段々日本は薄れて行く。この多くの年の夢は幻しかないの?日本の生活も、日本の考え方も、日本の香りも、静かに忘れている。日本語も覚えていない。
成人になると、若かった頃の理想を忘れてもいいの ? 日本は遠い過ぎるそう。時間が経てれば経つほど、私には気力がないと思っている。失敗している。失敗した。助けて下さい。
段々日本は薄れて行く。この多くの年の夢は幻しかないの?日本の生活も、日本の考え方も、日本の香りも、静かに忘れている。日本語も覚えていない。
成人になると、若かった頃の理想を忘れてもいいの ? 日本は遠い過ぎるそう。時間が経てれば経つほど、私には気力がないと思っている。失敗している。失敗した。助けて下さい。
Je sais, je vais encore passer pour une réac’, mais j’ai besoin de me défouler. Aujourd’hui, tout guillerette et fière de moi, j’avais décidé d’aller à la Poste pour envoyer du courrier, acheter des timbres, ce genre de choses que l’on fait dans un bureau de poste. Bien entendu, comme tous les travailleurs glandus, je ne peux m’y rendre qu’à l’heure du déjeuner, en même temps que tout le monde. Sitôt arrivée, je ne peux m’empêcher de penser à un strip de Maliki : vingt-cinq personnes qui attendent, deux guichets ouverts dont un réservé aux pros, un troisième guichetier qui met 10 minutes à ouvrir sa caisse (authentique, j’ai chronométré !), la petite vieille qui vient pour ses opérations bancaires et bloque tout le monde… Au bout d’un quart d’heure, j’ai épuisé ma dose de patience et avancé d’un mètre environ.
Deuxième tentative dans l’après-midi, ce qui ne m’empêche pas de poireauter un bon quart d’heure, coincée entre une vieille qui radote et un mec qui pue. Je finis par atteindre le graal – comprenez le guichet – quand la postière me sort : “Ah mais pour ça y’a pas besoin de faire la queue !”. Achevez-moi.
C’est fini… Après trois années à se battre contre la maladie, la maladie l’a emportée. Mardi matin, elle fermé les yeux à jamais. Tristesse, bien entendu. Mais soulagement aussi. Soulagement de savoir qu’elle ne souffre plus, qu’elle n’aura plus à subir tous ces traitements. Tristesse de savoir que je ne la verrai plus, que plus jamais je ne l’entendrai m’appeler “Ma chérie” avec ce timbre si particulier.
Jeudi matin, avant la cérémonie, je vais la voir. Elle a les yeux fermés, les mains jointes. Je n’ose pas la toucher. “C’est bien elle, n’est-ce pas ?” “Oui”. A quoi ai-je répondu ? Ai-je confirmé que c’était bien elle qui reposait ici ? Ou ai-je affirmé que, même dans la mort, elle se ressemblait ? Je ne veux pas le savoir.
Puis viennent la mise en bière, la répartition des fleurs, tous ces gestes que je connais pour les avoir lus ou vus, jamais pour les avoir pratiqués. Chacun à notre tour nous pleurons. Vision terrible de ma mère pliée en deux, écrasée de chagrin. Tenir pour permettre aux autres de lâcher prise.
La cérémonie se passe comme si j’étais loin d’ici. Je ne peux qu’approuver les paroles du prêtre, même si celles-ci ne font pas appel à mes propres croyances. Pleurer soulage mais ne ressuscite pas. Il faut continuer d’avancer.
La sortie de l’église, l’attente au crématorium sont autant de douleurs qui m’arrachent des larmes. Mais je sais que mon chagrin n’est que “de surface” : comme une bête tapie, il attend son heure pour surgir, mais je lui ai intimé l’ordre de se taire pour le moment. “C’est fini, on ne la verra plus jamais”. Comment leur dire que ce n’est pas une véritable fin ? Exprimer que nous y viendrons tous, chacun à notre tour ? Leur faire comprendre que c’est une pause et non un arrêt définitif ? Mais je sens que de telles paroles reviendraient à nier leur chagrin. Aussi je me tais : le silence et les gestes sont parfois plus éloquents.
