Défi liste : les bruits que j’aime

Très en retard, je rejoins le défi liste proposé par Zenopia. Cette fois-ci, il est question de savoir quels sont les bruits qu’on aime. Pas si facile que ça quand on y réfléchit, parce que le bruit, c’est souvent une nuisance (à titre personnel, j’ai besoin de silence pour travailler, par exemple). Mais quand même, il y a des choses qui me donnent le sourire.

  • Le souffle de la Crevette quand elle est profondément endormie.
  • Les ronronnements du chat sur mes genoux (surtout quand elle ne se fait pas les griffes sur mes cuisses en même temps…).
  • Le vent qui fait bruisser les feuilles.
  • La pluie qui tombe le soir, dans la nuit. De préférence le dimanche soir. En écoutant Tom McRae. Si, si, si, essayez voir.
  • Le tonnerre des énormes orages d’août, quand on est dans le sud (bonus : regarder les éclairs zébrer le ciel).
  • Une cloche qui retentit au loin.
  • Le bruit des vagues (mais je crois que ça fait ça à plein de gens).
  • Le silence feutré des bibliothèque.
  • Le chant des oiseaux quand il fait encore nuit ou qu’il est très tôt l’été.
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10 Things I liked this week #103

La semaine a été agréablement occupée, mais je continue d’avoir des hauts et des bas. La faute à la fatigue, à la panique face au boulot qui s’entasse, au sentiment que je ne vais pas m’en sortir face aux punaises… Bref, pas la grande forme, on va dire. Néanmoins, il y avait plein de bonnes choses à retenir.

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  • Lundi, j’arrive à retrouver Isa, de passage à Paris, pour un déjeuner-balade. Alors que la pauvre trimballe son sac, je la traîne dans les boutiques jusqu’à trouver un cadeau d’anniversaire pour Monsieur.
  • Juste après, j’ai rendez-vous pour un électrocardiogramme. J’ai donc l’immense joie de vous annoncer que j’ai un cœur en béton armé.
  • Mardi, alors que je sors de mon cours de natation – on a repris ! j’en chie mais c’est génial – je reçois un mail de ma mère pour m’annoncer qu’elle a réussi à me décrocher des places pour l’opéra royal de Versailles.
  • Mercredi, nous organisons un rapide dîner en l’honneur de l’Anglais – pas le choix, il part demain. Pizzas et gâteau au chocolat, assortis de petits cadeaux.
  • Vendredi, la nounou est en congé. J’en profite pour emmener la Crevette à la Cité des Sciences pour visiter l’exposition sur les bébés animaux. Après 10minutes en compagnie d’une classe de maternelle, nous sommes seules, c’est la fête.
  • En sortant, nous rejoignons ma soeur pour déjeuner non loin du bureau.
  • Le soir, un Skype avec mon père qui dure pas loin d’une heure, et coup de fil avec ma mère de la même durée. C’était une journée placée sous le signe de la famille.
  • Samedi, ma mère garde la Crevette pour deux jours, afin de me permettre de ranger et d’aller à l’opéra. Aussitôt après leur départ, j’en profite pour… faire la sieste. Raté.
  • Le soir, je retrouve Lou² pour un dîner japonais à deux. Par un concours de circonstances invraisemblables, on finit à quatre dont trois qui enchaîneront sur la Nuit Blanche. Moi, je rentre me coucher avec une tisane…
  • Dimanche, après-midi à l’opéra avec Leen. Super moment, j’en reparle très vite !

Et vous, cette semaine ?

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Icônes américaines

Ce week-end, à l’occasion de la visite parisienne de Miss Sunalee, Shermane, Malena et moi en avons profité pour faire un peu de visite culturelle. Si je n’ai pas pu les accompagner samedi, j’ai néanmoins accepté avec enthousiasme d’aller à l’exposition Icônes américaines au Grande Palais.

afficheiconesL’exposition présente des œuvres très célèbres du San Francisco Museum of Modern Art, actuellement en rénovation. L’idée est d’offrir un panorama de la création contemporaine américaine depuis l’après-guerre, en se fondant sur la collection Doris et Donald Fischer, fondateurs de la marque Gap.

