J’ai eu des punaises de lit (et je m’en suis sortie)

Ceux d’entre vous qui suivent un peu ce blog ou qui me connaissent en vrai le savent : nous avons eu une infestation de punaises de lit ces derniers mois. Or la route a été longue et je pense que vous faire partager mon expérience, si pénible soit-elle, pourra aider ceux qui se trouveraient un jour dans le même cas. Car nous sommes officiellement débarrassés de ces saletés, et je vais vous raconter comment nous avons fait…

Non, pas ce genre de punaises-là

En juin dernier, alors que je me mets au travail, je découvre une bestiole en train de crapahuter sur ma manche. Ni une, ni deux, je l’écrase dans un Kleenex et découvre… une grosse trace de sang. Qu’est-ce que c’est que ce machin ? Je prends une photo, l’envoie à Monsieur, et oublie rapidement l’incident : nous sommes rentrés la veille d’un week-end aux médiévales de Provins, à tous les coups, on a rapporté une saleté avec nous ; et puis j’ai du boulot et la Crevette est malade, alors on verra bien.
Début août, je me réveille un matin couverte de piqûres sur les bras et les jambes. Je panique un peu, fais une recherche internet et me dis : “A tous les coups, ce sont des punaises de lit” en me remémorant la bestiole croisée deux mois plus tôt. J’en parle un peu sur Facebook, un ami me donne le contact de sa voisine qui est spécialisée dans la détection des punaises de lit, je passe pas mal de temps au téléphone avec elle… mais je ne trouve rien : pas de trace dans la literie ni sur le sommier. Dans le même temps, notre cuisine est envahie de moucherons piqueurs, à tous les coups c’est de leur faute. Fausse alerte, donc.
Mais dans le doute *Attention, grosse connerie* je vaporise deux bombes insecticides soi-disant tue-punaises dans les chambres, histoire d’écarter le danger. Pourquoi c’est une grosse connerie ? Parce que ça fait fuir les punaises sans les tuer, que ça peut donc les “diffuser” dans l’appartement et qu’elles reviennent au bout de quelques semaines.

Plutôt ce genre-là (moche et sanguinaire). En noir, les traces de déjections, constituées de sang.

Trois semaines plus tard, nous sommes rentrées du Canada depuis quelques jours quand, en faisant le lit, je découvre cinq punaises dans les draps. Là, le doute n’est plus possible, nous sommes envahis. Un rapide cliché, on tue les bestioles, et je recontacte Emilie, de l’entreprise Dogscan, qui avait eu la gentillesse de répondre à mes question quelques jours plus tôt. Elle se démène pour nous caser dans son emploi du temps et arrive en fin de journée avec son chien.
La détection est rapide, et le verdict tombe : nous sommes infestés dans les chambres, les placards, le dressing (grand et encombré de trucs) et la salle à manger. De façon assez miraculeuse, le salon – et donc le canapé – est épargné.
Mais d’où ça vient ? Bonne question, on l’ignore. En comptant la première apparition d’une punaise (juin 2016, donc), on peut estimer que l’infestation remonte à avant Noël 2015, à peu près. L’Anglais et moi nous sommes beaucoup déplacés entre juillet 2015 et l’été 2016, autant dire que n’importe qui a pu rapporter ça (ou alors c’est quelqu’un qui a pu nous contaminer en laissant son manteau sur notre lit lors d’une soirée… mais vu qu’aucune personne de notre entourage n’a ça, il faut croire que c’est la faute à notre goût des voyages).

