Ici et maintenant

Je n’ai aucune originalité, je reprends la structure du post d’Armalite (et de Shermane, du coup), pour faire un rapide topo de mon état actuel.

La dernière fois que vous avez ri aux éclats : certainement en faisant une blague avec l’Anglais, mais je ne sais plus exactement quand ni à quel sujet.
La dernière fois que vous avez pleuré : chez mon psy, vendredi dernier, après une séance (et une nuit) épuisante nerveusement.
Le dernier rêve dont vous vous souvenez : mon psy (encore elle) me disait qu’il ne fallait pas inscrire la Crevette à la danse parce que c’était moi qui avais toujours rêvé d’en faire, pas elle. Hum.
Votre livre du moment : Un peu L’Assommoir de Zola (j’aime Zola d’amour, je l’ai déjà dit ?), un peu les œuvres complètes de Louise Labé (poétesse du 16ème siècle). Ouais, ça a l’air très sérieux, mais gardez en mémoire que je lis par tranches de 5-10 minutes.
Votre dernière série télé coup de cœur : Peaky Blinders est une de celles qui me plaisent le plus ces dernières années, j’attends la saison 4 avec impatience. Je suis toujours aussi fan de Broadchurch et j’ai hâte que France 2 diffuse la suite de Dix pour cent.
 
La dernière fois que vous avez fait un truc avec un ou des ami(e)s : dimanche, quand Florine est venue boire un thé et causer tatouage(s).
La dernière fois que vous avez fait un truc rien que pour vous : hmmm, rien que pour moi toute seule ou avec le Paprika ? Dans le premier cas, aller à l’opéra, dans le second, prendre le thé avec Shermane la semaine dernière.
L’achat déraisonnable sur lequel vous fantasmez un max : une garde-robe historique complète, de l’Antiquité à nos jours. Ou juste une tournure de bal. Oh, et ce sublime manteau qui coûte un rein (mais cette couleur !).
Votre dernière chouette découverte sur Internet : Je ne suis pas du tout du genre à dénicher les tendances sur Internet, bien au contraire, je débarque après tout le monde. Hmm… me rendre compte que je sais enfin utiliser les stories Instagram ?
Une décision qui vous fait hésiter : calva dans le biberon ou pas ?
Le ou les trucs personnels qui vous préoccupent le plus : Le versement de mes indemnités maternité, qui devrait tomber – si tout va bien – d’ici trois semaines (mon congé maternité court jusqu’à mi-décembre, la bonne blague), la hausse des cotisations Ircec que je trouve affolante, les nuits hachées du Paprika que je soudoierais bien pour qu’il dorme.
Le truc ou les trucs de l’actualité qui vous préoccupent le plus : la montée de l’extrême-droite en Pologne, dont personne ne parle ou presque.
Le ou les trucs personnels qui vous réjouissent le plus : l’arrivée du Paprika, la réaction ultra positive de la Crevette malgré des tensions et frictions inévitables, savoir que l’Anglais s’épanouit dans sa formation, ne subir qu’un modeste baby-blues intermittent au lieu de l’atroce dépression post-partum d’il y a trois ans.
Le ou les trucs de l’actualité qui vous réjouissent le plus : on ne parle pas trop de trucs réjouissants dans les journaux, malheureusement. Je sais que je m’efforce de relever les “bonnes” nouvelles, mais aucune ne me vient spontanément, soit manque de concentration, soit manque d’impact au milieu de toutes les actualités déprimantes / sordides / préoccupantes.
Comment vous encaissez la bascule vers la mauvaise saison ? : Je dirais bien “en ne sortant pas de sous la couette et en buvant du chocolat chaud avec un bon livre”, mais cette proposition ne tient pas compte du fait que j’ai deux enfants. On va dire en montant le chauffage, en remettant un pull et en buvant des litres de thé et de soupe.
Votre prochaine escapade – où et quand ? : n’importe où, dès que possible. Plus sérieusement, on vise le Canada en famille l’été prochain et les Vosges toujours en famille à Noël.
Des projets pour ce week-end ? : Le marché de l’histoire de Compiègne, pour dépenser les sous qu’on n’a pas.
Une note de satisfaction globale sur 10 : 7/10. Ca ira mieux quand le Paprika fera ses nuits dans son lit, dans sa chambre.
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#balancetonporc

Depuis quelques jours, on a vu fleurir ce hashtag sur Twitter, et d’innombrables femmes ont raconté leurs mésaventures face au harcèlement et à la culture du viol. Une déferlante.
Dès que j’ai vu passer cet appel, divers épisodes me sont revenus en mémoire, sans que j’aie besoin de me forcer. Alors je raconte à mon tour.

En primaire, je pratique le judo, c’est un des rares sports qui me plaît. J’abandonne à la fin du CM1, parce que, seule fille dans un cours de 8 ou 10 enfants, les garçons s’ingénient à ouvrir mon kimono (et je suis révoltée à l’idée de porter un tee-shirt en dessous, contrairement à eux, d’autant que j’ai zéro poitrine). Le prof n’a jamais rien vu/dit.

