J’ai eu des punaises de lit (et je m’en suis sortie)

Ceux d’entre vous qui suivent un peu ce blog ou qui me connaissent en vrai le savent : nous avons eu une infestation de punaises de lit ces derniers mois. Or la route a été longue et je pense que vous faire partager mon expérience, si pénible soit-elle, pourra aider ceux qui se trouveraient un jour dans le même cas. Car nous sommes officiellement débarrassés de ces saletés, et je vais vous raconter comment nous avons fait…

Non, pas ce genre de punaises-là

En juin dernier, alors que je me mets au travail, je découvre une bestiole en train de crapahuter sur ma manche. Ni une, ni deux, je l’écrase dans un Kleenex et découvre… une grosse trace de sang. Qu’est-ce que c’est que ce machin ? Je prends une photo, l’envoie à Monsieur, et oublie rapidement l’incident : nous sommes rentrés la veille d’un week-end aux médiévales de Provins, à tous les coups, on a rapporté une saleté avec nous ; et puis j’ai du boulot et la Crevette est malade, alors on verra bien.
Début août, je me réveille un matin couverte de piqûres sur les bras et les jambes. Je panique un peu, fais une recherche internet et me dis : “A tous les coups, ce sont des punaises de lit” en me remémorant la bestiole croisée deux mois plus tôt. J’en parle un peu sur Facebook, un ami me donne le contact de sa voisine qui est spécialisée dans la détection des punaises de lit, je passe pas mal de temps au téléphone avec elle… mais je ne trouve rien : pas de trace dans la literie ni sur le sommier. Dans le même temps, notre cuisine est envahie de moucherons piqueurs, à tous les coups c’est de leur faute. Fausse alerte, donc.
Mais dans le doute *Attention, grosse connerie* je vaporise deux bombes insecticides soi-disant tue-punaises dans les chambres, histoire d’écarter le danger. Pourquoi c’est une grosse connerie ? Parce que ça fait fuir les punaises sans les tuer, que ça peut donc les “diffuser” dans l’appartement et qu’elles reviennent au bout de quelques semaines.

Plutôt ce genre-là (moche et sanguinaire). En noir, les traces de déjections, constituées de sang.

Trois semaines plus tard, nous sommes rentrées du Canada depuis quelques jours quand, en faisant le lit, je découvre cinq punaises dans les draps. Là, le doute n’est plus possible, nous sommes envahis. Un rapide cliché, on tue les bestioles, et je recontacte Emilie, de l’entreprise Dogscan, qui avait eu la gentillesse de répondre à mes question quelques jours plus tôt. Elle se démène pour nous caser dans son emploi du temps et arrive en fin de journée avec son chien.
La détection est rapide, et le verdict tombe : nous sommes infestés dans les chambres, les placards, le dressing (grand et encombré de trucs) et la salle à manger. De façon assez miraculeuse, le salon – et donc le canapé – est épargné.
Mais d’où ça vient ? Bonne question, on l’ignore. En comptant la première apparition d’une punaise (juin 2016, donc), on peut estimer que l’infestation remonte à avant Noël 2015, à peu près. L’Anglais et moi nous sommes beaucoup déplacés entre juillet 2015 et l’été 2016, autant dire que n’importe qui a pu rapporter ça (ou alors c’est quelqu’un qui a pu nous contaminer en laissant son manteau sur notre lit lors d’une soirée… mais vu qu’aucune personne de notre entourage n’a ça, il faut croire que c’est la faute à notre goût des voyages).

