10 Things I liked this week #6

Je ne vous ferai pas languir plus longtemps : cette semaine était quand même vachement mieux que la précédente (la preuve, je n’ai pas eu trop de mal à trouver dix choses qui m’ont plu).

Parce que le chocolat, c'est la vie

Parce que le chocolat, c’est la vie

  • Lundi, mes beau-parents sont passés nous voir, pendant que l’Anglais allait bosser. Ils ont embarqué mademoiselle en promenade, ce qui m’a permis de faire mon ménage d’urgence. Et le soir, c’était sushi.
  • Mardi soir, nous avons dîné avec plusieurs couples d’amis que nous n’avions pas vu depuis un bon moment. C’était fort sympathique, et la Crevette a pu draguer.
  • Ce même soir, nous avons appris une grossesse que j’espérais depuis deux ou trois ans. Je suis ravie pour les futurs parents.
  • Mardi encore, ma swapée a enfin reçu son colis ! Il était temps, je commençais à m’inquiéter.
  • D’ailleurs, mon article a fait sortir du bois d’autres blogueuses qui souhaiteraient poursuivre une activité qu’Armalite a décidé d’arrêter. On va attendre 2015, mais je pense que je vais reprendre le flambeau.
  • J’apprends avec beaucoup de joie qu’une de mes meilleurs amies a enfin rencontré le bonheur. Je croise les doigts, mais je pense que c’est en bonne voie.
  • Samedi, l’Anglais a embarqué la Crevette chez ses parents. J’avais prévu de bosser, mais en fait : j’ai vu mon psy, fait la sieste, fait du ménage, fait les courses et acheté plein (trop !) de livres.
  • Dimanche (aujourd’hui, donc), c’était le marché de l’histoire de Pontoise : nous avons eu beaucoup de succès en petite famille Premier Empire, je suis ruinée parce que je me suis offert une crinoline de bal, et comme d’habitude, on a rapporté plein de bouffe.
  • Mon estomac a également été contenté cette semaine, entre chocolat chaud improvisé et cidre anglais rapporté par une collègue de monsieur.
  • Après avoir beaucoup hésité, j’ai fini par valider mon inscription au Craft if forward de Ioionette. Vu comme je suis peu douée de mes dix doigts, ceux qui choisiront de rejoindre ma chaîne quand j’aurai reçu mon paquet ont intérêt à aimer les biscuits.

Et vous, votre semaine ?

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Mon amie la CAF

Je vous avoue que je suis un peu désespérée. Cela fait deux mois et demi que j’essaie désespérément de faire avancer notre dossier à la CAF, mais ça bugue, et j’ai vraiment l’impression, soit d’avoir affaire à des incompétents, soit d’être prise pour une conne (soit les deux, sait-on jamais).

CAFnew_logo

Mais reprenons. A la naissance de la Crevette, nous avons envoyé les papiers comme il fallait, en mettant monsieur en allocataire principal vu que je dépends de deux régimes et que ça avait été un poil compliqué pendant ma grossesse. Deux mois se passent, le dossier nous revient, on nous annonce que monsieur dépendant d’un régime spécial (le régime des Anglais installés en France, dirons-nous), ce n’est pas à la CAF de gérer notre dossier, mais au régime spécial. Soit. Sauf qu’entretemps, monsieur a changé de travail et est en cours de réaffiliation au régime général. Nous décidons de laisser couler.

