L’âge d’or

La légende parle d’un “âge d’or, où vallées et montagnes n’étaient entravées d’aucune muraille. Où les hommes allaient et venaient librement…” Mais ce temps lointain est bien révolu. Le royaume est accablé par la disette et les malversations des seigneurs de la cour. À la mort du vieux roi, sa fille Tilda s’apprête à monter sur le trône pour lui succéder. Avec le soutien du sage Tankred et du loyal Bertil, ses plus proches conseillers et amis, elle entend mener à bien les réformes nécessaires pour soulager son peuple des maux qui l’accablent. Mais un complot mené par son jeune frère la condamne brusquement à l’exil. Guidée par des signes étranges, Tilda décide de reconquérir son royaume avec l’aide de ses deux compagnons. Commence alors un long périple, où leur destin sera lié à “L’âge d’or”.


J’ai découvert cette bande dessinée par hasard, en traînant chez mon dealer libraire. La couverture m’a attirée, le résumé m’a intriguée, du coup je suis repartie avec, en dépit de son prix assez élevé (32€ quand même).

Ce fut un coup de cœur. J’ai adoré le dessin de Cyril Pedrosa, à la fois nerveux et somptueux, sa façon de jouer avec les couleurs qui apporte vraiment une touche “enluminure” à l’ouvrage. Les teintes dominantes expriment, autant que le dessin, l’émotion qui domine dans la case. En quelques traits, l’artiste parvient à suggérer le mouvement, le rêve, la confusion, l’action…
Le scénario développé par Roxanne Moreil n’est pas en reste. L’oeuvre aborde des sujets comme le pouvoir et ses effets sur l’être humain, la justice, la place des femmes, et questionne sans cesse les motivations de ses personnages. Tout n’est pas ce qu’il semble être, et on prend beaucoup de plaisir à découvrir cet univers médiévalisant et fouillé, auréolé d’une touche de magie.

Alors certes, ce n’est pas donné. Mais en cette période de fête, c’est une excellente BD à (faire) glisser sous le sapin. Je recommande chaleureusement !

L’âge d’or, tome 1, Cyril Pedrosa et Roxanne Moreil, Dupuis, 32€

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Une semaine… #37

  • Donc, si je lève le bras droit pour me coiffer… ça bloque la nuque et l’épaule côté gauche. Logique. En tout cas, ça fait mal.
  • “Vous avez peut-être trop de choses sur les épaules ?” suggère mon psy, l’air de pas y toucher. C’est marrant, j’aurais pas deviné seule.
  • Une soirée entière pour papoter avec Isa, quel bonheur !
  • Je sais, le reïki c’est toujours spectaculaire sur moi.
  • Le déluge de 8h à 8h45 un jour d’école, c’est pas rigolo du tout. La pauvre Isa en a découvert que son manteau n’était pas tout à fait étanche, et c’est sans doute ainsi qu’elle est tombée malade (mais merci à elle de m’avoir accompagnée).
  • “Tu me conseillerais quel artiste spécialiste du clair-obscur, à part Rembrandt et Caravage ?” “George de La Tour.”
  • L’Anglais a une publication dans le Figaro !
  • Avant ma deuxième grossesse, je ne croyais pas trop à l’ostéopathie. Aujourd’hui je serais prête à ériger un autel à mon ostéopathe : j’arrive à tourner la tête.
  • J’ai reçu mon premier cadeau de Noël de l’année : mon colis de Secret Santa.
  • Je suis complètement larguée dans la nouvelle interface WordPress. Ca se veut plus intuitif, moi je trouve ça plus compliqué.
  • En revanche, il est toujours impossible de justifier un texte.
  • Samedi, 11h45. Ce week-end s’annonce quand même très long.
  • On n’a même pas attaqué mes cookies et je dois rentrer, tsss.
  • Il m’a fallu pas loin de 48h pour retrouver un sac de fournitures achetées il y a 15 jours. J’ai vraiment besoin de vacances.
  • Les gaufres froment-sarrasin, ça tue. Le Paprika est du même avis.
  • Mon premier téléfilm sentimental de Noël, Christmas at Pemberley Manor. C’est mauvais, et je m’ennuie.





