…).
  • J’ai une quête : trouver des ballerines Repetto en soldes à Mademoiselle (de la part de sa grand-mère). C’est un échec, et le bazar ambiant dans l’un des grands magasins met ma patience à très rude épreuve.
  • Donc ça fait trois fois cette semaine que je traîne dans le quartier de la Maison du mochi, persuadée qu’ils sont à l’autre bout de Paris, et alors que je ne rêve que d’aller dépenser mes sous chez eux ? Remédions au plus vite à ce malentendu !
  • En allant au parc, nous croisons une copine de la Crevette et ses parents. Histoire d’acheter la paix sociale – et de pouvoir discuter – on se ruine en tickets de manège.
  • C’est moi ou le cidre est vachement puissant ? C’est le même que d’habitude ? Ah bah ça doit être la fatigue, alors.
  • Sans (trop de) surprise, Junior fait un magnifique plat sur les cailloux. Quelle idée de faire des squares en pente.





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Bilan culturel – Deuxième trimestre 2019

 

Livres

  • Trois fois deux, Tamara Balliana, Charlotte Munich, Marion Olharan
  • La librairie des rêves suspendus, Emily Blaine
  • Le blues du troglodyte, Kenneth Cook
  • Tomboy, Avery Flinn
  • Lait et miel, Rupi Kaur
  • The ultimate Pie Day party, Jackie Lau
  • Ice cream lover, Jackie Lau
  • L’amour après, Marceline Loridan-Ivens
  • Nouveaux poèmes, 1930-1934, Ossip Mandelstam
  • La fille de la supérette, Murata Sayaka
  • Eugène Onéguine, Alexandre Pouchkine
  • Tout dort paisiblement, sauf l’amour, Claude Pujade-Renaud
  • Vi, Kim Thuy
  • Vivre dans le feu. Confessions, Marina Tsvétaeva
  • Le ciel brûle / Tentative de jalousie, Marina Tsvétaeva
  • L’aimée/Une femme m’apparut, Renée Vivien
  • Appel aux Européens, Stefan Zweig

Entre mai et mi-juin, j’ai été aspirée par le boulot et ai eu beaucoup de mal à trouver le temps et l’énergie de lire. Pour m’encourager, j’ai privilégié les textes courts et les formes d’écriture variées.
Grande découverte, Marina Tsvétaeva, dont les carnets intimes ont fait forte impression sur moi – j’en ai parlé chez mon psy, c’est dire. Sa poésie est néanmoins difficile d’approche, et je n’ai pas toujours accroché.
Dans le genre poétique, j’ai été extrêmement déçue par Rupi Kaur, dont le recueil Lait et miel a été ovationné par les lecteurs. Franchement, c’est du self help avec une vague forme poétique, mais sans plus.
Pour le reste, j’ai eu la main heureuse grâce à quelques valeurs sûres (Stefan Zweig, Claude Pujade-Renaud, Avery Flinn) et des découvertes agréables (Emily Blaine, Renée Vivien, Jackie Lau).

Films / Séries

  • Avengers : Endgame
  • X-Men – Dark Phoenix

Nous avons réussi à nous faire deux séances en matinée (de l’avantage d’être freelance), à chaque fois pour rattraper notre retard en matière de blockbusters. Et force est de constater… que je m’ennuie de plus en plus. Avengers aurait gagné à être plus court d’une heure, et X-Men m’a paru franchement répétitif.
Ou alors, je vieillis.

Spectacles

Peu de sorties puisque ce trimestre correspond à la fin de mon abonnement à l’Opéra de Paris, généralement clairsemé en cette saison. Cette nouvelle production de Don Giovanni était en revanche une bonne surprise.
J’ai également emmené la Crevette au TCE assister à une représentation pour enfants de Carmen, transposé à l’univers du cirque, et réduit à environ 1h10. Super mise en scène, bons interprètes, en particulier dans les deux rôles principaux, participation du public pour les choeurs… c’est à refaire, et nous recommencerons en février prochain avec une version des Noces de Figaro.

Sorties

  • Exposition “Rouge !”, Galeries Nationales du Grand Palais

Pour la première fois depuis une éternité, nous avons visité une exposition, et pas n’importe laquelle : celle du Grand Palais consacrée à l’art soviétique, de la révolution d’octobre à la mort de Staline. J’ai beaucoup apprécié que l’expo aborde toutes les formes d’art (théâtre, arts décoratifs, affiches, cinéma, photographie, arts plastiques…), même si la seconde partie, consacrée à l’époque de Staline, était nécessairement plus courte.