Alors que je suis encore en train de digérer la nouvelle, Emilie passe en revue les règles à suivre pour se débarrasser de l’infestation. Et si je croyais avoir touché le fond, la fin de son discours me plonge dans un profond désarroi…
Il faut passer tout le textile en machine à 60° et, idéalement, le sécher au sèche-linge (on n’a pas de sèche-linge, mais on peut faire sécher dans le salon et la salle de bains, tous deux épargnés). Ce qui ne passe pas en machine doit être passé à la vapeur du fer (donc très chaud), au sèche-linge à puissance maximale pendant au moins une demi-heure (si) ou au congélateur dans un sac hermétique pendant trois jours (-18° le congélateur). Une fois “propre”, le linge doit être conservé dans des sacs poubelles hermétiques pour ne pas reprendre l’infestation. Si vous sortez le moindre vêtement du sac, il faut le relaver avant de le re-ranger.
OK, ça va être long, mais on peut s’en sortir. Ah mais c’est pas fini. Il faut passer l’aspirateur tous les jours, le vider tous les jours, jeter le contenu du sac (bien fermé) dans une poubelle extérieure, puis nettoyer l’aspirateur à la Javel (j’ai choisi les lingettes) ou à l’eau bouillante.
Bien, bien, bien. Je sens que ça va être fastidieux. Mais là, Emilie m’assène le coup de grâce : il faut enfermer tous les livres dans des caisses hermétiques pendant… deux ans. Euh, pardon ? Ben oui, les punaises peuvent s’y réfugier et y pondre. Dans une caisse hermétique, elles sont condamnées à mourir de faim, un processus qui peut durer jusqu’à 18 mois. Deux ans, c’est une durée “de sécurité”.

C’est le moment où je rappelle que je travaille dans l’édition, que l’Anglais et moi lisons beaucoup de BD et de trucs en tout genre et que la Crevette a déjà une bibliothèque à faire pâlir d’envie beaucoup d’enfants. Il y a littéralement des livres partout : dans la chambre de mademoiselle (grosse bibliothèque avec les BD et les livres anciens, plus les ouvrages historiographiques), dans notre chambre (papiers importants, livres d’art, programmes de spectacles, trucs divers), dans la salle à manger (tous nos poches et nos guides de voyage), sans compter les sacs et cartons de livres à vendre que je ne peux décemment pas remettre sur le marché tout de suite.

Emilie conclut avec une mise en garde : ne surtout pas jeter le lit ou le sommier tant que le traitement n’est pas fini. Pourquoi ? D’abord parce qu’il y a des chances que quelqu’un récupère vos meubles et soit infesté à son tour. Ensuite parce que vous allez installer un nouveau lit qui sera, à son tour, infesté. Enfin parce que le traitement risque de nous coûter assez cher, et qu’il vaut mieux remettre l’achat d’un nouveau lit à plus tard. Ah bah c’est formidable. Passez-moi une corde, ça ira plus vite.
Quand tout ceci sera fait, on pourra… appeler une société spécialisée dans la désinsectisation, pour qu’ils effectuent deux passages à deux ou trois semaines d’intervalle pour réaliser une nébulisation et lancer un fumigène afin de tuer les punaises restantes. Pourquoi deux passages ? Parce que le produit n’agit que sur les adultes, et qu’il faut revenir pour tuer les punaises qui auraient éclot entre-temps. Charmant.

La petite blague ? Le diagnostic tombe exactement quatre jours avant notre départ pour l’Irlande. Il va falloir “stériliser” toutes les affaires et la valise que nous comptons emporter pour éviter de propager l’infestation.
Soyons francs, j’ai passé les trois premiers jours à faire mon ménage en pleurant. Impossible de me concentrer sur mon travail, j’étais obnubilée par cette présence sournoise et insidieuse. Je lavais le plus possible, pestant contre le temps de séchage du linge (et encore, c’était l’été), commandant en catastrophe les premières caisses sur Amazon et emballant des bouquins, tout en passant la valise à la vapeur du fer et en congelant les livres qu’on comptait emporter.

De retour de vacances – qui nous ont offert une pause bien méritée, parce que j’étais au bord de la crise de nerfs – on s’y met franco. C’est parti pour du nettoyage, du repassage, des allers-retours à la laverie, de l’emballage de livres en caisses scellées au scotch… La première semaine, je suis incapable de faire autre chose. Mais il faut bien se remettre à travailler.