En août, vu qu’on a engagé la nounou, je contacte le centre Pajemploi, qui me renvoie vers la CAF, qui elle-même me dit que je dois faire une demande d’allocation. J’établis un dossier en béton, avec justificatifs comme quoi Monsieur n’a jamais rien touché de son régime spécial, attestation sur l’honneur et copie des trois derniers bulletins scolaires. Trois semaines plus tard, courrier de la CAF pour m’annoncer qu’il manque un RIB (mais j’ai rentré les coordonnées bancaires sur le papier, ça ne suffit pas ?). Je respire, je renvoie le RIB.
Encore trois semaines plus tard, j’appelle pour savoir où ils en sont. Ah bah, ils demandent à un technicien de me rappeler d’ici 48 à 72 heures (notez l’efficacité). La technicienne me rappelle (nous sommes dans la deuxième quinzaine d’octobre, je n’ai toujours pas de numéro employeur, ma nounou n’a pas de fiche de paie, nous ne pouvons pas préparer les dossiers pour les autres aides à la garde d’enfant…) et m’annonce que le dossier est nickel et qu’elle le met sur le dessus de la pile (en gros).
Hier soir, peu avant 17h, je suis au téléphone avec Tonton Sigmund et ne peux décrocher. J’écoute donc, dix minutes plus tard, le message d’un autre technicien CAF : on ne peut pas traiter mon dossier parce que l’Anglais dépend d’un régime spécial (mais non, putain, il n’y est plus depuis mai). Je rappelle dans la foulée, bien entendu, ça répond pas, pensez-vous, il est trop tard. J’appelle ce matin à l’ouverture, lignes encombrées (en fait, je pense que c’est automatique : quand vous appelez deux fois de suite de façon trop rapprochée, le système vous dit qu’il y a trop d’appels).
J’ai enfin quelqu’un, à qui j’explique ma situation, déjà bien remontée. La nana me dit de me calmer, à quoi je rétorque qu’on me balade depuis deux mois et demi et que c’est du foutage de gueule. Elle me raccroche au nez. Je rappelle, bien entendu mon numéro est bloqué. Je feinte, en rappelant depuis mon fixe. Comme à chaque fois, on me demande mon numéro d’allocataire, mon nom, mon adresse, mon numéro de tel (soi-disant pour mettre à jour le dossier, mais je dirais plutôt pour prolonger le service et faire payer la communication…). J’explique ma situation… un technicien va me rappeler d’ici 48 à 72h ! Mais putain, de qui se moque-t-on ?

Alors je sais que les CAF sont surchargées et en sous-effectif. Je sais qu’ils se font agresser quotidiennement au téléphone par des gens comme moi (et le pire, c’est que je me transforme en harpie et que, vu comme j’en chie, j’estime que c’est pas grave, ça leur fera les pieds). Mais bordel, ne peut-on avoir un semblant de compétence ? De réponse ? J’ai l’impression que les opérateurs téléphoniques ne sont là que pour brasser de l’air et nous pomper du fric en nous faisant poireauter sur un appel surtaxé. Pas une seule fois, je n’ai reçu de réponse claire et utile.
Et d’usager, on passe à usagé.

PS : je passe bien entendu sous silence le fait qu’ils n’ont pas reçu mon attestation de grossesse / ah en fait si mais votre dossier s’est perdu / ah mais a priori vous avez droit à la prime de naissance… J’attaquerai cet Everest-là le jour où j’aurai résolu mes soucis d’allocation.

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Visite au mas des Tourelles

Juste à côté de Beaucaire (de triste renommée depuis quelques mois), se trouve une ancienne villa gallo-romaine dont le terroir est toujours exploité par un vigneron, et qui propose une découverte de la vigne et du vin à l’époque romaine. Vous me direz : vu comme ça, ça sent un peu le petit musée poussiéreux dans un coin du bâtiment, avec trois vestiges exhumés du terrain. Sauf que…

Le bois sacré

Le bois sacré

Je pense que le propriétaire des lieux est un passionné car il a non seulement reconstitué un petit bout d’exploitation viticole avec des techniques antiques, mais il a carrément, avec l’aide du CNRS, recréé un pressoir antique d’après une description de Columelle et produit trois cuvées de vins romains. On appelle ça de l’archéologie expérimentale et, franchement, c’est une façon ludique d’appréhender l’histoire.

La visite se fait en trois parties : une promenade dans le jardin et les vignes, une petite exposition autour de la vigne et du vin à l’époque romaine, et enfin un petit film sur les vendanges et la vinifications effectuées tous les ans à l’exploitation.
La promenade sous le soleil, juste à l’ouverture à 10h du matin avait quelque chose de presque féerique : on traverse le bois sacré avant d’arriver aux vignes, plantées sur des pergolas, cultivées à ras de terre, voire accrochées aux oliviers. Petit avantage : on avait le droit de grappiller des grains de raisin (du muscat petit grain) à même la pergola.

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L’exposition est sympathique mais sans plus : des explications sur comment fonctionnait une villa à l’époque (une villa n’est pas qu’un lieu de résidence, c’est aussi et avant tout une exploitation agricole), la production d’amphores, plus quelques ajouts sur la vie quotidienne.
La dernière partie est impressionnante : le pressoir est immense et, surtout, a été reconstruit à l’identique. On y foule le raisin aux pieds, ce que nous explique un petit film (à la narration assez artisanale quoique bien documentée).

