Un déjeuner chez Colorova

Colorova, c’est un beau salon de thé devant lequel je passe parfois quand je traîne entre la rue de Rennes et le Bon Marché (il est un peu planqué, il se mérite), et où j’essaie désespérément de retrouver Shermane depuis plusieurs semaines. Vendredi dernier, ce fut enfin chose faite, en présence également de Malena, pour un déjeuner.

L’endroit est assez grand et comporte une seconde salle, plus petite quoique plus lumineuse, dans le fond. La déco dépareillée est colorée, mais atténuée par les murs blancs et les grandes baies vitrées. Etant arrivée la première, j’ai choisi une table “normale” plutôt que basse, car je sais à quel point ces trucs-là sont traîtres quand il s’agit de se relever.

La formule déjeuner est un classique entrée+plat ou plat+dessert ou entrée+plat+dessert. Il y a trois options d’entrées, trois “normales” pour le plat, et trois avec supplément. Quant au dessert, il faut le choisir en vitrine, parmi les gâteaux proposés.
Mon choix s’est porté sur un œuf poché aux lentilles vertes et lard grillé. C’était très bon, mais je n’aurais pas dû attendre avant d’attaquer, car le jaune avait commencé à coaguler et j’adore quand il est bien coulant. Mais bon, ce n’est pas la faute du personnel !
Pour le plat, ce fut un kefta de bœuf (grosse boulette) accompagné d’un gratin dauphinois. Le kefta était bon, peut-être un peu gras mais c’est assez logique sur un plat de ce type. Le gratin dauphinois, constitué comme un mille-feuille, était à tomber, légèrement caramélisé au vinaigre balsamique, nous a-t-il semblé. En revanche, j’ai été un peu surprise que la boulette soit posée sur… de la purée de pommes de terre. N’y avait-il aucun autre accompagnement à nous proposer ?

L’œuf poché (caché dans les lentilles)

Le kefta accompagné de sa purée et du gratin dauphinois (sous les tranches de radis)

L’un dans l’autre, c’était bon et plutôt copieux et, quand est arrivé le moment du dessert… je n’ai rien commandé. Outre que je n’avais plus très faim et que cela aurait été de la gourmandise, je me suis rendu compte que les douceurs proposées ne me parlaient pas (je suis assez classique, j’aime le chocolat noir, la vanille, les fruits rouges… or les pâtisseries de Colorova sont beaucoup plus orientées fruits exotiques et saveurs qui sortent de l’ordinaire). Mais cela n’a pas empêché mes amies de se régaler d’une tartelette au caramel et d’un dessert au fruit de la passion (je crois).
Pour parfaire le repas, je l’ai accompagné d’une citronnade maison absolument délicieuse (mais franchement acide, attention).

Est-ce que je reviendrai ? Oui, sans doute. L’expérience était agréable, malgré un niveau sonore qui est allé crescendo, grâce notamment à une jeune femme installée derrière nous. La nourriture était bonne, le service efficace, le cadre agréable. Et qui sait, la prochaine fois je me laisserai peut-être tenter par une pâtisserie, j’ai cru comprendre que la carte évoluait régulièrement.

Colorova, 47 rue de l’Abbé Grégoire, 75006 Paris

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Kosyuen

Ce midi, je retrouvais une amie pour déjeuner non loin du Louvre. Vu qu’elle travaille dans le quartier, elle m’a proposé de tester un nouvel endroit, qui propose de la cuisine japonaise, en particulier des onigiri. Ni une, ni deux, je dis oui (tu me proposes de manger japonais, je dis rarement non, sauf si c’est des sushis industriels – et encore).
Or en arrivant devant les lieux, je me suis rendu compte qu’il s’agissait du Kosyuen, dont Shermane s’était déjà fait l’écho et que j’avais très envie de tester.

L’endroit est tout en longueur, assez étroit. Il propose quelques tables de deux ou quatre au rez-de-chaussée, et dispose semble-t-il d’une salle au sous-sol. La carte est simple ; à emporter : des bentôs, des onigiris ; sur place : un menu onigiri ou ochazuke (le menu temaki à faire soi-même est en cours d’élaboration).
J’ai choisi un ochazuke au saumon – mélange de riz, d’algues, de poisson arrosé de thé chaud – tandis que mon amie a commandé deux onigiris, l’une aux algues, l’autre aux courgettes et miso blanc. Le menu comporte en outre un morceau de tofu au sésame, quelques légumes marinés et un dessert.