Au départ, naïve déterminée, je m’étais fixé comme but d’être débarrassés fin octobre. Puis fin novembre, avant le mariage de C.euh. Puis avant Noël. Pendant les vacances de Noël, nous étions bien évidemment toujours infestés, si bien que l’Anglais et moi avons décidé de nous retrousser les manches. On a emballé les derniers bouquins, vidé ce qu’il restait dans les étagères et, enfin, début janvier, j’ai pu prendre rendez-vous avec la société Easy Services.
Le passage des techniciens est, en soi, une aventure à part entière. D’abord, il faut tout dégager : toutes les caisses en plastique ont été évacuées dans notre garage ou la cave (coup de bol, on n’a pas eu besoin de louer un box), et tous les sacs poubelle amoureusement constitués depuis cinq mois ont été entassés dans la salle de bains pour dégager les accès des pièces contaminées. Ensuite, il est impossible de rester pendant la nébulisation/fumigation : il faut revenir après le départ du technicien pour verrouiller l’appartement (ne pas rouvrir la porte) et ne pas rentrer avant au moins 5 heures. Comme nous avons un enfant en bas âge (moins de 8 ans), il nous était interdit de dormir chez nous, il a donc fallu organiser deux déplacements chez ma mère. De retour à la maison, il faut aérer et continuer à respecter le protocole (lessives, aspirateur…).
Quinze jours après le second passage (samedi dernier, donc), Emilie est revenue avec son chien pour nous confirmer la bonne nouvelle : plus de punaises à la maison ! Il reste à ranger les affaires dans les placards et les livres dans les bibliothèques, mais en procédant avec beaucoup de prudence, car nous avons emballé certaines choses non traitées pour accélérer la procédure. Il faudra les déballer dehors ou dans la baignoire, et les laver/congeler immédiatement. On a encore quelques mois d’amusement en perspective, mais on respire.


Concrètement, qu’est-ce que cela a changé ? D’abord, nos finances !
Car tout cela coûte cher… Premier poste de dépenses pour nous, les caisses en plastique  : nous en avons acheté une quarantaine (si), ce qui nous revient à environ 600€. Dans ces moments-là, j’ai maudit mon goût pour la lecture ! Il faut ajouter à ça le prix de la détection canine (entre 200 et 250€ par passage, sachant que nous en avons demandé deux), ainsi que celui de la désinsectisation (210€ par passage, deux passages) et, accessoirement, des voyages à la laverie. Au final, cette joyeuse expérience nous a coûté pas loin de 1500€, creusant un sacré trou dans le budget familial. Et ne comptez pas sur l’assurance : la punaise de lit n’est pas considérée comme un nuisible (elle n’est porteuse d’aucune maladie connue), donc c’est à vous de vous débrouiller. En plus, seule la moitié de la population réagit aux piqûres, ce qui n’est pas notre cas. Les seules traces que j’ai arborées pendant ces 6 mois étaient celles des moucherons.
J’ai aussi tué trois pulls et deux jeans (à force les porter/laver à 60°) et dû racheter en catastrophe des vêtements chauds car j’étais incapable de retrouver les miens (à l’heure actuelle, certains de mes vêtements sont toujours portés disparus, probablement à la cave).
Et puis, soumis à trop de sollicitations, notre grand étendoir et notre aspirateur ont rendu l’âme, respectivement en octobre et fin janvier. Encore des emmerdes et des frais supplémentaires.

