Un mot, un lieu

J’ai raté le concours d’Elanor pour l’anniversaire de son blog, et j’en ai été fort marrie, d’autant que le thème était intéressant. Comme souvent, cela tournait autour du voyage. Elanor nous proposait d’associer un lieu à un mot. Après Malena, j’ai décidé de me prêter moi aussi à l’exercice.

Gourmandise – Vienne. Un de mes séjours les plus gastronomiques côté sucré. En trois jours, j’ai dû goûter à la moitié des gâteaux locaux (soyons francs, le salé est beaucoup moins intéressant). Lors de son dernier séjour en Autriche, j’ai exigé de l’Anglais qu’il me rapporte une sachertorte.

Tristesse – Uluru (également nommé Ayers Rock), au centre de l’Australie, l’un des endroits les plus sacrés pour les aborigènes. J’ai été triste parce que certaines explications, trop tardives ou trop restreintes, nous ont empêché, à mon sens de respecter le lieu autant qu’on l’aurai voulu. Et aussi parce que ce fut la première fois que j’ai éprouvé un malaise à être le sale colon blanc.

Réconfort – Le Japon, mon “deuxième foyer”. J’y ai connu des très hauts et des très bas, et aujourd’hui je pense vraiment être en paix dans ma relation à ce pays. M’y retrouver me donne toujours le sentiment d’aller mieux.

Orange – Marrakech et les ateliers de teinture, au milieu des habitations ocres. Un vrai paysage de carte postale.

Frisson – Les Rocheuses canadiennes. Des paysages à couper le souffle, des eaux d’un bleu incroyable, une faune majestueuse et relativement peu farouche. Des souvenirs très vifs, presque vingt ans plus tard.

Sorcière – Edimbourg, et le souvenir d’une balade sur le thème des fantômes et de la sorcellerie au cours d’un séjour linguistique.

Famille – La Bretagne, notamment la Bretagne Sud. Mes grands-parents maternels nous y emmenaient en vacances avec mes cousins et, à leur retraite, ont décidé de s’y établir. Pendant pas mal d’années, les grandes fêtes de famille se déroulaient là-bas.

Rires – Tokyo. Un fou rire irrépressible de près de 10 minutes avec Lou² pendant notre premier séjour au Japon.

Aventure – L’Australie. Pas tant parce qu’on est partis le nez au vent (c’était notre voyage de noces, donc organisé), mais parce que ce fut la destination la plus lointaine et le séjour le plus long effectué en couple.

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Voyage en Crète #4 – Phaistos et Kommos

Cette fois-ci, nous quittons la côte pour nous enfoncer dans les terres, et traverser jusqu’à la mer de Libye, au sud.
Phaistos est le second palais minoen le plus important de l’île, après celui de Cnossos. D’après la légende, il aurait été construit par Rhadamanthe, frère de Minos (et moi je dis : Eaque s’est fait carotter au partage).

L'aire du théâtre, avec l'escalier monumental au fond

L’aire du théâtre, avec l’escalier monumental au fond

Le site domine la plaine de la Messara et offre une vue imprenable sur le mont Ida, où fut élevé Zeus. Bien conservé et à l’écart des grandes déferlantes de touristes, c’est un endroit très agréable à visiter.

Le mont Ida (aujourd'hui Psiloritis)

Le mont Ida (aujourd’hui Psiloritis)

Si le palais n’était apparemment pas orné de fresques, à l’inverse de Cnossos, il est très bien conservé, notamment les escaliers et l’aire “du théâtre” avec son chemin processionnel. En outre, les fouilles ont livré le célèbre disque de Phaistos, un document en terre qui a cuit dans un incendie, et qui offre un merveilleux exemple de linéaire A, l’écriture (indéchiffrée à ce jour) des Minoens.

La cour à péristyle

La cour à péristyle

Après cela, nous avons décidé de pousser jusqu’à la côte, à moins de dix kilomètres. Plutôt que d’aller à Matala, réputée pour avoir accueilli des communautés hippies dans les années 60 (Cat Stevens aurait séjourné dans l’une des grottes du littoral), mais semble-t-il passablement bétonnée à présent, nous avons jeté notre dévolu sur Kommos.

Carte postale...

Carte postale…

La plage de Kommos est considérée comme l’une des mieux préservées de la zone – à juste titre – et offre une particularité intéressante : on peut déceler les vestiges de l’ancien port minoen du même nom, qui servait de point d’accès à la mer pour… Phaistos.

Fin de journée

Fin de journée

La descente est abrupte, et nous avons préféré laisser la voiture en hauteur et finir à pied. Le paysage est à couper le souffle, avec cette baie encaissée entre des falaises, cette mer bleue tirant sur le turquoise et le soleil qui scintille.
Quant à l’eau, elle est parfaite : température méditerranéenne et rouleaux comme au bord de l’Atlantique ! Ce fut certainement notre plus belle journée, nous permettant de mêler visites et farniente.

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Recommandation : après avoir visité le palais de Phaistos, prenez un verre à la buvette. La vue sur le mont Ida et la vallée est imprenable, et les chats du site viendront sans doute vous cajoler pour un petit morceau de sandwich ou de gâteau.

