Une semaine… #5

  • J’ai fait tellement de ménage que j’ai ouvert mon Coca Light de secours. Et j’ai des courbatures. Mais la lumière passe de nouveau au travers des vitres.
  • Enfin une bonne lecture ! Pas facile, certes, mais captivante.
  • “A quoi ça sert, les sourcils ?” “Euh…” “A rendre les sourcils jolis ?” “Oui, tiens, on va dire ça.”
  • Le déjeuner en amoureux du mardi, la tradition qui a du bon.
  • Après la version d’hiver, je vais pouvoir organiser une braderie estivale : je ne ferme plus une seule robe (et soyons francs, jamais je n’arriverai à perdre des épaules et de la poitrine) *Soupir*
  • Pourquoi j’ai décidé de garder la Crevette avec moi aujourd’hui ? Elle veut aller chez son assistante maternelle et j’ai autant envie d’aller à la piscine que de me pendre (en plus, ça va être blindé).
  • C’est bien, les dents qui poussent. Surtout quand ça s’arrête (je veux dormiiiir).
  • Ce petit body-yukata a un succès fou !
  • La séance photo par grosse chaleur alors que je suis suante, j’ai comme un doute sur le résultat final. Faisons confiance à la pro.
  • “Quand je serai grande, je pourrai conduire un bulldozer ?”
  • J’ai remmené la Crevette à la piscine, je dois être maso. Et pour me récompenser, il y avait les pompiers.
  • Pas de visite à Compiègne ce printemps : c’est pas à côté, c’est pas forcément pratique avec les enfants, et on va consacrer notre budget costumes à autre chose cette année (les impôts, par exemple).
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Une semaine… #4

  • Il faut vraiment que je déniche un nouveau cahier pour les échanges avec la nounou. Mais depuis la fermeture de la librairie devant l’école, pas facile de trouver des trucs sympas.
  • “Bourré j’me suis déjà tapé des moches, mais des nanas, ah non !” (D’un ton outré)
  • Formation GRPD : sur le principe c’est intéressant, maintenant vu que c’est moi qui ai relu l’intégralité des documents internes sur le sujet, c’est un peu redondant… (et puis ça augure d’une tonne de boulot supplémentaire).
  • “T’inquiète pas, j’ai utilisé le mur du salon pour faire mon édit.” Y’a des clichés du sol au plafond, tout va bien.
  • Instant de fierté : faire une référence assez absconse à Fassbinder (le réalisateur, hein, à ne pas confondre avec Fassbender) et être comprise.
  • “Ce soir, on picole ! Sauf si t’as du travail. Dans ce cas, c’est moi qui picole.” Je suis ultra solidaire de l’Anglais, c’est important pour notre couple.
  • 370 pages, 7 scènes de cul dont au moins 6 inutiles pour l’intrigue, et pas franchement inventives, sauf sur le lieu de l’action. Je dois être blasée.
  • J’ai tellement pas la main verte que j’ai réussi à (presque) tuer une plante grasse : elle vit encore, mais sans doute plus pour longtemps.
  • Je ne sais pas si c’est le soulagement d’avoir bouclé la deuxième étape, le brainstorming à 3 heures du matin ou le vin, mais cette petite sieste aura duré plus de deux heures.
  • Testée et approuvée : cette délicieuse recette de lasagnes de Pessah proposée par Karen. OK, on a quinze jours de retard mais c’est quand même délicieux.
  • Pourquoi les appartements des autres sont-ils toujours propres et bien rangés alors que le mien est dans un bordel innommable et que les moutons de poussière se planquent dès que je dégaine l’aspirateur (pour mieux ressortir après, les fourbes) ?
  • Décidément, je n’ai pas la main très heureuse en matière de lecture en ce moment : trois livres en demi-teinte sur les quatre derniers, ça fait beaucoup, quand même.
  • Première sortie du Paprika à Viltain, emmitouflé jusqu’aux oreilles. Le parfum des pousses de poireaux ne lui a fait ni chaud, ni froid.
  • Au moment où je glisse à l’Anglais que Mademoiselle a sacrément grandi parce qu’on ne l’a pas entendue réclamer à manger / boire / faire pipi de la matinée, retentit un très reconnaissable “Mamaaaaan, j’ai faiiiim”. Epic fail.
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Vacances de printemps – To-do list

