Dix ans

A l’invitation d’Elanor, qui célèbre les 10 ans de son blog, j’ai fait la liste des dix choses survenues depuis 2007 qui font que je ne suis plus tout à fait la même aujourd’hui.

  • J’ai rencontré l’Anglais – il y a 10 ans, justement – on s’est mariés et on a fait deux enfants. Ca change beaucoup de choses.
  • Je suis entrée sur le marché du travail et, après bien des tergiversations, je me suis réorientée vers la traduction littéraire, métier dans lequel je m’épanouis beaucoup plus.
  • J’ai abandonné l’idée de faire une thèse pour ne surtout pas me confronter au marché du travail. Plus généralement, même si la recherche avait quelque chose d’attirant, je pense qu’il vaut mieux pour moi y avoir renoncé.
  • J’ai ouvert ce blog ! Et j’ai fait plein de jolies rencontres d’abord virtuelles puis (souvent) réelles.
  • Je n’ai finalement pas refait mes valises pour m’installer à l’étranger. Ce n’est pas forcément définitif, mais cela va clairement à l’encontre de ce que j’imaginais plus jeune.
  • J’ai écrit des romans, que j’ai même réussi à faire publier. Bon, le mécanisme s’est un peu enrayé mais je ne désespère pas de m’y remettre un jour.
  • Je me suis lancée une bonne fois pour toutes dans la reconstitution historique, ce qui me faisait envie depuis des années.
  • Je me suis mise à manger du fromage pour de bon. Et autre chose que l’emmental sous vide.
  • J’ai fini par trouver mon style vestimentaire, et à oser porter de plus en plus de robes. (Enfin, “oser”… après mon premier accouchement, je n’ai porté quasiment que ça pendant un an.)
  • J’ai découvert le sport, et je n’en suis pas morte.
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La Clémence de Titus

En une journée, l’empereur Titus doit renoncer à épouser Bérénice, affronter complots et tentatives d’assassinat, avant de s’interroger sur la nécessité de la clémence. L’opéra déroule également deux histoires d’amour en parallèle, l’une vouée à l’échec, entre Vitellia, dévorée de jalousie et de rancœur à l’égard de l’empereur, et Sextus, ami et confident de ce dernier, et entre Servilia, sœur de Sextus, et Annius.


Ecouter Mozart, c’est toujours un plaisir. Après m’être un peu renseignée sur les conditions de création de l’oeuvre (six semaines de composition alors que l’artiste avait d’autres projets en parallèle), je comprends mieux pourquoi les récitatifs sont aussi nombreux. Toutefois, de très belles arias viennent ponctuer cet opéra seria, et j’ai beaucoup aimé.

Les interprètes sont très bons, mais nous y allions en priorité pour une chanteuse : Stéphanie d’Oustrac, entendue dans Les contes d’Hoffmann, et dont le talent nous avait soufflées. Cette fois-ci, elle prête sa voix au personnage de Sextus/Sesto, normalement interprété par un castrat. C’était merveilleux. Son interprétation reflète bien les tourments de ce jeune amoureux transi, pris entre une femme qu’il adore et qui le manipule, et un empereur dont il est l’ami et qui fait obstacle à ses amours.
Ramon Vargas en Titus incarne également bien son personnage, coincé entre son désir de clémence et d’humanité et la nécessité de faire respecter sa loi, tandis qu’il est confronté à la trahison de toutes parts. Nous l’avions également entendu dans Les contes d’Hoffmann, et je l’ai trouvé plus à l’aise dans ce registre, notamment pour la prononciation. Dans le deuxième acte, les modulations qu’il a offertes étaient vraiment belles.
Le reste de la distribution était à la hauteur, qu’il s’agisse des rôles “secondaires” comme des chœurs.

La mise en scène m’a paru un peu lourde de symboles, même si j’ai bien aimé le buste de Titus émergeant du marbre à mesure que le destin s’accomplit et le force à endosser sa fonction d’empereur. Les toiles peintes, qui résumaient une partie de l’intrigue tout en permettant de séparer la scène étaient une bonne trouvaille, et les costumes faisaient le lien entre Antiquité, 18ème siècle et époque actuelle.

