Jumanji !

J’ai débuté 2020… malade comme un chien. Quinze jours d’une bonne grosse crève qui ont culminé par trois jours de perte d’odorat, une première depuis au moins dix ans. Si ces symptômes vous disent quelque chose… à moi aussi. Je pense avoir eu le Covid-19, mais le test antigénique pratiqué en août estime que non, donc c’est la grande inconnue.

Pourtant, 2020 ne s’annonçait pas trop mal : j’allais enfin être payée, j’avais du boulot assuré au moins jusqu’en octobre, la Crevette allait faire sa rentrée chez les grands et le Paprika sa rentrée tout court, on avait plein de voyages prévus (Portugal, Italie, Japon…), mon nouveau roman allait sortir après un hiatus de plus de cinq ans, ma vie culturelle et sociale allait reprendre (énormément de boulot en novembre/décembre et des déplacements très restreints par les grèves et les manifestations).

Et puis, bon, on le sait, tout a déraillé. Je vais essayer de faire un petit bilan positif / négatif, sachant que la deuxième catégorie est sans doute plus largement représentée

  • Avec le confinement, j’ai fait d’énormes progrès en cuisine, notamment en pâtisserie / boulangerie. J’ai fait du pain, des buns à burger, des brioches (et des babkas), des cookies, des gâteaux, j’ai testé plein de nouvelles recettes, je me suis pris la tête pour nourrir tout le monde quatre fois par jour, sept jours sur sept, j’ai été effarée devant la quantité abyssale de yaourts engloutis par les enfants, j’ai planifié mes courses sur dix jours. Jamais je n’ai été aussi heureuse de m’être fait offrir un KitchenAid un an plus tôt. Ca m’a littéralement sauvé la vie.
  • J’ai été payée de beaucoup de trucs au tout début du confinement, ce qui m’a permis (et me permet encore) de faire face à la situation beaucoup plus instable depuis.
  • Grâce à mon réseau, j’ai pu avoir de nouvelles opportunités de travail quand mon planning s’est cassé la figure sans prévenir. Bon, ce n’est pas encore à la hauteur de ce qui était prévu, mais j’ai sacrément limité la casse.
  • Si la sortie de mon nouveau roman est repoussée à demain (gniiii), j’ai repris la plume : pour le tome 2 de cette nouvelle série, mais aussi pour une petite enquête pour animer le compte Instagram de la marque de vêtements Bleu Tango, ce dont je suis très heureuse et fière.
  • Je continue sur ma lancée éthique et plus respectueuse des ressources, à mon rythme et selon mes capacités, parfois très limitées. Cette année, j’ai reprisé des vêtements, fait réparer une demi-douzaine de jeans par une pro, investi dans la mode éthique (pour les enfants et moi, et en orientant l’Anglais vers une nouvelle marque de jeans), cuisiné local et de saison, soutenu mes petits commerçants (en particulier ma librairie). Bon, j’ai aussi commandé sur Amazon et acheté des tonnes de trucs suremballés, hein.
  • Malgré des tensions inévitables, surtout quand on est confinés dans un appartement avec deux enfants en bas âge dont un très remuant, et qu’on paie ensuite l’effet cocotte-minute, l’Anglais et moi avons tenu le choc. Il a été très présent quand ça n’allait pas de mon côté. Il m’a épaulée, soutenue, poussée quand il le fallait, et a presque toujours su trouver les mots.
  • Les enfants n’ont pas toujours été faciles à vivre, j’ai beaucoup perdu patience, pas mal pleuré, mais j’ai aussi apprécié leurs progrès et leurs efforts. L’année n’a pas été tendre pour eux non plus, et ils n’ont pas forcément les mots ou les outils pour s’approprier ce vécu.
  • Côté boulot, c’est très calme. Tellement calme qu’à partir de la mi-janvier, ce sera le désert. J’ai des projets (démarchage, création de mon statut d’autoentrepreneuse, candidatures diverses), mais leur réalisation va me demander quand même pas mal d’efforts, notamment parce que je déteste 1/ quémander 2/ gérer l’administratif.
  • Ma vie sociale et culturelle me manque atrocement. 2020 a été une année blanche sur le plan culturel (à l’exception d’un opéra adapté pour les enfants avec la Crevette), ce qui ne m’était pas arrivé depuis… euh… 2006, peut-être ? La déprime absolue. Tous les spectacles que je devais voir à l’opéra ont été annulés par les grèves mais surtout par les confinements divers, je ne suis pas allée au musée, quasiment pas au cinéma (je ne sais même plus ce que j’ai vu). J’ai franchi une étape que je retardais depuis longtemps : j’ai résilié ma carte UGC à la fin de l’été. Tant qu’à aller au ciné une fois tous les 6 mois, autant payer plein pot.
    Et puis on a beau avancer que l’offre culturelle s’est démultipliée sur Internet, j’avoue que ça ne me concerne pas : j’ai regardé un opéra, le début d’une pièce de théâtre, un petit concert, et c’est tout. L’émotion n’est pas la même, et je n’arrive pas à accorder la même attention aux interprètes. Même la lecture fut compliquée, entre découvertes sublimes et énormes passages à vide.
  • Je rêve, sans doute comme beaucoup de gens, de retrouver mes copines pour boire un coup ou déjeuner, de recevoir des amis à la maison, d’improviser une sortie en amoureux… Si on s’est tous rattrapés cet été, depuis octobre c’est vraiment la lose, et ça risque de durer jusqu’au printemps. S’il reste des restaurants et des bars à la fin, bien entendu.
    J’ai envie de retourner à la piscine plutôt que d’essayer de faire du yoga toute seule devant mon ordi, coincée entre mon lit et la fenêtre.

