Provins

Ce week-end avaient lieu les Médiévales de Provins dont j’entends parler depuis des années mais auxquelles je n’avais jamais eu l’occasion d’assister. C’est bien ma chance, cette année il a fait un temps pourri.
Je retrouve Sylve chez elle samedi après-midi et nous partons, nous nous retrouvons dans les embouteillages et nous arrivons à… 18h. Bon, pour visiter ça va être un peu juste. Je lui fausse compagnie pour aller esquisser quelques pas de danse place du Chatel, mais l’endroit est blindé de monde, on ne peut pas faire trois pas sans cogner un touriste, et avec le début d’averse, il y a de la boue un peu partout.
Il me vient alors l’idée de visiter un peu quand même : est-ce parce qu’il est tard, parce qu’il fait un temps gris et menaçant ou tout simplement parce que j’ai trop d’imagination ? J’avoue avoir trouvé l’endroit important pour une fête médiévale mais somme toute assez petit. Bon, je n’ai pas assez d’expérience de la chose, on dirait. En fait, comme je cherche tous les gens que j’ai l’habitude de fréquenter aux caves, je passe assez vite devant les devantures de boutiques – ce qui n’est pas un mal, j’ai juré de ne rien dépenser ce week-end.
Je finis par retrouver Aurélie, Thibault et Renaud, non sans avoir fait un arrêt ravitaillement au stand pâtisseries médiévales – pomme enveloppée de pâte feuilletée et sacristain. Nous parlons un peu, les garçons jouent avec leurs épées – ça doit être un truc universel – puis je repars me promener.
Après le dîner en compagnie des amis de la taverne – ou plus précisément : après les avoir regardés dîner pendant que je grignotais une couronne aux pétales de roses (un gâteau, hein, je suis pas herbivore) – je déambule dans les rues qui se sont vidées de leurs touristes. Je finis par croiser les gens de Aube affalés sur un talus près des baraques à frites. Ils m’annoncent au bout d’une petite heure qu’ils rentrent au camping boire de la vodka et faire des duels à l’épée. Lâcheuuuurs !
Je suis de nouveau seule, mais j’ai un but : la place du Chatel où, après le spectacle de feu, il est sensé y avoir un boeuf avec les musiciens jusqu’à point d’heure. Comme le temps a cessé d’être humide et maussade, la soirée s’annonce bien. Je rencontre John et la belette qui viennent de m’embaucher comme scénariste sur Vampire : nous passons la soirée à chercher quelles crasses on va bien pouvoir faire à nos joueurs. Le spectacle commence enfin, avec près d’une heure de retard, mais d’où on est, on ne voit rien d’autre qu’une flamme de temps à autre. François pousse le vice jusqu’à monter dans un arbre pour nous dire : “non mais en fait c’est pas terrible”. Nous voilà rassurés. Point positif : la musique qui accompagne le spectacle est vraiment bien, à tel point qu’Ulysse m’entraîne dans un paso doble.
Le spectacle est (enfin) sur le point de s’achever quand… l’averse se déclenche ! Pas une petite averse, non. De la grosse pluie qui mouille bien. Grouuumf. Mais les musiciens montent quand même sur scène – d’un autre côté, ils sont à l’abri, eux – et lancent la musique. Et là, sous la pluie battante, protégés par nos capes, nous sommes quelques fous à nous lancer dans un branle endiablé, puis une farandole… quand mon portable sonne. C’est Sylve, qui aimerait bien rentrer parce qu’elle en a marre de poireauter sous le tipi de la place du Chatel. Soit.
Donc Provins, c’était marrant, mais l’an prochain je campe dès le vendredi soir ou j’arrive le samedi matin, je passe la nuit du samedi sur place et baste. Et puis j’ai l’impression de m’être fait arnaquer sur le temps.

3 thoughts on “Provins”

  1. Au moins comme ça, je ne regrette rien. L’an prochain, on se croisera peut-être…Avec, espérons, un peu plus de soleil! ^.^

  2. Dommage nous aussi on y était mais on est parti quand tu arrivais mais bon l’année prochaine c’est prévu de passer le week-end là haut.

    Bisous on t’adore

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