Ensuite, nerveusement : au moins les premières nuits, on dort mal, on est sur les dents, on hésite à éteindre la lumière (les punaises sont très photosensibles – mais sous la couette, il fait noir quand même, alors…). Et puis c’est épuisant : la routine est lourde, il faut tout trier, nettoyer, ranger, classer. Ce n’est pas drôle d’avoir des sacs poubelles dans son entrée en permanence, de devoir expliquer que, non, on n’en a toujours pas fini avec les punaises, d’expliquer à son enfant que ses livres et ses doudous sont rangés, de porter les deux mêmes jeans et les six mêmes t-shirts pendant six mois…

Enfin, socialement : nous avions l’habitude de recevoir pas mal, d’organiser des trucs à la maison, ça a été terminé. Déjà parce qu’on ne se sentait pas forcément d’inviter des gens en sachant qu’on risquait de les infester (dans le genre cadeau empoisonné, ça se pose là). Ensuite parce que certaines personnes de notre entourage nous ont purement et simplement informés qu’ils ne viendraient pas parce qu’ils avaient la trouille. Si je peux le comprendre, je dois avouer que ça a été un peu blessant, car il y avait autant de chances d’être infesté en s’asseyant dans notre canapé qu’en prenant le métro avec nous (soit très faibles à aucune, vu que le canapé était intact et que tous les vêtements qu’on portait étaient lavés à 60°).
Sans compter le stigmate toujours attaché à ce genre de problème, que l’on attribue souvent à un manque d’hygiène alors que c’est faux.

En revanche, avoir des punaises nous a forcés à faire un tri, en particulier dans les vêtements : on a éliminé plein de choses qu’on gardait un peu par sentimentalisme, un peu par “ça pourrait servir un jour”, et on a enfin revu le fond du dressing, porté disparu depuis deux ans. Pareil avec les livres, même si on n’a rien jeté et tout enfermé : en janvier 2019, on saura quoi revendre et quoi conserver.
Autre effet inattendu : le dialogue. Dès qu’on aborde le sujet, on se rend compte que plein de gens autour de nous ont eu le même problème ou connaissent des gens qui ont eu le même problème. Rien que dans ma sphère professionnelle, quatre personnes ont été touchées ces dernières années (courage, Tinou !). En plus, comme j’estimais qu’en parler m’aiderait à m’en remettre, j’ai eu les honneurs du Figaro (avec mes sacs poubelles, mes armoires vides et tout, et tout).

Comme ils nous ont beaucoup aidés et ont été très à l’écoute, je vous mets les coordonnées de nos “fournisseurs”.
Dogscan, détection canine des punaises de lit. Vous pouvez consulter leur page Facebook et leur site Internet.
Easy Services, le service de dératisation/désinsectisation recommandé par Dogscan.

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172 comments

  1. Imane says:

    Oui merci Kleo je peux ENFIN me concentrer totalement sur ma journée, mes révisions… bref sur la VIE.
    ça me rassure beaucoup de savoir que je ne suis pas la seule haha mes proches m’ayant je crois définitivement mis dans la case “folle” haha
    Je ressors de cette épreuve avec énormément de leçons à tirer notamment sur ma gestion des émotions et mes réactions face aux épreuves. Votre blog m’a tellement aidé que cela m’a donné envie d’en créer un également pour partager mes expériences et aider le maximum de personnes.
    Très bel été également !!
    A bientôt
    Imane

  2. Kleoinparis says:

    Je suis hyper touchée que mes articles aient pu vous aider. Les punaises, ça rend complètement dingue, parce qu’on est envahi et qu’on ne voit pas par quoi, en général (et puis bon, le lit, c’est un refuge normalement). Désormais, vous allez être hyper vigilante quand vous partirez de chez vous, mais c’est normal (et puis c’est pas plus mal).
    Profitez bien de la vie 😀

  3. imane says:

    Complètement ! Mon mari m’a dit “On a beaucoup perdu mais… maintenant on saura quoi faire en voyage “. Je crois que le plus dur sera de recevoir des personnes chez moi (ou du moins dans mon futur chez moi car je n’ai plus de chez moi depuis cette mésaventure !). J’aurai tellement peur qu’on vienne m’envahir à nouveau ! Alors OUI je serai hyper vigilante.
    Et pour votre blog, c’est simple vous êtes LA SEULE qui partage un réel témoignage sur ce sujet (j’ai cherché pendant des heures sur internet un témoignage sur lequel je puisse réellement m’identifier).
    Avec les vraies difficultés qu’on rencontre face à ce fléau, pas de solutions “miracles” et suffisamment de recul pour conseiller les autres sans s’auto-proclamer “spécialiste de la punaise ” haha…
    Bref vous êtes au TOP !
    Et puis je crois que nous partageons toutes les deux la passion pour les langues (moi c’est l’espagnol !), alors je reviendrai volontiers ici pour lire vos articles