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Voyage en Crète #3 – Cnossos

Cnossos, pour les quelques hellénistes distingués qui hantent ce blog, c’est très certainement un souvenir un peu marrant des premiers cours de grec. Pour les autres, ça n’évoque peu ou pas grand-chose : il s’agit du principal palais édifié par les Minoens. Mis au jour à la fin du 19ème siècle et fouillé de façon systématique par Sir Arthur Evans au début du 20ème, l’endroit est un peu un objet de fantasme.

La maquette du palais, visible au musée d'archéologie d'Héraklion

La maquette du palais, visible au musée d’archéologie d’Héraklion

Baptisé “palais du roi Minos” (qui a aussi donné son nom à la civilisation crétoise antique), l’endroit a donc longtemps été considéré comme le fameux labyrinthe de la légende (Dédale, Icare, le Minotaure, tout ça). C’est surtout une civilisation très complexe et avancée, davantage que les preuves tangibles d’un mythe, qui a été mise au jour : structure palatiale, centre administratif, objets d’arts, objets utilitaires, fresques… tous ces vestiges ont permis de saisir une partie de l’esprit de ce peuple, ainsi que de ses croyances.

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Néanmoins, la redécouverte de ce site majeur ne s’est pas faite sans dommage collatéral : emporté par son lyrisme, Evans a sans doute extrapolé pas mal de choses, et a carrément “restitué” des pans entiers du palais. En conséquence, on se retrouve avec un site antique doté d’appendices modernes en béton censés représenter l’endroit dans toute sa splendeur, mais tellement intriqués aux vestiges qu’on ne peut plus les démolir, sous peine d’endommager le site…
Tout ceci – ainsi que la foule des touristes, qui se pressent sur ce site tout proche de la capitale – a un côté carton-pâte qui donne un faux air de Disneyland antique à Cnossos. Ou un genre de Parc Astérix, le grand huit en moins.

Un exemple de reconstruction : les différents niveaux du palais

Un exemple de reconstruction : les différents niveaux du palais

Il ne faut toutefois pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Car, si ces reconstructions franchement malheureuses font tache, elles permettent de se faire une idée du palais (1300 pièces sur quatre étages, et un escalier monumental). En outre, il reste encore des pithoi, ces jarres de stockage géantes, sur le site, ainsi qu’un tracé très lisible de certains appartements, de l’aire dite “du théâtre” et de l’escalier.

Un pithos, deux pithoi...

Un pithos, deux pithoi, trois…

Effet de perspective, qui donne un côté très moderniste au site (en béton véritable)

Effet de perspective, qui donne un côté très moderniste au site (en béton véritable)

Quoi qu’il en soit, même si je confesse un peu de déception – les photos du palais et des fresques avaient nourri mon imaginaire et avaient permis de faire passer l’apprentissage de l’optatif – j’estime que c’est un site qu’il vaut mieux avoir vu, ne serait-ce que pour le confronter aux collections du musée archéologique et aux autres palais minoens.

Restitution en Technicolor

Restitution en Technicolor

Recommandation : évitez les restaurants autour du site, qui sont des pièges à touristes évidents. Mieux vaut s’enfoncer un peu dans l’arrière-pays (superbe !) ou regagner Héraklion.

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Séjour en Crète #2 – Héraklion, le musée d’archéologie et le centre historique

Héraklion est l’actuelle “capitale” de la Crète, bien que ce ne soit pas – et de loin ! – la ville la plus ancienne de l’île. Le site a été choisi par les Sarrasins au 7ème siècle pour établir un port abrité, du nom d’al-Khandaq, et devint rapidement une plaque tournante du commerce méditerranéen. Au 13ème siècle, l’île passa sous influence vénitienne, et Al-Khandaq fut rebaptisée Candie (vous aussi vous avez la chanson en tête ?). Compte tenu de sa situation stratégique, la ville fut souvent assiégée, et passa sous domination turque du 17ème siècle jusqu’à la fin du 19ème siècle.

Vue sur l'île de Dia depuis la jetée

Vue sur l’île de Dia depuis la jetée

Héraklion a beaucoup souffert de la seconde guerre mondiale, et la plupart des monuments historiques ont été détruits dans des bombardements. Il reste toutefois de beaux témoignages de la présence vénitienne, en particulier la loggia, aujourd’hui hôtel de ville, la citadelle du port, la fontaine Morosini (ou fontaine aux lions) et l’église Agios Titos, au plan carré très surprenant.

 

La loggia, de l'extérieur...

La loggia, de l’extérieur…

...à l'intérieur

…à l’intérieur

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Agios Titos

 

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La fontaine aux lions

 Au détour des rues, on croise parfois de jolis bâtiments en plus ou moins bon état, ainsi que de beaux détails…

Sur un mur...

Sur un mur…

Tiens, du Bauhaus sous le soleil, on se croirait à Tel-Aviv...

Tiens, du Bauhaus sous le soleil, on se croirait à Tel-Aviv…

Enorme faute et boutique à touristes mises à part, le bâtiment est superbe

Enorme faute et boutique à touristes mises à part, le bâtiment est superbe

Et puis, il y a le musée archéologique… Recommandé par tous les guides, il vaut assurément le voyage si vous êtes un tant soit peu intéressés par l’antiquité ! Sur deux étages, l’endroit présente de façon chronologique l’évolution de la civilisation crétoise, du néolithique à l’occupation romaine.