Je suis en 5ème. Le prof de sport, pas très loin de l’âge de la retraite, a une sale réputation, que j’ai du mal à comprendre (j’ai 11 ans et je suis franchement naïve). En effet, ce type débarque dans les vestiaires des filles systématiquement au mauvais moment. Lors d’un cours, pour m’aider à franchir un obstacle, il me pousse les fesses. Devinez qui les autres filles ont regardé de travers ? Indice pour vous chez vous : il n’avait pas pénis.

Toujours en 5ème. Un garçon profite du cours de sport pour me mettre une main aux fesses (oui, encore). Devinez qui on a regardé de travers ? (Oui, encore)

Vers 2009, je marche dans la rue quand un type me fait remarquer que j’ai les tétons qui pointent avec un regard salace (il fait froid, ce jour-là).

En 2011-2012, un de mes collègues prend un malin plaisir à se placer derrière moi pour vérifier des choses que je lui montre sur mon écran d’ordinateur. Je précise que je suis dos à la fenêtre avec peu de recul et que cela lui permet d’avoir une vue plongeante sur mon décolleté, alors que je tourne mon écran pour lui permettre de voir de côté. Ce type est notoirement connu dans les bureaux (au moins parmi les femmes) pour ce genre d’attitude et ses propos limites (“T’as mis une robe, tu sors ce soir ?”), mais visiblement tout le monde s’en fout, à commencer par mes patrons.

Vers la même époque, je porte des collants imprimés “drapeau américain”, une jambe à rayures rouges et blanches, une bleue semée d’étoiles blanches (j’ai le droit d’avoir des goûts douteux, j’assume). Deux types derrière moi ne se privent pas de commenter dans une langue étrangère que je ne parle pas (mais bizarrement “America”, ça se prononce pareil dans toutes les langues), et il est clair que ce n’est pas flatteur.

Je passe sur toutes les fois où je passe devant deux terrasses de bistro entre chez moi et ma gare (longueur du trajet : 50 mètres) et où je vérifie toujours que ma jupe est assez longue / mon manteau bien fermé / mon gilet mis même quand il fait 35° tellement j’ai pas envie d’être scrutée comme un morceau de viande. C’est d’ailleurs un des rares points positifs à ma grossesse : avec mon bide énorme et mes jambes gonflées d’eau, je me suis sentie davantage “protégée”, un comble.

Ce n’est qu’un rapide aperçu, avec les scènes les plus marquantes. En en discutant avec l’Anglais, certaines me sont revenues en mémoire, d’autres m’ont été rappelées par lui.
Le pire, c’est que je m’estime heureuse : je n’ai jamais été “réellement” agressée, je n’ai subi “que” de petites humiliations. J’ai réussi à remettre à sa place mon collègue envahissant en lui balançant des piques sur sa virilité (et puis j’ai perdu le goût de la nouveauté). Mais il est évident que, comme beaucoup (toutes ?) de femmes, j’ai intériorisé cette peur, ces injonctions à être belle-mais-pas-trop.

Aujourd’hui, j’avoue que j’ai la trouille. Pour ma fille, à laquelle il va bientôt falloir expliquer que, non, les garçons n’ont pas le droit de regarder sous sa jupe à l’école (en petite section, le problème est réglé, l’école demande des pantalons parce que c’est plus pratique pour les Atsem), que ce n’est pas normal. Pour mon fils, qu’il faudra éduquer au respect (et je pense que ce sera peut-être encore plus difficile compte tenu du discours ambiant).

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J’ai testé pour vous : avoir la gale

Début juillet, je me suis mise à avoir des démangeaisons aux pieds, selon moi à cause d’une mycose persistante. Après un premier diagnostic (erroné) de mon médecin traitant qui a cru à un herpès (miam), il s’est avéré que je cumulais une mycose et un champignon. Au moment de commencer le traitement, j’ai rappelé mon dermato en lui disant que mes mains commençaient à me démanger également, à quoi elle m’a répondu que c’était très certainement une réaction au traitement (ça arrive souvent) et qu’il ne fallait pas m’inquiéter.

Idées reçues

Image tirée du site “J’ai pas la gale”, généreusement sponsorisé par les laboratoires MSD

Dix jours plus tard, ça me gratte toujours autant sur les pieds que sur les mains, au point parfois de me réveiller la nuit et me faire des marques (j’avais beau gratter au sang, ça démangeait encore). Retour chez le dermato et, cette fois, le diagnostic tombe : c’est sans doute la gale.
Sans doute ? Oui parce que comme je suis “très propre” (je cite le médecin), il n’a pas été possible d’observer de parasites sur ma peau, mais je correspondais à tous les autres symptômes.

Comment j’ai attrapé ça ? Mystère et boule de gomme. Dans mon cas, le plus probable était une contamination par l’intermédiaire de la Crevette (contact peau à peau prolongé) ou de l’Anglais, mais ni l’un ni l’autre n’avait de symptôme.