  4. Kleoinparis says:

    Roooh, vous allez me faire rougir à force 🙂
    Pour les voyages : inspecter toujours le logement à votre arrivée, n’utilisez pas les placards mis à disposition, posez les valises en hauteur et pas sur le lit (dans certains hôtels, ils ont une espèce de support pliable avec des sangles, c’est l’idéal mais ça ne se déniche pas partout).
    Je ne parle pas un mot d’espagnol, mais la passion des langues, ça oui !

  5. Jennifer35042 says:

    Merci pour ce témoignage. Après plusieurs jours de déprime face à la montagne de travail qui m’attends, je commence à planifier un plan d’attaque et ce partage d’expérience me reboost : avec méthode, tout est possible !
    Un grand merci !

  6. Anne says:

    Bonjour Cléo,

    j’ai une question,

    avez vous finalement changé votre lit et votre sommier et où dormiez vous pendant la désinfection ? car on vient d’en trouver chez moi la première intervention est faite mais on me signale que je ne peux dormir dans mon lit avant la fin du traitement et que je devrais changer de sommier et de matelas,s

    Merci,

    Anne-Lou

  7. Kleoinparis says:

    Bonjour !
    Voilà qui est étonnant. Nous avons toujours le même lit, nous avons dormi dedans entre les deux phases du traitement, sauf la première nuit (d’autant que j’étais enceinte). On m’avait justement recommandé de ne pas jeter le lit car ça coûte cher et que le traitement n’est pas donné non plus…

  8. Loudu75014 says:

    Bonjour Kleo,

    merci pour votre témoignage, j’ai moi même constaté que j’avais des punaises de lit chez moi avant hier, j’ai directement fait venir une entreprise pour les éradiquer, première intervention hier la deuxième dans 15 jours … en attendant je dois tout laver, mettre dans des sacs poubelles et aussi dormir sur mon canapé !

    J’ai une question, après la deuxième visite du technicien, avez vous directement repris une vie “normale” ? Quand avez vous déballé vos vêtements de vos sacs etc ? désolée si je vous fais répéter je lis les commentaires mais n’ai pas encore trouvé cette info !

    Merci !

  9. Kleoinparis says:

    Bonjour ! Bon courage pour le traitement, c’est le plus long…
    Pour ce qui est de reprendre une vie “normale”, honnêtement, ça prend du temps. Déjà parce qu’on se méfie de tout donc on devient parano. Ensuite parce que, tant qu’un vêtement / textile / livre n’a pas été traité, il ne faut pas le sortir. Je vous conseille d’ailleurs, si possible, de sortir des sacs vos vêtements contaminés dans le bac à douche ou la baignoire juste avant le lavage pour éviter de contaminer un canapé ou autre.
    Vous tenez le bon bout !

  10. Loudu75014 says:

    Oui je suis en plein dans les machines chez moi, je rentre le midi pour en vider une et ainsi de suite, normalement demain j’aurais tout traité, le plus long est de passé les vêtements délicats à la vapeur du fer …

    Merci pour vos conseils et votre rapidité, car hier le technicien m’a dit qu’après sa deuxième interventions je devrais encore dormir 2 semaines sur mon canapé … puis changer mon sommier et mon matelas …

    Au bout de combien de temps après l’intervention avez vous débalé vos vêtements et avez vous pu les ranger normalement ? Quand vous dormiez dans votre lit entre les interventions, changiez vous les draps tous les jours ?

    J’espère que le fait d’avoir directement fait appel à une entreprise pro ira dans mon sens (je vis seule dans un 25 m2 sans trop de bazar, j’espère que cela aidera aussi) les premiers jours sont difficiles, il faut se faire à l’idée !