Des sceaux utilisés par l'administration minoenne

Des sceaux utilisés par l’administration minoenne

Les collections sont extrêmement riches, regroupant presque tous les objets découverts sur l’île : poteries, bijoux, objets utilitaires (comme des fuseaux ou des aiguilles), sceaux, statues, fresques, sarcophages, armes… On trouve aussi une magnifique maquette du palais de Cnossos, qui permet de se faire une idée du gigantisme de celui-ci (1300 pièces quand même).

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La célèbre fresque du taureau...

La célèbre fresque du taureau…

J’y ai passé près de deux heures, en accélérant dans les dernières salles et en ratant – honte à moi – les statues monumentales d’empereurs romains (à ma décharge, les salles n’ont qu’une petite ouverture dans le couloir donnant sur la sortie). On pourrait y passer une demi-journée complète, je pense ou, mieux, s’organiser pour visiter en deux fois.
Une petite déception, toutefois : j’ai trouvé la reconstitution des fresques parfois étonnante au vu du peu de matériau disponible. Je ne doute pas forcément de la bonne foi des chercheurs, mais j’aurais aimé en savoir plus sur leurs méthodes de travail.

Recommandation : le billet pour le musée peut être couplé avec celui pour Cnossos, et les deux peuvent être utilisés à différentes dates.

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Trois jours à Marrakech

Grâce au CE de l’entreprise pour laquelle je travaille – oui, ma vie professionnelle est très compliquée – j’ai eu l’occasion de passer un long week-end au Maroc avec mes collègues. Si j’avoue qu’au début j’étais un peu réticente à l’idée d’un voyage corporate, et que la perspective de m’exhiber en maillot de bain devant ma chef n’avait rien de folichon, je me suis fait violence et, en fin de compte, c’était une bonne idée.

Jeudi soir, je dois dormir chez ma mère pour faciliter le transfert à l’aéroport le lendemain matin dans la nuit. Cela fait 5 minutes que je suis arrivée, et je m’aperçois que j’ai oublié mon passeport (acte manqué, bonjour).
Après un aller-retour en catastrophe pour récupérer mes papiers et deux petites heures de sommeil, il est temps de partir. Le contraste entre le ciel gris légèrement pluvieux d’Orly et le soleil radieux qui nous accueille à Marrakech est saisissant et bienvenu. En quelques minutes à peine, j’ai le sentiment de respirer à fond pour la première fois depuis des jours.

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La première journée s’écoule paisiblement, entre cocktail de bienvenue, repas pantagruéliques, petite sieste (je suis totalement au radar), plongeon dans la piscine et discussions à bâtons rompus. A 22h30, après un dernier thé à la menthe sur le patio, tout le monde dort du sommeil du juste.

Soleil

Samedi matin, changement de programme : alors que, poussée par ma sœur (qui travaille dans la même société que moi – j’avais dit que c’était compliqué), je m’étais inscrite à l’activité “quad et dromadaire” qui ne m’intéressait pas plus que ça, je quitte le navire et décide de m’incruster avec MF et Sandra qui vont en ville. Nous débarquons à 10h30 et sommes immédiatement assaillies de sollicitations. Si bien qu’au bout de dix minutes, je pète un plomb et gueule un “Non !” très sec à l’encontre d’un des rabatteurs, ce qui me vaut des regards stupéfaits de mes collègues. Ben oui, j’aime pas qu’on vienne m’emmerder.

Dans le souk des teinturiers

Dans le souk des teinturiers

Mais après, c’est le bonheur : nous passons près de cinq heures à arpenter le souk, flâner, fouiner, discuter, marchander, et faire quelques achats. Enfin “quelques”… Lâchez ma chef dans le souk, elle y passera la journée et rentrera avec la moitié des boutiques dans sa valise.
Entre les nombreuses échoppes à touristes, nous dénichons quelques perles qui proposent des bijoux anciens, de la belle céramique, des antiquités (j’ai flashé sur deux boîtes en os de chameau pas du tout dans mes moyens) et des luminaires modernes inspirés du travail d’artisans anciens. Je craque pour des savons, du musc, de l’ambre, une étole et un jeu d’échecs de voyage pour Monsieur. Le temps file, la lumière est belle, la chaleur très tolérable malgré nos manches longues et nos pantalons. Nous finissons par nous échouer au centre artisanal, où le bus de l’hôtel doit nous récupérer, pour un thé à la menthe très quelconque.

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De retour à l’hôtel, la quasi totalité de notre groupe est encore à dos de quad, si bien que nous nous autorisons une petite pause ravitaillement au bord de la piscine. Après une discussion au tour inattendu, chacune part se préparer pour la soirée, le point d’orgue de notre séjour.
Bon, en réalité, comme l’activité a pris du retard, et qu’on doit encore attendre des personnes qui se pomponnent, nous quittons l’hôtel bien plus tard que prévu, avant de nous enquiller près d’une heure de route en minibus. Je suis dans le même véhicule que mes deux chefs, et force est de constater que l’un d’entre eux est survolté par le voyage.
Nous arrivons dans une superbe villa traditionnelle dont les jardins surplombent un lac (on n’en distingue que les berges, éclairées par des braseros). C’est d’ailleurs dans les jardins et sur les différentes terrasses que nous passerons la soirée (fraîche). Roxy et moi nous faisons tatouer les mains au henné et tirer les cartes par une diseuse de bonne aventure. Le dîner est délicieux (le meilleur couscous de ma vie – la vérité !), mais le froid et la fatigue ont raison de moi, si bien que je mange peu et finis par me rapatrier à l’hôtel dès l’annonce de la première navette.