Si vous n’avez pas d’enfant ou que le calendrier scolaire français vous est étranger, sachez que les vacances de Pâques (hem) ont débuté hier en région parisienne. L’occasion de programmer des vacances en famille, de faire le plein de soleil, de… Sauf que non. L’Anglais est dans la dernière ligne droite de son trimestre, et je pensais être noyée de travail, donc nous n’avons rien prévu. Au lieu d’aller au centre de loisirs, Mademoiselle ira chez son assistante maternelle avec son frère.
Toutefois, j’ai un tas de corvées en souffrance, je pense que ça va être le moment d’y remédier.

  • Faire la déclaration Agessa seule et la déclaration de revenus en couple. J’en frétille d’avance, tiens.
  • Trier les vêtements des enfants. Il y a tout et n’importe quoi, du 3 mois au 5 ans.
  • Trier mes sous-vêtements. L’objectif glamour par excellence (lire : jeter les culottes trop vieilles et les soutifs troués).
  • Ranger mon bureau (et éliminer 6 mois de poussière).
  • Choisir les livres que j’ai l’intention de revendre. Si la majeure partie du stock est toujours à la cave, j’ai eu quelques achats pas très inspirés, que je vais revendre pour gagner de la place (et quelques sous).
  • Trouver une solution pour ma soirée à l’opéra (trouver un mode de garde ou revendre ma place).
  • Faire des tests en vue du pique-nique de la Crevette mi-mai. Parce que n’oublions pas qu’elle ne mange ni fruit, ni légume cru. (Ca va se finir avec un sandwich jambon-beurre-pain de mie et une gourde de compote.)
  • Mettre à jour ma carte vitale et rappeler l’hôpital.
  • Lancer les démarches pour les papiers d’identité du Paprika. C’est pas tout ça mais les vacances d’été approchent.
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Une semaine… #3

  • Comme tous les ans, on a acheté beaucoup trop de chocolats de Pâques. Le seul souci, c’est que maintenant la Crevette sait (bien) compter, et qu’elle se rendra compte qu’on a tapé dedans. Pfff.
  • L’Anglais passe la semaine à Vérone pour photographier un événement sportif, me laissant seule avec les enfants. Pour la peine, je lui colle des vidéos de la comédie musicale “Roméo et Juliette” sur sa page Facebook. Ca a quand même très mal vieilli.
  • D’ailleurs, Les rois du monde en russe, c’est juste atroce.
  • Forcément, toute seule à la maison, j’ai mangé des saloperies Picard et j’ai passé mes soirées à bosser. Je n’ai pas rattrapé mon retard, mais j’ai limité la casse.
  • Heureusement que C.euh est là pour faire la personal stylist à distance ! J’ai sélectionné trois tenues pour le mariage de samedi, elle en a écarté une, et m’a suggéré les façons d’accessoiriser les deux autres en fonction de mon choix.
  • 3h de pause déjeuner, d’accord, mais plutôt rentabilisées : j’ai le déguisement de pirate pour la Crevette, des vêtements pour les petits, un nouveau parapluie pour Mademoiselle, et… pas de tenue pour le mariage. Tout va bien, c’est dans moins de 48 heures.
  • Ma robe de mariage civil et mes carrés Hermès ont moisi. Je pense que la robe est fichue, les carrés sont rattrapables. En revanche, j’ai dû bazarder plusieurs accessoires, dont de vraies pièces vintage, je suis de très mauvaise humeur (en plus c’est ma faute).
  • Inutile de me leurrer : je serai plus efficace à faire le ménage qu’à bossouiller deux heures en attendant mon rendez-vous. A moi les joies de l’aspirateur et de l’éponge.
  • Un super déjeuner avec ma co-témoin et une autre invitée pour parler jeux, photos dossiers et anecdotes croustillantes. Et beaucoup rigoler.
  • “Quand même, vous avez vachement perdu depuis la naissance du petit.” <3
  • Clairement, j’ai beaucoup moins d’autorité que l’Anglais : quand il n’est pas là, Mademoiselle n’en a pas grand-chose à faire de ce que je raconte (sauf quand il s’agit du menu du soir).
  • Il y a des bouchons. Je fais mine de rien mais j’hyperventile dans la voiture. On arrive même pas 5 minutes avant le début de la cérémonie (et je suis témoin).
  • Ils étaient beaux, ils étaient heureux et le soleil brillait. Vive les mariés !
  • “En fait, avec cette playlist, il manque plus que les slows pour emballer à la fin de la boum” “Mais grave”
  • De l’art de se foutre la trouille pour rien à 1h du matin.
  • Une chasse au trésor dans l’appartement avec le gâteau en forme de coffre et les pièces d’or en chocolat, moi j’dis, respect. Et non, je ne suis pas certaine de pouvoir développer autant de créativité pour mes enfants.
  • Battleship et sushi, je pense qu’il nous fallait au moins ça pour nous remettre de cette semaine de folie.
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Bilan culturel – Premier trimestre 2018

