En sortir 21 en 2021 (et bilan 2020)

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Début 2020, je m’étais fixé comme défi de sortir 20 livres de ma PAL. Qu’est-ce que ça a donné ?

  • The smuggler wore silk, Alyssa Alexander
  • The heart goes last, Margaret Atwood
  • L’intégrale des haïkus, Basshô
  • Le cœur de l’Angleterre, Jonathan Coe
  • Autobiographie d’une esclave, Hannah Crafts
  • Frère d’âme, David Diop
  • L’absente, Lionel Duroy
  • Cachées par la forêt, Eric Dussert
  • Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci, Sigmund Freud
  • Cousin Kate, Georgette Heyer
  • Once upon a tower, Eloisa James
  • L’esclave islandaise, Steinunn Johannesdottir
  • Le lambeau, Philippe Lançon
  • I kissed an earl, Julie Anne Long (non terminé)
  • Les petites chaises rouges, Edna O’Brien
  • Rouge, histoire d’une couleur, Michel Pastoureau
  • Lady Pirate, Linsay Sands
  • Clélie, histoire romaine, Madeleine de Scudéry
  • Lady Smoke, Laura Sebastian
  • Mrs Dalloway, Virginia Woolf

Toutes ces lectures ont été indexées et commentées sur Goodreads. J’ai eu quelques échecs avec les romances, en particulier avec Julie Anne Long qui m’a copieusement ennuyée, et Alyssa Alexander qui n’était pas mal mais pas transcendante. Du coup, les autres romances qui traînent dans ma PAL depuis une éternité ont souffert, et je ne sais pas s’il est pertinent de les laisser dans ma pile.
Je n’ai pas achevé le recueil de Bashô, car clairement, 2020 n’était pas une année à poésie pour moi… ça demande un espace mental que je n’avais pas. Quant à Lady Smoke… je ne sais pas où il est ! Je l’ai cherché à plusieurs reprises en espérant m’y mettre, mais je n’ai pas réussi à remettre la main dessus. Soit je l’ai prêté et je ne sais plus à qui, soit je l’ai “rangé” dans un endroit très intelligent et je le retrouverai dans six mois.
J’ai eu des découvertes magnifiques : Virginia Woolf, même si son écriture est extrêmement complexe par moments, Jonathan Coe qui fut le dernier à sortir de cette liste il y a quelques jours, Madeleine de Scudéry, Philippe Lançon ou Steinunn Johannesdottir.
Enfin, j’ai connu de vraies déceptions : Lionel Duroy, dont j’avais adoré Eugénia il y a deux ans, m’a fait lever les yeux au ciel ; David Diop dont j’ai eu du mal à accrocher au récit halluciné ; et très étonnamment Margaret Atwood, dont j’ai lu The Handmaid’s Tale il y a des années et que j’avais adoré, et qui m’ennuie… je n’y arrive pas, même si j’ignore si c’est dû au style ou parce que la dystopie me met très mal à l’aise cette année.
Au total, ce sont 12 ouvrages qui sont sortis de ma PAL, un ou deux bien entamés qui ne devraient pas tarder. Je pense en sortir définitivement Hannah Crafts, dans lequel je suis coincée depuis au moins deux ans.

Pour 2021, reprenant l’initiative de Miss Sunalee, je vais tenter de faire sortir 21 ouvrages de ma PAL…

  • L’âne d’or, Apulée
  • Roland furieux, tome 2, L’Arioste
  • The heart goes last, Margaret Atwood (on y croit)
  • Les états et empires du soleil, Les états et empires de la lune, Cyrano de Bergerac
  • T’embrasser sous la neige, Emily Blaine
  • L’embellie, Edith Boissonnas
  • Le corsaire, Lord Byron
  • Hard pursuit, Pamela Clare
  • Le proscrit de Normandie, Natacha J. Collins
  • Le livre des tendresses, Marceline Desbordes-Valmore
  • Le joueur, Fiodor Dostoïevski
  • Bringing down the duke, Evie Dunmore
  • Kill the queen, Jennifer Estep
  • Indocile Ninnen, Léna Forestier
  • The madwoman in the attic, Sandra Gilbert & Susan Gubar
  • La demoiselle des Lumières, Annie Jay
  • Rebecca, Daphné du Maurier
  • Rouge impératrice, Léonora Miano
  • Les métamorphoses, Ovide
  • Marcher, Henry David Thoreau
  • Neige rouge, Simone van der Vlugt

Sacré programme, quand on y réfléchit. Je sens déjà que ça va être compliqué sur certains ouvrages. Je ne remets que le Margaret Atwood de ma PAL de 2020 puisque j’en suis presque à la moitié. Quant au reste, on verra bien !