En guise de mot de la fin, je crois néanmoins que je ne suis vraiment pas à plaindre malgré une année 2020 dont j’ai l’impression qu’elle m’a passée à l’essoreuse : j’ai encore du boulot même si ça demande des efforts de zénitude en ce moment, j’ai des projets enthousiasmants à différents stades de concrétisation, j’ai un entourage familial, amical, social solide et aimant, suffisamment de ressource intérieure pour m’évader quand le besoin s’en fait sentir.
Mais par prudence, je vais quand même m’écrier “Jumanji !” quand sonnera minuit, histoire d’être bien certaine que cette année 2020 est enterrée.

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31 jours plus tard

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J’émerge péniblement de cette fin novembre et de ce mois de décembre pour reprendre mon souffle, mais ça n’a pas été simple.

Quand mon éditrice m’a annoncé la bouche en cœur que, contrairement à ce que je croyais, j’avais jusqu’à mi-décembre et non mi-janvier pour lui renvoyer le manuscrit de mon prochain roman, c’est peu de dire que j’ai paniqué. Si j’avais plutôt bien avancé depuis l’été, j’ai fait beaucoup de “stop and go” pour me consacrer à d’autres projets, et le deuxième confinement a très sévèrement entamé ma créativité. Du coup, j’étais très en retard (surtout quand tu crois naïvement disposer d’un mois supplémentaire).
J’ai donc dû m’imposer un rythme de travail assez militaire : écriture toute la journée (sauf quand je suis de permanence relecture pour mon cabinet de consultants), et le soir (avec une pause pour regarder l’épisode hebdomadaire du Mandalorian), et l’Anglais derrière qui me poussait au boulot quand j’avais surtout envie de glander sur les réseaux sociaux (loué soit-il). Parce que la blague dans tout ça, c’est que j’écris en général lentement : si l’écriture m’est nécessaire, c’est aussi processus presque douloureux, où je dois m’arracher les mots sans jamais être satisfaite du résultat (parfois je me relis et je me dis “tiens, c’est pas mal”, mais pas quand je suis dans le feu de l’action). J’ai donc donné un énorme coup d’accélérateur, terminant au rythme d’un chapitre tous les 2/3 jours (les week-ends avec enfants sapent ma moyenne).

