Maria Loca

Samedi soir, pour clôturer notre escapade en amoureux, l’Anglais et moi avons décidé d’aller boire un verre dans un (autre) bar à cocktails. Sur les conseils d’Emma Foster, une amie auteur, nous nous sommes rendus au Maria Loca, non loin de Bastille.

photo 1 (4)

Un samedi soir peu avant 22h, sans réservation, nous n’avons pu obtenir que deux tabourets au bar devant la porte d’entrée. Mais l’air était assez doux, et être au bar dans ce genre d’endroit n’est pas forcément inintéressant, vu qu’il permet d’observer le barman à l’oeuvre.
L’endroit est, à l’origine, spécialisé dans la cachaça et les alcools sud-américains. Il y a d’ailleurs une collection de rhums et ron assez impressionnante. J’ai opté pour un “Neige de printemps” (vodka, liqueur de yuzu, citron…), Monsieur a choisi un cocktail au fruit de la passion flambé (un Santa Maria). Voyez plutôt :

Ensuite, on souffle la flamme et on mélange le fond d'alcool au cocktail

Ensuite, on souffle la flamme et on mélange le fond d’alcool au cocktail

J’ai adoré mon cocktail : c’était frais, acidulé, très rafraîchissant… ça se buvait tout seul ! Celui de l’Anglais n’était pas mal non plus, même si je l’ai trouvé un poil trop sucré. Tout en sirotant nos boissons, nous avons pu assister à la préparation de pas mal de commandes, toujours de façon fluide et très réfléchi. J’ai adoré découvrir que le basilic et la menthe utilisés étaient en pot, ce qui signifie que les ingrédients sont ultra-frais !
Comme nous étions d’humeur joyeuse, badine et surtout détendue, nous avons décidé de reprendre un verre. Cette fois-ci, je me suis tournée vers la version “revisitée” du Negroni, à l’hibiscus et à la bergamote. Las, comme ce n’était pas trop la saison de la bergamote, le barman s’est excusé en me disant qu’il trouverait autre chose.

photo 2 (4)

C’était très bien exécuté mais… atrocement amer ! Je ne blâme absolument pas le préparateur, mais purement le mélange qui, en fait, n’est pas pour moi. Comme j’ai toujours peur de boire trop sucré (je ne supporte pas le mélange alcool/sucre), j’avais cru que ce serait le bon mix… mais c’était un peu trop (je crois que gin + apérol c’est au-dessus de mes forces).
Pendant ce temps, monsieur dégustait un rhum à la belle couleur ambrée (je serais bien incapable de vous en dire davantage).

L’endroit étant de plus en plus bondé (il y avait, entre autres, une soirée d’anniversaire) et nos verres vides, nous avons levé le camp. Au moment de payer, nous avons signalé une erreur en notre défaveur, ce qui nous a valu, en remerciement, deux shots de rhum.
Autant vous dire que dimanche matin, avec le changement d’heure en prime, nous n’étions pas très frais…

Le Maria Loca, 31 boulevard Henri IV 75004 Paris

Prescription cocktail club

Hier soir, je devais retrouver Armalite et M. Tout-le-Monde (alias Chouchou) pour aller boire un verre dans Paris. Compte tenu de mon passé de fêtarde (hem) et du fait que je n’ai pas trop mis un pied hors de la maison pour picoler depuis plus d’un an, mais que j’étais tout de même la Parisienne du lot, j’ai proposé de nous rendre au Prescription Cocktail Club.

Photo de merde prise à l'iPhone, merci de votre compréhension

Photo de merde prise à l’iPhone, merci de votre compréhension

Depuis notre séjour à Seattle en 2012, l’Anglais et moi avons été pris par la passion des cocktails, au point que monsieur me fait de temps en temps un petit mix rien que pour moi. Et comme nous avions envie de retrouver l’atmosphère qui nous avait plu dans les bars locaux, nous avons dégoté cette adresse dans le Lonely Planet. Nous nous y sommes donc rendu au début de l’été 2013. Je soupçonnais ma grossesse – mon test m’a confirmé le lendemain que j’attendais une Crevette – aussi ai-je bu un peu plus que de raison ce soir-là, en prévision de la longue disette qui m’attendait.

photo 2 (3)L’endroit est de dimensions restreintes mais beau : un bar qui longe le mur droit, un escalier contourné pour gagner l’étage, un mur recouvert de papier peint japonisant, des petites banquettes ou des tabourets bas autour de tables rondes… Bien évidemment, pour aller avec l’ambiance, peu de lumière, essentiellement des bougies et des miroirs, mais cela convient bien.

photo 3 (3)

Les cocktails proposés ne sont pas des classiques (ou alors, avec un twist), mais des créations, qui changent en fonction des saisons – il existe également une ou deux options sans alcool. Mon choix s’est porté sur une “mazarinette” (appelez-moi Marie Mancini) : gin Broker’s et gin Sloe, fraise fraîche, champagne, citron, sirop de rhubarbe. Grâce au gin, ce cocktail n’est pas du tout sucré – j’ai une sainte horreur du mélange sucre/alcool, ce qui ne me facilite pas la vie – et le champagne apporte une touche pétillante sans être trop présent ni écraser les autres ingrédients. C’était tellement bon que j’en ai repris un, dis donc.