Au final, j’ai passé un très bon moment, avec de grandes voix et de la belle musique. Bien entendu, le fait d’avoir un Paprika encore noctambule n’a pas beaucoup aidé ma concentration, et j’ai un peu piqué du nez pendant le deuxième acte, mais je suis ravie d’avoir pu découvrir un autre opéra que La flûte enchantée.

 

La clémence de Titus, Opéra Garnier, jusqu’au 25 décembre 2017

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10 Things I liked this week #159

La semaine a eu des hauts et des bas. Le Paprika nous a pourri une nuit, ce qui nous a vidés pour le reste de la semaine, la Crevette a encore chopé la crève… mais il s’est passé aussi plein de trucs chouettes, alors profitons-en.

  • En dépit de la nuit moisie, je n’ai pas fait de crise de larmes / nerfs. Et j’ai plutôt bien encaissé la journée derrière. On progresse.
  • Mardi, la double visite gynécologue / vétérinaire a fait beaucoup rire mon entourage sur Facebook, surtout quand j’ai parlé de faire une blague graveleuse (heureusement Rafu s’est dévoué). Bonus : le chat est vacciné et dépucé, et je suis en pleine forme.
  • Pour me récompenser d’être allée chez le médecin, je suis allée à la découverte de la pâtisserie La Meringaie qui fut un véritable coup de cœur.
  • Mercredi soir, en attendant que le Paprika daigne s’endormir, j’ai rangé mes papiers. Sous la couche de poussière et de courrier en souffrance (j’avais des courriers de la banque datés de décembre 2016…), se trouvait un bureau. Incroyable.
  • Au hasard de mes pérégrinations sur Instagram, j’ai découvert un tableau qui illustre à la perfection une scène de mon premier roman. Jusqu’à la couleur de la robe de la claveciniste ! Le monde est parfois étrange.
  • Samedi, nous nous sommes rendus au marché de l’histoire de Pontoise Compiègne, pour la première fois depuis 18 mois. On a revu les copains, fait le plein de nourriture et d’alcool, craqué pour une petite robe pour la Crevette et une capeline 19ème pour moi…
  • Et j’avoue, je me suis offert une robe à la française. C’est pas du tout raisonnable, je le reconnais. Mais du coup je vais pouvoir suivre Gasparde et Mademoiselle Nuncq à Vaux-le-Vicomte si elles y retournent (dites-moi que vous y retournez, les filles).
  • Dimanche, Lucy est venue prendre le thé à l’occasion de son week-end parisien. C’était très agréable et trop court, alors on fait des projets pour les vacances de Noël.
  • A plusieurs reprises, l’Anglais a donné de sa personne et de son appareil photo pour m’aider à illustrer mon blog ou mes comptes Instagram. Vive lui.
  • La Crevette s’est mis en tête d’écrire, et réclame régulièrement qu’on lui épelle des mots. Je crois que la méthode syllabique porte ses fruits.
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Approuvé par nos enfants #2 : gratin de potimarron

Dans le genre la recette ultra-simple que je fais les yeux fermés quand je n’ai pas d’idée, je vous présente le gratin de potimarron (je pense que ça peut convenir à tous les types de courge). La Crevette adore, même quand elle m’affirme qu’elle n’aime pas le “p’tit marron”. Comme je suis sympa, je partage.

C’est moche mais c’est bon

Pour 2-3 personnes

1/2 potimarron de taille moyenne (oui, ça vous aide beaucoup)
De la crème fraîche
Du parmesan ou tout autre fromage à votre goût qui gratine
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°.
Evider et écorcer le potimarron. Cette seconde étape n’est pas forcément nécessaire, mais je préfère le faire car je sais que la Crevette n’attend qu’un prétexte pour réclamer des coquillettes. Détailler en cubes grossiers.
Faire bouillir le potimarron pendant une dizaine de minutes, jusqu’à ce qu’il soit fondant, puis égoutter.
Dans une poêle ou une sauteuse, faire chauffer un peu de matière grasse, puis faire sauter quelques instants le potimarron. Ajouter la crème, saler, poivrer.
Disposer au fond d’un plat à gratin préalablement beurré, saupoudrer de fromage et enfourner pour 30 minutes.

