The final countdown

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Difficile de dresser un bilan à la va-vite. J’ai pas mal pensé à ce billet, et puis finalement je n’ai pas trop eu le temps de le mettre en forme, si bien qu’il sort un peu “brut de décoffrage”. En relisant ce que j’avais écrit sur le sujet à la même époque, je me rends compte que je suis peu ou prou dans le même état.

Cette année fut, comme je le redoutais, marquée du sceau de la fatigue et de la suractivité. En cumulant deux emplois (la traduction et la correction), en ayant deux enfants en bas âge et un Anglais contraint de beaucoup se déplacer, y compris les soirs et week-ends pour assurer sa reconversion, je n’ai clairement pas eu le temps de m’ennuyer. Après les bronchiolites de fin 2017, nous avons été globalement épargnés par les virus en 2018, même si je me serais bien passée des 10 jours d’arrêt maladie de la nounou (grippe) et des deux semaines de confinement des enfants (varicelle). Mes échéances professionnelles se sont entassées les unes sur les autres – je ne me plains pas, mais c’est toujours difficile à gérer, surtout quand les deux périodes les plus difficiles ont coïncidé avec de longs déplacements de Monsieur.

Toutefois, je garde de 2018 le sentiment d’avoir repris de l’élan. Si je n’ai toujours pas repris l’écriture, j’ai quand même lancé deux projets. Rien de concrétisé pour l’instant, mais je m’en donne les moyens, et à chaque jour suffit sa peine. Pour le résultat, on verra, je préfère ne rien dire…

Notre couple a connu quelques engueulades monumentales, notamment en janvier et en octobre, mais, bon an mal an, nous avons tenu le coup, ce qui n’était pas simple. Bien que ce soit difficile pour moi, j’apprends à laisser l’Anglais partir pour travailler quand je préférerais qu’il ait un job de bureau de 9h à 18h du lundi au vendredi. Pour le reste, c’est une question d’ajustements, qui se font au fil de l’eau.

Après un net recul dû à la naissance du Paprika et à la surcharge de travail, j’ai pu retrouver une vie sociale à partir du printemps. Ce ne sera jamais au point où ça en était avant l’arrivée des enfants, mais ça fait partie de la vie. J’avoue que je me sentirai quand même plus libre quand n°2 entrera à l’école !
Dans le même ordre d’idée, je suis sacrément contente d’avoir pu reprendre la lecture à un rythme soutenu. Il y a eu des périodes de vide total – quinze jours en décembre, notamment – mais j’ai retrouvé le plaisir du texte, et surtout des textes exigeants.

Enfin, nous avons voyagé. Pas toujours comme je l’aurais voulu, pas toujours dans les conditions les plus idéales, mais c’était un début. J’ai embarqué les enfants au Portugal avec mes beaux-parents (même si, vu ma charge de travail, je n’ai même pas pu poser un orteil à Lisbonne en dehors de l’aéroport…), et nous avons traversé l’Atlantique pour aller voir mon père. Plusieurs projets sont dans les tuyaux pour 2019, on en reparlera sans doute très vite.

2018 ne fut pas reposante, et je m’en doutais, mais si j’avais su à quel point elle serait épuisante, j’aurais certainement essayé de recharger les batteries plus tôt ! Toutefois, j’en garde un souvenir globalement positif : j’ai pu aller au-delà de certaines angoisses et me rendre compte que, non, je n’allais pas mourir à chaque obstacle rencontré.
Je me (et vous) souhaite néanmoins une année 2019 plus zen !

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