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Secret Santa : le colis que j’ai reçu

Sur une idée d’Armalite, j’ai participé cette année encore au Secret Santa. Le principe : envoyer une gourmandise, une carte de Noël, un livre sur le thème de Noël / l’hiver et un objet à une personne qu’on ne connaît pas forcément et qui se sera inscrite juste avant ou juste après nous (selon le principe de la chaîne).


Mercredi, j’ai reçu le colis de Sabine, mais je ne l’ai ouvert que ce matin (la fatigue, les enfants, et tout le reste…). En l’ouvrant, j’ai été accueillie par une odeur gourmande et… un peu plus de paquets que prévu !

Mon colis contenait donc :

  • Non pas un mais trois livres : Pourquoi je déteste Noël de Robert Benchley (qui risque de devenir un classique chez moi), Au bonheur des ogres de Daniel Pennac (lu il y a fort longtemps mais dont je garde un très bon souvenir), et Hiver à Sokcho d’Elise Shua Dusapin que je voulais lire depuis un moment (en plus l’autrice devrait être en dédicace dans ma librairie de quartier prochainement, c’est l’occasion!).
  • Du chocolat noir ! Des petites gourmandises “Sensation fruit” à la framboise et aux airelles, et une tablette myrtille et airelles, le tout signé Lindt. Je sens qu’il y aura de quoi accompagner la tisane du soir pendant le mois de décembre.
  • Du thé. Outre des infusettes d’Earl Grey Yin Zhen de Dammann Frères (un de mes préférés – il n’y a jamais assez d’Earl Grey à la maison), Sabine a ajouté un Thé du Roi-Soleil (thé noir mandarine, bergamote, pamplemousse, mangue, jasmin, coco, fruit de la passion) de Marion Costero. Je ne connais absolument pas la marque, mais outre que cela semble prometteur, il y a un clin d’œil (voulu ou non ?) à ma vie et mes passions : j’ai vécu à Versailles, travaillé au château et je suis passionnée par le Grand Siècle.
  • Un joli carnet orné d’un chat qui dort sur une pile de coussins, et un stylo où le même chat joue du piano (clin d’oeil bis : j’ai utilisé un cahier avec le motif du chat au piano pour servir de cahier de correspondance entre la nounou de mon fils et moi).
  • Une ravissante carte de Noël ornée de chats (hmm, je sens comme un motif) avec un gentil mot.

C’était une belle surprise, surtout pour conclure une semaine assez chargée et avant d’attaquer un week-end tout aussi compliqué. Encore merci à Sabine pour tous ces cadeaux, et à Armalite pour l’organisation.

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Une semaine… #36

  • 1000€ de révision pour la voiture. La semaine débute bien.
  • 15mn de retard sur un cours d’une heure… à ce rythme, à la fin de l’année, je change de jour.
  • Je connais peu de gens capables d’écrire une critique de bouquin en alexandrins… alors si en plus c’est drôle !
  • On a enfin trouvé un créneau pour aller goûter les ramens au potimarron de Kodawari. On a bien fait, elles sont à tomber.
  • Le Cendrillon de Noureev a quand même vieilli. Et puis les costumes, oups.
  • Jeudi, impossible d’imprimer le document. Vendredi, impossible de trouver l’assistante chargée de me le faire signer. Serait-ce une conspiration ?
  • C’est officiel, je suis devenue la référence “punaises de lit” de tout mon entourage.
  • “Alors ?” “Bah j’ai tué personne.” “C’est déjà ça.”
  • Et si on achetait des gâteaux pour fêter le début du week-end et le départ de Monsieur en mission ? Notez que ça aurait été bien de se consulter, vu qu’on a eu la même idée.
  • “Ca me fait chier de l’admettre, mais tu avais raison.”
  • L’Anglais est parti, me voilà seule pour dix jours avec les enfants, j’ai pas franchement hâte.
  • C’est officiel, on peut ouvrir le calendrier de l’Avent !
  • “Y’a Machin de ma classe qui m’a dit que j’étais jolie.” Et moi je rigole en imaginant la tête du paternel quand il apprendra l’histoire.
  • Visite de L et ses enfants, ou comment avoir presque deux heures de tranquillité en gardant un œil vague sur notre progéniture.
  • Comment ça Angéla Morelli efface son compte Instagram ? Mais noooon !