Alors que je suis encore en train de digérer la nouvelle, Emilie passe en revue les règles à suivre pour se débarrasser de l’infestation. Et si je croyais avoir touché le fond, la fin de son discours me plonge dans un profond désarroi…
Il faut passer tout le textile en machine à 60° et, idéalement, le sécher au sèche-linge (on n’a pas de sèche-linge, mais on peut faire sécher dans le salon et la salle de bains, tous deux épargnés). Ce qui ne passe pas en machine doit être passé à la vapeur du fer (donc très chaud), au sèche-linge à puissance maximale pendant au moins une demi-heure (si) ou au congélateur dans un sac hermétique pendant trois jours (-18° le congélateur). Une fois “propre”, le linge doit être conservé dans des sacs poubelles hermétiques pour ne pas reprendre l’infestation. Si vous sortez le moindre vêtement du sac, il faut le relaver avant de le re-ranger.
OK, ça va être long, mais on peut s’en sortir. Ah mais c’est pas fini. Il faut passer l’aspirateur tous les jours, le vider tous les jours, jeter le contenu du sac (bien fermé) dans une poubelle extérieure, puis nettoyer l’aspirateur à la Javel (j’ai choisi les lingettes) ou à l’eau bouillante.
Bien, bien, bien. Je sens que ça va être fastidieux. Mais là, Emilie m’assène le coup de grâce : il faut enfermer tous les livres dans des caisses hermétiques pendant… deux ans. Euh, pardon ? Ben oui, les punaises peuvent s’y réfugier et y pondre. Dans une caisse hermétique, elles sont condamnées à mourir de faim, un processus qui peut durer jusqu’à 18 mois. Deux ans, c’est une durée “de sécurité”.

C’est le moment où je rappelle que je travaille dans l’édition, que l’Anglais et moi lisons beaucoup de BD et de trucs en tout genre et que la Crevette a déjà une bibliothèque à faire pâlir d’envie beaucoup d’enfants. Il y a littéralement des livres partout : dans la chambre de mademoiselle (grosse bibliothèque avec les BD et les livres anciens, plus les ouvrages historiographiques), dans notre chambre (papiers importants, livres d’art, programmes de spectacles, trucs divers), dans la salle à manger (tous nos poches et nos guides de voyage), sans compter les sacs et cartons de livres à vendre que je ne peux décemment pas remettre sur le marché tout de suite.

Emilie conclut avec une mise en garde : ne surtout pas jeter le lit ou le sommier tant que le traitement n’est pas fini. Pourquoi ? D’abord parce qu’il y a des chances que quelqu’un récupère vos meubles et soit infesté à son tour. Ensuite parce que vous allez installer un nouveau lit qui sera, à son tour, infesté. Enfin parce que le traitement risque de nous coûter assez cher, et qu’il vaut mieux remettre l’achat d’un nouveau lit à plus tard. Ah bah c’est formidable. Passez-moi une corde, ça ira plus vite.
Quand tout ceci sera fait, on pourra… appeler une société spécialisée dans la désinsectisation, pour qu’ils effectuent deux passages à deux ou trois semaines d’intervalle pour réaliser une nébulisation et lancer un fumigène afin de tuer les punaises restantes. Pourquoi deux passages ? Parce que le produit n’agit que sur les adultes, et qu’il faut revenir pour tuer les punaises qui auraient éclot entre-temps. Charmant.

La petite blague ? Le diagnostic tombe exactement quatre jours avant notre départ pour l’Irlande. Il va falloir “stériliser” toutes les affaires et la valise que nous comptons emporter pour éviter de propager l’infestation.
Soyons francs, j’ai passé les trois premiers jours à faire mon ménage en pleurant. Impossible de me concentrer sur mon travail, j’étais obnubilée par cette présence sournoise et insidieuse. Je lavais le plus possible, pestant contre le temps de séchage du linge (et encore, c’était l’été), commandant en catastrophe les premières caisses sur Amazon et emballant des bouquins, tout en passant la valise à la vapeur du fer et en congelant les livres qu’on comptait emporter.

De retour de vacances – qui nous ont offert une pause bien méritée, parce que j’étais au bord de la crise de nerfs – on s’y met franco. C’est parti pour du nettoyage, du repassage, des allers-retours à la laverie, de l’emballage de livres en caisses scellées au scotch… La première semaine, je suis incapable de faire autre chose. Mais il faut bien se remettre à travailler.