Bahia 1

Dimanche matin, il fait gris et pluvieux, et je dois me lever car j’ai eu la (bonne ?) idée de m’inscrire pour la visite de la ville. Après un nouveau retard parce qu’il faut rassembler tout le monde au bon endroit, nous partons visiter le palais de la Bahia et admirer la tour de la Koutoubia, le plus haut minaret de Marrakech.

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Le palais est envahi de touristes, mais superbe. En dépit de l’absence totale de mobilier ou d’explication (il faut se fier à son guide), les couleurs des zelliges (ces sortes de mosaïques à dessins géométriques), des peintures et des rares vitraux sont lumineuses. La décoration, qui ne fait intervenir que des motifs abstraits, conformément aux recommandations de l’islam, est faite de stuc, de céramique, de bois sculpté et peint… J’en prends plein les yeux, même si un examen plus approfondi met en évidence l’état de conservation très précaire de certaines œuvres. Même si des travaux sont en cours, ça risque de prendre des années à tout restaurer.

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Nous enchaînons ensuite avec le jardin de la Menara, un jardin construit au 12è siècle autour d’un bassin de retenue, lequel servait aussi à apprendre aux soldats à nager. Aujourd’hui, c’est un lieu très populaire et fréquenté, qui a la faveur des Marrakchis pour pique-niquer ou se promener.

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Un dernier détour par la Koutoubia, que nous admirons de loin, puis notre guide nous presse jusqu’au souk pour nous montrer “la seule vraie herboristerie berbère” (tu la sens, l’arnaque ?). La présentation n’a pas plus tôt débuté que je m’éclipse, au prétexte (vrai) que j’ai déjà fait mes achats la veille. Je suis un peu attristée d’avoir dû négliger d’autres monuments pour échouer ici, mais fais contre mauvaise fortune bon cœur : cela me donnera une raison de revenir.

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Après un déjeuner au pas de charge et un retour en taxi, il est temps de récupérer les valises et de partir à l’aéroport. Je vous passerai les détails bien connus des contrôles de sécurité et de l’attente en zone sous douane pour dépenser nos derniers dirhams.
Nous rentrons en fin de soirée. Je suis épuisée, mais ravie. En dépit de tout ce que nous avons pu subir ces derniers jours, c’était une parenthèse parfaite pour reprendre son souffle.

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Liste des pays visités

Reprenant une idée de Sunalee, j’ai décidé de dresser la liste des pays que j’ai visités. Sans surprise, c’est l’Europe qui arrive en tête.

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  • France (hein, forcément) : beaucoup la Bretagne, le sud, un peu le centre et l’est, pas du tout le nord.
  • Belgique : Bruxelles uniquement pour un week-end.
  • Italie : la Toscane à deux reprises.
  • Espagne : Barcelone dans mon jeune temps (genre j’avais dix ans et je n’en ai aucun souvenir)
  • Andorre : quelques jours, je me rappelle surtout de la piscine de l’hôtel…
  • Suisse : beaucoup trop. Mon père a vécu en Suisse alémanique pendant 6 ans et j’y ai passé presque toutes mes vacances.
  • Royaume-Uni : Londres, la région de Birmingham, Bath, la région d’Édimbourg.
  • Suède : Stockholm, le temps d’un week-end. Un coup de cœur !
  • Autriche : un week-end à Vienne.
  • Grèce : Lefcade, mais surtout le club de vacances.
  • Israël : Tel-Aviv, la mer morte, Jérusalem, Eilat (la station balnéaire), la Judée, Haïfa, Saint-Jean-d’Acre…
  • Maroc : Agadir (c’est moche) et l’Anti-Atlas (c’est magnifique)
  • Etats-Unis : New York (trois fois), DisneyWorld, Seattle
  • Canada : Montréal, Québec, Trois-Rivières, Ottawa, Toronto, chutes du Niagara, Calgary, parcs nationaux des Rocheuses, Vancouver, Victoria.
  • Thaïlande : Phuket. Ouais, l’enclave à touristes.
  • Japon : le Kantô, le Kansai, les Alpes japonaises, Hiroshima et Miyajima, Shikoku.
  • Singapour : l’aéroport, ça compte ?
  • Australie : Adélaïde, Kangaroo Island, Great Ocean Road, Melbourne, Sydney, Tasmanie, Uluru.

Si je compte bien, ça fait 17. Le souci, c’est que j’ai très envie de retourner dans certains pays déjà visités ! Mais j’aimerais bien aussi me rendre en Corée du Sud, en Allemagne, en Islande, au Brésil ou en Afrique du Sud…

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Son premier voyage en train

Bon, d’accord, je triche un peu car la Crevette a déjà pris le train de banlieue, mais 10mn de Transilien n’ont rien de commun avec 3h de TGV.
Samedi dernier, donc, nous rentrions à Paris en train, pendant que monsieur attendait la tombée de la nuit pour emprunter la route des Cévennes. Et je me suis dit qu’un petit résumé pourrait vous faire rire.

