Le karma finit toujours par se venger

Aujourd’hui, alors que j’avais bien plus important à faire – au hasard, finir un roman pour lundi midi dernier carat – j’ai sorti ma planche et mon fer à repasser. Et je m’en suis servie.

Pour vous remettre dans le contexte, je suis la fille qui préfère confier les chemises de son mec au teinturier plutôt que de se coltiner le repassage. Mon matériel ne sert qu’en deux occasions : quand ma belle-mère vient à la maison et qu’il y a des chemises en retard, ou quand le truc que j’ai l’intention de porter a vraiment trop l’air de sortir de la gueule d’une vache (soit deux fois par an environ).
Je crois que le repassage est une des corvées que je hais le plus avec le débouchage des siphons.

Bref. Donc j’ai décidé de repasser. Parce que, subitement, j’ai décidé que les vêtements de la Crevette étaient bien trop froissés et que j’allais vraiment passer pour une souillon aux yeux de la nounou (vous noterez que ma fille peut avoir l’air d’une souillon, ça ne me dérange pas…). Me voilà donc partie.
Mais le karma, cette entité facétieuse, a décidé de me rendre la monnaie de ma pièce. A mi-parcours environ, mon fer – un vieux machin récupéré dans l’appartement d’une copine il y a bientôt dix ans et rafistolé au duct tape – posé en équilibre instable, s’est crashé par terre. Le parquet n’a rien, mais le fer n’a plus de réservoir pour l’eau (heureusement, celui-ci était vide) et tient en équilibre encore plus précaire.

J’ai donc dû me résoudre à tailler dans le vif : Marion L., si tu me lis, sache que ton fer a fait long feu (ahaha). J’en rachèterai un à l’occasion (des fois que je doive porter un chemisier pas froissé un jour).
Ca m’apprendra à faire du zèle, tiens.