Au départ, naïve déterminée, je m’étais fixé comme but d’être débarrassés fin octobre. Puis fin novembre, avant le mariage de C.euh. Puis avant Noël. Pendant les vacances de Noël, nous étions bien évidemment toujours infestés, si bien que l’Anglais et moi avons décidé de nous retrousser les manches. On a emballé les derniers bouquins, vidé ce qu’il restait dans les étagères et, enfin, début janvier, j’ai pu prendre rendez-vous avec la société Easy Services.
Le passage des techniciens est, en soi, une aventure à part entière. D’abord, il faut tout dégager : toutes les caisses en plastique ont été évacuées dans notre garage ou la cave (coup de bol, on n’a pas eu besoin de louer un box), et tous les sacs poubelle amoureusement constitués depuis cinq mois ont été entassés dans la salle de bains pour dégager les accès des pièces contaminées. Ensuite, il est impossible de rester pendant la nébulisation/fumigation : il faut revenir après le départ du technicien pour verrouiller l’appartement (ne pas rouvrir la porte) et ne pas rentrer avant au moins 5 heures. Comme nous avons un enfant en bas âge (moins de 8 ans), il nous était interdit de dormir chez nous, il a donc fallu organiser deux déplacements chez ma mère. De retour à la maison, il faut aérer et continuer à respecter le protocole (lessives, aspirateur…).
Quinze jours après le second passage (samedi dernier, donc), Emilie est revenue avec son chien pour nous confirmer la bonne nouvelle : plus de punaises à la maison ! Il reste à ranger les affaires dans les placards et les livres dans les bibliothèques, mais en procédant avec beaucoup de prudence, car nous avons emballé certaines choses non traitées pour accélérer la procédure. Il faudra les déballer dehors ou dans la baignoire, et les laver/congeler immédiatement. On a encore quelques mois d’amusement en perspective, mais on respire.


Concrètement, qu’est-ce que cela a changé ? D’abord, nos finances !
Car tout cela coûte cher… Premier poste de dépenses pour nous, les caisses en plastique  : nous en avons acheté une quarantaine (si), ce qui nous revient à environ 600€. Dans ces moments-là, j’ai maudit mon goût pour la lecture ! Il faut ajouter à ça le prix de la détection canine (entre 200 et 250€ par passage, sachant que nous en avons demandé deux), ainsi que celui de la désinsectisation (210€ par passage, deux passages) et, accessoirement, des voyages à la laverie. Au final, cette joyeuse expérience nous a coûté pas loin de 1500€, creusant un sacré trou dans le budget familial. Et ne comptez pas sur l’assurance : la punaise de lit n’est pas considérée comme un nuisible (elle n’est porteuse d’aucune maladie connue), donc c’est à vous de vous débrouiller. En plus, seule la moitié de la population réagit aux piqûres, ce qui n’est pas notre cas. Les seules traces que j’ai arborées pendant ces 6 mois étaient celles des moucherons.
J’ai aussi tué trois pulls et deux jeans (à force les porter/laver à 60°) et dû racheter en catastrophe des vêtements chauds car j’étais incapable de retrouver les miens (à l’heure actuelle, certains de mes vêtements sont toujours portés disparus, probablement à la cave).
Et puis, soumis à trop de sollicitations, notre grand étendoir et notre aspirateur ont rendu l’âme, respectivement en octobre et fin janvier. Encore des emmerdes et des frais supplémentaires.

Ensuite, nerveusement : au moins les premières nuits, on dort mal, on est sur les dents, on hésite à éteindre la lumière (les punaises sont très photosensibles – mais sous la couette, il fait noir quand même, alors…). Et puis c’est épuisant : la routine est lourde, il faut tout trier, nettoyer, ranger, classer. Ce n’est pas drôle d’avoir des sacs poubelles dans son entrée en permanence, de devoir expliquer que, non, on n’en a toujours pas fini avec les punaises, d’expliquer à son enfant que ses livres et ses doudous sont rangés, de porter les deux mêmes jeans et les six mêmes t-shirts pendant six mois…

Enfin, socialement : nous avions l’habitude de recevoir pas mal, d’organiser des trucs à la maison, ça a été terminé. Déjà parce qu’on ne se sentait pas forcément d’inviter des gens en sachant qu’on risquait de les infester (dans le genre cadeau empoisonné, ça se pose là). Ensuite parce que certaines personnes de notre entourage nous ont purement et simplement informés qu’ils ne viendraient pas parce qu’ils avaient la trouille. Si je peux le comprendre, je dois avouer que ça a été un peu blessant, car il y avait autant de chances d’être infesté en s’asseyant dans notre canapé qu’en prenant le métro avec nous (soit très faibles à aucune, vu que le canapé était intact et que tous les vêtements qu’on portait étaient lavés à 60°).
Sans compter le stigmate toujours attaché à ce genre de problème, que l’on attribue souvent à un manque d’hygiène alors que c’est faux.