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En sortir 20 en 2020

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Je copie sans vergogne Sunalee, qui s’est elle-même inspirée d’une autre blogueuse, pour établir une liste de livres que j’aimerais sortir de ma PAL cette année. J’avoue que cet objectif est déjà en cours car je me suis rendu compte que, rien que sur Goodreads, j’avais 6 livres en instance au début de l’année, et qu’il fallait faire place nette !
Je n’ai pas racheté d’ouvrage en janvier, et je compte faire de même en février avant d’aller me ruiner sur le stand Actes Sud à Livre Paris en mars. Mais en attendant, voici ceux que je me propose de sortir – voire qui sont déjà sortis.

  • The smuggler wore silk, Alyssa Alexander
  • The heart goes last, Margaret Atwood
  • L’intégrale des haïkus, Basshô
  • Le cœur de l’Angleterre, Jonathan Coe
  • Autobiographie d’une esclave, Hannah Crafts
  • Frère d’âme, David Diop
  • L’absente, Lionel Duroy
  • Cachées par la forêt, Eric Dussert
  • Un souvenir d’enfance de Léonard de Vinci, Sigmund Freud
  • Cousin Kate, Georgette Heyer
  • Once upon a tower, Eloisa James
  • L’esclave islandaise, Steinunn Johannesdottir
  • Le lambeau, Philippe Lançon
  • I kissed an earl, Julie Anne Long (non terminé)
  • Les petites chaises rouges, Edna O’Brien
  • Rouge, histoire d’une couleur, Michel Pastoureau
  • Lady Pirate, Linsay Sands
  • Clélie, histoire romaine, Madeleine de Scudéry
  • Lady Smoke, Laura Sebastian
  • Mrs Dalloway, Virginia Woolf
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Bilan culturel – Deuxième trimestre 2019

 

Livres

  • Trois fois deux, Tamara Balliana, Charlotte Munich, Marion Olharan
  • La librairie des rêves suspendus, Emily Blaine
  • Le blues du troglodyte, Kenneth Cook
  • Tomboy, Avery Flinn
  • Lait et miel, Rupi Kaur
  • The ultimate Pie Day party, Jackie Lau
  • Ice cream lover, Jackie Lau
  • L’amour après, Marceline Loridan-Ivens
  • Nouveaux poèmes, 1930-1934, Ossip Mandelstam
  • La fille de la supérette, Murata Sayaka
  • Eugène Onéguine, Alexandre Pouchkine
  • Tout dort paisiblement, sauf l’amour, Claude Pujade-Renaud
  • Vi, Kim Thuy
  • Vivre dans le feu. Confessions, Marina Tsvétaeva
  • Le ciel brûle / Tentative de jalousie, Marina Tsvétaeva
  • L’aimée/Une femme m’apparut, Renée Vivien
  • Appel aux Européens, Stefan Zweig

Entre mai et mi-juin, j’ai été aspirée par le boulot et ai eu beaucoup de mal à trouver le temps et l’énergie de lire. Pour m’encourager, j’ai privilégié les textes courts et les formes d’écriture variées.
Grande découverte, Marina Tsvétaeva, dont les carnets intimes ont fait forte impression sur moi – j’en ai parlé chez mon psy, c’est dire. Sa poésie est néanmoins difficile d’approche, et je n’ai pas toujours accroché.
Dans le genre poétique, j’ai été extrêmement déçue par Rupi Kaur, dont le recueil Lait et miel a été ovationné par les lecteurs. Franchement, c’est du self help avec une vague forme poétique, mais sans plus.
Pour le reste, j’ai eu la main heureuse grâce à quelques valeurs sûres (Stefan Zweig, Claude Pujade-Renaud, Avery Flinn) et des découvertes agréables (Emily Blaine, Renée Vivien, Jackie Lau).