J’avais déjà recommencé à lire après mon accouchement (en vrai, je n’ai jamais vraiment arrêté, c’est juste que le rythme s’est considérablement ralenti), mais le début de l’année a vu, malgré les obstacles, une reprise de mon activité culturelle à beaucoup d’égards. Du coup, copiant sans vergogne Sunalee, j’ai décidé de dresser un état des lieux.

Livres

  • Lettres d’amour du Moyen-Age – Les saluts et complaintes
  • L’autre moitié du soleil, Chimamanda Ngozi Adichie
  • Du fond de mon coeur – Lettres à ses nièces, Jane Austen
  • Donne-moi encore cinq minutes, Yonatan Berg
  • Roméo et Juliette, Luigi Da Porto
  • Mille femmes blanches, Jim Fergus
  • Symbolisme, Emmanuelle Nuncq
  • Diane, Marion Olharan
  • Joaquin, Marion Olharan
  • “J’adore la mode, mais c’est tout ce que je déteste”, Loïc Prigent
  • La nuit la neige, Claude Pujade-Renaud
  • Le désert de la grâce, Claude Pujade-Renaud
  • Martha ou le mensonge du mouvement, Claude Pujade-Renaud
  • Adèle de Sénange, Mme de Souza
  • Berezina, Sylvain Tesson, Thomas Goisque
  • Gare d’Ueno, sortie parc, Yû Miri
  • Le wagon plombé, Stefan Zweig
  • Découverte inopinée d’un vrai métier, Stefan Zweig

J’ai beaucoup lu ces derniers mois (en particulier en mars), et j’y vois deux raisons principales : l’inscription sur Goodreads, qui m’offre une sorte de challenge et me pousse à lire plus ; et ma volonté de passer moins de temps devant la télé le soir. On peut aussi ajouter que je choisis peut-être mieux mes lectures et que je tombe très régulièrement sur des romans passionnants qui me donnent envie de connaître la fin.

Films

Le bilan est franchement positif : quatre films en trois mois, les compteurs ont explosé (enfin, ils sont bloqués depuis fin février, mais quand même). A deux reprises, l’Anglais et moi avons pu nous offrir une séance en amoureux, ce qui n’était pas arrivé depuis l’été dernier. Merci à nos horaires décalés !