En revanche, avoir des punaises nous a forcés à faire un tri, en particulier dans les vêtements : on a éliminé plein de choses qu’on gardait un peu par sentimentalisme, un peu par “ça pourrait servir un jour”, et on a enfin revu le fond du dressing, porté disparu depuis deux ans. Pareil avec les livres, même si on n’a rien jeté et tout enfermé : en janvier 2019, on saura quoi revendre et quoi conserver.
Autre effet inattendu : le dialogue. Dès qu’on aborde le sujet, on se rend compte que plein de gens autour de nous ont eu le même problème ou connaissent des gens qui ont eu le même problème. Rien que dans ma sphère professionnelle, quatre personnes ont été touchées ces dernières années (courage, Tinou !). En plus, comme j’estimais qu’en parler m’aiderait à m’en remettre, j’ai eu les honneurs du Figaro (avec mes sacs poubelles, mes armoires vides et tout, et tout).

Comme ils nous ont beaucoup aidés et ont été très à l’écoute, je vous mets les coordonnées de nos “fournisseurs”.
Dogscan, détection canine des punaises de lit. Vous pouvez consulter leur page Facebook et leur site Internet.
Easy Services, le service de dératisation/désinsectisation recommandé par Dogscan.

Rendez-vous sur Hellocoton !

118 comments

  1. Sév says:

    C’est ce que je commence à faire, lavage à 60° puis tout en sac. Je me suis détruit les cheveux avec passage de fer à lisser + huiles essentielles tee trea et lavande durant 1 semaine. Cette bete n’est pas à la maison depuis longtemps, nous sommes revenues de corse le 18/09. Je ne sais pas comment m’arrêter, mon doc m’a dit de reprendre une vie normale mais j’en suis incapable, ma vie tourne autour de ça depuis mon retour et pourtant j’avais pris toutes les precautions, juste le pas de bol. J’ose espérer que c’était un œuf éclos sur ma tête et m’a piqué et non une mère. Je ne vois rien encore qui y ressemble à par hier j’ai écrasé une petite bête qui a sentie la punaise mais pas de ressemblance notable, finalement je deviens peut-être folle… comment avez vous fait pour garder Le Cap? merci pour vos réponses. Et merci pour votre réactivité. Bien cordialement.
    Severine.

  2. Kleoinparis says:

    Déjà, les punaises ne vont pas là où il y a des poils : ni les cheveux, ni la barbe, ni les animaux (notre chat a vécu tranquillement nos six mois de nettoyage, lui). De toute façon, même si une punaise vous a piquée à la tête, elles ne pondent pas dans le corps.
    Pour tenir le choc, j’ai vu mon psy. Et j’ai beaucoup parlé de ça. Et si on a réduit pas mal de trucs (recevoir des amis, acheter des nouveaux vêtements / livres sauf pour les enfants, etc.), on a eu la chance de repartir à peine quelques jours après la découverte des punaises, ce qui nous a permis de souffler un grand coup avant de nous y mettre. Quoi qu’il en soit, vu votre état, et même si vous prenez des anxiolytiques, je pense qu’il vous faudrait un professionnel pour “vider votre sac” et peut-être apprendre à développer des stratégies pour tenir le choc.
    Courage !

  3. Sév says:

    Je vous remercie pour votre réponse. Mon médecin est plutôt présent. Oui je pense que pour tenir le coup il me faut un soutien psy, pour mes enfants et mon conjoint. Mais c’est pas évident de tout porter… nous sommes très fêtards tous les 2 et aimons recevoir, notre mode de vie va complètement changer en très peu de temps.
    Je vous tiens au courant des futures avancées.
    Merci à vous.

  4. Kleoinparis says:

    Oui, c’est le plus dur. Eventuellement, vous pourriez “transférer” une partie de votre vie sociale dans un bar ou un restaurant, pour ne pas vous couper totalement de votre mode de vie ? Et si vous en avez la possibilité, faire quelques jours de coupure avec une valise passée à la vapeur et des vêtements lavés à 60° ?
    N’hésitez pas à me raconter l’évolution de votre situation.