C’est vraiment une “base”, je pense que la recette est déclinable à l’infini, en changeant le type de courge, le fromage, en ajoutant des lardons ou des dés de jambon… En tout cas, chez nous, ça fait désormais partie des plats classiques de l’automne, que je ferai évoluer en fonction des courges disponibles après la saison du potimarron.

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Ici et maintenant

Je n’ai aucune originalité, je reprends la structure du post d’Armalite (et de Shermane, du coup), pour faire un rapide topo de mon état actuel.

La dernière fois que vous avez ri aux éclats : certainement en faisant une blague avec l’Anglais, mais je ne sais plus exactement quand ni à quel sujet.
La dernière fois que vous avez pleuré : chez mon psy, vendredi dernier, après une séance (et une nuit) épuisante nerveusement.
Le dernier rêve dont vous vous souvenez : mon psy (encore elle) me disait qu’il ne fallait pas inscrire la Crevette à la danse parce que c’était moi qui avais toujours rêvé d’en faire, pas elle. Hum.
Votre livre du moment : Un peu L’Assommoir de Zola (j’aime Zola d’amour, je l’ai déjà dit ?), un peu les œuvres complètes de Louise Labé (poétesse du 16ème siècle). Ouais, ça a l’air très sérieux, mais gardez en mémoire que je lis par tranches de 5-10 minutes.
Votre dernière série télé coup de cœur : Peaky Blinders est une de celles qui me plaisent le plus ces dernières années, j’attends la saison 4 avec impatience. Je suis toujours aussi fan de Broadchurch et j’ai hâte que France 2 diffuse la suite de Dix pour cent.
 
La dernière fois que vous avez fait un truc avec un ou des ami(e)s : dimanche, quand Florine est venue boire un thé et causer tatouage(s).
La dernière fois que vous avez fait un truc rien que pour vous : hmmm, rien que pour moi toute seule ou avec le Paprika ? Dans le premier cas, aller à l’opéra, dans le second, prendre le thé avec Shermane la semaine dernière.
L’achat déraisonnable sur lequel vous fantasmez un max : une garde-robe historique complète, de l’Antiquité à nos jours. Ou juste une tournure de bal. Oh, et ce sublime manteau qui coûte un rein (mais cette couleur !).
Votre dernière chouette découverte sur Internet : Je ne suis pas du tout du genre à dénicher les tendances sur Internet, bien au contraire, je débarque après tout le monde. Hmm… me rendre compte que je sais enfin utiliser les stories Instagram ?
Une décision qui vous fait hésiter : calva dans le biberon ou pas ?
Le ou les trucs personnels qui vous préoccupent le plus : Le versement de mes indemnités maternité, qui devrait tomber – si tout va bien – d’ici trois semaines (mon congé maternité court jusqu’à mi-décembre, la bonne blague), la hausse des cotisations Ircec que je trouve affolante, les nuits hachées du Paprika que je soudoierais bien pour qu’il dorme.
Le truc ou les trucs de l’actualité qui vous préoccupent le plus : la montée de l’extrême-droite en Pologne, dont personne ne parle ou presque.
Le ou les trucs personnels qui vous réjouissent le plus : l’arrivée du Paprika, la réaction ultra positive de la Crevette malgré des tensions et frictions inévitables, savoir que l’Anglais s’épanouit dans sa formation, ne subir qu’un modeste baby-blues intermittent au lieu de l’atroce dépression post-partum d’il y a trois ans.
Le ou les trucs de l’actualité qui vous réjouissent le plus : on ne parle pas trop de trucs réjouissants dans les journaux, malheureusement. Je sais que je m’efforce de relever les “bonnes” nouvelles, mais aucune ne me vient spontanément, soit manque de concentration, soit manque d’impact au milieu de toutes les actualités déprimantes / sordides / préoccupantes.
Comment vous encaissez la bascule vers la mauvaise saison ? : Je dirais bien “en ne sortant pas de sous la couette et en buvant du chocolat chaud avec un bon livre”, mais cette proposition ne tient pas compte du fait que j’ai deux enfants. On va dire en montant le chauffage, en remettant un pull et en buvant des litres de thé et de soupe.
Votre prochaine escapade – où et quand ? : n’importe où, dès que possible. Plus sérieusement, on vise le Canada en famille l’été prochain et les Vosges toujours en famille à Noël.
Des projets pour ce week-end ? : Le marché de l’histoire de Compiègne, pour dépenser les sous qu’on n’a pas.
Une note de satisfaction globale sur 10 : 7/10. Ca ira mieux quand le Paprika fera ses nuits dans son lit, dans sa chambre.
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La Meringaie