Séries TV

  • Peaky Blinders, saison 4

Nous ne sommes pas des gros dévoreurs de séries, mais Peaky Blinders fait partie de nos préférées depuis le début. Je me suis jetée sur les DVD au Salon du Livre (oui, je sais) car nous n’avions pas pu regarder la nouvelle saison au moment de sa diffusion. C’est toujours aussi bien, et Adrien Brody est génial en parrain new-yorkais.

Spectacles

Deux spectacles qui m’ont beaucoup plu. De façon étonnante, ils avaient tous deux une résonance religieuse, et les interprètes étaient excellents. J’espère que les sorties du prochain trimestre seront à la hauteur.

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Une semaine… #2

On tâtonne toujours pour la forme, mais on va trouver.

  • La ronde des cartes d’anniversaire débute bien : je suis à la bourre. A ma décharge, la principale librairie où je m’approvisionnais a fermé et j’ai à peine eu le temps de mettre les pieds dehors. Hem.
  • La discussion sur un classique (francophone) de la littérature enfantine prend des proportions invraisemblables sur Facebook. On franchit la barre des 180 commentaires, et j’ai des recommandations de lecture pour les trois années à venir, je pense.
  • La super carte estampillée “Bescherelle ta mère” de C.euh : “Croiver ça prend -er, c’est l’infinitif”. Je ne m’en suis pas remise.
  • Un déjeuner en amoureux dans le salon de thé à côté de la maison : la vie de (demi-)freelance a du bon.
  • Il y a tellement de scènes de cul – et de scènes improbables – dans ce bouquin que ça en devient un poil redondant. Tiens, je devrais faire un article sur le sujet.
  • En donc en un seul mois, j’ai lu 8 livres. Je pense que ça ne m’était pas arrivé depuis la naissance de la Crevette. Visiblement, l’effet d’émulation de Goodreads fonctionne à plein avec moi.
  • “Ca fait plus de dix jours que j’ai pas bu de Coca” “Félicitations !” “Et j’ai arrêté les biscuits industriels aussi” “Mais tu fais Carême !”
    Le fait est, ça peut prêter à confusion.
  • En parlant de livres… J’avais juré mes grands dieux que je n’en achetais plus tant que je n’aurais pas éclusé mon énorme PAL, et paf, j’ai dépensé 80€ à la librairie.
  • Un rapide thé avec Shermane, qui me trouve petite mine (je crois que ce sera le leitmotiv du week-end).
  • On a encore acheté trop de chocolat, non ?
  • “T’inquiète, R. m’avait dit que c’était le bordel chez toi” Hmm, faut-il que je me vexe ou pas ? Reprends une gougère, plutôt.
  • Avec ce que j’ai mangé comme gâteaux cette semaine, mon compte Instagram ressemble à une #epicbakerybattle géante.
  • La fête foraine de Pâques, c’est marrant, mais j’ai quand même un peu passé l’âge : y’a trop de monde et trop de bruit à mon goût ! Heureusement les filles s’éclatent et les parents trouvent le temps pour une gaufre.
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Le problème avec lundi

Comme beaucoup de gens, j’ai longtemps détesté le lundi – et son corollaire, la déprime du dimanche soir. Le jour où, après moultes hésitations, j’ai fini par franchir le pas et devenir traductrice*, c’est-à-dire travailler à la maison, à mon rythme, en faisant un métier qui m’intéressait et sollicitait mes neurones, ce sentiment de mal-être a disparu. Le dimanche soir a cessé d’être un moment réservé à l’écoute de Tom McRae (estampillé musique du dimanche soir pluvieux chez nous), et je voyais même venir la fin du week-end avec bonheur, en songeant que j’allais retrouver mes habitudes et ma solitude. Avec la naissance de la Crevette, ce moment de la semaine s’est même mué en “C’est la quille !”. Comprenez par là que j’étais ravie de ramener la demoiselle à sa nounou afin d’avoir l’esprit libre pour bosser.