Mais c’est une maladie de gens sales ! En fait, pas tant que ça, semble-t-il. Il y a de fortes résurgences depuis quelques années, notamment, me disait la dermato, parce qu’à une époque le traitement n’était plus remboursé. Je me demande si le stigmate attaché à cette maladie n’est pas aussi le fait des campagnes hygiénistes de la première moitié du 20ème siècle.

Comment ça se traite ? Monsieur est un petit chanceux, il a eu droit aux comprimés. Mademoiselle et moi avons en revanche dû nous badigeonner intégralement de crème insecticide. Quand je dis intégralement, c’est vraiment partout, jusqu’à la racine des cheveux et entre les orteils. La crème ne sent heureusement pas trop fort, mais elle est très grasse, et il faut la porter au moins 8 heures (donc s’enduire au coucher), c’est merveilleux.
Ensuite, il faut traiter l’environnement : passer le linge des 8 derniers jours à 60°, de même que le linge de lit et de toilette, asperger les matelas et canapés de bombe insecticide, passer un grand coup d’aspirateur.
Et… rebelote dix jours plus tard.

Et au final ? Très sincèrement, si j’avais attrapé ça il y a un an ou avant, j’aurais certainement flippé / pété un plomb / fait une crise. Après l’épisode des punaises de lit, néanmoins, je me suis trouvée remarquablement zen. Ma première réaction quand le médecin m’a détaillé le traitement a été “Ah bah ça va être rapide, au moins”, et à la fin j’en ai fait des blagues.
Un seul bémol : comme beaucoup de gens, j’ai fait une réaction après la deuxième application du produit, alors même que les parasites étaient morts (je me suis gratté les bras pendant 48h). Il paraît que c’est normal et fréquent (mais pour le coup, on devient un peu parano).

Je m’en serais volontiers passée, mais puisque ce fut rapide à régler et circonscrit, je n’ai pas trop eu le temps de cogiter (et puis quel soulagement de ne plus se gratter). Tout est bien qui finit bien !

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Vente de costumes de l’Opéra de Paris

Début mai, en tant qu’abonnée de l’Opéra, j’avais été avertie d’une prochaine vente de costumes et m’étais jetée sur les billets d’entrée à l’heure de leur mise en vente (donc oui, j’ai payé 10 euros pour avoir l’immense privilège d’acheter quelque chose – chut).

Samedi, après une traversée de Paris un peu longue – la vente avait lieu aux Ateliers Berthier, près de la porte de Clichy – me voici dans la queue. J’ai une entrée à 10h, soit la première de la journée et, une vingtaine de minutes avant l’ouverture, nous patientons sagement en rang d’oignon.
A l’heure dite, les portes s’ouvrent, et je peux pénétrer dans le saint des saints le hangar. Les lieux sont vastes, les costumes sont là, sur cintres, rangés par oeuvre (“Rigoletto”, “La flûte enchantée”, “La Belle au bois dormant”…), bien qu’en différents endroits, sans doute pour faciliter la circulation des visiteurs. Les prix sont très variés, de 2€ à 850€. L’espace permet à tout le monde d’évoluer sans se marcher dessus (gros point positif, j’avais peur que ce soit la cohue, et pas du tout).

Alors, qui vient ? Beaucoup de professionnels, à vue de nez, qui regarnissent leurs placards en vue des prochaines saisons (pas mal de théâtres parisiens à vue de nez). Des collectionneurs, des passionnés, qui cherchent à acquérir un petit bout d’histoire de l’opéra (certains costumes ont été portés par des chanteurs ou des danseurs célèbres). J’ai aperçu également quelques reconstituteurs, et il devait y avoir aussi des amateurs à la recherche une tenue pour un bal / un événement, qui soit de bonne facture et pas trop onéreux.

Détail de plis canon sur une robe Renaissance

Au final, j’ai été très sage. Non que je n’ai pas été tentée (une pelisse Premier Empire de Tosca et une robe Renaissance d’une vieille production de Rigoletto m’ont fait de l’œil…), mais je suis devenue très exigeante avec le temps. Si les coupes étaient correctes, le tissu / les ajustements pour la scène / les systèmes de fermeture étaient trop modernes à mon goût. J’avoue, j’aurais pu craquer sur la robe Renaissance en vue d’un bal, si celle-ci n’avait pas été aussi chère !
J’ai été un poil déçue parce que j’aurais souhaité davantage d’accessoires (dessous, coiffes…) mais ceux-ci étaient vendus avec leur costume attitré.

La fameuse pelisse, super bien coupée mais pas dans le bon tissu

J’ai tout de même trouvé le moyen de faire de mini emplettes : un tablier gris moiré orné d’un galon pour la Crevette (qui lui servira de cape pendant quelques années), un noeud de cravate dans les mêmes teintes pour Monsieur, si un jour il se décide à faire du civil 19ème, et un chapeau en feutre style années 30 pour moi. En tout et pour tout, j’ai dépensé la somme colossale de… 14€.
Dernier point positif : en partant, nous avions la possibilité de nous faire photographier dans une tenue de l’opéra, prêtée ou achetée. Je me suis donc fait tirer le portrait dans une tenue d’inspiration Renaissance et ai reçu le cliché par SMS et par mail dans la foulée.