Les supports sont divers : sculpture en métal, installations, toiles, dessins au crayon, mobiles… l’avantage de l’art contemporain, c’est que cela a bien souvent un côté ludique. Outre les artistes extrêmement connus comme Roy Lichtenstein ou Andy Warhol, j’en ai découvert d’autres – je suis une bille en art moderne et contemporain, c’est affligeant. Ainsi, j’ai beaucoup aimé le travail de Chuck Close, qui réalise des portraits qui, de près, sont en réalité le résultat de différentes cellules peintes individuellement pour que la nuance et le mouvement impriment du relief à l’image (exemple ci-dessous).sf_moma_0 (1)Si vous êtes myope, c’est encore mieux, vous n’avez qu’à retirer vos lunettes pour mieux voir le portrait.
J’ai également beaucoup apprécié les “wall grids” de Sol LeWitt, qui sont en réalité reproduites à même le support après une “première exposition” en galerie. Ces oeuvres sont temporaires, car effacées à la fin de chaque présentation.

En dehors de cela, j’ai trouvé l’exposition assez courte (et donc chère), malheureusement, et le manque de cartels, une fois encore, criant. Je crois malheureusement que, plus le temps passe, plus nous serons condamnés à la visite à l’audioguide ou au téléchargement de l’application de l’exposition. Si ces nouveaux moyens de (faire) découvrir l’art conviennent à beaucoup de gens, j’avoue que ce n’est pas mon fort, car j’ai une préférence pour la lecture pour suivre la réflexion de l’artiste et/ou du commissaire de l’exposition.

Icônes américaines, Grand Palais, jusqu’au 22 juin, 12€

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L’état d’esprit du vendredi #2

Je ne sais pas si je vais continuer longtemps mais, pour l’instant, ça me parle bien, alors… Toujours d’après une initiative de The Postman et Fedora, voici mon état d’esprit du vendredi.

fatigue : bizarrement moins présente que la semaine dernière, mais toujours des réveils intempestifs
humeur : pas trop mal
estomac : lesté
condition physique : debout
esprit : ailleurs
boulot : on touche au but
reste : un peu plus d’une heure avant d’aller chercher la Crevette
penser à : commander un poulet rôti pour demain !
avis perso : pourquoi j’ai mal au crâne, d’un coup ?
message perso : Brunal, you’re the best
loulou(te) : une bougie au compteur
amitiés : électroniques
love : is in the air tonight
divers : je crois que je me suis endormie en sursaut
courses : ça n’arrête pas, je suis vraiment nulle pour m’organiser
sorties : deux visites à mon psy, ça compte ?
envie de : vacances (ça tombe bien, c’est pour bientôt)
zic : Paris en colère, de Mireille Mathieu (remerciez Brunal)
Questionnaire rempli entre 16h et 19h30.
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Gambettes Box – mars 2015

Samedi, alors que j’avais complètement oublié son existence, une Gambettes Box s’est matérialisée dans ma boîte aux lettres. Un peu douchée par l’expérience du mois dernier, je l’ai ouverte avec appréhension.

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Première bonne nouvelle : le changement de taille a bien été pris en compte, je suis désormais en L. Ensuite, même si les collants proposés sont, l’un noir à motifs, l’autre gris chiné, j’avoue que je suis satisfaite car, en cette fin d’hiver, la majeure partie de mon stock de collants noirs est trouée (la faute à mes gros orteils, sans doute), et j’étais en train de m’interroger sur le bien-fondé d’en racheter.
J’ai mis le noir à motifs géométriques hier, avec une robe rouge à motifs de fleurs et d’oiseaux. Étonnamment, les deux allaient très bien ensemble. Le collant était juste assez léger pour me protéger les jambes en allant au marché le matin et, même si j’aurais pu m’en passer dans l’après-midi, il est resté très confortable.

Pour le gris, je dois avouer que j’ai eu un (gros) moment d’agacement : en lisant le descriptif, il était question de… 50 Shades of Grey ! Mais va-t-on un jour nous lâcher la grappe avec ce truc ??? D’autant que le bondage avec un collant, je ne voudrais pas dire, mais ça me semble mal pratique (rien de tel qu’une ceinture… mais bon, je m’égare).
Toujours est-il que je l’ai mis ce matin, où le temps est moins ensoleillé que ce week-end… et c’est une bonne pioche ! Il est confortable et va à merveille avec ma robe verte.