Le bar propose également quelques petites choses à déguster pour éponger l’alcool. Si nous n’avons pas commandé cette fois-ci, je garde un souvenir ému de mon passage avec l’Anglais, où nous avions dégusté du jambon à la truffe à tomber par terre.

Une seule critique ? Les prix, très parisiens. Mais je pense ça les vaut, car on se trouve en plein quartier de l’Odéon, et les cocktails sont vraiment délicieux. Si vous devez emballer, c’est un bon endroit pour le faire !

Prescription Cocktail Club, 23 rue Mazarine, 75006 Paris

Dans le bar…

Sur une proposition de Miss Sunalee qui était, je crois, un peu stupéfaite du contenu de notre bar, l’Anglais et moi avons établi cette liste. Outre son amour du whisky, assez évident, monsieur s’est pris de passion pour la préparation de cocktails lors de notre séjour à Seattle il y a deux ans et demi, et on m’offre régulièrement (pour mon plus grand plaisir) des alcools japonais. Voilà donc ce que ça donne.

Bar 4

Whisky

  • Aberlour 16 ans
  • BenRiach, heavily peated, 12 ans
  • Macallan Ruby (fût de xérès)
  • Islay Storm
  • Lagavulin, 16 ans
  • Knockando, 21 ans
  • Glenfiddich, 12 ans (cocktail)
  • Nikka pur malt red
  • Miyagikyô
  • Hibiki, 21 ans
  • Hibiki, 17 ans (bouteille sérigraphiée)
  • Tyrconnell (Irish whiskey)
  • Glenbreton (Canada, single malt), 10 ans
  • Lark (Australie)
  • Amrut (Inde)

Bourbon

  • Jack Daniel’s (cocktail)
  • Woodford Reserve
  • Jim Bean (rye, cocktail)

Bar 2

Autres : herbacés / brandy

  • Pastis émeraude, Jean Boyer
  • Vieux Carré, absinthe (Philadelphie)
  • Unicum
  • Calva (réserve perso des cousins)
  • Très vieux calvados
  • Schnaps à l’abricot, Hammerle
  • Eau-de-vie (?)
  • Eau-de-vie de framboise
  • Palinka au tokaji (tokay)
  • Palinka framboise miel
  • Stolichnaya gold
  • Jarzebiak (pré-chute du bloc communiste)
  • Cognac J. Antoine
  • Cognac VSOP, direct ligne de production
  • Rhum Dzama, 3 ans (Madagascar)
  • Rhum Diplomatico (Venezuela)
  • Iichiko, shôchu
  • Patron reposado, tequila

Gin

  • Hendrick’s
  • The Botanist
  • Beefeater

Bar 1

Apéritifs

  • Vin d’orange (mise en bouteille maison)
  • Eau de noix
  • Pineau des Charentes
  • Porto (tawny port)
  • Muscat de Lunel
  • Picon
  • Cidre de glace (Canada)
  • Vin de pêche (mise en bouteille maison)
  • Lillet blanc

Vins spécifiques

  • Vin jaune du Jura
  • Tokay
  • Tokay liquoreux
  • Hydromel (mead) épicé
  • Ichigo-ichie, saké
  • Vin pétillant hongrois
  • Choya, umeshû

Bar 3

Cocktail

  • Noilly-Part, dry vermouth
  • Vermouth del Professore
  • Dolin, vermouth de Chambéry
  • Amaretto
  • Heering, cherry liqueur
  • Chartreuse verte
  • Curaçao triple sec
  • Crème de cacao Gabriel Boudier

Bitters

  • Angostura
  • Peychaud’s bitter
  • Dandelion and Burdock bitter
  • Lavande, Scrappy’s bitter
  • Orange, Scrappy’s bitter
  • Céleri, Scrappy’s bitter

Ouf, on en voit le bout ! Bien entendu, le contenu change régulièrement, s’enrichit de nouvelles découvertes, en lien avec les expériences de monsieur (ou les miennes).
Et vous, il y a quoi dans votre bar ?