La première semaine de décembre a été carrément atroce. En moins de 48h, nous avons cumulé les mauvaises nouvelles (décès de la grand-mère de Monsieur, appel assez angoissant de la maîtresse du Paprika, double report d’un rendez-vous très important…), et j’ai été odieuse avec les enfants. J’ai beaucoup pleuré, appelé trois fois ma psy en une semaine, et je m’y suis remise.
J’en profite pour remercier mon entourage qui m’a épaulée, en particulier l’Anglais qui m’a tenue à bout de bras cette semaine-là (alors que bon, il était autant sinon plus touché que moi), et Isa qui m’a envoyé un colis d’anni-Noël plein de bonnes ondes au bon moment.

Au bout du compte, j’ai rendu… 16 chapitres, soit à peu près les deux tiers du futur manuscrit. Après m’être royalement accordé quelques jours pour souffler faire mes cadeaux de Noël, j’ai commencé le chapitre 17, et je suis tombée malade. Rien de grave (j’ai fait un test PCR en catastrophe pour ne pas ramener le Covid au repas de Noël), juste ma bonne vieille crève de fin de trad / fin d’écriture, quand mon corps est bout de sa vie et que je relâche d’un coup la pression.
J’ai une traduction à rendre le 4, que je n’ai plus qu’à relire. Le reste de mon manuscrit à achever le plus vite possible. Et après, je suis au chômage. Ces dernières années je me suis toujours payé le luxe de connaître mon planning jusqu’à un an à l’avance, mais cette foutue pandémie a tout fichu en l’air, si bien que je n’ai plus aucune visibilité. Je vais relancer mes contacts, et surtout espérer que mes éditeurs se souviennent de mon existence, mais en attendant, c’est plutôt inconfortable.

J’envisage tout de même de publier un bilan de 2020, ainsi que mes envies / espoirs pour 2021. A très vite!

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Une semaine (ou deux) (ou quinze)

  • On s’est lancé un défi fou avec l’Anglais : revoir tous les films Starwars et faire des repas en accord, en s’appuyant sur les recettes proposées dans les ouvrages Gastronogeek. Au moment où on va s’y mettre, il se luxe le coude, et devinez qui a dû se taper de châtrer les langoustines, hein ?
  • J’ai reçu mon exemplaire de l’art book dédié à la première saison de la série The Mandalorian, et que j’ai eu l’honneur de traduire. Je ne suis pas peu fière.
  • D’ailleurs j’ai passé tellement de temps à explorer l’univers étendu de Starwars cet été pour ladite traduction que, en plein épisode 11 de la nouvelle saison, j’arrête la vidéo pour expliquer à Monsieur l’importance de l’arrivée d’un personnage (après avoir fait des bonds de cabri devant la dernière scène de l’épisode 9 – les vrais savent).
  • Le semi-confinement c’est un peu l’arnaque : en semaine tu cravaches pour que ta journée de travail ne déborde pas sur le reste, et le week-end t’es coincé à la maison avec les gamins. Je rêve d’une balade en forêt, vous avez pas idée.
  • Le Paprika s’est découvert une passion pour la peinture. C’est salissant (mais récupérable à grande eau) et, surtout, ça l’occupe. En revanche, il peut tout à fait commencer à réclamer ses pinceaux dès 7h30 du matin.
  • Ma traversée du désert culturelle se poursuit : je n’ai pas lu de “vrai” bouquin depuis fin septembre. En revanche, j’ai lu beaucoup trop de fanfics et d’articles de journaux.
  • J’ai commencé les cadeaux de Noël, en cherchant à privilégier des créateurs, au moins pour les adultes. Maintenant, si les fournisseurs pouvaient m’envoyer les colis, ça m’arrangerait bien.