Films / Séries

  • Avengers : Endgame
  • X-Men – Dark Phoenix

Nous avons réussi à nous faire deux séances en matinée (de l’avantage d’être freelance), à chaque fois pour rattraper notre retard en matière de blockbusters. Et force est de constater… que je m’ennuie de plus en plus. Avengers aurait gagné à être plus court d’une heure, et X-Men m’a paru franchement répétitif.
Ou alors, je vieillis.

Spectacles

Peu de sorties puisque ce trimestre correspond à la fin de mon abonnement à l’Opéra de Paris, généralement clairsemé en cette saison. Cette nouvelle production de Don Giovanni était en revanche une bonne surprise.
J’ai également emmené la Crevette au TCE assister à une représentation pour enfants de Carmen, transposé à l’univers du cirque, et réduit à environ 1h10. Super mise en scène, bons interprètes, en particulier dans les deux rôles principaux, participation du public pour les choeurs… c’est à refaire, et nous recommencerons en février prochain avec une version des Noces de Figaro.

Sorties

  • Exposition “Rouge !”, Galeries Nationales du Grand Palais

Pour la première fois depuis une éternité, nous avons visité une exposition, et pas n’importe laquelle : celle du Grand Palais consacrée à l’art soviétique, de la révolution d’octobre à la mort de Staline. J’ai beaucoup apprécié que l’expo aborde toutes les formes d’art (théâtre, arts décoratifs, affiches, cinéma, photographie, arts plastiques…), même si la seconde partie, consacrée à l’époque de Staline, était nécessairement plus courte.



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Bilan culturel – Premier trimestre 2019

Ce ne fut pas le trimestre le plus productif de ma carrière : j’ai alterné les moments de frénésie (en particulier en matière de lecture), les moments de fatigue intense (comme en ce moment) et ceux où le boulot a tout emporté. Néanmoins, j’ai trouvé à m’occuper.

Livres

  • Le crépuscule de Shigezo, Ariyoshi Sawako
  • Les étoiles de novembre, Anne-Marie de Backer
  • Cahiers de poèmes, Emily Brontë
  • Les enfants d’Alexandrie, Françoise Chandernagor
  • Les dames de Rome, Françoise Chandernagor
  • Morte en songe, Yanette Delétang-Tardif
  • Second time around, Nancy Herkness
  • La grande traversée, Miura Shion
  • 36 Poses, Marc Moitessier
  • Cent ballades d’amant et de dame, Christine de Pizan
  • Des chaussures pleines de vodka chaude, Zakhar Prilepine
  • Pamela, Samuel Richardson
  • Quand le ciel pleut d’indifférence, Shiga Izumi
  • Aux quatre coins du monde, Anne Wiazemsky
  • Âpre cœur, Jenny Zhang

J’ai débuté l’année en force, avec un énorme coup de coeur pour Françoise Chandernagor dont je n’avais jamais rien lu. En revanche, j’ai essuyé quelques déconvenues, notamment chez Picquier – je crois qu’il faut que j’arrête de me laisser séduire par leurs grands formats hors de prix, surtout quand c’est écrit gros. Visiblement, en matière de littérature asiatique contemporaine, je trouve satisfaction chez d’autres éditeurs.
La grosse tendance de ce trimestre fut surtout la plongée dans la poésie féminine, avec pas moins de quatre recueils (et d’autres dans ma PAL).

Films / Séries

Ce n’est pas l’envie qui manque, mais nous avons été incapables de trouver un moment pour aller au cinéma ensemble, sauf pour le dernier Astérix, qui nous a laissé une impression en demi-teinte.
Pour les séries, une belle découverte, trois ans après tout le monde : The Crown de Netflix. Je vous rassure, on ne s’est toujours pas abonnés : j’ai déniché les DVD sur vente privée. Oui, on est des dinosaures, on assume.

Spectacles

L’opéra de Paris n’a franchement pas été à la hauteur ce trimestre : des mises en scène à la limite du compréhensible pour des tarifs de plus en plus élevés… la seule bonne nouvelle, c’est que la représentation des Troyens m’a permis d’aller boire un coup avec Clara après. Je dois être masochiste, car j’ai repris non pas un mais deux abonnements pour la saison prochaine.
Les autres spectacles ont en revanche été de véritables réussites, et j’ai passé à chaque fois un très bon moment (dont une fois avec la Crevette).
Le concert à la Philharmonie fut une belle découverte grâce à Cha.