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Chien ! Chien ! (Repeat to fade)

T+5mn : oh, le précédent voyageur a oublié une bouteille vide ! Et si je chouinais pour l’avoir ?
T+6mn : trop facile, j’ai récupéré la bouteille.
T+15mn : il y a d’autres enfants dans ce wagon…
T+30mn : premier gadin
T+ 45mn : premier jouet porté disparu (a priori, sous un siège deux rangs plus loin)
T+55mn : arrêt en gare de Valence, il y a un chien sur le quai ! Du coup, tout le wagon est au courant puisque je répète “chien” à qui veut bien (ou pas) l’entendre.
T+1h10 : expédition changement de couche ; trois compartiments et un escalier plus tard, on se retrouve dans un minuscule réduit où il fait une chaleur à crever.
T+1h20 : le repos des braves, c’est l’heure du goûter
T+1h30 : le compote de pommes, c’est efficace comme gel capillaire ?
T+1h45 : des gommettes ! En forme d’animaux !
T+2h15 : la petite fille que j’espionne sans vergogne depuis le départ s’approche de moi, je feins la terreur et me réfugie dans les bras de môman (qui du coup se prend un coup de boule dans le menton).
T+2h30 : je ne sais pas encore marcher seule, mais il ne sera pas dit que je ne visiterai pas le compartiment (pieds nus parce qu’on m’a retiré mes chaussures dès mon arrivée, des fois que je voudrais me hisser sur les sièges).
T+2h45 : j’ai pas dormi, je suis grognon, je veux tout, je ne veux rien, j’ai soif, mais en fait non. Oh, un petit beurre.
T+3h : on est arrivées ! Aucun passager n’a demandé à ce qu’on me débarque, j’en déduis que j’ai été reçue à l’examen.

Il nous restera encore une heure de transports (bus et… Transilien) pour arriver à la maison, et la Crevette a été très compréhensive, heureusement. Ce voyage a confirmé mes craintes – mademoiselle ne dort pas ailleurs que dans son lit, elle est ultra remuante… – et mes espoirs – 3h ça se gère, mais il faut être organisé.
En revanche, c’est épuisant parce que ça demande une attention de tous les instants ! Mais entre ça et 7h de route avec “Scions, scions, scions du bois” en fond sonore, on a choisi.

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Arles en deux fois

Alors que l’an dernier nous nous étions cantonnés à des visites assez proches de notre “camp de base”, nous avons décidé cette fois-ci de pousser nos explorations un peu plus loin. Pour commencer, nous avons jeté notre dévolu sur Arles, que nous avions tous deux explorée dans notre enfance. Et l’endroit nous a tellement plu que nous y sommes retournés !

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Nous avons débuté par l’une des deux merveilles antiques les plus connues de la ville : le théâtre. Celui-ci a été entièrement restauré, la scène et l’orchestra dégagés, et les pierres retaillées – même s’il manque toujours le dernier niveau de gradin. On peut admirer les deux colonnes subsistantes du mur de scène ainsi que les blocs de pierre sculptés disséminés sur le terrain.
Mais la bonne nouvelle, ce fut de découvrir qu’un troupe de reconstituteurs professionnels animait les lieux. D’abord une présentation du théâtre antique, avec des démonstrations de chant, de danse et de comédie. Puis une introduction intéressante et bien faite aux sports antiques, en particulier ceux des jeux olympiques : alors que j’avais vu un documentaire à ce sujet sur Arte, j’ai eu le sentiment d’apprendre des choses. Les explications sont claires, détaillées sans être didactiques et accessibles ; comme en outre le narrateur prend soin d’intégrer le public à la démonstration, on passe un excellent moment.

Cloître Saint-Trophyme

Cloître Saint-Trophime

Nos pas nous ont ensuite portés vers les Cryptoportiques, c’est-à-dire les souterrains de l’ancien forum romain (aujourd’hui l’hôtel de ville). Si l’endroit est impressionnant et frais, il est malheureusement chiche en explications et nous a laissés sur notre faim.
Pour ne pas rester sur cette petite déconvenue, nous partons visiter (bon, on traverse la place, quoi) le cloître Saint-Trophime, aujourd’hui intégré dans l’évêché. C’est beau. Le bâtiment a subi plusieurs phases de construction, bien visible dans l’architecture et le décor : aux scènes romanes du 12è siècle succèdent les bas-reliefs gothiques du 14è, pour la plupart en excellent état de conservation. Une vidéo avec reconstitution 3D permet d’ailleurs de bien comprendre l’évolution des bâtiments et les raisons de ce mélange de styles. Enfin, dans la salle capitulaire, sont exposées des tapisseries du 17è siècle à motif religieux.

Les chapiteaux

Les chapiteaux

Les angles du cloître, où les statues de saints encadrent des scènes du Nouveau Testament

Les angles du cloître, où les statues de saints encadrent des scènes du Nouveau Testament

La vue est magnifique, non ?

La vue est magnifique, non ?

Après en avoir pris plein les yeux, nous décidons de ne pas nous arrêter en si bon chemin et poursuivons notre découverte des vestiges antiques en allant aux bains d’Hadrien. Si ceux-ci présentent de toute évidence un réel intérêt architectural et historique – soulignant au passage l’importance d’Arles dans le monde antique – ils ne soutiennent toutefois pas la comparaison avec ceux de Bath que nous avons pu admirer en juin.