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Une semaine… #63

  • Vais-je arriver entière à l’opéra ? Une fois n’est pas coutume, je ne rencontre pas de souci particulier, mais on est toujours aussi mal assis à l’amphithéâtre et j’ai chaud.
  • Et Malena, qui a le sens de l’humour, me fait discuter avec des spectatrices japonaises. La bonne blague.
  • Dernier cours de danse de la Crevette, il fait 35°. La prof annonce d’entrée la couleur : “On va faire de la relaxation”. Dans un studio non climatisé, tu m’étonnes.
  • Sur Instagram, je demande des tuyaux pour nourrir mes enfants, surtout l’aînée qui ne mange ni cru ni croquant (facile par ce temps). Les réponses sont multiples et enthousiastes.
  • Mademoiselle a une vie sociale plus chargée que la mienne : goûter avec une copine mercredi, invitation dans la mini piscine d’une autre samedi, balade au parc avec une troisième dimanche… Non aux cadences infernales !
  • J’ai reçu mes justificatifs, cinq exemplaires de la trilogie. Sachant que j’avais déjà cinq exemplaires du dernier tome (allez comprendre), des gens sont-ils intéressés par une trilogie de romance contemporaine pas trop mal fichue ? Ecrire au journal qui transmettra.
  • Dimanche, 10h30. Le Paprika a réussi à décoller une affiche qui ornait l’entrée depuis notre emménagement. Ca existe, les cages à écureuil d’appartement ?
  • En une semaine, on est passé de 24° dans l’appartement à 29.5° dans la chambre des enfants. Je n’ai jamais été aussi heureuse de découvrir qu’il ne faisait “que” 29° dimanche après-midi.





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Don Giovanni

Don Giovanni, ou Don Juan, n’est plus à présenter : libertin aux mœurs dissolues, séduisant de gré ou de force tout ce qui porte jupon, n’hésitant pas à avoir recours au mensonge, au chantage voire au meurtre pour parvenir à ses fins… C’est le portrait et la déchéance de ce personnage que conte cet opéra si célèbre de Mozart, d’après les pièces de Tirso de Molina et Molière.


J’avoue que j’étais un peu hésitante pour ce spectacle. Déjà parce qu’il faisait une chaleur assez abominable et qu’on était installées à l’amphithéâtre (face à la scène tout en haut pour les gens qui n’ont pas de sous, mais où on est hyper mal assis), mais surtout parce que cette nouvelle production, dont la mise en scène est signée Ivo van Hove, me faisait peur. Soyons francs, je n’ai rien contre l’idée de dépoussiérer l’opéra, mais parfois un peu de paillettes ne fait pas de mal. Et je redoutais aussi, encore, des insertions de vidéo qui commencent à me sortir par les yeux.

Bon, le décor n’était pas très riant, mais évoluait de façon intéressante : à mesure que l’intrigue avance, les bâtiments censément en béton bougent de façon imperceptible. J’ai trouvé cela bien fait. Les costumes sont pas mal, même si les femmes sont, encore une fois, à la portion congrue : blanc ou noir pour Donna Anna pour un look très Carolyn Bessette, tailleur gris pour Donna Elvira et blouse pour Zerlina, alors que ces messieurs étaient soit en costume, soit en pantalon/chemise. La scène de la réception est venue apporter une touche de couleur bienvenue.
Le recours aux projections vidéo, qui commence à être systématique, fut pour une fois très discret, au moment de la descente de Don Juan aux enfers. Si cela m’a plutôt évoqué Dante, Malena, qui m’accompagnait, a immédiatement fait le lien avec la Shoah, ce qui est tout à fait vrai.
En revanche, qu’on m’explique pourquoi il fallait que Zerlina et Masetto fassent l’amour sur scène pour symboliser leurs noces.