Sorties

  • Musée du Louvre
  • Toulouse : ses restaurants et le salon de C.euh.

Heureusement qu’on a réussi à sortir Mademoiselle une journée et à l’emmener au Louvre, sinon cette catégorie serait bien vide. La promenade a été très agréable, et fut pour moi l’occasion de redécouvrir le département des antiquités égyptiennes, beaucoup plus fluide et aéré. Nous avions axé la visite autour des animaux à trouver dans les vitrines avec, en guise de “star”, le célèbre hippopotame bleu. C’était parfait pour une première approche.
Pour ce qui est de Toulouse, c’est plutôt l’histoire d’un ratage : nous avions programmé plein de sorties culturelles, et finalement on a mangé / bu du thé / papoté / dormi / mangé / cuisiné / vu de gens. C’était très bien comme ça.



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Feminibooks Challenge 2019 – Janvier

Souvenez-vous, pour le premier mois du Feminibooks Challenge, il fallait lire une autrice pour la première fois. Pour m’a part, il s’agit de… Françoise Chandernagor.

Aussi étonnant que cela puisse paraître lorsqu’on connaît mon amour du roman historique et que l’on sait à quel point le téléfilm L’Allée du Roi a changé ma vie d’adolescente, je n’avais jamais ouvert un de ses ouvrages (je pense que l’épaisseur me rebutait un peu). Et encore plus étonnant, ce n’est pas vers ce titre que je me suis tournée, mais vers les deux premiers tomes de sa série La Reine oubliée : Les enfants d’Alexandrie et Les dames de Rome.
Ces romans suivent le personnage de Cléopâtre-Séléné, fille de Cléopâtre VII (la plus connue, celle des films) et de Marc-Antoine, sœur jumelle d’Alexandre-Hélios (si), d’abord lors de son enfance à Alexandrie, au milieu des ors des pharaons, puis à Rome quand, prisonnière de guerre après la défaite d’Actium, elle est éduquée au sein de la maisonnée d’Octavie, la sœur de l’empereur Auguste.

La romancière s’est énormément documentée, aussi bien sur la vie privée, les mœurs, que sur la politique, les croyances et l’art de la guerre. Le récit est extrêmement vivant, bien que pendant tout le premier tome j’ai eu l’impression de lire une version plus fouillée de l’épisode de Confessions d’Histoire consacré à Cléopâtre et Marc-Antoine.
En outre, son style est magnifique, et on se laisse volontiers porter par le souffle qui se dégage du texte. L’autrice excelle à narrer un événement, à transmettre un sentiment précis, qu’il soit positif ou négatif (j’avoue que l’introduction de chaque roman fut difficile à encaisser).

Ce fut une véritable découverte, qui m’a permis de débuter mon année littéraire du bon pied. J’ai très envie de lire le troisième et dernier tome de la série, mais j’ignore quand il sortira, ou même s’il sortira un jour… En attendant, il y a fort à parier que je lirai bientôt L’Allée du Roi !



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Feminibooks Challenge

Lassée des challenges lecture proposés par Popsugar – catégories redondantes au sein d’une même liste, répétitives d’une année sur l’autre, très orientés “Amérique du Nord” (et pour cause), etc. – j’ai découvert sur Instagram ce nouveau défi proposé par Opalyne. Bon, j’avoue, c’est une autre personne qui en a parlé, je ne connaissais pas du tout cette blogueuse.

Le but est simple : réussir à lire un livre par mois orienté autour d’une thématique féministe. Si on y arrive, on peut ajouter les catégories bonus.

Je suis hyper enthousiaste, et j’ai déjà coché janvier et février, ainsi que deux catégories bonus (en choisissant des autrices différentes à chaque fois). Du coup, je me proposais de faire une note sur chaque “livre du mois”, est-ce que ça vous dirait ?

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Bilan culturel – Quatrième trimestre 2018

Ce dernier trimestre en forme de longue ligne droite ne fut pas des plus calmes. Si j’ai rendu ma dernière traduction de l’année courant novembre et me suis depuis autorisée à relâcher la pression, j’ai néanmoins accusé le contrecoup de la fatigue. L’absence de l’Anglais début décembre a aussi, étrangement, coïncidé avec une panne sèche de lecture, qui a duré pas loin de quinze jours (il faut que j’arrête les récits de femmes enlevées avec leurs enfants, ça ne me réussit pas).