Au final, la Gambettes Box a rempli son office ce mois-ci, et je poursuivrai donc mon abonnement le mois prochain. En espérant, peut-être cette fois, un peu plus de couleur.

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Message de service

Le mois de décembre s’annonce long et compliqué. J’essaierai de tenir ce blog à jour, mais je serai sans doute moins présente et moins réactive. Mais continuez à passer me voir, ça me fait plaisir !

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Ten things I liked this week #9

Quelle semaine, les amis ! Pour être honnête, je me suis même demandé si j’arriverai au bout en un seul morceau… Quoi qu’il en soit, voici ma compilation des trucs sympas de ce début décembre.

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  • Lundi soir, abandonnant nos mecs et nos enfants, je suis allée retrouver des copines pour boire un verre et picorer des frites. Ces messieurs ont eu les oreilles qui sifflent mais, comme on dit, qui aime bien châtie bien 😉
  • J’ai été ravie de découvrir que mon article sur Les gardiens du Louvre avait été choisi pour la sélection “Culture” d’Hellocoton. *Petite fierté*
  • Jeudi, j’ai emmené le chat chez le véto. Les vaccins sont à jour, rien d’autre à signaler à part un peu de tartre (mais pas assez pour passer tout de suite à l’action).
  • Jeudi toujours, j’ai déjeuné (en vitesse, certes) avec la Reine Mère.
  • Qui d’ailleurs, m’a apporté un nouveau manteau : un sublime truc noir avec une capuche, en laine et cachemire. Pour la cul-gelée que je suis, c’est l’idéal.
  • Jeudi soir (oui, c’était une grosse journée), j’ai réussi à boucler ma seconde trad, alors que j’étais convaincue que je ne m’en sortirais jamais. Même si le roman m’a franchement gonflée (alors que j’adore la série), je crois que j’ai réussi à m’en dépatouiller. Wait and see.
  • J’ai également eu confirmation que mon autre éditeur ne me détestait pas, mais qu’il avait simplement eu un contretemps et n’avait pas pu m’écrire. J’ai passé deux jours à être parano pour rien.
  • Ma mère m’a offert une boîte de chocolats signée la Maison du Chocolat (un de mes péchés mignons). Je me demande combien de temps celle-ci va durer…
  • Profitant d’une promo, je me suis offert quelques e-books, dont le très joli Bordemarge, d’Emmanuelle Nuncq (je recommande, c’est bien écrit et ça se lit vite).
  • A l’instant où je rédige ces lignes, il fait beau et j’ai une très jolie vue sur la Tour Eiffel.

Et vous, cette semaine ?

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10 Things I liked this week #6

Je ne vous ferai pas languir plus longtemps : cette semaine était quand même vachement mieux que la précédente (la preuve, je n’ai pas eu trop de mal à trouver dix choses qui m’ont plu).