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Le plat était délicieux, bien salé, avec le goût réconfortant que l’on pourrait attendre de cette recette (normalement, ça se sert en fin de soirée ou quand on est malade). Les accompagnements sont bons – il faut vraiment aimer le sésame, sans quoi le tofu ne passe pas – les légumes bien croquants.
En dessert, on nous a apporté une petite mousse de fromage blanc agrémentée d’un coulis de yuzu maison, ainsi qu’un mini cake au matcha. Je ne suis pas fan des agrumes, surtout en version sucrée, mais heureusement le fromage blanc était léger et frais et équilibrait bien la préparation. Quant au gâteau, je n’en ai fait que deux bouchées.

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Pour arroser le tout, j’avais commandé un genmaicha (thé vert au riz grillé), qui était très bon, parfumé comme il se doit. Kosyuen est, me semble-t-il, une marque de thé japonaise, et je pense que la boutique propose ses propres thés. Toujours est-il que c’était très bon. La formule est à 12€ ce qui, dans le quartier, est remarquablement bon marché. En outre, on sort rassasié sans avoir l’impression de s’être goinfré.

Kosyuen fait aussi salon de thé, il faudra donc que j’y retourne goûter d’autres gâteaux et boissons.

Kosyuen, 258 rue Saint-Honoré, Paris

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Un dimanche à Paris

Non, il ne s’agit pas d’un descriptif de mon dernier week-end, mais du nom d’un salon de thé du quartier de l’Odéon. C’est une adresse que j’apprécie, et où je me rends de temps à autre. L’endroit se découpe en plusieurs espaces : une boutique, qui vend des pâtisseries sucrées (et quelques salées !), ainsi que des glaces, et le restaurant salon de thé, qui propose des formules déjeuner, des brunchs et des teatime.

Image tirée du site Un dimanche à Paris

Image tirée du site Un dimanche à Paris

Gros plus pour la nerd d’histoire que je suis : la salle de restaurant est aménagée autour d’un morceau du rempart de Philippe-Auguste (oui, le même qu’on trouve dans les fondations du Louvre).

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Mais en dehors de ça ? Je dois reconnaître que je n’ai jamais déjeuné ou brunché là-bas, mais je suis hyper fan de leur chocolat chaud qui, selon moi, vaut la célèbre version d’Angelina. Riche en chocolat, épais, présenté dans une chocolatière… un vrai régal. Lors de ma dernière visite, histoire de suicider mon foie, j’ai également commandé un éclair au chocolat noir et grué de cacao, que j’ai adoré.

Seul bémol de l’endroit : ses tarifs, excessivement parisiens, surtout dans un quartier aussi touristique que celui de l’Odéon. A réserver donc pour une occasion un peu spéciale, ou pour se réconforter après une longue journée à faire visiter la ville lumière à votre grand-tante.

Un dimanche à Paris, 4-6-8 Cour du commerce Saint-André, 75006 Paris

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L’Autre Thé

Hier après-midi, j’ai eu le temps de croiser Shermane juste avant qu’elle s’envole pour le Japon (je suis jalouuuuse – ravie pour elle, hein – mais jalouuuuse). Bref, nous avions une bonne heure devant nous et avions décidé d’aller à la boutique l’Autre Thé, qui s’avère située non loin de chez mon psy.

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L’endroit est assez étroit mais plein de charme : parquet, gros comptoir en bois, diverses tables, chaises, fauteuils, banquettes… il y en a pour tous les goûts. Les murs accueillent en ce moment une petite exposition photo sur le thème de la porte ouverte en Inde (grosso modo, je me rappelle pas tout).

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Je commande un chaï ainsi qu’un fondant au chocolat sans gluten (le sans gluten, je n’en ai honnêtement rien à faire, mais le chocolat…), tandis que Shermane choisit un kiocha et un muffin macha-chocolat blanc. Tout était délicieux (pour le chaï, bien entendu, faut aimer la cannelle, mais elle n’était ni écœurante, ni “chimique”).
Le service est très aimable, sans être intrusif, il y a du wifi gratuit, et nous passons notre temps à parler, surtout du Japon. Quand vient l’heure de partir, j’ai des regrets car l’endroit est vraiment accueillant !

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Point positif : outre les thés et tous les accessoires, on trouve aussi des biscuits de la marque “Mademoiselle Proust” qui portent tous des prénoms d’héroïnes de la Recherche. J’ai failli me laisser tenter, mais je décide de rester forte (rapport au fait qu’on a toujours plein de biscuits anglais à la maison).

