Winter cookbook challenge #9

Étonnamment cette semaine, alors que je ne pensais pas être d’humeur à cuisiner (pour moi toute seule, c’est parfois dur de se motiver) et que j’étais malade, j’ai pas mal fait la cuisine et, surtout, j’ai testé des recettes nouvelles. Qu’il s’agisse de finir ce qui traînait dans mon frigo ou de nourrir ma soeur, j’ai puisé dans tout un tas d’ouvrages pour arriver à mes fins.

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Dimanche, la Crevette et moi sommes entre nous, et j’ai décidé de faire des crêpes. J’ai ressorti la recette éprouvée du livre Les petites recettes modèles (inspirées par l’oeuvre de la Comtesse de Ségur). Si la pâte en elle-même était bien, la réalisation fut compliquée : gérer un bout de chou et une poêle chaude n’est pas de tout repos, et ma poêle n’est plus en très bon état – pas assez en tout cas pour ce genre d’exercice. Résultat mitigé : j’ai mangé des crêpes pendant trois jours, mais mademoiselle m’a lancé un “c’est pas bon !” péremptoire. Faites des enfants.

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 Lundi soir, alors que je cherchais la liste d’ingrédients pour une autre recette, j’ai découvert par hasard la recette de “La soupe au pain de maman” de Christine Ferber dans un vieux numéro de Régal. Celle-ci, toute simple, propose de faire griller du pain dans une casserole avec de l’ail, puis d’ajouter du fond de veau / de volaille et de la crème. Je l’ai réalisée deux fois, la première avec du bouillon de volaille et une cuillère de fond de veau, la seconde avec uniquement du fond de veau et, si la seconde version était plus riche et onctueuse, j’ai préféré la première dont le goût m’a semblé plus subtil. Quoi qu’il en soit, c’est une façon hyper simple et délicieuse de finir le pain rassis.

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Mercredi, toujours terrassée par la crève, et sachant qu’il me restait un beau blanc de poulet dans le frigo, j’ai préparé un blanc-manger (la version originelle, donc, pas celle qu’on peut servir aujourd’hui sous forme de flanc), d’après la recette du Liber de coquina, un réceptaire du 14ème siècle, proposée dans le hors-série du magazine Histoire et images médiévales, sur le thème de la cuisine. Il s’agit d’un hachis de poulet et d’amandes, agrémenté de sucre (article à venir). C’était délicieux même si le goût peut légèrement surprendre.

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Enfin, hier soir, pour fêter la venue de ma sœur, j’ai préparé des petites crèmes au chocolat aromatisées à la vanille. C’est une recette de Régal, déjà réalisée à deux ou trois reprises, mais que je parfume d’habitude à la cannelle (ma sœur déteste la cannelle). C’était parfait comme dessert, après une assiette de mon désormais célèbre katsuo no tekone-zushi (dont j’ai déjà parlé ici).

Des découvertes, des réinterprétations, des surprises… C’était une semaine intéressante au plan culinaire, à voir si la suivante sera aussi productive !

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Tarte bourbonnaise à la rose

A l’occasion du Winter cookbook challenge, j’ai préparé la semaine dernière un repas médiéval que je décris ici. Même si les notions d’ “entrée”, “plat” et “dessert” sont parfaitement contemporaines et ne correspondent en rien à la structure du repas médiéval, j’avoue avoir conservé cet ordre artificiel parce que c’était plus simple. Du coup, j’ai préparé un plat sucré pour finir les agapes, alors que normalement celles-ci s’achèvent par de l’hypocras (vin épicé censé favoriser la digestion).
Comme ma tourte a rencontré pas mal de succès sur Instagram, je me suis dit que j’allais vous en proposer la recette. Attention, la recette en tant que telle n’est pas attestée : j’ai choisi de mettre de la rose (saveur très appréciée au moyen-âge) plutôt que de l’orange ou du citron parce que je n’aime pas associer agrumes et sucre. La recette de la tarte bourbonnaise sucrée est tirée du Viandier de Taillevent, et présentée par Michèle Barrière à la fin de son roman Souper mortel aux étuves.