Quand même, Scarpia !

Quoi qu’il en soit, je ne regrette pas un instant cette visite qui m’a fait beaucoup de bien, m’a permis de littéralement toucher du doigt la magie de l’opéra et m’a offert deux heures dépaysement absolu un matin gris de juin. Vivement la prochaine occasion !

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Envies de mai

  • Préparer un peu mon séjour à Rome, même si ça va être épouvantablement frustrant (deux jours et demi, je vais pleurer des larmes de sang devant tous les trucs que je ne pourrai pas faire).
  • Faire une razzia chez Ikea. On a prévu d’aller (enfin !) acheter ce nouveau canapé, mais je me sens des envies de refaire tout l’appartement.
  • Trouver une idée géniale pour l’anniversaire de ma sœur.
  • Faire une liste d’idées pour mon propre anniversaire.
  • Eponger mon retard de travail.
  • Voir toutes les copines que je n’ai pas eu le temps de voir ces dernières semaines pour cause de boulot (oui, encore).
  • Faire au moins une expo (il y en a trop qui me tentent).
  • Essayer de faire baisser ma PAL (ah, ah, ah, genre). A défaut, continuer à lire, ça m’avait manqué.
  • Dormir.
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En ce moment… (Avril 2017)

Allez, je reprends cet instantané d’état d’esprit qui me plaît pas mal. Non que je n’aie rien à dire mais, encore une fois, j’ai réussi à me piéger toute seule comme une idiote et j’ai une traduction à rendre dans 10 jours et une autre dans moins de trois semaines (si). Autant vous dire que le temps manque un peu…

Je lis. La bibliothèque des cœurs cabossés, de Katarina Bivald, reçu à l’occasion de la dernière ronde des poches d’Armalite. C’est sympathique et j’en lis deux ou trois chapitres le soir avant de dormir, c’est à peu près tout ce que supporte mon cerveau en ce moment.
Bon, j’avoue, je l’ai délaissé quelques jours pour une géniale romance écrite par quatre auteurs, Four weddings and a sixpence, que j’avais ratée en décembre dernier.

J’écoute. Pouët, un album pour enfants composé par François Hadji-Lazaro (oui, oui, le type des garçons bouchers). La Crevette en est dingue ; si vous avez des enfants, je recommande, c’est drôle, émouvant et très bien écrit.

Je mange. Du salé, surtout. Je suis dans une phase où le sucré ne m’attire pas plus que ça (attention, il va neiger). C’est sans doute à mettre sur le compte de ma fatigue – ou du retour du printemps et de tous ses délicieux légumes.

Je travaille. N’importe comment puisque je suis encore à la bourre dans mon planning alors que je m’étais juré, en novembre dernier, qu’on ne m’y reprendrait plus. Résultat des courses, j’abats 40 à 60 pages par jour au lieu de mes 20 habituelles (oui, je travaille le soir, aussi).

J’espère. Qu’on aura du beau temps ce week-end.

Je rêve. De sexualité, de violence et de politique. Parfois le tout ensemble. On n’est pas sortis des ronces, moi j’vous l’dis.

Je décide. De mieux m’organiser. Deux “mois de l’enfer” en moins de six mois, c’est intenable et idiot.

Je me sens. Fatiguée. Je l’ai déjà dit ? A ma décharge, je dors 7 à 8 heures par nuit et j’ai l’impression d’être une loque un matin sur deux. Vivement la semaine prochaine que je reprenne la natation.

Je me demande. Si je vais couler direct au fond du bassin après deux mois et demi sans nager mais à m’empiffrer. Hem.

Je me souviens. De toute la paperasse à abattre dans les semaines qui vient (Agessa, impôts, école… que du bon).

Je pense. A acheter un œuf de Pâques pour la Crevette (oui, un, de toute façon il y a encore des tonnes de chocolat à la maison et elle va être pourrie gâtée comme tous les ans).

J’ai du mal. A lever le pied. Après six mois de vie sociale réduite à son strict minimum, j’ai tout le temps envie de faire des trucs (au détriment, au hasard, de mon travail ou de mon repos).

J’essaie. De ne pas me ronger les ongles en attendant le résultat de la présidentielle. Franchement, c’est dur.

Je porte. Un tee-shirt à col bateau, un jean et des bas de contention (ce soir on prend l’avion, mais chut).

Je devrais. Continuer à ranger/traiter tout le bazar que nous ont laissé les punaises (motivation : zéro).

J’aime. Retrouver nos sorties, nos escapades européennes en couple ou chacun de son côté… C’est ce qui me motive.

Je veux. Organiser une braderie à la maison. Pas tout de suite, parce que j’en ai marre de trier / laver / ranger des fringues, mais d’ici quelques mois.