Les thermes, donc

Les thermes, donc

Enfin, la cerise sur le gâteau, c’est l’amphithéâtre (aujourd’hui connu sous le nom d’arènes) qui offre de découvrir en quoi consistaient les combats de gladiateurs. Nous retrouvons la petite troupe qui présentait le sport antique ce matin. C’est toujours le même reconstituteur qui présente… et c’est un passionné : si ce qu’il raconte est très intéressant (origines, évolution, conditions de recrutement et d’entraînement, clichés…), il y met peut-être un peu trop de force, donnant l’impression de vouloir nous convaincre à tout prix du bien-fondé de ses propos. Quoi qu’il en soit, les combats sont bien rythmés, allant crescendo dans le niveau d’expérience des participants – et je dois avouer une grande admiration pour celui qui présente l’armure de 27kg alors qu’il fait 35° à l’ombre.

Le mirmillon et le Thrace

Le mirmillon et le Thrace

Accablés de chaleur, nous décidons de rentrer mais, comme nous sommes en possession de billets nous permettant de visiter un musée et un monument – et parce que, quand même, la ville est très sympa – nous revenons quelques jours plus tard.
Notre visite débute cette fois-ci au musée d’art antique… et tout s’éclaire. En fait, c’est là qu’il faut commencer avant même d’attaquer les monuments. Tout y est clairement expliqué : les origines de peuplement, la conquête romaine, l’expansion, la protection d’Auguste, la prospérité…
Des maquettes montrent le théâtre et l’amphithéâtre dans toute leur gloire, expliquent concrètement en quoi consistaient les Cryptoportiques, montrent à quoi ressemblait le pont de bateaux… Ajoutez à cela une impressionnante collection d’objets de la vie quotidienne, d’armes, de monnaies, de statues, des mosaïques sublimes (et immenses), un chaland entier exposé avec son matériel et son chargement… On y passe facilement une heure et demie (au pas de charge). Seul le plan du musée m’intrigue profondément : rien n’explique que, arrivé au centre du bâtiment, il faut poursuivre à droite avant de revenir sur ses pas pour admirer le reste des collections.

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Après un délicieux déjeuner dans une gargote recommandée par le Lonely Planet, nous gagnons les Alyscamps. Si la présentation de l’armement médiéval nous laisse un peu froids (disons qu’on n’a rien appris), la promenade n’en reste pas moins apaisante, ombragée et dépaysante. Cette ancienne nécropole antique et médiévale abrite des vestiges romains, des sarcophages en pierre et… une église romane en partie en ruines.

Une fois le portail franchi, on se retrouve dans un espace à ciel ouvert
Une fois le portail franchi, on se retrouve dans un espace à ciel ouvert
Les piliers intérieurs sont impressionnants

Les piliers intérieurs sont impressionnants

Ainsi se conclut notre première expérience d’Arles. Toutefois, celle-ci est loin de sonner le glas de nos explorations dans cette ville : outre le circuit consacré à Van Gogh, la ville est également un centre réputé de la photographie contemporaine et accueille les éditions Actes Sud. Il est donc évident que nous y reviendrons.

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Partir au Japon #1 : Tokyo

J’inaugure une série d’articles sur le tourisme au Japon, du haut de ma (relative) expérience. En septembre, cela fera 12 ans que je m’y suis rendue pour la première fois ; j’y ai effectué en tout six séjours – dont un de huit mois – où j’ai visité, arpenté, vécu, rencontré… Loin de moi l’idée d’être exhaustive ou absolue – je ne suis pas un guide de voyage – mais je vous propose mon point de vue si vous souhaitez préparer votre premier séjour là-bas.

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Généralités
Tokyo est sans doute un des premiers endroits qui nous vienne à l’esprit quand on pense au Japon : les gratte-ciels, les néons, l’immense passage clouté de Shibuya… Oui, c’est tout cela. Mais c’est aussi une mégalopole où prendre les transports en commun peut s’avérer compliqué et où marcher entre deux stations de métro peut prendre un bon quart d’heure.
Surtout, Tokyo est une ville moche. Il n’y a pas de plan d’occupation des sols, la ville a été quasiment rasée à deux reprises au 20ème siècle – le grand tremblement de terre du Kantô et l’incendie qui s’en suivit en 1923, le bombardement allié de mars 1945 – et tout a été reconstruit de façon anarchique. Les grands pôles d’attraction se concentrent autour des gares mais, dès que l’on s’éloigne de quelques centaines de mètres (voire moins), on se retrouve dans des endroits très calmes (voire déserts) faits de maisonnettes, de petits immeubles d’habitation et d’échoppes de quartier, ce qui peut être un peu déstabilisant.
Si c’est votre premier séjour au Japon et que vous partez deux semaines (la moyenne), j’aurais tendance à vous conseiller de n’y séjourner que trois ou quatre jours, au risque d’être frustré de ne pas avoir assez de temps pour voir le reste. Mais alors, me direz-vous, que voir à Tokyo ?