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Ingrédients
1 pâte brisée
250g de ricotta
200g de crème fraîche
3 oeufs
120g de sucre
Eau de rose

Préparation
Préchauffer le four à 200°C. Foncer un moule à tarte avec la pâte, la piquer avec une fourchette. Y étaler un morceau de papier sulfurisé et des haricots secs, enfourner 15mn pour la faire cuire à blanc.
Ecraser la ricotta à la fourchette, puis ajouter la crème, les oeufs et le sucre en remuant énergiquement pour obtenir une crème lisse. Assaisonner à l’eau de rose (personnellement, j’ai mis 4 cuillères à soupe, ça donne un goût assez marqué). Verser l’appareil sur la pâte déjà cuite et enfourner pour 30mn. La tarte doit être légèrement dorée.
Une fois sortie du four, décorer avec des fleurs fraîches, séchées ou cristallisées.

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Winter cookbook challenge #3

Depuis le canapé où je digère lentement les 48 dernières heures, voici le récapitulatif de mes contributions au Winter cookbook challenge de Sunalee. Cette semaine, j’ai encore pas mal cuisiné, mais pas toujours en suivant une recette, plutôt à l’instinct. Y compris hier midi quand j’ai préparé du kangourou en guise de déjeuner de Noël (j’adore ça).


Samedi dernier, nous recevions mon oncle et ma tante. Cette dernière a une formation de cuisinière et propose des cours de macarons, foie gras, risotto… (allez voir là), du coup j’avais un peu la pression. J’ai fini par choisir une recette du deuxième numéro de 180°C, mon magazine de cuisine préféré. Au programme, suprêmes de pintade à la crème et aux champignons, avec des pommes de terre. L’apéritif et le dessert étaient fournis par mon traiteur arménien et la boulangerie du quartier. Carton plein (mais j’ai oublié de faire une photo).

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Mardi soir, dans un élan combiné de flemme / envie de pâtes et vidage de frigo obligatoire, je me suis lancée dans une recette… d’udon, les grosses nouilles de blé japonaises. J’ai trouvé celle-ci, intitulée “Udon dans un bouillon à l’œuf” dans l’ouvrage La cuisine japonaise, d’Emi Kazuko, remarquable introduction à la cuisine japonaise (malheureusement épuisé). Comme je n’avais ni cresson ni ciboule, j’ai utilisé notre dernier poireau, mais dans l’ensemble c’était très satisfaisant car “c’était bon comme là-bas”.

Voilà pour les huit derniers jours. Je ne sais pas encore si je serai productive la semaine prochaine, vu que nous sommes en pension complète chez mes beaux-parents jusqu’au réveillon. Suspense…

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Winter cookbook challenge #2

Deux temps forts dans le winter cookbook challenge cette semaine : notre soirée de Noël et le dîner d’hier.
Samedi, j’ai ressorti mes grands classiques quand nous recevons du monde. Une tarte salée à la ricotta et aux herbes aromatiques, spécial copines végétariennes. La recette est tirée (et un peu modifiée) d’un vieux numéro de Elle de l’été 2010 ou 2011.

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Côté sucré, j’ai réalisé pour célèbre brownie au chocolat noir, adapté de la recette du “Brownie aux noix d’Obélix”, tirée de La cuisine avec Astérix, mon tout premier livre de cuisine. Enfin, le gâteau au yaourt extra-bon, dont j’ai déniché la recette dans un article de Régal consacré aux desserts de l’enfance.