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Berlin 56

A Berlin, dans le quartier de Kurfürstendamm (dit, Ku’damm, d’où le nom originel de la série), l’école de danse de la famille Schöllack est l’une des plus renommées de la ville. Caterina, sa propriétaire sévère et vieux jeu, est secondée par ses filles. Trois jeunes femmes qu’elle mène à la baguette et pour lesquelles elle n’a qu’une obsession : de bons mariages. Helga va épouser un futur magistrat, Eva drague son chef. Monika, la benjamine, refuse de rentrer dans le rang…


J’ai imposé cette série hier soir à l’Anglais sans savoir si cela allait me plaire, et convaincue qu’il s’ennuierait. Mais souvent, Arte réserve de bonnes (voire d’excellentes) surprises.

Nous avons adoré les trois premiers épisodes de Berlin 56, à tel point que nous nous sommes sentis frustrés de ne pas pouvoir visionner toute la saison d’un coup. Les personnages sont bien dessinés, entre la mère tyrannique qui cache bien des choses, l’aînée parfaite qui lutte dans sa vie de femme au foyer, la cadette qui se sent obligée de courtiser un homme pour lequel elle n’a sans doute que peu d’attirance et la benjamine méprisée par sa mère… Ce sont vraiment les héroïnes de l’histoire, qui laisse la part belle aux femmes et à leurs façons d’échapper aux carcans sociaux et politiques d’une Allemagne en pleine reconstruction. Mais les personnages masculins ne sont pas en reste, complexes, faibles, imbus de leur supériorité, indécis, cyniques, optimistes… Aucun n’est monolithique ni caricatural.

En outre, le scénario fait la part belle à l’histoire allemande, aux secrets de famille et aux conséquences de la guerre. Même si nous avons vu venir certains rebondissements assez vite, d’autres nous ont laissés stupéfaits.

Il faut également souligner que la série est servie par une esthétique magnifique : des paysages et décor reconstitués sans doute à l’identique (certaines vues de Berlin évoquent une carte postale qu’on aurait animée), une lumière qui évoque la photographie de l’époque, des costumes superbes, une (excellente) bande originale qui respecte l’époque tout en soulignant la psyché des personnages et vous comprendrez que cette histoire a tout pour plaire ! Si vous n’étiez pas devant votre télé hier soir, vous avez encore quelques jours sur le site d’Arte pour revoir les trois premiers épisodes.

Berlin 56, Arte, jeudi 6 et 13 avril

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Défi liste : les petits plaisirs du printemps

Suite à l’invitation de Zenopia sur son blog, à mon tour de réaliser une liste de ce que j’aime au printemps. Cela me semble presque trop facile, mais je vais essayer de ne pas enfiler trop de lieux communs.

  • C’est la saison de mon anniversaire, ça ne peut être que génial.
  • Après un long hiver plein de patates, de poireaux et de carottes, place aux légumes (et fruits) printaniers, qui vont mettre un peu de couleur et de changement dans l’assiette.
  • Il y a plein de ponts, surtout au mois de mai (enfin ça, c’était surtout mon opinion avant d’avoir la Crevette, aujourd’hui je me demande plutôt comment je vais l’occuper et rattraper tous ces jours de boulot en retard).
  • La ferme de Viltain rouvre, à nous les cueillettes.
  • Il y a du soleil et ça me met de bonne humeur.
  • Il fait encore jour quand je rentre de chez la nounou avec la Crevette. On pourrait même s’attarder un peu.
  • Pâques arrive bientôt, et avec lui la possibilité de manger des tonnes de chocolat.
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J’ai eu des punaises de lit (et je m’en suis sortie)

Ceux d’entre vous qui suivent un peu ce blog ou qui me connaissent en vrai le savent : nous avons eu une infestation de punaises de lit ces derniers mois. Or la route a été longue et je pense que vous faire partager mon expérience, si pénible soit-elle, pourra aider ceux qui se trouveraient un jour dans le même cas. Car nous sommes officiellement débarrassés de ces saletés, et je vais vous raconter comment nous avons fait…

Non, pas ce genre de punaises-là

En juin dernier, alors que je me mets au travail, je découvre une bestiole en train de crapahuter sur ma manche. Ni une, ni deux, je l’écrase dans un Kleenex et découvre… une grosse trace de sang. Qu’est-ce que c’est que ce machin ? Je prends une photo, l’envoie à Monsieur, et oublie rapidement l’incident : nous sommes rentrés la veille d’un week-end aux médiévales de Provins, à tous les coups, on a rapporté une saleté avec nous ; et puis j’ai du boulot et la Crevette est malade, alors on verra bien.
Début août, je me réveille un matin couverte de piqûres sur les bras et les jambes. Je panique un peu, fais une recherche internet et me dis : “A tous les coups, ce sont des punaises de lit” en me remémorant la bestiole croisée deux mois plus tôt. J’en parle un peu sur Facebook, un ami me donne le contact de sa voisine qui est spécialisée dans la détection des punaises de lit, je passe pas mal de temps au téléphone avec elle… mais je ne trouve rien : pas de trace dans la literie ni sur le sommier. Dans le même temps, notre cuisine est envahie de moucherons piqueurs, à tous les coups c’est de leur faute. Fausse alerte, donc.
Mais dans le doute *Attention, grosse connerie* je vaporise deux bombes insecticides soi-disant tue-punaises dans les chambres, histoire d’écarter le danger. Pourquoi c’est une grosse connerie ? Parce que ça fait fuir les punaises sans les tuer, que ça peut donc les “diffuser” dans l’appartement et qu’elles reviennent au bout de quelques semaines.