Livres

  • Le Crocodile, Fédor Dostoïevski
  • La librairie de tous les possibles, Yoshitake Shinsuke
  • Et tu n’es pas revenu, Marceline Loridan-Ivens
  • Ariel, Sylvia Plath
  • Ash Princess, Laura Sebastian
  • The wedding from hell, parts 1&2, J.R. Ward
  • Revenir du silence, Michèle Sarde
  • Be not afraid, Alyssa Cole
  • The cottage on Pumpkin and Vine, Kate Angell, Jennifer Dawson, Shaila Lovelace
  • Butterface, Avery Flynn
  • Muffin Top, Avery Flynn
  • Le cœur converti, Stefan Hertmans
  • Nagori, Ryoko Sekiguchi
  • Citizen of the Galaxy, Robert A. Heinlein
  • Petit pays, Gaël Faye
  • Printemps parfumé, Hong Jong-U (traduction fin 19ème d’un conte traditionnel coréen)
  • Poèmes, Nakahara Chûya
  • Hiver à Sokcho, Elisa Shua Dusapin
  • Kosaburo, 1945, Nicole Roland
  • Mary Poppins, La maison d’à côté, Pamela Travers

Il y avait à boire et à manger dans cette sélection ! J’ai finalement beaucoup lu, à la fois parce que j’avais plus de temps, mais aussi parce que la fin du Reading Challenge Goodreads m’a poussée à accélérer dans les derniers jours de décembre. A noter : pas un seul livre de Claude Pujade-Renaud ce trimestre. Non que je me lasse, mais j’avais une PAL monstrueuse, et je commence à redouter le jour où j’aurai lu toute son oeuvre.

Films / Séries

Clairement le parent pauvre de ce récapitulatif, comme tous les ans. Notre vie de famille a eu raison des sorties au cinéma. Ajoutez à cela les déplacements de Monsieur et notre séjour au Canada, et le résultat est déprimant. Après, je reconnais que nous ne sommes pas très “séries” et que nous préférons nous faire un resto quand nous avons un peu de temps à deux. En outre, nous avons laissé les enfants à leurs grands-parents pour le nouvel an, et non pour Noël.

Spectacles

Le dernier trimestre de l’année est toujours propice aux sorties “culturelles”: l’agenda des théâtres est plein et intéressant, et mon abonnement à l’Opéra prend généralement tout son sens à ce moment-là. A noter le spectacle vu à Toronto avec mon père, et le premier ballet de la Crevette. Un dernier spectacle aurait dû s’ajouter à la liste, mais les manifestations de décembre ont conduit à un report le week-end prochain. Ce sera mon premier spectacle de 2019.

Sorties

  • Chutes du Niagara
  • Hockey Hall of Fame
  • Toronto Maple Leafs / Calgary Flames
  • Espèces en voie d’illumination

Mon grand projet pour le dernier trimestre était d’aller au musée et visiter toutes les expositions en retard. Un ratage, donc. J’espère au moins pouvoir aller à Guimet en début d’année, même si j’ai comme un doute.
Le voyage au Canada aura tout de même été l’occasion de se cultiver, et de découvrir ce grand pan de culture locale qu’est le hockey sur glace. Même si le bruit dans la patinoire était à la limite du supportable, le silence religieux qui s’abat dès que le palet est en jeu rend la chose impressionnante, et c’est un sport facile à suivre même pour des néophytes comme moi. Et puis l’ambiance était chaleureuse et bon enfant, comme souvent lors de ce genre d’événements outre-Atlantique.

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Bilan culturel – Troisième trimestre 2018

Ce ne sera une surprise pour personne si je dis que ma vie culturelle a été réduite à portion congrue ces trois derniers mois. Entre les vacances scolaires (et celles de la nounou), l’avalanche de boulot qui m’est tombée dessus (je reprends à peine mon souffle) et la reconversion de l’Anglais, mon temps a été plus qu’occupé. Si j’ai pu lire, bien que pas assez à mon goût, les sorties diverses sont quasiment inexistantes (et ont demandé pas mal de contorsions organisationnelles – oui, je parle novlangue, c’est un dommage collatéral).