Parce que le chocolat, c'est la vie

Parce que le chocolat, c’est la vie

  • Lundi, mes beau-parents sont passés nous voir, pendant que l’Anglais allait bosser. Ils ont embarqué mademoiselle en promenade, ce qui m’a permis de faire mon ménage d’urgence. Et le soir, c’était sushi.
  • Mardi soir, nous avons dîné avec plusieurs couples d’amis que nous n’avions pas vu depuis un bon moment. C’était fort sympathique, et la Crevette a pu draguer.
  • Ce même soir, nous avons appris une grossesse que j’espérais depuis deux ou trois ans. Je suis ravie pour les futurs parents.
  • Mardi encore, ma swapée a enfin reçu son colis ! Il était temps, je commençais à m’inquiéter.
  • D’ailleurs, mon article a fait sortir du bois d’autres blogueuses qui souhaiteraient poursuivre une activité qu’Armalite a décidé d’arrêter. On va attendre 2015, mais je pense que je vais reprendre le flambeau.
  • J’apprends avec beaucoup de joie qu’une de mes meilleurs amies a enfin rencontré le bonheur. Je croise les doigts, mais je pense que c’est en bonne voie.
  • Samedi, l’Anglais a embarqué la Crevette chez ses parents. J’avais prévu de bosser, mais en fait : j’ai vu mon psy, fait la sieste, fait du ménage, fait les courses et acheté plein (trop !) de livres.
  • Dimanche (aujourd’hui, donc), c’était le marché de l’histoire de Pontoise : nous avons eu beaucoup de succès en petite famille Premier Empire, je suis ruinée parce que je me suis offert une crinoline de bal, et comme d’habitude, on a rapporté plein de bouffe.
  • Mon estomac a également été contenté cette semaine, entre chocolat chaud improvisé et cidre anglais rapporté par une collègue de monsieur.
  • Après avoir beaucoup hésité, j’ai fini par valider mon inscription au Craft if forward de Ioionette. Vu comme je suis peu douée de mes dix doigts, ceux qui choisiront de rejoindre ma chaîne quand j’aurai reçu mon paquet ont intérêt à aimer les biscuits.

Et vous, votre semaine ?

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Mon amie la CAF

Je vous avoue que je suis un peu désespérée. Cela fait deux mois et demi que j’essaie désespérément de faire avancer notre dossier à la CAF, mais ça bugue, et j’ai vraiment l’impression, soit d’avoir affaire à des incompétents, soit d’être prise pour une conne (soit les deux, sait-on jamais).

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Mais reprenons. A la naissance de la Crevette, nous avons envoyé les papiers comme il fallait, en mettant monsieur en allocataire principal vu que je dépends de deux régimes et que ça avait été un poil compliqué pendant ma grossesse. Deux mois se passent, le dossier nous revient, on nous annonce que monsieur dépendant d’un régime spécial (le régime des Anglais installés en France, dirons-nous), ce n’est pas à la CAF de gérer notre dossier, mais au régime spécial. Soit. Sauf qu’entretemps, monsieur a changé de travail et est en cours de réaffiliation au régime général. Nous décidons de laisser couler.

En août, vu qu’on a engagé la nounou, je contacte le centre Pajemploi, qui me renvoie vers la CAF, qui elle-même me dit que je dois faire une demande d’allocation. J’établis un dossier en béton, avec justificatifs comme quoi Monsieur n’a jamais rien touché de son régime spécial, attestation sur l’honneur et copie des trois derniers bulletins scolaires. Trois semaines plus tard, courrier de la CAF pour m’annoncer qu’il manque un RIB (mais j’ai rentré les coordonnées bancaires sur le papier, ça ne suffit pas ?). Je respire, je renvoie le RIB.
Encore trois semaines plus tard, j’appelle pour savoir où ils en sont. Ah bah, ils demandent à un technicien de me rappeler d’ici 48 à 72 heures (notez l’efficacité). La technicienne me rappelle (nous sommes dans la deuxième quinzaine d’octobre, je n’ai toujours pas de numéro employeur, ma nounou n’a pas de fiche de paie, nous ne pouvons pas préparer les dossiers pour les autres aides à la garde d’enfant…) et m’annonce que le dossier est nickel et qu’elle le met sur le dessus de la pile (en gros).
Hier soir, peu avant 17h, je suis au téléphone avec Tonton Sigmund et ne peux décrocher. J’écoute donc, dix minutes plus tard, le message d’un autre technicien CAF : on ne peut pas traiter mon dossier parce que l’Anglais dépend d’un régime spécial (mais non, putain, il n’y est plus depuis mai). Je rappelle dans la foulée, bien entendu, ça répond pas, pensez-vous, il est trop tard. J’appelle ce matin à l’ouverture, lignes encombrées (en fait, je pense que c’est automatique : quand vous appelez deux fois de suite de façon trop rapprochée, le système vous dit qu’il y a trop d’appels).
J’ai enfin quelqu’un, à qui j’explique ma situation, déjà bien remontée. La nana me dit de me calmer, à quoi je rétorque qu’on me balade depuis deux mois et demi et que c’est du foutage de gueule. Elle me raccroche au nez. Je rappelle, bien entendu mon numéro est bloqué. Je feinte, en rappelant depuis mon fixe. Comme à chaque fois, on me demande mon numéro d’allocataire, mon nom, mon adresse, mon numéro de tel (soi-disant pour mettre à jour le dossier, mais je dirais plutôt pour prolonger le service et faire payer la communication…). J’explique ma situation… un technicien va me rappeler d’ici 48 à 72h ! Mais putain, de qui se moque-t-on ?