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Long time no see

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A force de repousser au lendemain les idées d’articles qui traînent dans ma tête parce que je suis fatiguée / j’ai pas envie / j’ai trop de trucs à faire, je m’aperçois qu’il s’est écoulé quasiment un mois depuis mon dernier post. Je vous propose donc un rapide tour d’horizon et quelques nouvelles plus ou moins rigolotes.

  • Ca va mieux avec le Paprika. En quelques semaines, il a fait beaucoup de progrès, des mots ou phonèmes ont fait leur apparition, il se roule moins par terre (même s’il nous a tapé une colère homérique hier matin – en public, bien entendu). Il continue les séances d’orthophonie (on en a pour un certain temps) et il y a encore plein de choses à apprendre, mais on est soulagés, et lui est fier de pouvoir s’exprimer.
  • La Crevette a été recrutée dans le groupe “Espoir / détection” au patinage artistique, et passe à deux entraînements par semaine. En plus de la danse classique. Elle s’éclate.
  • L’Anglais a décidé de passer son permis moto, et ça lui plaît beaucoup. Dommage collatéral : une nouvelle luxation du coude la semaine dernière.
  • On cherche à déménager. On voudrait rester dans notre ville, idéalement à proximité de l’école des enfants, avec une chambre supplémentaire, ce qui nous permettrait d’évacuer enfin tous les jouets et livres du salon. En particulier la Duktig et ses trop nombreux accessoires. Ca se présente plutôt bien.
  • Je n’ai jamais envoyé de colis à l’étranger qui soient arrivés aussi vite : 48h pour la Belgique, trois jours pour le Canada. En revanche, certains colis d’anniversaire sont bloqués depuis… un moment. Ahem.
  • J’ai un nouveau contrat de traduction ! Je commençais à redouter le pire, mais ça recommence à se manifester. Je prie pour que 2021 soit plus tendre avec moi, même si je ne suis pas la plus à plaindre.
  • Le défi culinaire “80 recettes ou presque” marche bien, et je dois absolument publier un compte-rendu. Promis, promis.
  • Et comme un seul défi ne suffisait pas, l’Anglais et moi nous sommes lancés dans un revisionnage des films Starwars (je vous détaillerai l’ordre plus tard, car nous sommes retors) et avons décidé d’y associer à chaque fois inspiré par Gastronogeek. On s’amuse et on se régale, mais ce n’est pas forcément reposant.
  • Voilà un mois que je n’ai quasiment pas avancé dans mes lectures habituelles. J’ai basculé du côté obscur en parcourant quelques fanfics, et ça m’occupe beaucoup trop (je sens la lassitude monter, je pense que j’approche de la fin du cycle).

Globalement, pas mal de positif, mais aussi beaucoup de fatigue et quelques angoisses. 2020 sera compliquée jusqu’au bout, je pense, et Noël ne fera sans doute pas exception à la règle. En attendant, je suis plutôt contente d’être là où j’en suis.

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En ce moment… (Septembre 2020)

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Je lis. Civilizations, de Laurent Binet. Je suis tout à fait le public pour ce genre d’uchronie et, pour l’instant, j’accroche bien.

J’écoute. Encore et toujours de la musique des années 80. Certaines chansons ont l’étonnant pouvoir de me faire oublier mes pensées parasites.

Je mange. Plus équilibré. Enfin j’essaie. Le confinement a fait des dégâts que je m’efforce de réparer.

Je travaille. Presque plus. J’ai un manuscrit sur le feu mais, depuis fin juillet, c’est le calme plat (et encore, grâce à Isa qui m’a dégoté une traduction rapide). J’ai encore de la marge pour tenir, mais j’espère avoir des nouvelles d’ici octobre, parce que ça commence à faire long.

J’espère. Ne pas devoir garder les enfants à la maison tous les quatre matins parce qu’ils ont le nez qui coule. Le protocole sanitaire nous promet un automne et un hiver invivables.