Les interprètes étaient très bons, c’était d’ailleurs ma principale motivation à me taper 3h d’opéra en ayant mal aux jambes (et la musique de Mozart parce que, bon, c’est tellement beau). Stanislas de Barbeyrac, le régional de l’étape en Don Ottavio, amoureux transi, a été très applaudi, et à juste titre, mais n’a à mon sens pas signé la meilleure interprétation de la soirée.
J’ai eu un énorme coup de cœur pour Philippe Sly en Leporello, serviteur de Don Giovanni, capable de passer du dilemme moral à la bouffonnerie en un clin d’œil, et déjà entendu dans Jephta. Chez les femmes, Nicole Car, que j’avais admirée dans Eugène Onéguine, a confirmé son talent vocal et scénique, avec une Donna Elvira oscillant sans cesse entre retenue et espoir de rédemption.

En bref, j’ai passé un très bon moment en dépit de mes craintes, et j’ai même été agréablement surprise.

Don Giovanni, Palais Garnier, jusqu’au 13 juillet 2019

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Une semaine… #62

  • C’est officiel, je fais désormais une taille de fringues qui n’intéresse plus certaines marques. Mon ego en prend un coup.
  • Un détour chez Maison Aleph pour goûter leur glace rose/yaourt de brebis et fraise/fleur d’oranger. J’ai cru défaillir de bonheur.
  • J’ai acheté un bouquin musical sur Verdi au Paprika. Du coup, j’ai la marche triomphale d’Aïda dans la tête en permanence.
  • Avec ce début d’été, difficile de recycler mon pain sec en soupe. Du coup, on tente la panzanella. C’est pas mal même si je préfère préparer du gaspacho. La prochaine fois, je mettrai moins de vinaigre !
  • Ne me demandez pas comment elle a fait, mais la Crevette a fait s’écrouler la tablette au-dessus des toilettes, celle qui servait de bibliothèque annexe annexe (c’était une petite bibliothèque). Plus de peur que de mal, mais un bon quart d’heure de rangement : on avait vraiment tant de bouquins que ça dans cette pièce ? (Spoiler : oui)
  • Mademoiselle est remontée comme une horloge : elle va à Provins ! Une journée entière à arpenter la ville et assister aux spectacles, et dont elle est rentrée ravie. Côté historicité, on va dire que c’est une introduction et qu’on rectifiera le tir lors des campements (un jour) (peut-être).
  • Monsieur et moi en profitons pour visiter l’expo Rouge, l’art au pays des soviets aux Galeries nationales du Grand Palais. C’est extrêmement intéressant, surtout la première partie, au rez-de-chaussée, consacrée à l’art total, à la remise en question des cadres établis et à l’espèce de communion entre artistes et pouvoir communiste lors des premières années du régime (ça n’a pas duré, rassurez-vous). La reconstitution du club des ouvriers et sa table d’échecs m’ont beaucoup plu.
    En revanche, la partie consacrée à la période stalinienne est plus courte, et souligne la dérive totalitaire qui se traduit dans la production artistique. On retrouve de belles toiles, mais il est évident que la créativité est bridée au point d’être un pastiche d’elle-même.
  • Pour une fois, on a décidé de ne pas subir la fête de la musique. Notre quartier organise une fête dans notre rue et, après avoir assisté bon gré mal gré à un concert tout en patientant pour le maquillage / le magicien / l’atelier créatif, on remonte en embarquant deux copines de la Crevette et leurs parents, pour clôturer en beauté avec un apéro. On devrait faire ça plus souvent, c’était très cool.
  • En revanche, Junior a pleuré pendant une demi-heure au moment du coucher tellement il saturait de bruits, émotions, interactions…
  • On émerge péniblement pour notre cueillette bimensuelle. Direction Viltain, d’où on rapporte fraises, groseilles, courgettes, betteraves et fleurs.
  • Du haut de ses 20 mois, le Paprika a développé une sacrée technique de cueilleur : il est capable de pister les fraises (vu sa petite taille, c’est logique) et de les mettre dans la boîte presque pas écrasées. On va bien rire l’an prochain quand il cueillera son poids en fruits…
  • Mademoiselle – qui a un agenda plus chargé que nous en ce moment – assiste à une soirée pyjama, qui nous offre en prime notre deuxième apéro entre adultes de la semaine. C’est fête !
  • A 19h30 dimanche, alors qu’elle est en train de finir de dîner, la Crevette me dit, joignant le geste à la parole : “Ca me gratte la tête.” Vérification faite, elle avait un hôte indésirable, et j’ai fait des machines et des shampoings jusqu’à 22h.





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