Le pressoir

Le pressoir

Enfin, la partie dégustation : à l’époque antique, on mélangeait le vin avec du miel ou des épices, voire avec quelque chose de plus exotique comme de l’eau de mer, du musc, du sucre de fruit (et j’en passe).
Le mas des Tourelles produit trois cuvées : du mulsum, un vin rouge miellé qui ressemble fort à l’hypocras, du turriculae, un vin blanc résiné et légèrement salé, qui peut rappeler le vin du Jura (cette recette est la plus précise, elle est donnée par Columelle – encore lui), et du carenum, un blanc liquoreux aux reflets presque rouges.

Cuvée Turriculae

Cuvée Turriculae

En tout cas, ça se boit très bien à l’apéritif ou en fin de repas.

Mas des Tourelles, route de Saint-Gilles, 30300 Beaucaire

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Message de service

Holidays reading

Pour cause de vacances sans connexion internet fixe, ce blog risque d’être mis à jour de façon très aléatoire. J’essaierai peut-être de raconter ma vie, mais je risque d’être trop occupée à lire au bord de la piscine.

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To-do list d’avant les vacances : le bilan

Deux semaines plus tard, que sont devenues mes bonnes résolutions ?

to-do list

  • Aller voir les expositions “Tatoueurs, tatoués” et “Indiens des plaines” au musée du quai Branly (pour la seconde, c’est mal barré, ça finit cette semaine).
    C’est effectivement mort pour “Indiens des plaines”, et nous n’avons pas trouvé le temps pour “Tatoueurs, tatoués”. L’avantage c’est que cette dernière a lieu jusqu’à octobre, on y arrivera peut-être.
  • Essayer mes maillots de bain et devoir sans doute m’en trouver un autre en catastrophe.
    Non seulement je les ai essayés, mais ils me vont encore (la magie du Lycra). Flawless victory !
  • Venir à bout de la paperasse (j’ai reçu un rappel de l’Agessa, j’ai semble-t-il oublié de leur envoyer mon justificatif fiscal et je dois exhumer un justificatif de droits sécu “normale”).
    Incroyable, mais vrai, je me suis (normalement) dépêtrée de tout ce bazar. On verra à notre retour si c’était bien le cas ou si je me suis trompée.
  • Attaquer ma traduction, histoire de me donner du coeur à l’ouvrage, sinon je vais prendre beaucoup trop de retard.
    J’ai réussi à faire le prologue et le premier chapitre, soit une vingtaine de pages. En temps normal, j’en ai pour une journée. Là, il m’en a péniblement fallu trois. Et comme on n’aura pas le net en vacances, ça s’annonce mal pour continuer.
  • Achever le chapitre 10 de mon prochain roman (genre je viens de finir le 7, j’y crois à fond…).
    Ah, ah, ah. Genre. J’ai à peine fini le chapitre 8. Achevez-moi.
  • Réserver l’abonnement à l’Opéra pour l’an prochain. Et réserver des places à l’Opéra-Comique. Adieu mes économies.
    Ratage total. Leen et moi avons prévu de revoir les choses à mon retour. Pour l’instant, j’ai toujours des sous.
  • Trier les affaires de la Crevette, rapport au fait que ça pousse vite, ces bêtes-là
    J’ai tout fait ! Encore un joli carton estampillé “Crevette 3 mois”.
  • Réserver l’initiation à la cérémonie du thé pour Shermane et moi.
    Fait et consommé !
  • Ranger mon bureau (il paraît que, sous le bordel, se trouve un plan de travail… il paraît) et la table basse (avant qu’elle ne s’effondre pour de bon sous le poids des livres).
    Non seulement je n’ai rien fait, mais en plus j’ai reçu une commande de bouquins qui encombrent un peu plus mon bureau.
  • Commander des cartouches d’encre pour l’imprimante : depuis qu’elles sont vides, la machine refuse obstinément de bosser, même pour scanner des documents. Je suis obligée d’envoyer les pièces à l’Anglais sur son adresse pro pour qu’il s’en charge à son boulot. Pratique. Et éthique, aussi.
    Cf. point au-dessus. Encore un ratage.
  • Trouver le livre pour la ronde des poches organisée par Armalite. Je sais qu’on a jusque fin août, mais je sens bien que si je ne m’y mets pas rapidement, ça va être une vraie galère.
    Normalement j’ai trouvé le livre, mais je l’enverrai à mon retour, là j’ai pas le temps.
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Friture sur la ligne

Mais… mais… serait-ce un post ? Serais-je de retour parmi les blogueurs ? Eh bien il faut croire que oui… Après une pause de près de trois ans et demi, j’ai de nouveau envie d’écrire et de raconter ma vie.