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Cendrillon

Qui ne connaît pas le conte de Cendrillon ? Dans cette version de Rudolf Noureev, Cendrillon est exploitée par sa méchante belle-mère et ses deux belles-sœurs dans le bar familial. Un producteur de cinéma qu’elle soigne à l’occasion d’un accident joue le rôle de sa bonne fée et lui accorde le premier rôle dans une nouvelle production. Cendrillon fera la connaissance de son prince en la personne de l’acteur-vedette, mais ne devra pas oublier les douze coups de minuit…


Je ne connaissais pas ce ballet, ni même la musique qui l’accompagne – contrairement à beaucoup de ballets classiques, la partition n’a pas été reprise dans le dessin animé éponyme de Disney. Mais pour moi ballet classique + Noureev + opéra de Paris, ce ne pouvait être qu’une bonne surprise. Ayant récupéré la place de Leen qui ne pouvait assister à la représentation, j’ai même réussi à convaincre l’Anglais de m’accompagner.

Force est de constater que ça a un peu vieilli. Transposer l’histoire de Cendrillon dans le Hollywood des années 1920 n’est pas une mauvaise idée, mais Noureev a semble-t-il voulu se faire plaisir sans trop de cohérence. Au-delà des pas classiques, on trouve aussi un numéro de claquettes (en partie couvert par l’orchestre) et des variations plus contemporaines (notamment les Heures).
Si la danse conserve la plupart du temps un côté intemporel, l’aspect visuel du ballet a pas mal souffert : c’est une oeuvre de 1986, et les costumes comme les décors sont très marqués par leur époque – je précise que je suis presque en train de commettre un crime de lèse-majesté familial puisque les décors sont l’oeuvre d’un cousin de mon père. Dès qu’on s’éloigne des tenues 1920s/flapper, on bascule dans le kitsch d’un goût un peu douteux. Si j’avais déjà noté ce problème dans Le lac des cygnes, cette fois-ci ça saute aux yeux. Pour un art aussi visuel que la danse, c’est mortel.

Mais qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse. Et la danse, qu’en est-il ?
Justement… Le ballet de l’Opéra de Paris est en crise, on le sait, mais ce soir, on l’a senti sur scène. Rien de dramatique, mais il y a eu des imprécisions à plusieurs reprises, des petits décalages… Ludmila Pagliero et Germain Louvet, dans les rôles principaux, sont d’excellents danseurs, mais force est de constater qu’il ne se passe pas grand-chose entre eux – seul leur pas de deux dans le deuxième acte a su me toucher.
En réalité, ce sont surtout les seconds rôles qui m’ont plu : Emilie Cozette et Ida Viikonski en belles-sœurs bouffonnes et, surtout, Alexandre Gasse en belle-mère (bravo pour le travail sur pointes !).

Alors faut-il jeter Noureev avec l’eau du bain (et Aurélie Dupont…) ? J’ai l’impression que l’ancien directeur de la danse est devenu une statue du Commandeur encombrante qui sclérose le ballet et l’empêche, à l’heure actuelle, d’évoluer vers le 21ème siècle. Je n’ai pas la prétention de m’y connaître en profondeur, mais c’est un ressenti global.

(Et bordel, qu’on nomme François Alu étoile, quoi.)



