Kosyuen

Ce midi, je retrouvais une amie pour déjeuner non loin du Louvre. Vu qu’elle travaille dans le quartier, elle m’a proposé de tester un nouvel endroit, qui propose de la cuisine japonaise, en particulier des onigiri. Ni une, ni deux, je dis oui (tu me proposes de manger japonais, je dis rarement non, sauf si c’est des sushis industriels – et encore).
Or en arrivant devant les lieux, je me suis rendu compte qu’il s’agissait du Kosyuen, dont Shermane s’était déjà fait l’écho et que j’avais très envie de tester.

L’endroit est tout en longueur, assez étroit. Il propose quelques tables de deux ou quatre au rez-de-chaussée, et dispose semble-t-il d’une salle au sous-sol. La carte est simple ; à emporter : des bentôs, des onigiris ; sur place : un menu onigiri ou ochazuke (le menu temaki à faire soi-même est en cours d’élaboration).
J’ai choisi un ochazuke au saumon – mélange de riz, d’algues, de poisson arrosé de thé chaud – tandis que mon amie a commandé deux onigiris, l’une aux algues, l’autre aux courgettes et miso blanc. Le menu comporte en outre un morceau de tofu au sésame, quelques légumes marinés et un dessert.

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Le plat était délicieux, bien salé, avec le goût réconfortant que l’on pourrait attendre de cette recette (normalement, ça se sert en fin de soirée ou quand on est malade). Les accompagnements sont bons – il faut vraiment aimer le sésame, sans quoi le tofu ne passe pas – les légumes bien croquants.
En dessert, on nous a apporté une petite mousse de fromage blanc agrémentée d’un coulis de yuzu maison, ainsi qu’un mini cake au matcha. Je ne suis pas fan des agrumes, surtout en version sucrée, mais heureusement le fromage blanc était léger et frais et équilibrait bien la préparation. Quant au gâteau, je n’en ai fait que deux bouchées.

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Pour arroser le tout, j’avais commandé un genmaicha (thé vert au riz grillé), qui était très bon, parfumé comme il se doit. Kosyuen est, me semble-t-il, une marque de thé japonaise, et je pense que la boutique propose ses propres thés. Toujours est-il que c’était très bon. La formule est à 12€ ce qui, dans le quartier, est remarquablement bon marché. En outre, on sort rassasié sans avoir l’impression de s’être goinfré.

Kosyuen fait aussi salon de thé, il faudra donc que j’y retourne goûter d’autres gâteaux et boissons.

Kosyuen, 258 rue Saint-Honoré, Paris

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Un sukiyaki chez Takara

Depuis quelques années, l’Anglais a pour tradition de m’emmener dîner dans un bon restaurant pour mon anniversaire. Il y a deux ans, il avait prévu de m’emmener au Takara mais a dû trouver une solution de rechange en catastrophe (Kei, ne nous plaignons pas !) car ils avaient un problème de dégât des eaux.
Cette année, c’est la bonne, on y est allés  ! Vous me direz : pourquoi tant d’acharnement à vouloir manger dans (encore) un restaurant japonais du quartier de l’Opéra ? Parce que celui-ci, outre d’avoir la réputation d’être le plus ancien établissement de cuisine nippone à Paris, propose… du sukiyaki et du shabu-shabu.

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Quésaco ? Il s’agit dans les deux cas d’une fondue de boeuf (vaguement sur le principe de la fondue bourguignonne). Le sukiyaki fait revenir les différents éléments (légumes, nouilles, tofu) dans un peu de graisse avant de faire mijoter le tout dans un bouillon à base de shôyu, puis d’ajouter les tranches de viande. On mange ensuite chaque élément trempé dans de l’oeuf battu cru. Souvent, c’est le plat japonais préféré des Occidentaux.
Le shabu-shabu, quant à lui, fait cuire les ingrédients dans un bouillon clair (ou de l’eau, je ne sais plus) et ceux-ci sont ensuite accommodés de ponzu, une sauce acide au yuzu. J’avoue, ce n’est pas ce que je préfère, alors j’ai pu me tromper.

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Le restaurant est beau, orné d’estampes et de washi, avec une décoration en bois sombre qui évoque à merveille le Japon traditionnel. C’est bien simple : on se croirait là-bas. Petit bonus : une grosse peluche de Totoro gardait l’une des tables juste derrière nous, c’était plutôt mignon.

Nous avons jeté notre dévolu sur un menu sukiyaki (pour des raisons pratiques, les fondues ne peuvent pas être commandées à moins de deux personnes) car c’était un peu le but de notre visite. Il comprenait deux hors d’oeuvres, une petite assiette de sashimi, le sukiyaki et un dessert.
Les hors d’œuvres étaient bons et en quantités raisonnables. Une salade d’algues hijiki au chikuwa (pâté de poisson), dont j’ai d’habitude horreur mais qui est passé tout seul cette fois-ci ; et un émietté de soja avec des petits légumes. Les sashimi (poulpe, saumon, thon rouge, maquereau) étaient frais et fondants. A la rigueur, le thon était moins intéressant que le reste, mais c’était délicieux.

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La fondue était à tomber par terre. La simple odeur des légumes qui mijotaient nous a renvoyés au Japon et à notre précédent repas de sukiyaki, à Hiroshima, il y a bientôt trois ans. Tout était goûteux, beau et bon. La jeune femme qui nous a servis maniait ses baguettes avec une élégance et un doigté que j’ai rarement vus, même sur place.
Le plat nous a été servi en quatre ou cinq fois, le personnel venant régulièrement remettre des ingrédients à cuire et nous préparer nos bols. Un délice pour les yeux et pour les papilles ! C’était fort copieux et, si le dessert n’avait pas été inclus dans le menu, jamais nous n’en aurions commandé.

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Monsieur a choisi une crème brûlée au thé vert, très bonne mais un peu trop sucrée à mon goût après ce repas, tandis que j’ai opté pour un daifuku de saison. Le daifuku, c’est de la pâte de haricots rouges enveloppée dans un mochi (une espèce de pâte préparée à base de riz gluant : ça colle aux dents mais c’est super bon). Le goût de saison était, je pense, à l’aojisô (shisô vert) et le parfum était à la fois subtil, piquant et rafraîchissant, idéal en fin de repas.

photo 3 (30)Un mot encore des boissons : nous avons arrosé le dîner d’un très bon saké, et la carte du restaurant est bien fournie, que ce soit au verre ou à la bouteille (on peut même commander un peu de saké chaud). Il est également possible de commander du thé, et pas seulement du thé vert sencha ou du thé au jasmin : j’ai jeté mon dévolu sur un hôjicha, mais il y avait aussi du genmaicha.
Enfin, si vous n’êtes pas branchés viande, il est tout à fait possible de commander des sushi ou sashimi, des hors d’oeuvres, de la tempura, des nouilles…

Voilà. Comme vous vous en doutez, non seulement j’ai passé une délicieuse soirée à tous les égards, mais en plus je recommande chaleureusement l’adresse. Attention, ce n’est pas hors de prix, mais ça vous coûtera plus cher qu’un menu râmen et gyôza à quelques rues de là.

Takara, 14 rue Molière, 75001 Paris

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