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Shibuya
Impossible d’y échapper. On y trouve le fameux Shibuya crossing, la statue de Hachikô, le chien fidèle, les (rares) kôgaru (filles ultra bronzées et maquillées), des boutiques à n’en plus finir et… beaucoup de pollution sonore. En fait, Shibuya, c’est le Japon tel qu’on se le représente et qu’on le fantasme, mais c’est surtout un lieu où les jeunes (15-25 ans) sortent. Néanmoins, c’est incontournable. Une fois que vous aurez fait les principales artères autour de la gare, vous pouvez :

  • Boire un macha latte au Starbucks qui domine le croisement, si possible assis devant le mur de verre. (Personnellement, j’ai une sainte horreur du Starbucks, mais sait-on jamais)
  • Fouiner dans les boutiques à la recherche de souvenirs (je ferai un article spécial à ce sujet).
  • Manger un McDo quand vous serez en manque de viande et/ou quand vous voudrez goûter le McTeriyaki (ici, ils baragouinent l’anglais).
  • Faire un tour à l’énorme Tower Records pour dégoter les trucs les plus kitsch de la pop ou de l’enka (chanson traditionnelle).

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Shinjuku
Vous avez déjà lu City Hunter (Nicky Larson) ? Bah voilà, vous y êtes. Shinjuku, c’est très grand, très haut, très fréquenté, très lumineux la nuit… Mais il faut essayer de voir derrière le cliché !

  • Dans les ruelles derrière les buildings, il y a souvent des petits restaurants que vous pourrez repérer grâce à leurs panneaux montrant de la nourriture. Même sans parler japonais, vous devriez réussir à vous faire comprendre en montrant le plat qui vous fait envie et avec 2-3 mots d’anglais.
  • Si vous avez envie de voir à quoi ressemble un grand magasin japonais, c’est ici qu’il faut tester. Je vous encouragerais même à faire ça “à la japonaise” : on monte tout de suite au dernier étage (ou l’avant-dernier, car souvent le dernier est consacré aux restaurants – très recommandables, d’ailleurs), puis on visite étage par étage jusqu’au sous-sol, consacré à la nourriture. Entre le 5è et le 7è, vous trouverez souvent le rayon kimono. Arrêtez-vous pour baver un peu. C’est aussi dans ces boutiques que vous pourrez trouver des boîtes et accessoires à bentô plus ou moins chers.
  • Ma recommandation personnelle serait de vous éloigner un peu soit en marchant soit en métro (arrêt Shinjuku sanchôme) pour le sanctuaire Hanazono (Hanazono-jinja). C’est un petit refuge très calme et agréable, où se tient parfois un marché du kimono d’occasion (mais je ne saurais vous dire quand, j’ai l’impression que ça dépend un peu du sens du vent et de l’âge du capitaine).

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Ueno
Ueno, c’est d’abord et avant tout un immense parc arboré, un véritable “poumon” au cœur de la mégalopole (vous me sentez enfiler les clichés ?). Plus sérieusement, on pourrait y passer une journée entière sans tout voir. Allez, une petite sélection :

  • Le musée national de Tôkyô. Parce que si vous ne devez en faire qu’un, ce sera celui-là : dans le pavillon central, vous trouverez une introduction rapide et bien faite sur l’histoire de l’art du Japon des origines au 19è siècle, disponible en anglais. Présentation de nombreuses pièces remarquables et variées, comme des paravents, des rouleaux (emaki), des dessins à l’encre de Chine, des kimonos, des sabres… C’est là qu’on s’aperçoit que la nuance entre art et artisanat n’existe pas.
    Les autres pavillons sont plus pointus, certains réservés aux expositions temporaires (souvent bondées) ou à des artistes en particulier. Attention aux jours et horaires d’ouverture, qui peuvent changer en fonction des jours fériés.
    Sinon, c’est le royaume des musées : le musée d’art occidental, le musée des sciences, le musée d’art contemporain… Il y en a pour tous les goûts.
  • Le zoo d’Ueno. Si vous aimez voir des animaux, vous aimerez visiter ce zoo, l’un des plus anciens au monde, plus vaste qu’il n’y paraît au premier abord.
  • Fouiner et découvrir tous les petits sanctuaires dissimulés sous les arbres, ornés de grues en papier coloré.
  • Caresser les chats ! Il y en a plein en liberté dans le parc, qui se laissent volontiers approcher. Si vous êtes en manque de ronrons, c’est par là que ça se passe.
  • Eviter – si possible – l’étang de shinobazu, à moins d’être armé d’un lance-flammes/d’une raquette de tennis. Les moustiques font des ravages (mais les lotus sont impressionnants, c’est vous qui voyez).

Yoyogi

Harajuku/Omotesandô
Avec Shibuya (qui n’est qu’à 2-3 stations de métro sur la ligne Yamanote) c’est devenu l’un des autres grands pôles d’attraction touristique de la capitale. D’un côté, Harajuku et sa célèbre Takeshita Street, autrefois l’antre des boutiques à gothic lolita (moins maintenant), de l’autre Omotesandô, la grande avenue abritant les enseignes occidentales et japonaises les plus luxueuses. Chapeautant le tout, le sanctuaire Meiji.