Derniers gestes, dernier hommage. La dispersion des cendres, le retour à la terre. Que rien ne demeure. Poussière, tu retourneras à la poussière. Seuls subsistent quelques fleurs et nos souvenirs.
Alors que je commençais à aller mieux, à mettre de la distance par rapport aux évènements, un message que j’ai eu le malheur de lire m’a replongée un mois en arrière. Et en même temps qu’y puis-je ? Même si j’ai accepté la situation, j’en ai souffert tout autant. La seule chose que je puisse faire à présent est de laisser le temps apaiser les tensions et de me tourner résolument vers l’avenir.
http://taouneshou.canalblog.com/archives/2007/09/25/6323114.html#comments
Mais quoiqu’il en soit, j’ai décidé de tourner la page. Pour toi.
Qui de nous deux a le pas sur l’autre ? Lequel a le plus de volonté et parvient à ne pas faillir ? Plus le temps passe, et plus il devient difficile de le déterminer. Il semblerait que nous nous cachions mutuellement le fond de nos pensées. Etrange, car il me semble te comprendre aisément à présent. Et comprendre ce que tu refuses de dire ou d’admettre. Mais je ne peux pas te donner les réponses, tu m’en voudrais.
Et je suis certaine que tu me comprends mieux que tu ne veux le dire. Que ces mots jetés en l’air en toute innocence sont une manière de me protéger. Mais que nous n’en sortirons pas indemnes.
En même temps, je suis clouée au lit depuis trois jours, donc c’est normal que je sois comme ça, faut pas s’inquiéter.
Le néant. Le vide. Plus je m’enfonce dans la souffrance, plus je fais souffrir les autres. Détruire semble un passe-temps, blesser une habitude, abimer un réflexe. Que faire ? Arrêter la source, briser l’origine. Avant que la corruption ne touche ce qui m’entoure. Mais si c’est une décision somme toute aisée, le geste est plus lourd de conséquences. Et plus difficile à accomplir. La tentation est forte, la tentative existe mais au-delà… Il n’y a rien.
Trancher, couper ce qui me retient… Et à mesure que s’écoule ma vie, sentir la souffrance disparaître. Que de fois ma main s’est retenue, que de fois mes dents se sont serrées pour m’empêcher de commettre ce geste. Mais parfois la douleur est plus forte que tout et submerge ma volonté. Alors seuls comptent ces gestes répétés, presque mécaniques. La volonté s’abolit devant le cri de l’âme et la rage et la haine disparaissent enfin.
Bon en fait, j’ai rien à dire à part que je m’emmerde au bureau. Donc je lance un appel d’offre : quelqu’un a-t-il des idées (assez discrètes autant que possible) pour passer le temps ? Parce que là, à part faire semblant de mettre à jour un document word depuis une semaine, coller des étiquettes et ouvrir le courrier, je glande rien.
Du coup, j’ai déjà lu presque entièrement les strips de Maliki sur son formidable site www.maliki.com , rédigé des lettres de motivations (mais comme elles sont manuscrites, c’est trop voyant), regardé Heroes à l’heure du déjeuner… Mais là je commence à sécher. Il y aurait bien l’option “réviser les partiels et s’intéresser au planning des examens”, mais bizarrement, je suis pas motivée.
Je viens de lire vos derniers commentaires… Merci à tous de me manifester votre attention ! L’un d’entre eux a plus particulièrement attiré mon attention, d’autant que je ne parviens pas à identifier son auteur – même si j’ai quelques présomptions. N-chat, si tu lis ce message, pourrais-tu me faire signe ? Ton commentaire m’a fait du bien et je voulais t’en remercier.
Parler… Dire la vérité au risque de blesser ? Se taire et laisser s’installer l’incompréhension ? Faire semblant, peut-être. Parfois j’aimerais me libérer de tout ce qui me pèse mais ce ne serait pas sans dommage. Puis-je en assumer les conséquences ? Mais pourrais-je supporter d’étouffer sous les non-dits ?