Mais depuis quelques mois, la donne a changé. Avec l’arrivée du Paprika, l’entrée de la Crevette à l’école et la reprise d’études de l’Anglais, nos emplois du temps se sont sacrément rigidifiés. Pas question de rater le train pour risquer d’arriver en retard en cours, pas question de manquer les 15mn d’ouverture des portes de l’école, pas question de traîner la patte pour aller chez l’assistante maternelle. Les lundi me font désormais l’effet d’une course échevelée pour n’arriver en retard nulle part et, surtout, pour garder le rythme toute la journée (parce qu’il y a d’autres activités).

Je sais que ça ne va durer encore que quelques mois, que les enfants vont gagner en autonomie, qu’on pourra mieux se répartir la tâche avec Monsieur, que les activités extra-scolaires seront calées à d’autres moments. Mais en attendant, cette année, le lundi, c’est vraiment nul.


*Pour la petite histoire, j’ai toujours un job à temps partiel à côté, histoire d’être certaine de pouvoir payer le loyer à l’heure.
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Une semaine… #1

Une nouvelle façon de raconter le temps qui passe. Sans doute pas définitive, mais il faut bien se lancer…

Lundi

  • Je suis de mauvaise humeur, j’ai la crève, et le Paprika m’a régurgité dessus au moment de partir. Je suis joie, paix et amour de mon prochain.
  • J’ai ressuscité le blog ! Pour plus de 15 jours, j’espère.

Mardi

  • Un rendez-vous pour un projet perso qui se conclut mieux que je ne l’attendais. Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre, comme on dit.
  • Miracle, j’ai réussi à me traîner à la natation. J’arrive avec un retard invraisemblable, mais je tiens à peu près le choc et on finit avec des exercices de plongeon, c’est rigolo. En revanche, j’ai choqué Armalite qui a découvert que je payais une baby-sitter pour aller souffrir à la piscine. Oui, à ce niveau, ça peut s’apparenter à du masochisme.

Mercredi

  • J’ai vécu mon premier grand moment “mère indigne” (depuis la fois où j’ai laissé glissé la Crevette de la table à langer) : prise par le travail, j’oublie complètement d’aller Mademoiselle à l’école à l’heure du déjeuner pour l’emmener chez sa nounou. Je relève la tête à 11h29, sachant que la classe s’achève à 11h20 et qu’on habite à 10mn à pied. Je crois que j’ai réalisé un des meilleurs sprints de ma vie.

Jeudi

  • Parents indignes, le retour : le matin, j’oublie le doudou du Paprika pour la journée (et un aller-retour gratuit, un !) ; le soir, la Crevette nous a attendu 40mn parce que l’Anglais s’est planté de case sur le planning scolaire (longue histoire). Décidément, c’est pas la semaine.
  • J’abats un gros tas de pages à ma trad, je vais tenir le quota que je me suis fixé pour la semaine.
  • Oh, l’heure de la déclaration Agessa est (re)venue. C’est un mail orné de points d’exclamation (pour afficher mon bonheur, sans doute) qui me l’annonce.
  • Ah tiens, c’est original l’ascenseur qui tombe en panne à 21h ; ça promet pour ce week-end.

Vendredi

  • Ebdo, c’est déjà fini. Dommage, j’aimais bien ce magazine et, surtout, nous étions abonnés jusqu’à fin juin et j’ai un peu la haine. Les quelques articles que Le Monde a consacré à cette histoire n’aident pas à m’apaiser, au contraire.
  • Le retour des citations porno sur mon Facebook ! Je suis en pleine traduction d’une scène érotique et, si celle-ci n’est pas trop mal fichue, je me retrouve quand même avec des phrases comme “He drove fully into the firm grasp of her liquid heat” (on peut aussi dire “Il l’empala d’un coup de reins”, ça a le mérite d’être plus explicite).
  • Ouf, l’ascenseur est réparé, le week-end s’annonce moins acrobatique que prévu.