Livres

  • Juste quelqu’un de bien, Angéla Morelli
  • Le jardin forteresse, Claude Pujade-Renaud
  • Bleu de Sèvres, Jean-Paul Desprats
  • La nuit des béguines, Aline Kliner
  • Barely breathing, Pamela Clare
  • Slow burn, Pamela Clare
  • Falling hard, Pamela Clare
  • Tempting fate, Pamela Clare
  • Close to heaven, Pamela Clare
  • Holding on, Pamela Clare
  • La coiffure de la mariée, Seray Sahiner
  • Cette nuit, Joachim Schnerf
  • La danse océane, Claude Pujade-Renaud
  • Les fleurs d’Hiroshima, Edita Morris
  • Les liens du mariage, J. Courtney Sullivan
  • The sea king, C. L. Wilson
  • Un monde à portée de main, Maylis de Kerangal
  • La papeterie Tsubaki, Oagawa Ito

Beaucoup de bonnes lectures ces derniers mois. Mon score explose grâce au mois d’août et à la série Colorado high country de Pamela Clare, une très bonne romance contemporaine qui m’a occupée pendant le séjour de l’Anglais en Ukraine. Pour le reste, j’ai lu les deux ouvrages de la Glory Book Box sur le mariage, et des choses picorées çà et là. Pas de gros rejet ni de mauvaise lecture, mais quelques petites déceptions d’ouvrages dont j’attendais sans doute beaucoup et qui n’étaient “que” bons.

Films

Grâce à Ioionette, j’ai pu faire une sortie ciné (que j’ai failli oublier…). Pour le reste, on a acheté des DVD et tenté d’éponger notre retard de films. Pari gagné avec Le sens de la fête qui nous a beaucoup fait rire, et Kingsman qui était une suite amusante au premier volume des aventures gore et rigolotes d’Eggsy.

Spectacles

Heureusement qu’il y a l’abonnement à l’Opéra de Paris et la reprise de la saison en septembre, sans quoi on risquait le désert absolu. De façon assez rigolote, les deux magnifiques spectacles de la rentrée (je dois toujours écrire un article sur le kabuki, mais je sens que c’est mal barré) étaient donnés par des compagnies étrangères invitées, l’une à Garnier, l’autre au théâtre de Chaillot. En plus l’Anglais m’a accompagnée au kabuki et a bien accroché, c’était parfait.

Sorties

  • Château de Seneffe

Cette brève visite d’un ravissant château 18ème en Belgique, dans le cadre de l’anniversaire d’Emmanuelle Nuncq, était très agréable. Bon, le guide racontait en partie des conneries et s’est foutu de notre gueule parce qu’on était en costumes, mais le cadre en valait la peine.



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Eva Luna

Elle s’appelle Eva, qui veut dire vie, sa mère ayant voulu qu’elle y morde à belles dents ; Eva Luna, parce qu’elle fut conçue par un Indien de la tribu des Fils de la Lune piqué par un aspic, que sa mère arracha à l’agonie en lui faisant l’amour. Petite bonniche rebelle et émerveillée, écoutant aux portes et abreuvée de feuilletons radiophoniques, elle a le don d’inventer des histoires rocambolesques, improbables, renversantes, drôles et dramatiques comme la vie même, ce qui lui vaudra plus tard de sortir de la misère, de la servitude et de l’anonymat. Entre-temps, son destin aura croisé celui de dizaines de personnages plus hauts en couleur les uns que les autres – grand-mère Elvira, qui couche dans son cercueil et sera sauvée par cette arche de fortune lors d’une inondation catastrophique; la Madame, puissante maquerelle de la capitale, et Mimi, travesti promu star de la télévision nationale; Huberto Naranjo, gosse de la rue qui grandira dans les maquis de la guérilla; oncle Rupert et tante Burgel, aubergistes et fabricants de pendules à coucous dans un village danubien au cœur des montagnes tropicales;  et un dictateur, un tortionnaire au gardénia à la boutonnière, un commerçant moyen-oriental au cœur tendre et aux caresses savantes, sa femme Zulema, vaincue par la fatigue de vivre, l – sans oublier Rolf en qui Eva reconnaîtra l’homme de sa vie, puisque à en vivre une, il lui faut bien concevoir que certaines histoires finissent bien.