  5. Zoé says:

    Bonsoir,
    Merci d’avoir partagé votre expérience, en vous lisant je découvre que les punaises peuvent aussi se mettre dans les livres… Horreur
    Je suis étudiante et j’ai emménagé en résidence universitaire (18m2) début septembre, en arrivant je constate des cadavres de punaises de lit. Dans ma naïveté je me dis que le Crous à fait des traitements anti-punaises et n’ayant pas vu de vivantes, je m’inquiète pas trop. Par précaution, j’achète une bombe à la pharmacie et en pulvérise un peu partout (maintenant je sais que je n’aurais jamais dû).
    Une semaine plus tard je me fais piquer, réactions violentes, je suis littéralement bouffée par les piqûres : elles se comptaient par dizaines rien que sur mes mains.. Je préviens directement la loge et ont me dis qu’ils vont faire passer des désinsectiseurs. On ne m’a donné aucune indication sur quoi faire et m’a assuré que dès qu’ils seront passés, il n’y en aurait plus (la grosse blague !). Pour résumer, ils sont passés, n’ont pas pu accéder à mes affaires (et bien sûr on ne m’a pas prévenue de cela) et au bout de 3jours : de nouvelles piqûres.. Je vais me plaindre, cette fois on m’explique ce qu’il faut que je fasse (après moult questions et réclamation de ma part). On m’annonce que le traitement et à la vapeur, mais n’ayant pas confiance je met de la Terre de diatomées absolument partout après avoir découvert des dizaines et dizaines de punaises en mettant de l’eau bouillante contre les murs, et par dessus le tout je met une bombe fumigène en plus. Je part pendant une semaine entière chez quelqu’un d’autre en ne prenant que le stric nécessaire lavé à haute température. Et mis le reste dans des sacs poubelles.
    Je reviens après cela (la semaine dernière) et je viens de découvrir mon dos avec des quelques piqûres. À savoir que plus je me suis fais piquée moins je fais de réactions donc de plus en plus difficile à détecter.
    Grosses crises de pleurs, panique et temps de déprime c’est devenu mon quotidien depuis plus d’un mois maintenant.. Et en plus, on m’a accusée de les avoir ramené, alors que je ne suis pas la seule à en avoir dans le bâtiment.
    En découle ma question, je suis tellement au bord de la dépression et n’ayant absolument pas les moyens de faire des lessives à plus de 60°C à répétition. Et même en les faisant les punaises sont malheureusement toujours là, et je me demande sérieusement si même si j’arrive à m’en débarrasser si elles ne reviendrais pas des autres logements de mon immeuble… Serait-il mieux de partir directement du logement ?
    Je serais intéressée aussi pour savoir la marque des boîtes pour les livres car à mon grand malheur maintenant (je pensais jamais dire ça de ma vie) j’ai énormément de livres
    Voilà ma petite histoire, merci beaucoup d’avoir partagé votre histoire car elle me permet d’avoir une lueur d’espoir dans ce cauchemars

  6. Kleoinparis says:

    Bonjour,
    Votre histoire fait peur – et clairement, les responsables de votre résidence n’ont pas pris correctement la mesure du problème. Vu votre état psychique et physique (j’ai la chance de peu réagir aux piqûres et c’est déjà l’enfer), je vous recommande en effet fortement de quitter votre logement, en prenant des mesures drastiques pour éviter de contaminer votre nouvel appartement.
    Pour les livres, j’avais utilisé des caisses plastique type “Curver” mais elles sont chères et j’avais trouvé un bon équivalent au bazar à côté de chez moi. N’oubliez pas de les sceller au gros scotch. Autre solution pour les livres que vous souhaitez/devez utiliser pendant l’année scolaire : le congélateur. Enfermez les ouvrages dans un sac hermétique, et placez-les au moins 72 heures dans un congélateur à au moins -18° (donc un vrai congélateur, pas un petit compartiment au-dessus d’un frigo…). Courage ! Au besoin, essayez de vous faire aider psychologiquement, car c’est une véritable épreuve.
    N’hésitez pas à revenir me poser des questions.