  • Un des endroits que je préfère à Tokyo, c’est précisément le sanctuaire Meiji (Meiji-jingû). Niché au coeur du parc Yoyogi, on parvient à y trouver le silence (relatif, hein), ce qui est très appréciable près d’un lieu aussi bondé. En franchissant le pont pour gagner le parc, n’oubliez pas de photographier les goth-lolis.
    Admirez les tonneaux de saké et de vin (français !) consacrés au sanctuaires, l’architecture et… ouvrez l’oeil ! Avec un peu de chance, vous pourrez croiser une noce ou des enfants venus célébrer une des fêtes du 7-5-3 (shichi-go-san), généralement à l’automne. Vous en prendrez plein les yeux.
  • Takeshita street… Disons que j’ai passé l’âge mais que, la première fois, ça rend un peu hystérique 🙂
  • Sur Omotesandô, vous trouverez plein d’endroits pour assouvir votre folie dépensière et creuser votre découvert : Kiddy’s land (énorme magasin de jouets où la moindre babiole Ghibli coûte une blinde), Oriental Bazaar (pour les beaux kimonos d’occasion et les objets type céramique que vous ne sauriez/pourriez pas trouver ailleurs), et quelques boutiques vintage où vous pourrez chiner de vieux maillots de baseball et des kimonos.
  • Au détour d’une petite rue, vous trouverez le musée Ota, spécialisé en estampes de l’époque d’Edo. Le musée n’est pas immense, on s’y promène en chaussons, mais il vaut vraiment la peine d’y faire un tour.

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Asakusa
Le quartier est surtout réputé pour son temple, dont la porte est ornée d’un gigantesque lampion. C’est presque un point de passage obligé pour les visiteurs à Tokyo, mais… ça a un petit côté Disneyland quand même. Jamais l’expression “marchands du temple” ne vous paraîtra plus vivante. Toutefois, cet endroit vaut le coup pour plusieurs choses.

  • Profitez des boutiques de l’allée centrale pour déguster une “soft ice” à un parfum exotique (attention, interdit de manger dehors, il faut le faire dans l’échoppe).
  • Sur la contre-allée, à droite face au temple, on trouve une très belle papeterie qui propose du washi et de jolies cartes postales.
  • L’intérieur du temple ne se visite pas franchement, mais c’est assez marrant d’imiter les Japonais : attirez à vous les vapeurs d’encens pour vous porter chance et tirez un “omikuji”, une bonne fortune, pour savoir ce que l’avenir vous réserve (chacun est agrémenté d’un petit texte en anglais). Si vous tirez une petite, moyenne ou grande chance, gardez le papier dans votre portefeuille. Sinon, accrochez-le aux filins métalliques prévus à cet effet pour que la malchance ne vous suive pas.
  • Quand vous avez fini votre visite, empruntez les ruelles à votre gauche. On y trouve quelques boutiques, dont une de kimonos qui vend parfois des coupons de tissu, et quelques “cantines”, des restaurants sans prétention où la carte est en japonais, mais où vous pourrez désigner le plat en plastique qui vous fait de l’œil.
  • Si vous avez le temps, explorez un peu Kappabashi, le quartier qui jouxte le temps, où on peut dénicher tout et n’importe quoi en rapport avec la cuisine. Nous y avons trouvé des bols, une boîte à thé et un (génial) couteau de cuisine.

Déjeuner Asakusa

Autres
Je regroupe ici les quartiers que je connais moins…

  • A Ikebukuro (où je ne suis pas allée depuis trèèès longtemps), il y a un aquarium réputé. On y trouve aussi les grands magasins Parco, inaugurés à grand bruit il y a une quinzaine d’années, antres de la mode branchée. Je garde le souvenir d’un fou rire mémorable avec Lou² lors de notre premier séjour.
  • A Ryogoku, je conseille fortement le musée Edo-Tokyo, qui retrace l’évolution de la capitale depuis qu’elle fut désignée comme siège du gouvernement shogunal par les Tokugawa au début du 17è siècle. L’exposition permanente est très bien faite et interactive : on peut enfiler des vêtements, soulever un palanquin, franchir une réplique de Shinbashi…
  • Dans le quartier de Ginza, prenez des places pour aller au kabuki (enfin si ça vous tente – moi j’adore) : vous pouvez soit prendre un ticket pour toute une représentation (3 à 4h) soit pour une heure. On vous fournira une espèce d’audioguide avec commentaire/traduction du texte en anglais.
  • En sortant, allez déguster une pâtisserie traditionnelle chez Toraya, la maison mère de la boutique parisienne.
  • A Odaiba, l’île artificielle construite dans les années 1980-90, vous pouvez admirer l’architecture de Fuji TV, déambuler dans l’un des centres commerciaux les plus kitsch du monde et emprunter la grande roue qui domine la baie de Tokyo et le Rainbow Bridge.
  • Mais surtout, je vous engage à aller au Oedo Onsen monogatari, un complexe de bains japonais. Moyennant une somme modique, on vous remettra un yukata coloré et on vous passera un bracelet pour régler vos achats (un peu comme les perles au Club Med), puis à vous de découvrir les joies du thermalisme dans un décor inspiré d’Edo, l’ancienne Tokyo. Si vous mettre à poil devant tout le monde n’est pas votre truc, je vous engage quand même à essayer le trajet pieds nus qui permet de sortir et d’observer les avions en approche sur Narita (dans le ciel nocturne, ça vaut son pesant de cacahuètes).

Voilà ! Ce n’est bien entendu pas exhaustif, j’ai fait selon mes souvenirs et mes goûts. Certains sont plus branchés visites, d’autres découverte d’une ambiance, paysages… à vous de composer. N’hésitez pas à me poser des questions en commentaire si je n’ai pas été assez claire ou si vous souhaitez des précisions sur un point.
Si ça vous dit, je recommence bientôt avec le Kansai. Mata ne !

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