L’Autre thé, 40, rue Mouffetard, 75005 Paris.
Il existe deux autres adresses parisiennes, ainsi que des revendeurs un peu partout en France, vous trouverez la liste ici.

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Walaku

Après en avoir entendu parler aux Imaginales, et suite à l’article d’Armalite qui s’était empressée de découvrir l’adresse lors de son dernier passage dans la capitale, Shermane et moi avons décidé de tester Walaku, ce minuscule établissement japonais du 7ème arrondissement.
Jeudi midi, après avoir réservé, nous nous sommes retrouvées pour déjeuner au comptoir, dont nous occupions la moitié des places (il y a aussi une table de quatre personnes). L’endroit, une pâtisserie traditionnelle japonaise, est très élégant et visiblement très couru des Japonais : nous serons les seules locales à franchir le seuil au cours des deux heures suivantes !

Entrée au tofu

Entrée au tofu

Nous avons commandé le bentô, absolument délicieux : après une entrée à base de tofu, nous avons droit à une bentô box à deux niveaux, l’un proposant des sashimi ultra-frais et goûteux, l’autre un assortiment de légumes cuits de différentes façons, de croquettes de crevette (?) et, pour moi, d’un peu de bœuf grillé. Car oui, ici, il n’y a pas vraiment de menu : on vous demande à la réservation ce que vous ne mangez pas, et on compose avec vos désirs. J’ai d’ailleurs été ravie que, alors que Shermane avait demandé un repas sans viande, cette demande ne se soit appliquée qu’à elle. En outre, petit détail qui m’a beaucoup plu : les baguettes sont d’une très grande finesse et légèreté, ce qui est beaucoup plus agréable pour manger de tout petits morceaux.

Sashimi et mini tsukemono maison

Sashimi et mini tsukemono maison

Plat chaud

Plat chaud

Mais l’immense découverte et le grand bonheur de ce repas furent les pâtisseries. Outre le sublime dorayaki – garni de pâte de haricots rouges, de pêche blanche, de mascarpone et de miel, sans doute le meilleur que j’aie mangé – qui concluait notre déjeuner, nous avons pu observer le pâtissier préparer à la demande certains wagashi, ces gâteaux traditionnels.

Le meilleur dorayaki de ma vie

Le meilleur dorayaki de ma vie

Du coup, nous n’avons pas pu résister et avons procédé à quelques achats au moment de partir. J’ai craqué pour un ajisai (hortensia en japonais), pâte de haricots rouges enveloppée d’une pâte de haricots blancs teintée de rose et décorée de cubes de gelée symbolisant la rosée et un aosa (feuille verte) un mochi assaisonné à l’algue et garni de pâte de haricots rouges. En outre, j’ai pris deux monaka, gaufrettes rondes garnies de pâte de haricots rouges, qui comptent parmi mes gâteaux japonais préférés.
Jeudi et hier, monsieur et moi nous sommes partagé les desserts, voici notre verdict : l’ajisai est une pure tuerie, l’aosa pas mal mais ça colle aux dents (normal, le mochi est fabriqué à partir de farine de riz gluant), les monaka sont très généreusement garnis, mais je conserve une légère préférence esthétique pour ceux de Toraya. Oui, je suis snob.

En haut l'ajisai, en bas l'aosa

En haut l’ajisai, en bas l’aosa

Au final, c’est une excellente adresse, que je recommande à tous les curieux du Japon hors des sentiers battus (oui, tante S. je pense à toi). Attention, la réservation est obligatoire, même pour goûter.

Walaku, 33 rue Rousselet 75007 Paris, ouvert du mercredi au dimanche

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Rose Thé

Je suis passée à plusieurs reprises devant ce très joli salon de thé, sans voir le temps de m’y poser alors que sa façade et ses promesses de cuisine “du jour” me faisaient de l’oeil. Et puis vendredi, j’ai enfin pu m’y poser pour déjeuner, et je n’ai pas été déçue du voyage.

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Je suis arrivée juste avant midi, soit un peu tôt, d’autant que la boutique a souffert d’une panne d’électricité jusqu’à 10h. Qu’à cela ne tienne, je déambule un peu, on me propose plusieurs endroits où m’installer et je jette mon dévolu sur une petite table d’où je peux observer à la fois la salle et une partie de l’espace boutique. L’endroit est encore désert, j’ai le temps de faire quelques photos.
La carte propose essentiellement des quiches accompagnées de salade (dont une option sans gluten), mais aussi deux plats du jour : des lasagnes (indiquées comme “nos lasagnes traditionnelles”) et du poisson sauce vierge. Ne sachant résister à l’appel de la pasta, je commande des lasagnes, ainsi qu’un thé noir “Jardin de Monet” (fraise, rhubarbe, vanille).

