Cycle Beethoven à l’Opéra de Paris (4/5) : symphonies n°8 et 6 (Pastorale)

Suite à la magnifique interprétation des symphonies n°2 et 3 à l’automne dernier, j’avais très envie d’assister à un autre concert du cycle Beethoven – tout particulièrement la très célèbre Pastorale, pour laquelle j’ai, comme beaucoup, un petit faible. Malheureusement, il n’y avait plus de places disponibles quand j’ai envisagé d’en commander, et j’ai lâché l’affaire.
Courant février, mon père a eu de la chance sur la bourse aux billets de l’Opéra, et m’a dégoté une excellente place au premier balcon.

Beethoven composant la symphonie pastorale

Beethoven composant la symphonie pastorale

Je ne connaissais pas du tout la huitième symphonie – qui fut interprétée en premier – mais je l’ai beaucoup aimée. Tour à tour douce ou entraînante, on note clairement une différence avec les œuvres plus anciennes du compositeur. Si sa “patte” est toujours reconnaissable, je trouve que cette symphonie annonce déjà l’évolution de la musique classique au 19ème siècle, avec des intonations presque martiales par moments.

Mais passons au morceau de bravoure tant attendu (et redouté) : la 6ème symphonie. Si je vous dis “Pastorale”, je suis sûre que la première chose qui vous vient à l’esprit, c’est ça :

Allez, avouez. Moi-même, j’ai tellement regardé cette partie du film que je revois les images dès que j’entends les notes de la symphonie. Du coup, j’attendais beaucoup de l’interprétation dirigée par Philippe Jordan, tout en redoutant d’être déçue – d’autant que j’ai énormément écouté l’enregistrement d’Herbert von Karajan, une référence en la matière.
Mais en fait non. Ce n’était pas forcément ce que j’attendais – une interprétation qui allait me prendre aux tripes et me surprendre totalement – mais j’ai passé un moment remarquable. La musique semblait sauter, rebondir, s’envoler dans la salle, glissant des doigts du chef d’orchestre aux instruments des musiciens. Les passages les plus célèbres – la fête campagnarde, l’orage… – m’ont vraiment fait vibrer. Je crois que, au bout du compte, ma réaction a été différente de celle que j’ai vécue en écoutant la 3ème symphonie parce que ces deux morceaux ne suscitent pas les mêmes échos en moi.

Philippe Jordan, mon idole

Philippe Jordan, mon idole

Du coup, cette sortie m’a mise de bonne humeur, et m’a donné envie de jouer les prolongations. Même si mon abonnement est arrivé à son terme pour la saison, je viens de prendre deux places pour la symphonie n°9 pour l’Anglais et moi.

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