Alors je sais que les CAF sont surchargées et en sous-effectif. Je sais qu’ils se font agresser quotidiennement au téléphone par des gens comme moi (et le pire, c’est que je me transforme en harpie et que, vu comme j’en chie, j’estime que c’est pas grave, ça leur fera les pieds). Mais bordel, ne peut-on avoir un semblant de compétence ? De réponse ? J’ai l’impression que les opérateurs téléphoniques ne sont là que pour brasser de l’air et nous pomper du fric en nous faisant poireauter sur un appel surtaxé. Pas une seule fois, je n’ai reçu de réponse claire et utile.
Et d’usager, on passe à usagé.

PS : je passe bien entendu sous silence le fait qu’ils n’ont pas reçu mon attestation de grossesse / ah en fait si mais votre dossier s’est perdu / ah mais a priori vous avez droit à la prime de naissance… J’attaquerai cet Everest-là le jour où j’aurai résolu mes soucis d’allocation.

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Visite au mas des Tourelles

Juste à côté de Beaucaire (de triste renommée depuis quelques mois), se trouve une ancienne villa gallo-romaine dont le terroir est toujours exploité par un vigneron, et qui propose une découverte de la vigne et du vin à l’époque romaine. Vous me direz : vu comme ça, ça sent un peu le petit musée poussiéreux dans un coin du bâtiment, avec trois vestiges exhumés du terrain. Sauf que…

Le bois sacré

Le bois sacré

Je pense que le propriétaire des lieux est un passionné car il a non seulement reconstitué un petit bout d’exploitation viticole avec des techniques antiques, mais il a carrément, avec l’aide du CNRS, recréé un pressoir antique d’après une description de Columelle et produit trois cuvées de vins romains. On appelle ça de l’archéologie expérimentale et, franchement, c’est une façon ludique d’appréhender l’histoire.

La visite se fait en trois parties : une promenade dans le jardin et les vignes, une petite exposition autour de la vigne et du vin à l’époque romaine, et enfin un petit film sur les vendanges et la vinifications effectuées tous les ans à l’exploitation.
La promenade sous le soleil, juste à l’ouverture à 10h du matin avait quelque chose de presque féerique : on traverse le bois sacré avant d’arriver aux vignes, plantées sur des pergolas, cultivées à ras de terre, voire accrochées aux oliviers. Petit avantage : on avait le droit de grappiller des grains de raisin (du muscat petit grain) à même la pergola.

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L’exposition est sympathique mais sans plus : des explications sur comment fonctionnait une villa à l’époque (une villa n’est pas qu’un lieu de résidence, c’est aussi et avant tout une exploitation agricole), la production d’amphores, plus quelques ajouts sur la vie quotidienne.
La dernière partie est impressionnante : le pressoir est immense et, surtout, a été reconstruit à l’identique. On y foule le raisin aux pieds, ce que nous explique un petit film (à la narration assez artisanale quoique bien documentée).

Le pressoir

Le pressoir

Enfin, la partie dégustation : à l’époque antique, on mélangeait le vin avec du miel ou des épices, voire avec quelque chose de plus exotique comme de l’eau de mer, du musc, du sucre de fruit (et j’en passe).
Le mas des Tourelles produit trois cuvées : du mulsum, un vin rouge miellé qui ressemble fort à l’hypocras, du turriculae, un vin blanc résiné et légèrement salé, qui peut rappeler le vin du Jura (cette recette est la plus précise, elle est donnée par Columelle – encore lui), et du carenum, un blanc liquoreux aux reflets presque rouges.

Cuvée Turriculae

Cuvée Turriculae

En tout cas, ça se boit très bien à l’apéritif ou en fin de repas.

Mas des Tourelles, route de Saint-Gilles, 30300 Beaucaire

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