Samedi

  • Monsieur est en reportage, me voilà seule avec les gnomes. Non seulement je survis, mais en plus je les emmène au square. Un beau samedi après-midi après des semaines de froid et de pluie. Héroïque, je suis.
  • Après plus d’un an de sommeil, je reprends la lecture de Mille femmes blanches de Jim Fergus, et je me coule dans le récit avec autant de facilité qu’au début.

Dimanche

  • Ca va encore être facile de faire digérer le changement d’heure aux enfants… Enfin, au moins il fait jour le soir.
  • Une visite impromptue de mon cousin pour prendre le thé et manger du gâteau. A refaire autant que possible avant son exil provincial !
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Moi, Tonya

En 1994, le milieu sportif est bouleversé en apprenant que Nancy Kerrigan, jeune patineuse artistique promise à un brillant avenir, est sauvagement attaquée. Plus choquant encore, la championne Tonya Harding et ses proches sont soupçonnés d’avoir planifié et mis à exécution l’agression…


Je connaissais l’histoire de Tonya Harding et Nancy Kerrigan – je me souviens même de quelques images aperçues à la télé à l’époque – et je sais que ça m’avait beaucoup frappée (mauvais jeu de mots). Aussi avais-je envie de voir comment celle-ci pouvait être adaptée au cinéma.

La mise en scène est impeccable, alternant les plans de face – qui sont des reconstitutions d’interviews vraiment données par les protagonistes – où chaque personnage déroule sa vérité, et les passages plus narratifs dans lesquels l’histoire se déroule. Le réalisateur réussit le tour de force d’insérer trois plans-séquences franchement intéressants, dont un autour d’une scène de patinage sur la musique de Vivaldi, et un où le mari de Tonya erre dans leur maison vide.
Les moments où Tonya Harding patine sont stupéfiants, collant aux réelles chorégraphies de l’athlète avec un grand souci du détail. Je suppose que Margot Robbie a été doublée pour ces scènes, mais elles n’en demeurent pas moins saisissantes.
Les acteurs sont tous excellents, avec une mention spéciale à Allison Jeanney – qui a d’ailleurs remporté l’Oscar du meilleur second rôle féminin pour ce film – glaçante en mère abusive et exigeante. On pourrait croire ses propos déformés pour l’occasion, mais les images d’archives diffusées au générique montrent le contraire.

En revanche, si j’ai passé un très bon moment, ce film m’a posé certains problèmes. Tout d’abord, Tonya Harding a toujours été à la marge du milieu du patinage artistique, tant par son attitude et ses origines modestes – ce qui est souligné tout du long – mais aussi en raison d’un physique considéré comme ingrat et éloigné des canons de la patineuse éthérée. Or, si Margot Robbie est une excellente actrice, c’est aussi une fille sublime qui, même avec une frange en bataille et un maquillage criard, reste sublime. Mais disons qu’il s’agit d’une licence poétique.
Le principal souci du film, en revanche, est qu’il tend à dédouaner et, surtout, à excuser Tonya Harding de toute intention malveillante envers Nancy Kerrigan. Or celle-ci, même si elle a toujours nié en bloc son implication, n’était pas toute blanche, et aurait même reconnu à demi mot ces dernières années qu’elle était bel et bien au courant de quelque chose. Cette histoire a clairement ruiné toute sa vie, et elle en subit encore les conséquences aujourd’hui, mais le film s’efforce de la présenter comme la proie de son entourage, quasi une victime expiatoire, et cela m’a dérangée.

Toutefois, malgré ses défauts, c’est un film qui m’a beaucoup plu.

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En ce moment… (Mars 2018)

Je refais surface avec cet instantané que j’aime beaucoup. L’occasion de vous donner des nouvelles tout en essayant de gagner du temps sur le reste !