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Très vite, on me dépose une carafe d’eau et une corbeille de pain, puis la théière sur son plateau. Le thé est délicieux, assez parfumé sans être trop prégnant, même si je m’aperçois que j’aurais mieux fait de commander ça pour agrémenter un dessert.
Les lasagnes arrivent… et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’on en a pour son prix ! La portion est généreuse et c’est vraiment très bon. Je dévore mange tout le contenu de mon assiette, ainsi que le grand bol de mesclun qui l’accompagne. Je n’ai plus faim, mais j’ai vu passer un gâteau qui me fait de l’oeil… Il s’agit d’un moelleux au chocolat sans farine. Bonne pioche ! Servi tiède avec de la crème fouettée (pas assez à mon goût, mais bon), un peu coulant au centre, un peu trop cuit au bord, c’est carrément décadent, mais je ne regrette pas un instant.

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Au moment de payer, j’en ai eu pour 25€, notamment à cause du thé et du gâteau, mais je ne vais pas chipoter, car tout était frais et fait maison. Cerise sur le gâteau (ah, ah) : la carte du restaurant est en forme de marque-page !

Rose Thé, 104, avenue Ledru-Rollin, 75011 Paris

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Mamie Gâteaux

La première fois que j’ai poussé la porte de l’endroit, c’était… il y a bien dix ans, je pense. A l’époque, c’était beaucoup plus petit, mais j’en gardais un souvenir chaleureux, sans doute renforcé par le délicieux chocolat chaud que j’y avais bu. Il y a quelques mois, lorsque j’ai vu Marie en parler sur son blog, je me suis dit qu’il fallait absolument que j’y retourne. Ce fut chose faite ces derniers jours, et à deux reprises.

Ma seule photo de la salle est affreusement floue, alors vous n'aurez que ça

Ma seule photo de la salle est affreusement floue, alors vous n’aurez que ça.

La déco est sympa, à mi-chemin entre la maison de campagne et la vieille salle de classe. Apparemment, on peut aussi y chiner de vieilles cartes Vidal-Lablache et un peu de vaisselle. Le service est aimable et souriant, et vous pouvez vous installer en terrasse, ou à l’intérieur, où il fait délicieusement frais (ai-je déjà mentionné que je n’aimais pas le soleil?).

Oui, mon but est de vous donner faim

Oui, mon but est de vous donner faim

La première fois, je m’y suis rendue avec mon père de passage à Paris. Thé glacé à la pêche de vigne pour moi – sublime – earl grey pour lui, et une assiette de délicieux petits sablés maison : nature, citron, confiture et chocolat. C’était parfait.

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La seconde fois, c’était avec Isa lors de nos retrouvailles de mercredi dernier, alors que j’étais en train de tituber de fatigue. Si Isa a choisi un carrot cake, j’ai opté pour le chou à la crème ce qui, compte tenu de la température ambiante, n’était pas un choix très heureux. Mais là encore, c’était délicieux.
On peut également y déjeuner, mais je n’ai pas encore testé.

Mamie Gâteaux, 66 rue du Cherche-Midi, 75006 Paris

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Salon de thé George Cannon

Vous allez croire que mes vacances n’en finissent pas et que je passe ma vie dans les salons de thé… il y a un peu de ça, oui (pour les vacances, malheureusement, c’est bel et bien terminé, j’ai passé la fin de la semaine à tronçonner un texte pour qu’il rentre dans les clous). Bref.
Hier, nous avions convenu avec Cha (ne pas confondre avec Cha²) et l’Américaine de nous retrouver autour d’une tasse de thé, et d’un gâteau, pour faire bonne mesure. Nous avions rendez-vous dans le salon de thé de la marque George Cannon, située dans le 6ème arrondissement.