  7. lélo says:

    Bonjour; ça fait plaisir de voir que vous vous en êtes sortie finalement. J’ai vu des punaises dans mon lit au mois d’aout, j’ai tout de suite appelé une société qui est venue pour faire le traitement. C’est vraiment pénible, il ne faut pas laver les sols pendant 5 semaines, tout colle et l’odeur est tenace. Etre temps, tous les vêtements lavés à 60 et mis dans des sacs fermés ou jetés.J’en ai trouvé une quarantaine de mortes. Malheureusement, j’ai dû rappeler la société car un mois après, un soir, dans le salon cette fois, une punaise se balladait sur moi en plein jour. A croire qu’elles ne sortent donc pas que la nuit, et que le traitement n’avait pas fonctionné. La société est venue une seconde fois. J’en ai a nouveau trouvé, mortes, mais cette fois dans toues les pièces.
    ls sont intervenus il y a 3 semaines et j’ai trouvé deux punaises qui couraient sur mes draps hier. Au niveau psychologique c’est l’horreur absolue.J’ai moi aussi beaucoup de livres mais jusqu’ici la société disait qu’il était impossible qu’elles y nichent, je ne sais que penser. En lisant votre article je me dis que je vais investir dans des caisses pour les lires..En attendant un troisième passage j’ai mis de la terre de diatomée partout, mon appartement ressemble à un sentier de terre battue. Je dois déménager prochainement et ma hantise est de les amener avec moi. J’ai donc mis des pièges partout avec du scotch double face, pour comprendre leur déplacement..J’attends, je croise fort les doigts.

  8. Kleoinparis says:

    Bonjour,
    S’en sortir est faisable, mais c’est clair que cela demande de la ténacité et de l’organisation ! Vous avez réagi comme il le fallait, mais d’après ce que vous décrivez, je me demande si vous n’auriez pas un voisin infesté… ou une plinthe/prise électrique. Je pense que vous ne perdrez rien à enfermer vos livres ou à les traiter par le froid : comme dit si bien le proverbe, le diable se niche dans les détails.
    Je vous souhaite beaucoup de courage en attendant.

  9. Marie says:

    Salut et merci pour ce témoignage. Si possible, j’aurais besoin de conseils (et de soutien…) : je suis actuellement en Thailande où je garde la maison d’un hôte parti en vacances lui-même. Dès la première nuit après son départ, j’ai été sévèrement attaquée par ce que je pensais être des moustiques, mais 40 piqures en une nuit, ça fait beaucoup. Et ça a continué les deux jours suivant. J’ai pensé aux punaises de lit, mais si mes marquages correspondent, je n’ai rien trouvé dans les recoins du lit ou de la pièce. A distance, mon hôte, en dehors de me reprocher d’en faire des caisses et de surréagir car lui n’a jamais rien eu et que ça ne se déclare que quand il part, m’a dit de balancer une bombe insecticide (et m…, je viens de lire que ce n’était pas une bonne idée) après avoir nettoyé la pièce de fond en comble ou presque. Et quelqu’un doit venir pour une inspection demain, mais sans chien. J’ai pratiquement tout mis dans des sacs poubelles, je pense que je vais en balancer une bonne partie, mais il en reste dont j’ai besoin. Sachant que les machines à laver lavent à froid… Ma question est : je pense à me reloger à proximité, mais est-ce que je peux faire des allées et venues dans la maison? Je dois nourrir les chats. Et je suis seule pour gérer ça, ne parlant pas thailandais du reste. C’est vrai que je pourrais me barrer tout court, mais ça ne résout pas le problème de mes affaires potentiellement infestées que je ne veux pas transporter ailleurs. Merci pour l’aide si possible!

  10. Kleoinparis says:

    Bonjour !
    Mince, quelle galère, votre histoire… J’aurais tendance à vous dire de ne rien jeter de vos affaires (elles seront forcément récupérées). Vous pouvez faire des allées et venues dans la maison, avec quelques précautions : posez votre sac en hauteur sur une table ou un plan de travail, ou alors dans la baignoire ; si vous pensez que les canapés sont infestés, choisissez plutôt une chaise sans tissu ; si vous trouvez de l’huile essentielle de lavande (qui est un répulsif mais ne tue pas les bestioles), vous pouvez en mettre sur votre sac…
    Si la machine ne tourne qu’à froid, vous pouvez essayer de tout passer au fer à repasser en mode vapeur, ça marche bien (mais c’est fastidieux).
    Avez-vous regardé sous le lit, derrière les plinthes, dans les prises électriques…? Si vous voulez mon avis, ce n’est pas que l’infestation ne se déclare que quand l’occupant habituel part, mais simplement qu’il ne réagit pas aux piqûres…
    Bon courage et n’hésitez pas à revenir si vous avez d’autres questions.