Je lis. Martha ou le mensonge du mouvement, de Claude Pujade-Renaud, acheté à Livre Paris vendredi dernier. Claude Pujade-Renaud est officiellement devenue mon auteure préférée du moment, je me régale de ses romans que je m’offre à intervalles réguliers. L’écriture est superbe, le recours au flux de conscience toujours maîtrisé, et le propos à la fois intelligent et pertinent, parfois drôle. Un vrai régal.
Pour plus de détails sur mes lectures, vous pouvez me retrouver sur Goodreads ! Et jeter un œil à la page de ce blog consacrée au Reading Challenge de cette année, car je suis à fond, et je la mets à jour très régulièrement.

J’écoute.  La BO de la comédie musicale Hairspray. J’avais adoré le film en 2007, et j’ai eu une phase de nostalgie en voyant les affiches annoncer la reprise du spectacle aux Folies Bergères.

Je mange. J’essaie de faire des trucs cuisinés mais pas trop prise de tête. Avec la naissance du deuxième enfant, et tant que celui-ci ne sera pas plus autonome, j’aurai moins de temps à consacrer aux fourneaux. Mais sinon, là, tout de suite, je boulotte les marshmallows épargnés pendant l’anniversaire de la Crevette.

Je travaille. Beaucoup, et ce n’est pas fini ! Mais nous ne plaignons pas, je pourrais être au chômage technique et me demander comment payer les factures ce mois-ci, donc j’ai de la chance. Surtout, je suis assurée d’avoir du travail jusqu’à la fin de l’année, ce qui est un vrai luxe.

J’espère. Me débarrasser rapidement de cette nouvelle crève. J’attrape beaucoup de saletés depuis janvier, c’est épuisant.

Je rêve. Certainement mais je n’en ai aucun souvenir ces temps-ci. Au grand dam de ma psy dont le mot d’ordre en ce moment est “Soyez attentives à vos rêves”.

Je décide. Justement, j’aimerais bien ne plus décider de tout, tout le temps (du moins est-ce mon impression).

Je me sens. Fatiguée, mais heureuse. Je ronchonne beaucoup et je me fais beaucoup de cheveux blancs sur l’organisation familiale, mais j’ai quand même une super famille, deux gamins adorables (forcément, c’est les miens), un job qui me plaît et un Anglais en cours de reconversion.

Je me demande. Pourquoi les retourneurs de temps n’existent pas.

Je me souviens. De plus grand-chose, en fait. J’ai le cerveau plein de trous, c’est assez impressionnant. Il y a même des jours où je dois faire un effort conscient pour me rappeler la date.

Je pense. A recontacter les gens pour le mariage (pas le mien, hein). Et à organiser des trucs.

J’ai du mal. A m’adapter aux plannings de toute la maison. Entre les sorties d’école, les horaires de la nounou, les reportages de Monsieur et les événements divers et variés, je finis par en oublier. Même avec un agenda partagé.

J’essaie. De prendre plus de temps pour moi. Pour commencer, je me suis remise à la lecture, et ça me fait beaucoup de bien. En revanche, ce serait mieux si je prenais le temps de caler les rendez-vous médicaux (dentiste, kiné…) ou pas (massage, soin…) que je reporte sans cesse.

Je porte. Une jupe “black swan” de chez Lindy Bop, que j’aime d’amour. Avec un pull rouge et des gros collants noirs parce qu’il fait -1° (c’est quand le vrai printemps ??).

Je devrais. Trier les vêtements des enfants (ça grandit trop vite !) et essayer de mettre de l’ordre dans nos caisses de bordel. Quelque chose me dit que c’est pas gagné.

J’aime. Envisager les possibles qui se profilent dans les années à venir. Ca ne va pas être simple, ni facile, mais ça pourrait bien être très enthousiasmant et formateur.

Je veux. Des vacances, des vraies ! Sans boulot, ni horaires. Et de préférence avec un peu de soleil.

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