Je rêve. De prendre des vacances sans enfants ni intendance à gérer. Bon, vu le contexte, c’est pas pour tout de suite. Quant à notre séjour au Japon qu’on programmait pour la Toussaint, on en reparlera en 2021…

Je décide. D’arrêter d’angoisser pour un oui, pour un non, surtout en ce qui concerne les enfants (paradoxalement, je suis plutôt détendue sur le boulot pour l’instant).

Je me sens. Un peu fébrile. Je ne bosse pas vraiment, et je culpabilise de ne pas bosser.

Je me demande. Ce que je vais bien pouvoir apporter à AnneEli tout à l’heure.

Je me souviens. D’un colis à envoyer à Toulouse depuis 6 semaines !

Je pense. Qu’à l’adolescence du Paprika, je me vengerai de toutes ces nuits écourtées et ces grasses matinées envolées.

J’ai du mal. A trouver mon équilibre en ce début d’année scolaire, mais ça va venir.

J’essaie. De me tenir à ce que j’ai décidé en août. C’est pas toujours facile, ma bonne dame.

Je porte. Un haut de la marque éthique Instructions+ et un pantalon en lin. L’été indien n’est pas un mythe.

Je devrais. Ecrire ! Oui, je l’ai déjà dit.

J’aime. Sentir que je m’assouplis légèrement grâce aux 2-3 brèves séances de yoga que je fais chaque semaine dans ma chambre.

Je veux. Mettre davantage le blog à jour. Je peine à trouver des idées et, quand j’en trouve, il m’arrive de les oublier.

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Deux semaines… #89

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  • Après avoir fini un recueil de nouvelles de Doris Lessing, j’enchaîne avec le “Roland furieux” de l’Arioste. Remarque d’Armalite : en fait on ne lit jamais la même chose. Et moi de renchérir : et quand c’est le cas, on n’a jamais le même avis dessus !
  • Reprise des baignades en solo pour nager : je me rends compte à quel point cela m’avait manqué.
  • Une belle soirée musicale dans un vignoble en compagnie d’Isa et de son chéri (à la contrebasse). Comme d’habitude, l’Anglais est très doué au blind test. J’aurais bien aimé avoir la possibilité de papoter un peu plus, mais c’est déjà bien d’avoir pu se voir. Croisons les doigts pour septembre.
  • Première heure de trajet retour : un vomito de Junior et une crotte du chat dans sa caisse. Joie, bonheur et fenêtres ouvertes.
  • Nos plantes n’ont pas bien vécu notre absence : la voisine a probablement oublié d’arroser l’oranger, qui a séché sur pied, et trop arrosé la guzmania, dont la fleur a pourri. Bon, au moins elle est encore en vie.
  • Qui dit retour de vacances, dit colis et courrier : un nombre incalculable (et encombrant) de justificatifs, les magazines des enfants, un courrier de l’Urssaf nous annonçant que nous sommes bien immatriculés à l’Agessa et… ma châtelaine 18ème achetée pendant le confinement et dont je commençais à craindre qu’elle n’arriverait plus.
  • Première journée sans les enfants depuis bientôt 4 semaines. Pour fêter ça… on ne fait rien. Le bonheur.
  • Miséricorde, il n’y a plus de riz à la maison ! Allons donc faire les courses dans le quartier de l’Opéra, et déjeuner chez Kodawari Ramen au passage. Si je connaissais leur premier établissement rue Mazarine (Kodawari Yokocho), c’est une heureuse découverte avec celui-ci (Tsukiji).
  • La vague de chaleur est nettement plus supportable dans le sud avec la piscine et l’énorme orage en fin de journée qu’à Paris dans l’appartement surchauffé.
  • Une après-midi bien remplie avec trois puis quatre enfants à la maison (mais ils s’occupent presque tous seuls maintenant).
  • Deux heures après avoir bouclé les achats de fournitures scolaires de la Crevette (rentrée au CP en septembre, mondieumondieu), je découvre que la mairie offre une partie de l’équipement à chaque élève. Ils n’auraient pas pu le préciser sur la liste, bon sang ???
  • Occuper les enfants en période de canicule : le safari du zoo de Thoiry dans la voiture climatisée, où il fait forcément meilleur que dans notre appartement, et découverte de la piscine à l’eau salée des voisins de ma sœur.
  • On rentre avec un enfant en moins – Mademoiselle passe la semaine avec sa grand-mère – c’est un peu plus calme.
  • Dimanche de canicule : cueillette en début de matinée (qui s’achève sous un soleil de plomb à 11h) et test de la piscine municipale en temps de Covid-19 : il y a du monde mais le circuit est très bien balisé, et c’est moins la foire qu’un jour de très forte chaleur comme celui-ci, donc plutôt séduits par la formule. A refaire.
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Une semaine… #88