C’est une amie grecque qui m’a parlé de ce livre et me l’a offert peu après. D’Isabel Allende, je n’avais rien lu, même si j’avais entendu parler d’elle et que je connaissais le titre de son roman le plus célèbre, La maison aux esprits. Pour tout dire, je la croyais même apparentée à Salvador Allende (la Française qui n’y connaît rien en histoire de l’Amérique du Sud, c’est moi).

A lire le résumé, on pourrait craindre le fouillis total et l’absence de fil conducteur dans ce récit. D’ailleurs, on ne comprend pas trop de quoi ça va parler. En fait, c’est Eva Luna elle-même qui nous guide dans cette histoire, son histoire, tissée de milliers d’anecdotes, de détails, de sensations. Et on se laisse happer avec facilité, et même passion, dans ce roman aux multiples rebondissements.
Isabel Allende a un talent incroyable pour faire se rejoindre tous les détails émiettés tout au long du récit, les personnages se croisant parfois sans se (re)connaître, les souvenirs de telle anecdote trouvant un dénouement plusieurs dizaines voire centaines de pages plus loin. Le style est foisonnant sans être lourd, et entraîne dans une espèce de flot le lecteur, pour peu qu’il accepte de se laisser porter (personnellement, je n’ai eu aucun mal, je voulais à tout prix connaître la suite des aventures d’Eva Luna).
Mais surtout, j’ai adoré le personnage principal, cette petite fille qui devient femme sans jamais se renier, en apprenant de tout ce et tous ceux qui l’entourent, qui revendique sa liberté aussi bien intellectuelle que physique, qui trouve dans la magie des mots et de l’écriture de quoi se construire, s’affirmer. C’est un personnage presque épuisant par son énergie, mais formidable par le modèle qu’il offre.

2018 Reading challenge : A book you borrowed or that was given to you as a gift



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Le Foyer des mères heureuses

Elles n’auraient jamais dû se rencontrer : Priya, Américano-Indienne, mariée à un brillant homme d’affaires, à l’avenir tout tracé aux Etats-Unis, et Asha, petite paysanne indienne, mariée à un brave homme couvert de dettes, deux enfants, sans argent et sans avenir. Priya sait qu’elle ne sera jamais mère. Elle sait aussi qu’en Inde on peut facilement recourir aux “services” d’une mère porteuse, il suffit de payer. Et le mari d’Asha a entendu parler de ce qu’il faut bien appeler un “commerce”. La machine ne sera pas longue à se mettre en marche.


L’autre jour chez mon libraire, ce livre m’a immédiatement fait de l’œil. On parle beaucoup de PMA et de GPA, surtout en ces temps d’assises de la bioéthique, et c’est un sujet qui m’a toujours interpellée – je me suis longtemps crue capable d’être mère porteuse si jamais la pratique était légalisée en France.

Ce roman, découpé en courts chapitres, alternant les points de vue de Priya et d’Asha, se lit facilement. On plonge dans la réalité tout de suite, aussi bien celle de la souffrance de ne pouvoir avoir d’enfant que celle de la honte de devoir “se louer” pour faire vivre sa famille. Pour des raisons différentes, chaque femme perçoit la GPA comme seule issue à un problème accablant, et chacune a ses doutes et ses espoirs. L’auteure déroule le fil des pensées de ses personnages sans les juger, montrant les constructions mentales de chacune, comment elles vivent l’expérience, ce qu’elles pensent ou devinent de l’autre, leur rapport à la maternité… Le nom de “Foyer des mères heureuses”, celui réservé aux gestatrices, est bien entendu ambivalent, car de quelles mères parle-t-on ?
J’ai été immédiatement happée par ce très beau récit, très vivant, parfois drôle, où il est certes question de maternité, mais aussi d’amour, de la place des femmes dans la société, aussi bien aux Etats-Unis qu’en Inde. Je me suis attachée et parfois identifiée aux deux héroïnes, et je n’ai bien évidemment pas manqué de verser une petite larme à la fin. Mais au-delà de l’émotion, l’auteure offre des clés de réflexion sur la GPA, sans juger ni condamner et propose, à mon sens, une lecture intéressante à celles et ceux que le sujet touche.

Le Foyer des mères heureuses, Amulya Malladi, Mercure de France

2018 Reading Challenge : a book about a problem facing society today (la GPA, donc)



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