    Merci !

  11. Coralie says:

    Bonsoir, merci pour ce texte qui fait du bien en donnant de l’espoir, l’espoir de s’en sortir. 🙂 Signé : une meuf partie en guerre contre ces saletés de punaises.

  12. Zoe says:

    Bonjour,
    Merci pour ce partage d’expérience qui me donne de l’espoir malgré mon angoisse permanente.
    Après un long combat et plusieurs traitements, j’ai fait passer un chien (une entreprise réputée) pour vérifier que cela ait marché. Il n’a rien détecté mais je ne suis pas si rassurée… depuis quelques jours j’ai des piqûres qui me font peur. Elles sont toutes petites, et parfois regroupées par deux, sur les mains, poignets, et bras surtout mais aussi sur le dos, le ventre. j’essaie de me convaincre que cela peut-être autre chose mais c’est difficile… surtout quand je regarde les boutons proches…
    Est ce que le chien détecte les punaises dans les sacs poubelle qui ont été traité s’il en reste… je suis un peu désespérée et j’aimerai faire confiance en la détection canine, mais cela reste compliqué!

  13. Kleoinparis says:

    Bonsoir,
    Malheureusement, concernant les chiens, je ne peux pas vous répondre. En revanche, il y a 3 ans, après un retour de vacances, nous avons eu… des puces : piqûres très rapprochées sur les mains, et très irritantes (merci le chat…). C’est peut-être une piste. Et après un traitement anti-punaise, un traitement anti-puce, c’est une partie de rigolade ! Je croise les doigts pour vous en tout cas.

  14. Daniel says:

    Bonjour,
    est-ce que les punaises de lit vont dans les livres ?
    Et si oui, dans ce cas comment s’y prendre pour traiter ces objets ?

  15. Kleoinparis says:

    Bonjour,
    Comme je l’explique, il y a un risque pour que les punaises pondent dans les livres. Il existe plusieurs solutions, dont aucune n’est pratique ou bon marché : un appareil nommé le “cimex eradicator” (que je n’ai pas utilisé mais dont j’ai entendu dire qu’il était hyper efficace), mettre les livres dans des caisses hermétiques pendant deux ans, ou les passer 72h minimum à -20° (dans un sac plastique pour éviter les “fuites”).
    Bon courage !

  16. Imane says:

    Hello kleo comment allez vous ? Ici tout va bien . Bientôt 3 mois après la libération je deviens a nouveau parano. Nous sommes en vacances et nous faisons une sorte de road trip. Nous avons déjà fais 3 hotel differents. J’inspecte toute la literie a chaque fois et je met les valises le plus loin possible des lits ( salle de bain quand c’est possible) et mes affaires sont tjrs surélevé ( sac a dos …) C’est vraiment pas évident de se relaxer car je garde toujours en tête qu’il ne faut surtout rien emmener à la maison. Mon mari est pique ( sûrement des moustiques nous nous sommes même fait pique par des tiques en randonnée ) . Mais a la moindre piqûre dans l’appartement/ hôtel c’est symptomatique : on redevient tendu.
    Quels sont les astuces préventions ? mon mari met du répulsif anti moustique car il me dit qu’il est toujours pique en vacances.Ça me stresse un peu car je me dis que si jamais il y a des punaises un jour ça peut les diffuser .
    Enfin bref la paranoïa est de retour ? C’est dur d’être loin de chez soi et de se sentir tranquille.vis a vis de ca …
    Merci kleo !

  17. Kleoinparis says:

    Bonjour Imane ! La paranoïa reste longtemps… quatre ans après, je vérifie mes draps chaque fois que j’ai une piqûre de moustique. Vous avez bien géré votre séjour à l’hôtel, continuez comme ça! Eventuellement, vous pouvez mettre un peu d’huile essentielle de lavande sur vos valises pendant vos déplacements (attention, pas à la maison, sinon ça diffuse). En revanche, je ne pense pas que l’antimoustique puisse diffuser les punaises : en général, les insecticides pour rampants et volants sont différents, mais je ne suis pas une spécialiste.