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Le “bar à thé” et l’espace dégustation sont installés au fond de la boutique et donnent sur l’arrière-cour. Néanmoins, comme il n’y a pas de cloison entre les deux parties, nous pouvions distinguer ce qui se passait dans la rue (et héler la retardataire). En arrivant, on vous remet la carte de thés… ainsi qu’une petite coupelle du thé en dégustation. Hier, il s’agissait d’un milky wulong à se damner.
Après beaucoup d’hésitations (il y a vraiment beaucoup de choix, nature comme parfumé), l’Américaine et moi avons opté pour un “thé mon amour” : base de wulong, rose, orchidée, vanille, cardamome, gingembre, fraise, orange, grué de cacao. Décrit comme ça, on dirait un mélange improbable et écœurant mais, en réalité, c’était très subtil et délicieux. Cha quant à elle s’est décidée pour un “momizi, feuilles d’automne” (que, selon moi, il faut prononcer “momiji”, car cela ressemble à l’ancienne transcription du japonais et “momiji” signifie “feuille d’érable rouge”), toujours un wulong, aromatisé aux fruits d’automne (noix, figue, raisin, mandarine…).

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En dessert/goûter (il était 15h), beaucoup de choix, tous plus engageants les uns que les autres. J’ai longuement hésité à prendre un fondant au chocolat (que j’ai quand même pu goûter – une vraie tuerie), pour finalement céder aux sirènes de la gourmandise quand j’ai découvert que la carte proposait des gâteaux de Sadaharu Aoki, un pâtissier japonais installé en France qui mêle les deux traditions, et dont j’adore le travail : j’avais donc un macha & azuki, aussi bon que bon, pour peu qu’on aime le thé vert et la pâte de haricots rouges sucrée !

Au final, nous avons passé deux bonnes heures à discuter et rire, avant de faire quelques menues emplettes (je suis incorrigible – je dois désormais avoir assez de thé dans la maison pour les 6 prochains mois, au moins). Même si je pense que nous détonnions un peu par nos éclats de rire, nous étions les seules venues “en groupe” et personne ne nous a fait la moindre remarque. J’ai hâte de revenir pour découvrir le reste de la carte. D’ailleurs, je signale, incidemment, au passage, qu’ils proposent du pu-er en gong fu cha.

Thé George Cannon, 12 rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris
(Malheureusement, le site internet n’est pas terrible)

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Betjeman & Barton

Mardi, poursuivant mon objectif “rattraper mon retard de vie sociale”, j’avais proposé à Shermane d’aller tester le salon de thé de la marque Betjeman & Barton, boulevard des Filles du Calvaire. En outre, cela nous donnait une occasion de commencer à former les binômes du swap pays.

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L’endroit est clair, propre et… vide ! Un mardi à l’heure du déjeuner, nous étions les seules (la femme de ménage était encore en train de s’activer). La déco est élégante, avec une touche de folie dans la vitrine – deux énormes fauteuils baroques tendus de fausse peau de serpent ou de galuchat mauve, sur lesquels nous avons pris place. En dehors de cela, il y a une table haute avec des sièges assortis, comme dans un bar (l’espace est d’ailleurs présenté comme un “bar à thé”).

Comme c’était l’heure du déjeuner et que, mine de rien, j’ai toujours faim, nous avons commandé du thé et des gâteaux (il n’y a pas de salé à la carte, seulement des sponge cakes ou, le week-end, des pâtisseries un peu plus élaborées). Mon choix s’est porté sur un hanami, un thé noir aux fleurs (jasmin, héliotrope, tiaré, mauve et violette) et aux fruits (fraise, framboise, cherimoya) avec une touche de vanille. Première bonne surprise, en dépit de son nom, ce thé ne cherche pas à “faire japonais”. Son parfum est agréable, sans être écrasant et, pour peu qu’on aime les fleurs, le goût en est délicieux. J’ai été sous le charme dès qu’on me l’a fait respirer “à sec” et définitivement conquise à la première gorgée. Le sponge cake nature qui l’accompagnait était bon, frais et moelleux.

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Une fois les binômes à peu près constitués et nos estomacs rassasiés, nous avons enchaîné sur la seconde partie de la visite : les courses. Ce fut un carnage.
A titre personnel, j’étais venue parce qu’on m’avait vanté les qualités de l’earl grey local – or l’earl grey est un peu ma madeleine de Proust et je suis prise d’une passion renouvelée pour ce mélange depuis quelques mois – aussi me suis-je jetée sur leur finest, dont le parfum est tout simplement sublime. Je ne l’ai pas encore goûté (honte à moi), mais il embaume déjà mes placards.

Je ne pouvais pas passer à côté...