Au hasard de mes pérégrinations sur Instagram, j’ai découvert une pâtisserie spécialisée dans la meringue, et surtout dans la pavlova, ce dessert composé de meringue, crème fouettée et fruits frais (J’ai l’impression d’être la voix off dans “Le meilleur pâtissier”, là). Hier, profitant d’un rendez-vous à deux stations de métro de la boutique, je suis allée y faire un tour.
L’endroit n’est pas très grand, mais d’une blancheur immaculée. Les desserts, élaborés uniquement à partir de produits frais et de saison, évoluent constamment, avec un parfum différent par semaine en plus de quatre créations du moment. Ceux-ci se déclinent en plusieurs formats, de l’individuel au “gâteau” pour huit. Il est également possible de composer sa propre recette en passant commande à l’avance.

Malheureusement pour moi, je ne suis pas très fan des fruits d’automne cuisinés, je fais notamment une grosse allergie aux agrumes associés au sucre (si). Du coup, mon choix s’est restreint à deux “modèles”, Gwendoline et Pélagie.

Gwendoline

Gwendoline est composée d’une crème fouettée au caramel au beurre salé, de pommes confites, d’éclats de noisette et de framboise. La texture de la meringue est hyper légère, à la fois craquante et fondante. Le caramel apporte un côté onctueux et un peu riche à la crème, mais ça passe très bien, surtout en cette saison. Les pommes sont fondantes sans ressembler à de la bouillie. J’ai beaucoup aimé !

Pélagie

Pélagie propose une crème fouettée au citron vert, associée là encore à des framboises et à du fruit de la passion. Sur le papier, j’avais très peur de la crème au citron vert, dont le parfum était assez prégnant (pas au point de tout couvrir, loin de là, mais assez pour que je le sente bien). En bouche, ça passe bien, c’est très frais, même si je ne suis pas certaine que je pourrais en manger des tonnes (mais c’est un goût personnel). Quelque part c’est dommage car l’association avec les fruits frais est délicieuse et rafraîchissante, et donne un dessert très léger, à consommer après un repas un peu lourd.

Au final, j’ai été ravie de cette découverte, et je vais guetter les prochains parfums. Petit bémol, j’avais vu sur le site que le magasin proposait aussi des “mookies”, petites meringues customisées comme des cookies, mais… ils n’en faisaient pas mardi, car c’était le premier jour d’ouverture de la semaine ! J’ai également découvert, en partant, qu’il existe une seconde boutique, beaucoup plus près de chez moi ! Qu’à cela ne tienne, j’ai une revanche à prendre, et j’y retournerai avec plaisir.

La Meringaie, 21 rue de Lévis 75017 Paris / 41 rue du Cherche-Midi 75006 Paris

Les photos ont été généreusement réalisées par l’Anglais, merci, cœur, bisous.

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10 Things I liked this week #158

La semaine a été… fatigante, mais ce n’est pas nouveau. Disons que c’était aussi un challenge, puisque l’Anglais devait assister à tout un tas d’événement professionnels et artistiques, si bien que j’ai pas mal géré l’intendance avec les enfants (en ayant quelques sueurs froides par moments). Heureusement que ce n’est pas le mois de la photographie tous les jours !
Néanmoins, la semaine fut bonne et s’est achevée agréablement.

