Une journée à Niagara : des chutes au lac

J’avais admiré – peut-on dire “visiter” pour un paysage ? – les chutes du Niagara lors de mon premier séjour au Canada, il y a… 18 ans. Si. J’en gardais un souvenir à la fois confus (comment sommes-nous arrivés, à quoi est-ce que ça ressemblait autour… c’était très flou) et émerveillé : mon oncle nous avait embarqués sur la “Maid of the Mist”, le bateau qui emmène les touristes jusqu’à la base des chutes.
Pourtant, c’était une des choses que j’étais absolument certaine de vouloir revoir à l’occasion de mon nouveau voyage, et j’ai eu raison.

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Le site des chutes est très fréquenté, et assez bétonné. Outre la promenade qui longe le fleuve en amont et en aval, les deux côtés (américain comme canadien) sont un peu dévisagés par des hôtels très hauts et très moches. Le tout avec un petit air désuet genre “70’s qui ont mal vieilli” : autant le dire tout de suite, Niagara n’a aucun charme. Mais on s’en fiche, on n’est pas venus pour ça.
Le site naturel est splendide, le bruit fracassant, les eaux d’un bel émeraude parfois limpide, tandis que la cataracte forme une volute d’eau perpétuelle, fort bienvenue le jour de notre visite où nous frôlions les 31°C. Les touristes s’agglutinent aux rambardes pour prendre le meilleur selfie possible, mais qu’importe, ça reste un endroit exceptionnel. Il faut s’accorder un peu de temps pour contempler le spectacle, et je suggère de commencer en amont, avant les chutes en elles-mêmes, et de suivre le courant.

Au premier plan, un bout de Horseshoe Fall (côté canadien), au fond Bridal Veil (côté américain)

Au premier plan, un bout de Horseshoe Fall (côté canadien), au fond Bridal Veil (côté américain)

Après cet arrêt, direction les jardins botaniques ! En suivant le tracé du fleuve, on arrive à joli endroit, déjà plus épargné bien qu’un peu fréquenté tout de même. Ici, nous avons visité la serre aux papillons, qui propose une belle promenade pas trop longue qui ravira petits et grands. Le long d’un chemin balisé, dans un décor tropical, on peut admirer des papillons exotiques et colorés : des rouges, des noirs, des jaunes, des verts, des bleus… mais aussi d’énormes papillons qui m’auraient sans doute effrayée s’ils s’étaient posés sur moi ! Attention où vous mettez les pieds : les bestioles se posent parfois sur le sol et il faut les contourner. Il est également interdit de les toucher, mais autant dire que les gens font ce qu’ils veulent.

Celui-ci est mignon et pas trop flippant

Celui-ci est mignon et pas trop flippant

Nous avons poursuivi vers un autre recoin du jardin botanique, beaucoup moins fréquenté celui-ci : le jardin anglais. Il s’agit d’un petit jardin d’agrément avec ifs taillés et massifs de fleurs colorées, idéal pour faire une petite pause. Juste à côté se trouvait le jardin utilitaire, avec notamment les plantes potagères. Bien tenu et intéressant, quoique relativement petit (surtout si vous avez visité les jardins de l’abbaye de Fontevraut).

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Oui, l’orage a menacé une bonne partie de la journée

Après une rencontre avec un écureuil peu farouche – comme partout dans le pays – direction Niagara-on-the-Lake, petite station balnéaire située… bravo, sur le lac du même nom. La rue principale de la ville a beaucoup de charme, avec vitrines anciennes conservées “dans leur jus” et boutiques diverses et variées, même si cela a un petit côté Disneyland :  tout est propre, bien tenu et au cordeau !
Les boutiques – en dehors de celles consacrées aux inévitables souvenirs – sont souvent des petits commerces locaux, qui proposent des choses en rapport avec la région : des produits de beauté (j’avoue, j’ai investi), du fudge (l’adresse préférée de mon père), mais pas de vin, alors que la région est réputée pour sa production viticole (ayant eu l’occasion de goûter, je confirme qu’ils ont de très bonnes choses). La raison est toute simple : la vente d’alcool est un monopole d’Etat, seules les boutiques licenciées ont le droit d’en stocker.

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Un dernier coup d’œil rapide aux berges du lac, dans lequel je me serais bien baignée, vu la température, et nous avons repris la voiture. Après la chaleur accablante de la journée, nous avons été pris dans un orage dantesque pendant la moitié du retour, tandis que la Crevette, après avoir proclamé que les Chutes “ça sent bon” (allez comprendre), a dormi du sommeil du juste.

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C'est là qu'on voit que la lumière a sérieusement décliné à mesure que la journée avançait.

C’est là qu’on voit que la lumière a sérieusement décliné à mesure que la journée avançait.