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Une semaine… #35

  • J’ai fait ma fille écolo, j’ai créé une soupe en recyclant les éléments, je suis fière.
  • On a fini “Ad Vitam”… et je crois que j’ai pas compris la fin. Soit c’était trop philosophique, soit c’était trop gratuit, mais y’a un truc qui m’échappe.
  • Presque toute une journée en compagnie de Shermane. On a donc : mangé, acheté du thé, mangé, bu du thé. Tout est normal.
  • Trouver le livre pour ma swapée de Noël s’annonce un poil compliqué : “J’aime beaucoup de styles, mais avant tout que la lecture soit distrayante […] n’importe quel livre qui creuse la psychologie des personnages.” Je tenterais bien une romance, mais si je tombe sur quelqu’un de réfractaire au genre, c’est la merde.
  • J’ai découvert le Beluga XL, et ça me met en joie (cherchez pas).
  • “On a à peine plus d’une heure pour déjeuner.” “T’inquiète, ça suffira pour faire nos langues de pute.”
  • 42€ de frais de port pour deux paquets de cartes de vœux et un rouleau de papier cadeau ? Merci, mais non merci.
  • La Crevette a les cheveux courts, et on a coupé les cheveux de bébé du Paprika. Ca leur va bien, mais l’Anglais et moi avons un peu de mal à nous adapter.
  • La première raclette de l’année. J’ai toujours une préférence marquée pour l’ail des ours, mais la viande des Grisons et la truffe sont également délicieuses.
  • Puisque Bordelator le Paprika marche et attrape tout ce qui passe à sa portée, le sapin de cette année ne sera orné que de trucs incassables. Mais on va en faire un autre, tout petit, en hauteur, avec des décos très chères en verre. Et on a choisi d’accrocher des oiseaux pailletés.
  • Cette recette italienne de ragoût de sanglier à la tomate est une tuerie. Je crois que c’est la meilleure que j’ai testée.
  • A la cinquième tentative, Junior réussit enfin à se faire vomir en ingurgitant de la pâte à sel. Ca m’apprendra à faire des activités manuelles, tiens.





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La soupe recyclage

En saison, je prépare presque toutes les semaines du gratin de potimarron. C’est facile, relativement rapide, la Crevette adore ça et je peux même prélever des légumes cuits (non salés) pour le dîner du Paprika. Bref, c’est le plat tout bénef’.
Mais un truc me chiffonnait : régulièrement, je jette l’eau de cuisson au motif que je n’en fais rien. Or celle-ci, même sans sel, est très colorée et chargée en goût de la courge. Cela fait un moment que j’envisageais d’en faire quelque chose et hier soir je me suis lancée. Et tant qu’à être dans la tendance “recyclage / utilisation totale du produit”, j’ai aussi utilisé les fanes de la très belle botte de carottes multicolores achetée au marché dimanche.

Ingrédients (pour deux grands bols ou quatre petits)

  • Environ 1L d’eau de cuisson de potimarron (ou toute autre courge)
  • Les fanes d’une botte de carottes
  • Des herbes aromatiques (j’ai utilisé de l’estragon mais je pense que du cerfeuil n’aurait pas été mal du tout)
  • Une tablette de bouillon de légumes
  • Crème liquide (si on veut)

Les tiges des fanes sont très fibreuses, et généralement sablonneuses, prenez donc le temps de bien les rincer et, éventuellement, de les équeuter. Dans une casserole, assemblez tous les ingrédients et laissez mijoter à petit bouillon pendant une bonne vingtaine de minutes. Passez ensuite au blender (attention, le mien a débordé) ou au mixeur plongeant. Ajoutez un peu de crème si le cœur vous en dit.