  • Lundi, je démarre par une course effrénée pour déposer la Crevette à l’école en ce jour de rentrée de classes et emmener le Paprika à l’hôpital pour le dépistage de la dysplasie. Miracle miraculeux, j’arrive à l’heure aux deux endroits (en plus le médecin était coincé dans les bouchons).
  • Excellente nouvelle, le Paprika n’a pas de dysplasie de la hanche ! Même si on s’en doutait, ça reste un soulagement de se dire qu’on n’aura pas ce traitement-là à gérer.
  • Dans la foulée, j’abats une quantité impressionnante de corvées administratives en contactant la sécu, la mutuelle, la CAF et l’Agessa. J’en profite même pour m’abonner au Monde, chose que je me promets depuis 6 mois.
  • Mardi, je retrouve Shermane pour un thé chez George Cannon. Nous apprenons avec dépit qu’ils ne font plus les déjeuners (mais qu’allons-nous devenir ?), mais je me console avec un délicieux cake macha-chocolat noir. A retenter à la maison, tiens.
  • Je traîne ensuite Shermane dans les magasins pour “trouver des vêtements aux enfants”. Je finis avec un pull et des collants pour moi, normal. Quoi qu’il en soit, cette après-midi fut merveilleuse car elle m’a offert un sacré bol d’air dans ma vie de mère de famille au foyer.
  • Le soir, l’Anglais s’attelle à installer la nouvelle imprimante/scanner reçue la semaine dernière. Cet homme est fabuleux, la machine fonctionne, ce qui me permet d’écluser d’autres corvées administratives. On ne m’arrête plus.
  • Samedi, la Crevette assiste à sa première fête d’anniversaire chez un copain d’école. Maison sublime (la mère est designer), gâteau élaboré, jeux et activités… les parents nous ont bien foutu la pression pour l’année à venir ! Mais Mademoiselle est ravie, elle a boulotté des bonbons tout l’après-midi et dansé.
  • Le soir, c’est Danse avec les stars ! Mais c’est aussi rugby, et l’Anglais et moi alternons en commentant de façon totalement improbable les scores de l’équipe néo-zélandaise et les notes attribuées par l’un des juges. Cherchez pas, nous allons très bien.
  • Dimanche, après avoir reculé devant le déluge homérique et nous être planqués à la maison, nous recevons Florine pour parler tatouage et enfants en dégustant des gâteaux (c’était une visite prétexte pour présenter le Paprika).
  • Dans un moment de folie courage, j’ai décidé de faire un peu de pâtisserie. Heureusement qu’il restait de la pâte à biscuit dans le congélateur, sinon je n’en serais jamais venue à bout !
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Approuvé par nos enfants #1 : soupe de chou-fleur au curry

Je réponds à l’invitation d’Isa pour proposer des recettes qui ont faire leurs preuves auprès de nos enfants. Je précise tout de suite que la Crevette a des goûts un peu particuliers : elle ne mange rien de cru (parce que “ça croque”), ni fruits, ni légumes. En revanche, lorsque c’est cuit, beaucoup de choses passent, y compris des trucs qui pourraient paraître surprenants pour une enfant de 3 ans.
Je mets donc en ligne la recette de soupe (ou plutôt de crème) de chou-fleur récupérée lors d’un enterrement de vie de garçon / jeune fille l’an dernier, et qui a eu du succès tout l’hiver. J’ai recommencé à en faire ces dernières semaines, et même l’Anglais – qui déteste le chou-fleur – a daigné goûter et trouver ça bon. Je pense qu’on tient un truc.
Attention, ce n’est pas parce qu’il y a des légumes dedans que c’est bon pour la ligne 😉

Niveau coloris, c’est pas très photogénique

Pour 2-3 personnes
1/2 chou-fleur
500ml de lait
20cl de crème liquide
Une pointe de curry
Echalote ou oignon finement haché
Sel et poivre
Huile d’olive

Découper le chou-fleur en bouquets (je pense qu’on peut utiliser du chou-fleur surgelé mais je n’ai jamais essayé) et le faire bouillir 5 minutes. Bien égoutter.
Dans la même casserole, faire suer l’échalote ou l’oignon dans un peu d’huile chaude.
Remettre le chou-fleur, ajouter le lait et le curry. Faire frémir un quart d’heure.
Ajouter la crème liquide, saler et poivrer. Mixer à l’aide d’une girafe ou d’un blender

Cette soupe se conserve très bien au congélateur, mais il vaut mieux la surgeler le plus vite possible.