  11. Lisa says:

    Bonjour,
    J’ai moi même été concernée par une infestation de punaises de lit en aout. Ca a été horrible ! J’ai trouvé un site qui regorge d’infos utiles ou j’ai réservé un traitement qui a enfin marché, surtout grâce à tous les conseils du site, je me suis rendue compte que je ne respectais pas bien les méthode de traitement et que c’est pour ça que rien ne marchait ! Si ça vous intéresse le site en questions est http://www.badbugs.fr Bon courage à toutes et tous !

  12. Edith Guillemin says:

    Bonjour
    Comme la plupart d’entre vous je suis en plein combat contre les punaises de lit (pdl).
    Je voulais juste vous donner une astuce pour éviter les piqûres la nuit, mais attention, CE N’EST PAS UN TRAITEMENT, ça les éloigne le temps que vous dormer:
    Je mets des gouttes d’huile essentielle d’arbre à thé, sur le drap de dessous, ds le sens de la longueur, une goutte tous le 40 cm environ. Cela fait donc 4 gouttes sur le côté droit, idem pour le côté gauche. Plus une sous l’oreiller.
    Attention, cela sent très fort et peut vite devenir irrespirable si l’on en abuse.
    Il y a aussi l’huile essentielle de clou de girofle, d’odeur un peu moins prononcée.
    RENSEIGNEZ VOUS quand même si cela peut convenir aux enfants, et TESTER SUR VOUS AVANT;
    mais avec ça je dors plus paisiblement.
    Ceci dit, mon appartement est actuellement un vaste chantier et je n’en vois pas la fin.
    Bon courage.

  13. Genes says:

    Bonjour!
    C’est triste mais ça fait un peu de bien tous ces témoignages.. C’est dingue l’impact psychologique, financier et même en terme de vie pro/ sociale de ces bestioles!

    Je suis dans la situation suivante,
    je vis en appartement au dernier étage de 21 m2 à Paris, infesté depuis cet été (aucun de mes voisins en dessous et à côté n’en a) donc je pense que c’est arrivé cet été quand j’ai successivement prêté mon appart à plusieurs amis pendant mon absence d’un mois. Peu importe.
    Début octobre, après avoir parlé par hasard à quelqu’un qui en avait été victime, je suis prise d’une parano car je trouvai depuis que j’étais rentrée chez moi un mois avant quelques boutons semblables à ceux de moustiques. Or, il n’y avait pas de moustiques et je suis TRES PEU SENSIBLE aux piqures d’insectes en général. Mais bon paranoïa du soir, j’en découvre 1 entourée de déjections sous le matelas du convertible massif de mon meublé. Je m’effondre et fait appel à une société qui intervient.
    J’achète un coffre congélateur de 100L, comment (mais tranquillement) à congeler quelques vêtements, à mettre un peu de terre de diatomée et de répulsif du commerce ….Un gros souci je pense: le parquet, les plinthes sont très anciens et plein de trous, impossible de colmater l’intégralité du sol…

    Pendant les 3 / 4 semaines qui ont suivi, comme je n’ai pas trop eu l’impression de me faire piquer (j’ai aussi, à côté de ma faible sensibilité aux piqures de punaises , énormément d’eczéma qui rend les mini boutons de larves de punaises très peu repérables. Donc un mois après (pendant lequel je n’avais pas dormi chez moi 3/4 fois, mis de la terre de diatomée, mis une tablette chimique sous le matelas) je retrouve une punaise adulte dans mon drap (c’est là que les paranoias nocturnes systématiques ont commencé, je suis épuisée) Puis une sur mon mur, une qui crapahute sur le revêtement du convertible que j’évacue aux encombrants et hermétiquement et mentionnant les punaises. En dessous du lit j’en trouve des mues vides, une dizaine. La société réintervient le jour où j’ai débarrassé l’énorme canapé lit car le proprio n’a accepté que de le remplacer pour un truc moins massif, moins plein-de-tissu, avec des pieds en métal autour duquel je mets désormais des coupelles de terre de diatomée. J’ai emballé 90 % de mes habits et continue à les placer 3j ou plus au coffre congélateur.