Plutôt ce genre-là (moche et sanguinaire). En noir, les traces de déjections, constituées de sang.

Trois semaines plus tard, nous sommes rentrées du Canada depuis quelques jours quand, en faisant le lit, je découvre cinq punaises dans les draps. Là, le doute n’est plus possible, nous sommes envahis. Un rapide cliché, on tue les bestioles, et je recontacte Emilie, de l’entreprise Dogscan, qui avait eu la gentillesse de répondre à mes question quelques jours plus tôt. Elle se démène pour nous caser dans son emploi du temps et arrive en fin de journée avec son chien.
La détection est rapide, et le verdict tombe : nous sommes infestés dans les chambres, les placards, le dressing (grand et encombré de trucs) et la salle à manger. De façon assez miraculeuse, le salon – et donc le canapé – est épargné.
Mais d’où ça vient ? Bonne question, on l’ignore. En comptant la première apparition d’une punaise (juin 2016, donc), on peut estimer que l’infestation remonte à avant Noël 2015, à peu près. L’Anglais et moi nous sommes beaucoup déplacés entre juillet 2015 et l’été 2016, autant dire que n’importe qui a pu rapporter ça (ou alors c’est quelqu’un qui a pu nous contaminer en laissant son manteau sur notre lit lors d’une soirée… mais vu qu’aucune personne de notre entourage n’a ça, il faut croire que c’est la faute à notre goût des voyages).

Alors que je suis encore en train de digérer la nouvelle, Emilie passe en revue les règles à suivre pour se débarrasser de l’infestation. Et si je croyais avoir touché le fond, la fin de son discours me plonge dans un profond désarroi…
Il faut passer tout le textile en machine à 60° et, idéalement, le sécher au sèche-linge (on n’a pas de sèche-linge, mais on peut faire sécher dans le salon et la salle de bains, tous deux épargnés). Ce qui ne passe pas en machine doit être passé à la vapeur du fer (donc très chaud), au sèche-linge à puissance maximale pendant au moins une demi-heure (si) ou au congélateur dans un sac hermétique pendant trois jours (-18° le congélateur). Une fois “propre”, le linge doit être conservé dans des sacs poubelles hermétiques pour ne pas reprendre l’infestation. Si vous sortez le moindre vêtement du sac, il faut le relaver avant de le re-ranger.
OK, ça va être long, mais on peut s’en sortir. Ah mais c’est pas fini. Il faut passer l’aspirateur tous les jours, le vider tous les jours, jeter le contenu du sac (bien fermé) dans une poubelle extérieure, puis nettoyer l’aspirateur à la Javel (j’ai choisi les lingettes) ou à l’eau bouillante.
Bien, bien, bien. Je sens que ça va être fastidieux. Mais là, Emilie m’assène le coup de grâce : il faut enfermer tous les livres dans des caisses hermétiques pendant… deux ans. Euh, pardon ? Ben oui, les punaises peuvent s’y réfugier et y pondre. Dans une caisse hermétique, elles sont condamnées à mourir de faim, un processus qui peut durer jusqu’à 18 mois. Deux ans, c’est une durée “de sécurité”.

C’est le moment où je rappelle que je travaille dans l’édition, que l’Anglais et moi lisons beaucoup de BD et de trucs en tout genre et que la Crevette a déjà une bibliothèque à faire pâlir d’envie beaucoup d’enfants. Il y a littéralement des livres partout : dans la chambre de mademoiselle (grosse bibliothèque avec les BD et les livres anciens, plus les ouvrages historiographiques), dans notre chambre (papiers importants, livres d’art, programmes de spectacles, trucs divers), dans la salle à manger (tous nos poches et nos guides de voyage), sans compter les sacs et cartons de livres à vendre que je ne peux décemment pas remettre sur le marché tout de suite.

Emilie conclut avec une mise en garde : ne surtout pas jeter le lit ou le sommier tant que le traitement n’est pas fini. Pourquoi ? D’abord parce qu’il y a des chances que quelqu’un récupère vos meubles et soit infesté à son tour. Ensuite parce que vous allez installer un nouveau lit qui sera, à son tour, infesté. Enfin parce que le traitement risque de nous coûter assez cher, et qu’il vaut mieux remettre l’achat d’un nouveau lit à plus tard. Ah bah c’est formidable. Passez-moi une corde, ça ira plus vite.
Quand tout ceci sera fait, on pourra… appeler une société spécialisée dans la désinsectisation, pour qu’ils effectuent deux passages à deux ou trois semaines d’intervalle pour réaliser une nébulisation et lancer un fumigène afin de tuer les punaises restantes. Pourquoi deux passages ? Parce que le produit n’agit que sur les adultes, et qu’il faut revenir pour tuer les punaises qui auraient éclot entre-temps. Charmant.