David Hockney, Pool and Steps
  • J’ai fini ma trad, mais le calibrage pour faire entrer le texte dans la mise en page américaine est nettement moins drôle.
  • Merci Isa pour le gros coup de main !
  • J’avais commandé un pantalon parce que j’ai craqué le mien sur la route des vacances, et un haut : le pantalon est trop petit, et je ne peux pas imprimer le bon de retour sur notre lieu de villégiature. Ca sent la grosse rigolade.
  • Victoire, le complément de ma déclaration Urssaf peut attendre notre retour à Paris.
  • L’apprentissage de la propreté, un plaisir constamment renouvelé (ou pas).
  • En comparant nos listes de lecture sur Goodreads, Armalite et moi tombons d’accord pour dire que, quand même, on n’a vraiment pas les mêmes goûts. Nos seules lectures communes ou presque concernent les BD et quelques œuvres de littérature japonaise.
  • Pour la première fois depuis mars, j’ai fait des longueurs (oui, je me baigne tous les jours depuis notre arrivée, mais en vrai je patauge avec les enfants).
  • Traduction renvoyée à l’éditrice vendredi en milieu d’après-midi, zéro accusé de réception. Surtout, ne pas paniquer.
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Une semaine… #85

  • Pour fêter la réouverture du fleuriste, je m’offre un ravissant bouquet de roses “Léonard de Vinci”. Pas très parfumées mais très belles.
  • La folle qui ressort son DVD de Beetlejuice pour vérifier la traduction française d’une des dernières répliques, c’est…?
  • On a reçu la nouvelle chaise haute (en gros, la chaise évolutive Stokke, celle qui fait très mal aux orteils quand on se cogne dedans) pour Junior.
  • En trois jours, j’ai visité trois librairies différentes et dépensé une somme plus que rondelette. Comme dirait une copine, je soutiens l’effort de guerre.
  • D’ailleurs, ça faisait longtemps que je n’avais pas acheté de BD, et j’ai fait mouche !
  • Balade en forêt traditionnelle : le Paprika se roule dans les buissons de ronces (et d’autres trucs pas toujours identifiés). Bizarrement, le lendemain matin, il a des boutons sur la moitié du cou et le bas du visage…
  • Je me fais une atroce crampe au mollet en… retirant une botte en caoutchouc après ladite balade (la balade de tous les dangers, à mon avis).
  • Je dévore une romance historique française en une soirée, qui plus est sur une période qui ne m’inspire pas forcément. Ca faisait longtemps !
  • Pour la fête des mères, la Crevette m’a fait un dessin et un collage dessiné (si, si). Et Monsieur rentre d’une session de boulot avec une belle guzmania dans les bras. (D’après Angéla Morelli, ça s’entretient facilement et ça vit vieux, c’est la plante idéale pour moi.)
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Une semaine… #83