  18. Flo says:

    Bonjour , je suis rentrée de vacances samedi 1semaine en camping ou j avais pris ma couette. De retour , je me fais piquer toutes les nuits et apercois un amas de puce sur ma taie d oreille et sur ma couette. A peine 2 ou 3 vivantes de la taille de nymphe, mais déjà bien piquée. Moins d un millimètre. Je m’en aperçois le mardi. Ni une ni deux je vais à la pharmacie la pharmacienne me donne une bombe de produit. J ai lu des articles et donc j achete balai vapeur, poudre de diatomee , centrale vapeur , sacs et caisses en plastique. Apres avoir passé ma 2eme semaine de vacances a faire le grand ménage de 10h a 2h du matin. Je ne me fais plus piquer. J ai mis des scotchs sur les pieds de lit . Desinfecte aussi ma voiture.
    Contacter mon proprio qui prend en charge les frais a condition que je jette lits et sommiers. J ai un enfant de 5ans et pas un rond pour en racheter !!! Alors j attends si j en revois une je leur demande l intervention quand même. Et la en rentrant du travail j en vois une même pas adulte entrain de mourir dans la poudre de diatomee placee au bord de mes plaintes. J avoue j en peux plus. j ai pas envie de bouger après une méga crise d angoisse je me calme. J ai envoye la photo au gardien pour que la société intervienne. J ai demandé à garder mon matelat … car il a moins de 2ans et que j sais pas ou dormir après. Mais c est une de leur condition je comprends pas puisque apparemment il n ai pas nécessaire de le jeter et ça ma déjà coûter beaucoup. 1ère fois que je m offrais des vacances, et bien je m en souviendrais. Surtout que appart celles mortes sur ma couette par 38°c dehors , j en ai vu que 2 mortes + 1 ce soir presque morte. Ensuite j ai pulvériser au karsher un truc marron dans un coin . Mais n est trouver aucun oeufs ou de traces d excrement. 22h et j ai passé la moitié de la soirée à penser comment m en sortir. Car j ai vraiment inspecter mon appart à fond passer la centrale vapeur même sur le papier peint de ma chambre . Heureusement qu apres le passage de la désinfection il y aura plus rien. Mais avez vous pu garder vos matelats ?

  19. Kleoinparis says:

    Bonsoir,
    Je n’arrive pas à comprendre s’il s’agit de puces ou de punaises… Pour les puces, le traitement en pharmacie marche bien, il faut juste s’astreindre à laver les draps au début et à la fin du traitement, ainsi que tous les vêtements portés pendant cette durée, à 60°. C’est pénible, mais surmontable.
    Pour les punaises, si vous avez croisé des individus, même cadavres ou agonisants, c’est que vous en avez, sans doute en faible quantité. A titre personnel, comme notre propriétaire fait partie de ma famille au sens large, celui-ci ne nous a rien imposé pour le traitement – mais nous avons tout payé de notre poche. Nous avons toujours le même matelas (qu’on doit changer parce qu’il est vieux mais c’est tout), et jeter votre literie infestée si l’appartement est traité est, a priori, superflu. Maintenant je ne suis pas votre propriétaire, et c’est sans doute une façon pour lui de garantir qu’il n’y aura pas de “retour” des bestioles. Je n’ai malheureusement pas de solution miracle à vous proposer, sauf peut-être de faire intervenir une société de détection canine (mais ce n’est pas donné non plus), qui pourra à la fois vous aider à cerner le problème dans le logement et faire “tampon” avec votre propriétaire.
    Bon courage