    Mais 2 semaines après, j’ai appris à identifier des piqures aussi petites soient elles.. et je suis piquéé, quasiment certaine, sans pour autant trouver de punaise dans mes draps.

    Rebelotte, la société revient. ça me coûte la peau du c**…

    Aujourd’hui une semaine après cette dernière intervention je vis dans le doute, je dors mal. Sous le lit j’ai pulvérisé de la terre de diatomée+ coupelles remplies aussi de terre de diatomée+ dans les plinthes.. mais comment savoir ? J’ai un doute au niveau de ma main et mon mollet par ex, plaques rouges. Je me gratte partout… je me couche tous les soirs en me couvrant d’une recette d’huiles essentielles vachement odorantes, j’en mets aussi sur les draps. Aucune idée si c’est ça qui fait effet.

    Ma question principale est: est ce qu’il est possible qu’elles montent sur le lit malgré les pieds en métal, éloignement du mur, terre de diatomée partout en dessous et dans des coupelles autour des pieds? je sais qu’avant le 3e passage de la société, j’avais été re piquée au pied notamment une nuit où ma couette avait touché par terre.

    Je me pose la question de re – déménager, mais j’ai avancé tellement d’argent, je venais d’emménager en juillet, et aussi j’ai peur de les emporter avec moi…

    Et ensuite: comment savoir si elles sont toutes mortes? Le passage du chien est il absolument nécessaire? J’imagine qu’en plus avec l’hiver s’il y en a des vivantes elles vont être moins actives et ressortir au printemps, d’autant plus qu’elles ont pu se disperser..

    En tout cas merci pour tous ces témoignages. J’espère m’en sortir mais avec le parquet avec des fentes partout entre 1mm et 1 cm par endroits… je ne sais plus quoi faire.

    Merci de vos conseils!

  14. Kleoinparis says:

    Bonjour,
    Quelle épreuve, j’en ai des frissons rien qu’à vous lire ! En revanche, si vous n’avez emménagé qu’en juillet, peut-être l’appartement était-il déjà infesté… Votre congélateur refroidit vraiment bien ? Idéalement, il faut descendre à -20°.
    Pour savoir si toutes les punaises sont mortes, je pense que la meilleure solution serait le chien. Il faut voir avec ce genre de services, mais de toute façon il faut attendre au moins 15 jours après un passage de désinsectiseur et éliminer la terre de diatomée (dont les résultats, je l’avoue, ne me convainquent pas) ainsi que, je pense, les huiles essentielles, pour ne pas brouiller l’odorat de l’animal.
    Surtout, de ce que vous décrivez, vous avez besoin d’une aide psychologique, car vous vivez une situation très difficile qui vous empêche de vous reposer. Bon courage et n’hésitez pas à revenir ici au besoin.

  15. Louise says:

    oui les punaises de lit sont un nouveau fléau qui touche beaucoup de foyer à Paris.
    De mon expérience, je peux vous dire qu’il faut s’y connaitre pour s’en débarrasser définitivement ou simplement demander de l’aide à une entreprise professionnelle. Elles ont de l’expérience et donnent la garantie que le travail sera bien fait.
    Amicalement

  16. Ornella says:

    Merci pour cet article ! Je vis ce calvaire en ce moment. J’ai vu que tu parlais de boites hermetiques. Qu’est ce que c’est exactement et ou peut on en trouver ? Encore merci pour ton témoignage

  17. Kleoinparis says:

    Courage ! Les boîtes hermétiques, ce sont les caisses de rangement en plastique avec couvercle. On les a fermées au scotch, et on a bouché toutes les ouvertures de la même façon.

  18. Aurore says:

    Bonjour,
    Voici la meilleure source d’information sur les punaises que j’ai trouvé et il me semble important de le diffuser (le meilleur ami de la punaise est le manque ou la mauvaise information) :
    https://www.bed-bugs.co.uk/educational/
    C’est très clair et très détaillé (mais en anglais).
    Le professionnel qui rédige ce site fait par ailleurs des identifications (insectes, déjections) sur le forum bedbugger et est très réactif pour les questions (lorsqu’elles vont plus loin que ce que son site explique déjà).
    J’ajoute également qu’il traite entièrement à la terre de diatomée avec succès depuis des années (ce qui me semble intéressant).
    Bon courage à tous

Leave a Reply

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.