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  • Après son frère qui est retourné chez la nounou la semaine dernière, c’est au tour de la Crevette de reprendre le chemin de l’école. Elle aime y aller en temps normal, mais là elle sort de son lit en sautillant et rentre ravie de sa journée.
  • Deuxième sortie dans Paris – j’ai fait un aller-retour express la semaine dernière pour des courses – je marche entre Montparnasse et Censier : entre le temps radieux, les cafés et restaurants toujours fermés et les boutiques peu fréquentées en ce lundi, j’ai l’impression d’être au mois d’août.
  • Cette traduction est courte, mais j’ai tout donné pour la précédente pendant le confinement, et ma motivation et mon énergie sont un peu aux abonnées absentes. En plus c’est de la romance étudiante, et c’est vraiment pas ce que je préfère.
  • Miracle, après 14 mois, je suis retournée chez le coiffeur (j’avais rendez-vous le… 17 mars). J’ai perdu au moins 15 centimètres de cheveux, je me sens plus légère.
  • Pour changer des multiples écoutes quotidiennes d’Aldebert et François Hajji-Lazaro pendant le confinement, je me réjouis de retrouver une vieille compil’ de Chantal Goya appartenant à Mademoiselle. Après une écoute, Junior est accro, devinez ce qui passe en boucle à la maison ?
  • Ca y est, la Crevette fait du vélo sans les petites roues. Ca fait plusieurs mois qu’on en parle, mais c’est venu d’un coup.
  • Que faire le week-end avec des enfants alors que les parcs sont fermés? Une balade en forêt, bien sûr ! A nous Meudon et Rambouillet (eh oui, c’était un week-end prolongé).
  • Et donc une heure avant de partir, encore en pyjama, je décide d’étrenner le moule Nordic Ware offert par ma sœur la semaine dernière. De l’art d’avoir le sens des priorités.
  • Deux grosses balades de près de 6 kilomètres, pas de sieste : deux soirées tranquilles où les enfants tombent de sommeil avant 20h. On a trouvé la formule !
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Only during lockdown…

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  • S’apercevoir à 16h que l’enfant a toujours un sac de nœuds sur la tête. Soupirer et se dire que ça attendra bien demain.
  • Passer l’aspirateur tous les deux jours en râlant comme un putois parce que l’appartement ressemble à une décharge.
  • Faire des lessives. Faire la vaisselle. Ranger. Repeat to fade.
  • Rappeler des copains qu’on n’avait pas eu au téléphone depuis deux ans, au moins.
  • Faire un effort conscient pour se rappeler la date. Se planter, parfois.
  • Couper les cheveux du petit dernier, la trouille au ventre. N’esquinter aucune oreille.
  • Planifier les courses sur 10 jours alors qu’en temps normal j’ai un mal de chien à y voir clair sur plus de 3 jours.
  • Se demander dès le petit-déjeuner ce qu’on va manger aujourd’hui.
  • Acheter des fleurs toutes les semaines pour soutenir le petit commerce.
  • Tenter de s’épiler à la cire orientale. Pleurer des larmes de sang et prier pour que l’esthéticienne rouvre bientôt.
  • Sortir sur le balcon à 20h pour applaudir et voir la voisine de l’immeuble à côté en cape, masque et gants rose bonbon, qui diffuse une chanson à plein volume.
  • Se lever avec Aldebert dans la tête, se coucher avec Henri Dès. Et vice versa.
  • S’engueuler pour une sombre histoire de chanson à coller dans le cahier.
  • Participer à un Pub Quizz avec des Nord-Irlandais et des Irlandais. Se faire massacrer joyeusement.
  • Faire des jeux de société. De la pâte à modeler. De la peinture. Des gommettes. En avoir ras-le-bol. Recommencer.
  • Lire beaucoup trop de mauvaise littérature parce que le cerveau n’est pas aligné pour la bonne.
  • Sentir ses articulations grincer, être fatiguée après 3 pauvres kilomètres à pied, avoir un sommeil complètement anarchique.
  • Mettre une bouteille de champagne au frigo le premier jour pour l’ouvrir le dernier jour.
  • Attendre que Monsieur rase ses deux mois de barbe pour célébrer le déconfinement.

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