Hug your loved ones

Hier soir, l’un de mes collègues est décédé. Un crabe dans le cœur. Il avait 36 ans.
Je ne le connaissais pas personnellement, j’avais surtout accès à son travail, et nous échangions plus ou moins régulièrement par mail ou téléphone. On a dû se croiser une ou deux fois à la machine à café (il vivait en province et moi je suis à temps partiel).
De lui, je garde le souvenir de quelqu’un d’intelligent, drôle, capable d’expliquer simplement des choses techniques auxquelles je ne comprenais rien. Je le charriais sur sa grammaire parfois aléatoire et il me répondait en rigolant. Je parlais de lui avec ma sœur (elle a beaucoup travaillé avec lui) et de ma sœur avec lui. C’était quelqu’un qui me paraissait profondément humain et pas du tout imbu de lui-même.

Hier soir, quand ma sœur m’a appris la nouvelle, j’ai raccroché et je suis allée serrer mon Anglais dans mes bras. Et puis, comme elle dormait déjà, je me suis contentée d’envoyer plein d’amour à ma Crevette, et de profiter d’elle ce matin et ce soir. Je n’ose même pas imaginer la douleur que ses parents doivent éprouver.
C’est la leçon à en tirer : dites aux gens que vous aimez que vous les aimez, prenez-les dans vos bras et profitez du temps passé avec eux. Parce que ça passe toujours trop vite.

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