Je ne pouvais pas passer à côté…

Ensuite, j’ai également choisi du hanami – puisqu’il m’avait tant plu – dans une jolie boîte orangée. Je n’aurais pas forcément associé ce thé à cette couleur, mais je n’ai pas pensé à demander un changement, contrairement à Shermane, qui fut plus dégourdie que moi sur la question.
Inspirée par la carte, j’ai pris une balade irlandaise pour monsieur, un thé noir parfumé à la crème de whisky, que nous avons testé hier. Si l’on perçoit avant tout des notes de caramel et de chocolat, l’âpreté du breuvage se retrouve, et mon Anglais a été conquis. Je le suis un peu moins mais, en même temps, je n’aime pas le whisky…
Puis ce fut le tour d’un summer blend, un thé noir – oui, je n’ai pris que du noir, je suis assez orientée “noir parfumé” et “vert nature”, cherchez pas – parfumé à tous les agrumes : pamplemousse (la note de tête), citron, bergamote, orange, orange sanguine… Le parfum est entêtant et rappelle presque un médicament, et j’ai eu un peu peur de mon choix. Toutefois, la perspective de le boire glacé cet été m’a décidée. En attendant, je l’ai goûté chaud ce matin, et j’ai beaucoup apprécié : le goût est moins prégnant que l’odeur, et le mélange est très rafraîchissant.
Ensuite… ensuite je me tairais, parce que le dernier achat est pour le colis-surprise du 1500ème commentaire !

Au final, nous avons chacune laissé pas mal de plumes dans la visite, mais ce fut avec bonheur. L’endroit est agréable, le service impeccable, l’accueil chaleureux quoique discret – à aucun moment nous n’avons eu l’impression qu’on nous mettait à la porte, bien au contraire – les conseils à la fois efficaces et intéressants. Les vendeuses étaient sympathiques, et même si les conseils pour conserver et infuser le thé (à garder dans une boîte et non dans un sachet, infuser dans un filtre en papier ou en métal, jamais dans une boule…) pouvaient paraître impérieux, c’était dit avec le sourire.
Seul bémol : les toilettes sont inaccessibles pour une personne à mobilité réduite ce qui, quand on boit du thé, est franchement pas terrible.

Bar à thé Betjeman & Barton, 24 boulevard des Filles du Calvaire, 75011 Paris

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L’artisan de saveurs – Teathétcha

Cette après-midi, j’ai commencé à concrétiser un de mes objectifs de ces vacances : rattraper ma vie sociale. Le sieur Artus et sa compagne m’avaient donné rendez-vous dans leur salon de thé fétiche près de chez eux, et je n’ai pas été déçue du voyage.

Situé rue de la Glacière, l’endroit est constituée d’une partie boutique (thés, gourmandises et accessoires) et d’un petit salon. Deux tables sont disposées près du comptoir, tandis que quelques autres se trouvent dans l’arrière-boutique, proposant soit des fauteuils confortables, soit une banquette.

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La carte est fournie, sans être foisonnante, ce qui permet quand même de faire un choix rapide. J’ai opté pour un pu-er, Artus pour un thé vert chinois dont je serais bien incapable de me rappeler le nom, et C. pour une orange pressée. En outre, des pâtisseries étaient proposées, dont l’intitulé me donnait l’eau à la bouche : nous nous sommes jetés sur les scones à la crème et à la confiture, la brioche grillée aux confitures et la tarte au chocolat.
Notre commande est arrivée assez rapidement, le thé infusé à la perfection (donc sans risque qu’il gagne en amertume), les desserts visiblement frais du jour et faits maison. Ma tarte au chocolat était accompagnée d’un cornet chocolaté empli de crème fouettée et surmontée de deux écorces de clémentine confite (délicieux, alors que normalement j’ai horreur de ça) et d’éclats de pistache. Un vrai poème. Mon pu-er avait ce goût caractéristique de sous-bois, mais il m’a beaucoup plu et se mariait très bien au chocolat. Le thé vert d’Artus était, d’après lui, le meilleur dans sa catégorie, mais je ne l’ai pas goûté.

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Au moment de régler la note, la facture n’est pas forcément donnée (j’en ai eu pour un peu plus de 13€ pour une petite théière et un dessert – c’est le gâteau qui fait exploser la note) mais, compte tenu de l’amabilité du service (à aucun moment on n’a essayé de nous mettre dehors), de la fraîcheur des produits et de la qualité des thés, j’estime que ça les vaut largement.
Le plus difficile, quand on s’en va, est de ne pas céder à la tentation de s’offrir une des magnifiques boîtes à thé en washi ou en laque, un de ces superbes mugs en porcelaine anglaise (il n’est pas impossible que je craque), ces fleurs de thé ou ces accessoires si pratiques…

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L’artisan de saveurs – Teathétcha
119, rue de la Glacière, 75013 Paris

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