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Une semaine… #34

  • Et j’ai fini ! Je sors enfin de mon tunnel de boulot débuté en juin. Pour la peine, je m’octroie des mini “vacances” (en restant à la maison avec les enfants et mon job à mi-temps, quoi) jusqu’à décembre.
  • Chronopost me fait encore suer : j’ai jusqu’à lundi inclus pour récupérer mon colis, mais lundi à 10h le colis est marqué en retour à l’envoyeur. Réponse sublime : “Ah oui y’a écrit toute la journée sur le mail mais nous on fait les réexpéditions le matin.” Bah voyons.
  • Enfin, il faut aussi que j’acquitte l’Ircec et la taxe d’habitation, et que je recompte la facture du périscolaire.
  • Au bout de six semaines, la Poste me renvoie la carte envoyée à Isa pour son emménagement. Mais pour le motif de non-distribution, je peux toujours me brosser.
  • J’ai réussi à boucler les listes de Noël pour les enfants. Maintenant, trouver des idées pour nous, et d’ici la fin de la semaine prochaine.
  • Il faudra que je retourne voir l’expo “Japonismes” au MAD. Ne serait-ce que pour avoir les cartels.
  • “Tu seras payée le 23… ah non, en fait tu as été payée hier.” Le fait est.
  • On a vu Bohemian Rhapsody ! Bon, c’était sympa mais pas génial.
  • Pour une fois que j’étais motivée, c’est fermé. Le sort s’acharne.
  • Une excellente nouvelle pour l’Anglais (merci Yenna). En revanche, l’organisation à la maison promet d’être militaire.
  • Un déjeuner avec Angéla et Emily qui se conclut sur l’idée d’une soirée de Noël à trois.
  • Tiens le périphérique est marqué praticable, et si on y allait ? Fail, on roulé 40mn au pas entre la Porte d’Italie et le pont d’Ivry.
  • J’avoue que le Kinder Délice géant en guise de gâteau d’anniversaire, c’était bien trouvé.
  • La Crevette est encore rentrée rhabillée de chez ma mère (oh, du rose et des paillettes), et avec un pyjama Père Noël pour son frère.
  • Il fait froid, je peux officiellement préparer de la comfort food. Ce sera donc Irish stew et crinkle cookies.





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Bohemian Rhapsody

Freddie Mercury, sa vie, son oeuvre. L’homme, le mythe, la légende.

Cela fait plusieurs années qu’on attendait un biopic sur le chanteur de Queen, notamment avec Sacha Baron Cohen – qui a fini par claquer la porte, exaspéré de l’interventionnisme des autres membres du groupe – puis plus récemment avec Rami Malek dans le rôle principal, et Bryan Singer à la réalisation.
L’Anglais et moi sommes de grands fans de Queen – c’est d’ailleurs à coup de citations du groupe qu’on a commencé à se dragouiller sur MSN (ouais, on est vieux), on a ouvert le bal de notre mariage sur Queen (si), et une de leurs chansons sert à “illustrer” le début de notre vie commune – et nous attendions ce film avec enthousiasme (2h de Queen sur grand écran !) et appréhension (comment condenser en 2h une vie aussi riche ?). Bon, c’était pas terrible.

Tout d’abord, le scénario prend pas mal (même beaucoup) de libertés avec ce que l’on sait de l’histoire du Queen. Freddie Mercury semble débarquer du jour au lendemain dans la vie (et le groupe) de Brian May et Roger Taylor, alors qu’ils se connaissaient depuis quelques années; ils ont mis plus d’un an à recruter John Deacon comme bassiste; jamais le nom de famille de Mary Austin n’est mentionné; la tournée au Japon n’est qu’à peine évoquée alors que celle aux USA est présentée comme un succès triomphal; le groupe ne s’est pas séparé en 1982… Enfin, j’ai beaucoup regretté que soient passées sous silence les six dernières années du groupe, qui ont quand même permis de sortir quatre albums, et non des moindres. Les ellipses narratives sont peut-être nécessaires pour ne pas alourdir le film, mais là on a un peu l’impression que le scénariste n’a retenu que ce qu’il voulait bien et tout cousu ensemble.
Le traitement de l’homosexualité de Freddie est assez bizarre : d’abord par allusions pas du tout subtiles, puis de façon totalement flamboyante et excessive, alors qu’il faut rappeler qu’il n’a jamais “admis” officiellement son orientation sexuelle. De même, la découverte de sa séropositivité est nimbée de musique et de lumière si bien qu’on a l’impression que ce n’est qu’un détail (dans les années 1980, c’était quand même une sentence de mort à plus ou moins brève échéance).

En outre, j’ai trouvé la réalisation paresseuse. Qu’on ne se trompe pas : c’est bien ficelé, efficace, sans temps mort. Mais on a plus l’impression de visionner un long clip à la gloire de Queen et de Freddie qu’une biographie introspective. Chaque propos est l’occasion de ressortir un tube du groupe, fût-ce en porte-à-faux (mention spéciale à l’annonce de sa séropositivité aux autres membres…), histoire de faire larmoyer dans les chaumières ou taper du pied. Et la private joke de Mike Myers était-elle nécessaire ?