Le gâteau au yaourt

Le gâteau au yaourt

Le brownie

Le brownie


Hier soir, n’écoutant que mon courage, j’ai décidé de réaliser une recette qui me faisait de l’œil, d’autant que j’avais du potiron à écluser. Dans mon petit livre Légumes anciens (éditions Marabout), j’ai découvert la recette des lasagnes de potiron. Outre le potiron, la recette nécessitait des épinards (ou toute autre “herbe”, comme du pourpier, du mizuna…) et une petite sauce tomate maison. Pour finir, il fallait réaliser une béchamel. Même si le livre donnait des instructions, j’ai préféré utiliser une recette éprouvée et simple, que je n’ai pas encore ratée (contrairement à la “vraie” béchamel).
Au final, c’était une tuerie, et je pèse mes mots. J’en ai fait pour quatre, et nous avons dû nous retenir de tout boulotter en une soirée. Monsieur a mangé pour deux, je me suis consolée ce midi avec les restes. Un peu long et salissant à préparer, mais à refaire !

Le gratin avant...

Le gratin avant…

Le gratin dans l'assiette !

Le gratin dans l’assiette !

Voilà pour cette nouvelle semaine de challenge ! Dès demain, je me remets aux fourneaux avec mes livres.

 

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Chocolat chaud facile

Cet après-midi, il faisait gris et pluvieux, j’avais du boulot mais une grosse flemme et l’envie de me rouler en boule sous mes couvertures avec un bon bouquin. Plutôt que de me laisser abattre, je me suis improvisé un chocolat chaud parfumé avec ce qui traînait dans mes placards.

Pour une personne (une grande tasse)
60g de chocolat noir (j’ai utilisé du guanaja Valrhona – oui, j’ai des goûts de luxe)
20cl d’eau
1 sachet de sucre vanillé

Faire fondre le chocolat à feu doux dans l’eau. Bien mélanger au fouet (idéalement, il faut faire mousser) et ajouter le sucre. C’est prêt !

Cette recette est vraiment une recette “de paresseuse”, mais elle se réalise en 5mn, et on obtient beaucoup d’effet pour assez peu d’efforts. Je pense qu’il doit être possible d’aromatiser le chocolat avec d’autres épices, mais je voulais sortir de l’éternel trio chocolat-cannelle-girofle. Le sucre sert surtout à atténuer l’amertume du chocolat qui, en boisson, peut être un peu trop forte.
Avantage : comme cette recette ne contient pas de lait, elle est un peu plus digeste.

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Tarte à la betterave [recette végétarienne]

Je ne sais pas vous, mais moi, quand on m’annonçait “betterave”, pendant longtemps j’ai uniquement pensé à ces horreurs qu’on nous servait à la cantine et je faisais la grimace en passant mon tour. Et puis un jour, j’ai goûté ce légume assaisonné de façon différente, et nous sommes repartis sur de nouvelles bases…
Pourtant, sortis de la salade et, éventuellement, de la soupe, il reste plein d’autres options. Je vous propose donc une version tarte salée, idéale pour un buffet quand on a des amis végétariens et d’autres omnivores (non, ça ne sent pas du tout le vécu…).

Avant

Avant


Ingrédients
1 pâte brisée (on peut la faire, mais je suis fainéante)
1 grosse betterave crue (ou plusieurs petites, au choix)
De la pâte de noisettes
1 petit chèvre frais (environ 100g)
Parmesan râpe

Faire chauffer le four à 180°C. Emballer la (ou les) betterave(s) non épluchée(s) dans du papier d’alu et les enfourner 45mn à 1h, selon leur taille. Lorsqu’elles sont cuites, les sortir du four, les éplucher et les détailler en fines lamelles (c’est le plus long et le plus salissant).
Foncer la pâte dans un plat à tarte. Dans un bol, mélanger le chèvre frais avec 2 ou 3 cuillères à soupe de pâte de noisettes, puis l’étaler sur le fond de tarte.
Disposer les lamelles de betterave par-dessus la garniture, saupoudrer de parmesan râpé et enfourner pour 25 à 30mn.

Après !

Après !

Je pense qu’il est possible d’adapter cette recette pour qu’elle convienne aux vegans, notamment en préparant une pâte à tarte à base de farine, eau et huile d’olive, et en remplaçant le fromage par de la crème de tofu.

Note : cette recette est librement adaptée de celle présentée dans l’ouvrage “Légumes anciens – 30 recettes de saison” publié chez Marabout.

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