La petite blague ? Le diagnostic tombe exactement quatre jours avant notre départ pour l’Irlande. Il va falloir “stériliser” toutes les affaires et la valise que nous comptons emporter pour éviter de propager l’infestation.
Soyons francs, j’ai passé les trois premiers jours à faire mon ménage en pleurant. Impossible de me concentrer sur mon travail, j’étais obnubilée par cette présence sournoise et insidieuse. Je lavais le plus possible, pestant contre le temps de séchage du linge (et encore, c’était l’été), commandant en catastrophe les premières caisses sur Amazon et emballant des bouquins, tout en passant la valise à la vapeur du fer et en congelant les livres qu’on comptait emporter.

De retour de vacances – qui nous ont offert une pause bien méritée, parce que j’étais au bord de la crise de nerfs – on s’y met franco. C’est parti pour du nettoyage, du repassage, des allers-retours à la laverie, de l’emballage de livres en caisses scellées au scotch… La première semaine, je suis incapable de faire autre chose. Mais il faut bien se remettre à travailler.

Au départ, naïve déterminée, je m’étais fixé comme but d’être débarrassés fin octobre. Puis fin novembre, avant le mariage de C.euh. Puis avant Noël. Pendant les vacances de Noël, nous étions bien évidemment toujours infestés, si bien que l’Anglais et moi avons décidé de nous retrousser les manches. On a emballé les derniers bouquins, vidé ce qu’il restait dans les étagères et, enfin, début janvier, j’ai pu prendre rendez-vous avec la société Easy Services.
Le passage des techniciens est, en soi, une aventure à part entière. D’abord, il faut tout dégager : toutes les caisses en plastique ont été évacuées dans notre garage ou la cave (coup de bol, on n’a pas eu besoin de louer un box), et tous les sacs poubelle amoureusement constitués depuis cinq mois ont été entassés dans la salle de bains pour dégager les accès des pièces contaminées. Ensuite, il est impossible de rester pendant la nébulisation/fumigation : il faut revenir après le départ du technicien pour verrouiller l’appartement (ne pas rouvrir la porte) et ne pas rentrer avant au moins 5 heures. Comme nous avons un enfant en bas âge (moins de 8 ans), il nous était interdit de dormir chez nous, il a donc fallu organiser deux déplacements chez ma mère. De retour à la maison, il faut aérer et continuer à respecter le protocole (lessives, aspirateur…).
Quinze jours après le second passage (samedi dernier, donc), Emilie est revenue avec son chien pour nous confirmer la bonne nouvelle : plus de punaises à la maison ! Il reste à ranger les affaires dans les placards et les livres dans les bibliothèques, mais en procédant avec beaucoup de prudence, car nous avons emballé certaines choses non traitées pour accélérer la procédure. Il faudra les déballer dehors ou dans la baignoire, et les laver/congeler immédiatement. On a encore quelques mois d’amusement en perspective, mais on respire.


Concrètement, qu’est-ce que cela a changé ? D’abord, nos finances !
Car tout cela coûte cher… Premier poste de dépenses pour nous, les caisses en plastique  : nous en avons acheté une quarantaine (si), ce qui nous revient à environ 600€. Dans ces moments-là, j’ai maudit mon goût pour la lecture ! Il faut ajouter à ça le prix de la détection canine (entre 200 et 250€ par passage, sachant que nous en avons demandé deux), ainsi que celui de la désinsectisation (210€ par passage, deux passages) et, accessoirement, des voyages à la laverie. Au final, cette joyeuse expérience nous a coûté pas loin de 1500€, creusant un sacré trou dans le budget familial. Et ne comptez pas sur l’assurance : la punaise de lit n’est pas considérée comme un nuisible (elle n’est porteuse d’aucune maladie connue), donc c’est à vous de vous débrouiller. En plus, seule la moitié de la population réagit aux piqûres, ce qui n’est pas notre cas. Les seules traces que j’ai arborées pendant ces 6 mois étaient celles des moucherons.
J’ai aussi tué trois pulls et deux jeans (à force les porter/laver à 60°) et dû racheter en catastrophe des vêtements chauds car j’étais incapable de retrouver les miens (à l’heure actuelle, certains de mes vêtements sont toujours portés disparus, probablement à la cave).
Et puis, soumis à trop de sollicitations, notre grand étendoir et notre aspirateur ont rendu l’âme, respectivement en octobre et fin janvier. Encore des emmerdes et des frais supplémentaires.