Toutefois, il faut féliciter les décorateurs, costumiers, maquilleurs, prothésistes… qui ont à la fois permis de donner à Rami Malek la “tête” de Freddie Mercury, mais plus globalement de retranscrire l’atmosphère de deux époques : d’abord les 70s et la période glam-rock du groupe, puis les 80s et les fautes de goût hallucinantes. A ce titre, la reconstitution du Live Aid, sommet du film comme de la carrière de Queen, est stupéfiante (l’Anglais est allé jusqu’à me confirmer les mouvements de caméra et les détails sonores).
Certaines séquences m’ont touchée, notamment celle de l’enregistrement de l’album A night at the opera, où l’on voit les exigences de Freddie, la fatigue, l’agacement, l’ambiance… J’avoue avoir beaucoup ri quand John Deacon et Brian May chambrent à n’en plus finir Roger Taylor sur sa chanson “I’m in love with my car”.

Au final, c’est un karaoké géant de deux heures sur les plus grands titres de Queen à voir en famille (n’oubliez pas de rester jusqu’à la fin du générique, vous aurez droit à deux chansons supplémentaires), mais pas franchement une biographie inspirée. Rami Malek se paiera peut-être le luxe de l’Oscar, mais je n’ai pas été particulièrement touchée par ce film, j’ai juste eu envie de réécouter A night at the opera en rentrant.
Le meilleur moment du film, pour nous, fut à la fin de la séance la petite discussion avec un couple d’un certain âge, qui avait vu Queen en live à l’hippodrome de Vincennes, et d’échanger sur nos ressentis, ainsi que sur leur expérience du groupe.



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Une semaine… #33

  • Bon, c’est pas tout ça, mais j’ai une centaine de pages à traduire d’ici la fin de la semaine, on n’est pas sortis des ronces.
  • Lundi soir, je dis à Monsieur qu’on va sans doute bientôt recevoir le mail réclamant les listes de Noël et qu’il va falloir s’y mettre. Moins de 24 heures plus tard, ma mère m’envoie un mail sobrement intitulé “Noël”.
  • Et… le Paprika marche ! C’est merveilleux, on est fiers, tout ça. Maintenant, ça va être encore plus galère de lui interdire de mettre les doigts partout (disons que j’ai bon espoir qu’il lâche les prises électriques pour attaquer les DVD…).
  • C’est la journée des accomplissements : un cliché de l’Anglais est publié (et crédité) dans l’Equipe. Champa… ah, non, pinard.
  • “Rédige un panégyrique et tresse-moi des couronnes, j’ai fini ma trad.” “Mazel-tov.”
  • Angéla publie une story où il est question de Jupiter rétrograde en sagittaire et de perturbations professionnelles. Le soir même, je reçois un message assez déstabilisant sur mon avenir pro (pas celui-là, l’autre). Je suis à deux doigts de hurler au complot.
  • Oh, j’ai reçu le colis du concours Glory Book Box remporté sur Instagram. Avec du washi tape Card Captor Sakura.
  • “Ah mais j’me souviens de vous : vous êtes la dame que j’ai fait pleurer quand je lui ai annoncé qu’elle avait des puces.” Le fait est. Et vous, votre non immunisation à la toxoplasmose, ça donne quoi ?
  • “Ils sont magnifiques, vos enfants” (La véto). “Quand même, ils sont beaux, vos enfants” (Ma voisine, une demi-heure plus tard). Continuez à flatter mon ego maternel qui n’a pas besoin de ça, tiens.
  • Mais qu’est-ce qui m’a pris d’aller traîner les enfants, seule, au fin fond du 11ème arrondissement une fin d’après-midi pluvieuse pour assister à un spectacle ? L’angoisse de voir mon salon saccagé, certainement.
  • Oui, j’ai fait un roulé à la framboise. Mais c’est pas ma faute, le Paprika refusait de dormir et j’avais besoin de me calmer.





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