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Alors, que s’est-il passé pendant tout ce temps ? Petit rattrapage, si vous avez manqué le début…

Vie personnelle
J’ai épousé mon Anglais quelques mois après mon dernier post.
Et puis on a eu une petite fille, dite LaCrevette, qui a quelques mois.
Ah, et on a quitté Paris pour la proche banlieue.

Vie professionnelle
Je suis “officiellement” devenue traductrice littéraire freelance. Je travaille pour le compte d’un seul éditeur, notamment parce que je cumule avec mon ancien boulot de correctrice, mais désormais à temps partiel.
Je suis devenue romancière : j’ai publié deux romances (des histoires à l’eau de rose, quoi) et je suis en train de rédiger la troisième qui devrait sortir l’an prochain si tout va bien. Oui, je fais dans la “mauvaise littérature”, mais ça m’éclate.

Voyages
On a beaucoup bougé, surtout quand on a appris ma grossesse (genre “après ce sera terminé”)
Australie : automne 2011
Seattle : automne 2012
Japon : automne 2013
Entre les deux, plusieurs séjours à Londres, une petite escapade au Mont-Saint-Michel.

Ce qui n’a PAS changé
Je mange toujours autant, et la bouffe est une de mes obsessions.
Je vois mon psy deux fois par semaine.
Je n’ai toujours pas mon permis.
Je lis quinze bouquins à la fois.

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Antiquité rêvée

Ca alors, un post ! Un mois de silence, record battu. En même temps, j’ai fait de mon mieux, mais le retour des fêtes a été difficile – en exclusivité pour vous, j’ai testé le rôle de garde-malade le soir du 31 décembre – et janvier ne nous a pas vraiment épargné. Mais je suis de retour ! Avec un semblant de vie sociale, qui plus est.

Vendredi dernier, sous prétexte de voir Lou² et C.euh, je les accompagnées à l’exposition “Antiquité rêvée – Innovations et résistances au XVIIIème siècle”. Bon, en gros, c’est une exposition qui retrace l’évolution de l’art français vers le néo-classicisme, période qui finira en apothéose sous Napoléon.
Soyons francs, le néo-classicisme, ça m’a toujours emm***ée : à mes yeux, on reprend des sujets antiques (parce qu’on n’a plus d’idée) et on les adapte vaguement au goût du jour. S’ensuit une mode assez désespérante, où Madame de Staël finit par s’habiller à l’antique et à déclamer des vers avec sa lyre dans les salons. Je caricature à peine.

Heureusement, C.euh a fait sa thèse d’histoire de l’art sur cette période. Au moins, vais-je apprendre des choses. Oui, mais en fait, personne n’était vraiment d’humeur sérieuse, on a surtout passé l’expo à dire des bêtises (enfin, j’ai quand même appris des trucs sur la technique picturale de Boucher, hein, j’vous rassure, et j’ai même sorti une comparaison hyper intelligente sur Francis Blake). Et puis, C.euh m’a confessé qu’il fallait prendre cette période au deuxième degré sous peine de mourir d’ennui.
Nous avons quand même pu admirer des peintures de ruines (un des sujets que je préfère dans l’art du XVIIIème siècle, avec Boucher et Fragonard), des sujets tirés de Plutarque, Homère et les autres (à la recherche du prénom le plus crétin de l’expo) et un tableau proprement hallucinant, La marchande à la toilette, dite La marchande d’amours de Joseph Vien. On y voit une jeune femme proposer des amours ailés et joufflus entassés dans un panier. J’avoue que ce tableau nous a laissées songeuses et joyeuses pour le reste de la soirée.

Voilà, une fois n’est pas coutume, je ne fais pas de compte-rendu savant, juste une rapide présentation. Bon, allez, promis, au printemps j’irai voir Cranach au Sénat, ce sera sans doute plus efficace.