Ensuite, nerveusement : au moins les premières nuits, on dort mal, on est sur les dents, on hésite à éteindre la lumière (les punaises sont très photosensibles – mais sous la couette, il fait noir quand même, alors…). Et puis c’est épuisant : la routine est lourde, il faut tout trier, nettoyer, ranger, classer. Ce n’est pas drôle d’avoir des sacs poubelles dans son entrée en permanence, de devoir expliquer que, non, on n’en a toujours pas fini avec les punaises, d’expliquer à son enfant que ses livres et ses doudous sont rangés, de porter les deux mêmes jeans et les six mêmes t-shirts pendant six mois…

Enfin, socialement : nous avions l’habitude de recevoir pas mal, d’organiser des trucs à la maison, ça a été terminé. Déjà parce qu’on ne se sentait pas forcément d’inviter des gens en sachant qu’on risquait de les infester (dans le genre cadeau empoisonné, ça se pose là). Ensuite parce que certaines personnes de notre entourage nous ont purement et simplement informés qu’ils ne viendraient pas parce qu’ils avaient la trouille. Si je peux le comprendre, je dois avouer que ça a été un peu blessant, car il y avait autant de chances d’être infesté en s’asseyant dans notre canapé qu’en prenant le métro avec nous (soit très faibles à aucune, vu que le canapé était intact et que tous les vêtements qu’on portait étaient lavés à 60°).
Sans compter le stigmate toujours attaché à ce genre de problème, que l’on attribue souvent à un manque d’hygiène alors que c’est faux.

En revanche, avoir des punaises nous a forcés à faire un tri, en particulier dans les vêtements : on a éliminé plein de choses qu’on gardait un peu par sentimentalisme, un peu par “ça pourrait servir un jour”, et on a enfin revu le fond du dressing, porté disparu depuis deux ans. Pareil avec les livres, même si on n’a rien jeté et tout enfermé : en janvier 2019, on saura quoi revendre et quoi conserver.
Autre effet inattendu : le dialogue. Dès qu’on aborde le sujet, on se rend compte que plein de gens autour de nous ont eu le même problème ou connaissent des gens qui ont eu le même problème. Rien que dans ma sphère professionnelle, quatre personnes ont été touchées ces dernières années (courage, Tinou !). En plus, comme j’estimais qu’en parler m’aiderait à m’en remettre, j’ai eu les honneurs du Figaro (avec mes sacs poubelles, mes armoires vides et tout, et tout).

Comme ils nous ont beaucoup aidés et ont été très à l’écoute, je vous mets les coordonnées de nos “fournisseurs”.
Dogscan, détection canine des punaises de lit. Vous pouvez consulter leur page Facebook et leur site Internet.
Easy Services, le service de dératisation/désinsectisation recommandé par Dogscan.

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Prizoners live : le vaisseau fantôme

Disparu des radars en 1985, le bateau d’expédition “l’Éminence” est sur le point d’accoster. Avec 30 ans de retard. Aucun signe de l’équipage, silence radio sur les ondes. Oserez-vous monter à son bord et percer le mystère du vaisseau fantôme ?

La semaine dernière, nous étions de séminaire annuel dans mon entreprise, et j’avoue volontiers que cette perspective ne me réjouissait que moyennement. D’autant que je râlais comme un putois, en me demandant pourquoi diable on nous avait convoqués à 9h pétantes sur une péniche au bord de la scène. Et puis, quand j’ai aperçu le logo “Prizoners”, j’ai commencé à faire des bonds de cabri, parce que j’ai tout de suite compris de quoi il retournait : à nous l’escape game en guise de “team building”.
Les équipes étaient déjà constituées à notre arrivée (c’est heureux, nous étions dans les 70-80), normalement avec 5 personnes mais, certains n’étant finalement pas venu, il est arrivé que des équipes soient dépourvues. C’était bien entendu le cas de la mienne où, de 5, nous sommes passées à 3, exclusivement des femmes, qui nous connaissions de puis longtemps. Au moins, la bonne entente a prévalu tout de suite.

Il faut donc résoudre des énigmes au sein de cette péniche, transformée – avec brio – en navire d’observation scientifique. L’ambiance est bien faite, qu’il s’agisse du décor, de la lumière, du son et… des personnages. Car la grande différence du Live escape game avec un escape game classique c’est que toutes les équipes s’affrontent ensemble en même temps, et que nous sommes entourés de PNJ, des membres de l’équipage qui peuvent nous aiguiller vers certaines solutions. Il y a d’ailleurs, à mon sens, une énigme qu’il est impossible de résoudre sans eux.

On s’est beaucoup amusées à se casser la tête, à se plonger dans l’histoire et à résoudre les énigmes les unes après les autres, même si certaines se sont révélées sacrément coriaces. En revanche, la triche était invraisemblable (certains n’hésitant pas à piquer les réponses des autres ou à laisser traîner une oreille quand le MJ validait des propositions), les dix premières minutes ont été apparemment anthologiques, même pour les animateurs de Prizoners.

Quoi qu’il en soit, nous sommes arrivées deuxièmes… distancées d’une minute par l’équipe de notre président, qui a gentiment poussé l’une des nôtres pour l’empêcher d’accéder au dernier code. Du coup, on a résolu l’énigme du vaisseau fantôme en 52′, ce dont je suis très fière.

Cette aventure n’est disponible que pour les groupes d’au moins 30 personnes, mais je la recommande car on a passé un super moment, et je serais ravie de recommencer au prochain séminaire !

Prizoners Paris : 15, rue Quincampoix 75004 Paris

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