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10 Things I liked this week #157

Si la semaine avait bien débuté (avec notamment l’impression d’être reposée pour la première fois depuis longtemps…), elle s’est achevée de façon chaotique, entre problèmes de santé et soucis domestiques. Arrivera-t-on à 10 ce soir ? Suspense.

  • Lundi, P & L viennent dîner à la maison avec leurs enfants. Comme en plus ils connaissent le problème d’avoir un bébé, ils apportent le dîner (et un cadeau de naissance !), c’est tout bénéfice.
  • Mardi soir, pour célébrer (timidement) Halloween, je prépare, avec Mademoiselle, des scones salés au potimarron, d’après la recette de Pomdepin. Bon, j’ai eu peur de les faire trop épais, donc ils sont un peu plats, mais c’est délicieux, surtout tiède avec du beurre.
  • Mercredi, c’est férié et j’ai un début de gastro, mais j’embarque quand même tout mon petit monde au marché pour m’offrir des fleurs. Les hortensias bleu violacé crient mon nom, je les rapporte à la maison, il ne faut pas contrarier la nature.
  • Jeudi, j’embarque le chat chez le véto pour renouveler les vaccins, et aussi parce qu’il a un chat dans la gorge depuis quelques jours. Verdict : une laryngite (si, c’est possible), et… des puces. C’est reparti pour un tour de stérilisation de la maison. La bonne nouvelle ? Pour un animal de son âge (8 ans), le chat est en excellente santé.
  • Ma belle-mère nous a adressé plusieurs colis de trucs oubliés lors de notre dernier passage à Orléans : un livre pour enfant en russe, des pulls faits maison pour les enfants et… (probablement – le colis était trop gros) nos voilages mis à la bonne longueur.
  • Samedi, ma mère accueille notre nouvel exil forcé dû aux puces du chat. On déjeuner bien, Queen Mum s’occupe de la Crevette, le Paprika ronfle dans son cosy… on souffle.
  • Nous recevons en même temps les cadeaux de naissance de ma famille pour le Paprika : il y a clairement une thématique “renard” dans les vêtements d’enfants cette année (mais tant mieux, c’est mignon et ça change des petites voitures).
  • Dimanche, Monsieur effectue une virée à Ikea, officiellement pour acheter son nouveau bureau, mais surtout pour faire l’acquisition d’une couette moelleuse et chaude. Sortir du lit sera un véritable challenge, cet hiver.
  • Le soir, pour célébrer le fait d’avoir survécu à cette semaine et tuer les éventuelles bactéries restantes, l’Anglais nous concocte des cocktails en guise d’apéritif. Ne nous laissons pas abattre.
  • Bonus : la maison a été aspirée, fumigénée, nettoyée, et le chat traité. Nous sommes débarrassés des puces.

 

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Je est un Juif, roman

Je suis tombée par hasard sur ce recueil, alors que je cherchais les poèmes de Louise Labé chez le même éditeur. Jamais découragée par l’achat d’un nouveau bouquin, le peu que j’ai lu de l’introduction, relatant les origines et la formation morale de Charles Dobzynski a piqué ma curiosité, et j’ai fini par emporter ce petit volume qui me faisait de l’œil.


Juif polonais, Charles Dobzynski est arrivé en France à l’âge d’un an et vécu la guerre, échappant à la rafle du Vel’ d’Hiv’ et passant très jeune dans la clandestinité. Sa vocation de poète est précoce, il publie ses premiers textes à 19 ans dans des journaux résistants.
Je est un juif, roman, est un recueil qui revient sur sa vie entière en tant que Juif, Français, et poète. Les textes sont courts, incisifs, ciselés même. Charles Dobzynski revendique sa judéité sans jamais mettre de côté son esprit critique, évoquant cette ambivalence qui étreint beaucoup de Juifs dans leur rapport à Israël, par exemple. Il dit aussi, en des poèmes brefs mais poignants, l’horreur de la rafle, l’angoisse de la fuite, la dispersion de sa famille. la vie persécutée par les nazis.

Cette lecture, quoique courte, n’est pas facile et n’intéressera probablement pas tout le monde, mais je ne peux m’empêcher de la recommander pour tous les questionnements auxquels le poète tente d’apporter des réponses.

Je est un Juif, roman, Charles Dobzynski, NRF Gallimard

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