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Bestiaire 2

Après les vrais animaux hier, voici les animaux imaginaires ou fantastiques…

Un tanuki (version kawaii)

En plein Kyôto. Sur le chemin de la philosophie.

La souris est aussi une divinité shintô !

Le lapin est considéré comme le messager des dieux. Oui, ici, c’est une peluche géante, je sais.

Un autre tanuki (version tradi avec costume et grosses testicules)

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Back to work

Et oui, je suis de retour. Pour de bon, j’espère. Je pense que cette parenthèse était vraiment nécessaire, peut-être que j’exposerai mes raisons, peut-être que non, je ne sais pas encore.
Pour aujourd’hui, juste un petit mot pour vous dire que je me remets au travail. En revanche, pour le compte-rendu du séjour au Japon, je pense que je finirai pas me contenter de séries de photos thématiques, et ce très bientôt.

See you soon

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Kyôto, premier jour

Nous sommes arrivées à Kyôto jeudi soir, mais suite aux problèmes techniques auxquels j’ai fait référence, c’est comme qui dirait le bazar pour mettre à jour ce blog. Comptez un différé d’une douzaine d’heures à deux jours, c’est selon.

Nos pas se sont dirigés vers le nord-ouest de la ville, qui abrite une partie des plus beaux temples du pays, dont plusieurs classés au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Première étape au Ninna-ji, qui était en cours de préparation pour un évènement officiel. C’est un ensemble monastique orné de magnifiques shôji, ou cloisons coulissantes, peints de paysages ou de scènes historiques. Sur les peintures de paysages, les motifs récurrents sont le pin et la grue, tous deux symboles de longévité. Les bâtiments sont entourés d’un jardin zen, fait de pierre, d’arbres et d’eau, au rendu absolument magnifique. Une impression de profondeur vertigineuse se dégage des lieux quand on se trouve face à l’étang.

Deuxième visite au Ryôan-ji, le plus connu des jardins zen, le jardin exclusivement minéral : plusieurs grosses pierres sont installées au milieu d’une mer de gravier. Dit ainsi, ça peut paraître très prosaïque, mais l’idée est de susciter la poésie de la matière la plus aride, de prouver que la concentration est nécessaire en toute chose. Le bâtiment abrite aussi un très beau bassin de pierre orné de caractères chinois, dont la disposition permet de lire différents mots (difficile de faire une meilleure explication ici).

Enfin, dernière étape de la matinée, le pavillon d’or, ou Kinkaku-ji. J’aime bien l’endroit, il est très célèbre, Mishima en a fait un roman… mais j’avoue que deux choses m’ennuient : je le trouve un peu trop voyant et, surtout, il est envahi de touristes. Et les touristes, en Asie, aiment se faire prendre en photo devant tout et n’importe quoi, en particulier un lieu célèbre.

Après une pause bien méritée, direction Arashi-yama, un peu plus à l’ouest. Nous empruntons le « Ranten », sorte de micro tramway brinquebalant, mais très sympathique. Arashi-yama, « la montagne aux tempêtes », est également un lieu couvert de monastères. Parmi ceux-ci, nous jetons notre dévolu sur le Tenryû-ji, dont les grands jardins sont très beaux, dominent la ville, et permettent d’apercevoir la ligne bleutée des montagnes alentours. Ils nous permettent également d’échapper à une cohorte de touristes chinois braillards.

Après une rapide escapade dans la bambouseraie attenante, nous retournons sur nos pas, et faisons un rapide détour par un petit sanctuaire spécialisé dans les vœux pour l’enfantement. L’endroit est noyé dans les arbres et éclairé de lampions rouges, qui lui confèrent un aspect un peu irréel.

La réalité reprend néanmoins bien vite ses droits quand nous faisons escale dans une pâtisserie traditionnelle. Sylve n’est toujours pas convaincue par les sucreries locales, mais je me régale d’un Saga-manjû (gâteau de farine de riz fourré aux haricots rouges et ayant un peu la forme d’un caillou) et d’un macha à la crème fouettée, assez surprenant.

Le trajet du retour s’effectue de nouveau dans le petit tramway, et la journée s’achève tranquillement en échafaudant des plans de bataille pour le lendemain.

Photos à venir quand j’aurai une vraie connexion.

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