  20. Sia says:

    Merci pour ce témoignage, on n’en pas parle assez ! Courage à tous ceux que ça a touché. Gardez espoir. Moi, j’ai obtenu un logement étudiant, il y a quelques mois, l’erreur que j’ai fait est d’avoir demandé à un proche de faire l’état des lieux à ma place (ce n’est pas sa faute), j’avais un préavis dans mon ancien logement à 400km donc pas envie de faire le déplacement…. 1 mois après donc j’emménage seule, une forte odeur inconnue et “nauséabonde” (signe de forte infestation) à l’intérieur mais je me dis qu’en aérant ça partirait. Je m’étonne de voir un matelas tout neuf alors que le logement est ancien, je sais que les résidences ne les changent pas pour rien (coûteux) d’autant qu’ils ont une housse de protection donc ne s’usent pas ! Sur le sol de la cabine de douche une bête que je prends en photo (punaise adulte, je ne savais pas ce que c’était). La 1ère nuit (vendredi) piquée aux épaules, démangeaisons mais trop fatiguée je m’endors en pensant que c’est le stress. Je continue de me gratter à des endroits mais sans comprendre. Je raconte ça à la chargée d’entretien de l’immeuble par email, elle me dit qu’il n’y a rien, que c’est moi qui m’inquiète et ajoute qu’elle a envoyé ma photo de la bête à une société de désinsectisation et que la bête n’est pas une punaise (rires !!). Alors que c’était une punaise adulte donc GROSSE, AUCUN DOUTE en allant comparer sur internet n’importe qui aurait vu que c’était ça !! Elle m’a donc menti ! Sur le moment je l’ai cru puis j’ai mis la photo sur le groupe facebook des étudiants. Et là on me dit “C’est une punaise de lit” je regarde sur Google et en effet… j’aurais dû le faire avant mais naïvement j’ai fait confianc. Je me rends compte au fil des jours que les punaises sont très visibles, partout, et se montrent même en journée. 8 jours après ce cauchemar à ne pas dormir, je déménage chez mes parents, les températures sont montées ils habitent près de la végétation énormément de moustiques, je me fais beaucoup piquer la journée mais la nuit je ne sais pas si c’est des punaises ou les moustiques… Bref une hantise. Après la panique des étudiants suite à mon alerte, la gestionnaire fait venir une société mais pour traiter 3 logements sur 300 il me semble (riiiires). J’ai attendu que la société passe pour déménager mes affaires. Puis 1 semaine après leur passage, la gestionnaire m’a pressée d’enlever mes affaires pour laisser place au nouveau locataire, une honte, ils n’ont même pas attendu d’être sûrs qu’il n’y en ait plus, juste 1 semaine !! Elle m’a aussi reproché de ne pas avoir lavé le sol… EUUH c’est une blague ?? Il y avait du produit que la société avait mis et en plus je ne vais pas laver avec MON balai pour m’infester logique ! Quel manque terrible d’humanité et que de mensonges depuis le début pour maintenir le logement habité (l’argent, l’argent…) l’homme se croit tout puissant mais la nature n’a pas dit son dernier mot.

  21. Lu says:

    Bonjour,

    De mon côté, après avoir été horrifiée par la présence de punaise, j’ai immédiatement fait appel à une société que j’ai trouvé dans un annuaire de professionnels certifiés.

    Ils sont intervenus très rapidement mais ne m’ont communiqué aucun protocole pré-intervention. Par ailleurs, stocker les choses dans une autre pièce aurait été compliqué cu que je n’ai qu’une pièce… Ils ont pulvérisé de l’insecticide directement sur mes vêtements (je n’ai pas encore osé essayer de les re-porter) er ont juste gardé les placards contenant de la nourriture et de la vaisselle fermés. Ils m’ont juste vaguement dit de laver mes vêtements en partant.

    Malgré trois jours d’aération pendant lesquels j’ai dû prendre une chambre d’hôtel, j’ai toujours beaucoup de mal à respirer et j’ai un terrible mal de gorge quand je suis chez moi. Je ne sais vraiment pas quoi faire, je suis complètement perdue et les nuits d’hôtel commencent à me revenir cher. Je dormirais bien dans l’escalier de mon immeuble mais j’y ai repéré des punaises aussi !

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