Une quinzaine… #61

  • Premier jour sans nounou, je tente d’emmener le Paprika à la ménagerie du Jardin des plantes, mais je combine retard et suppression de train, puis début de pluie… Demi-tour.
  • Du coup, l’enfant s’est planqué sous mon bureau pour débrancher l’ordi et vider un sac de livres… J’ai bien mérité une glace.
  • Portes ouvertes au cours de danse classique de Mademoiselle. Tu m’étonnes qu’elle soit crevée le soir, c’est sacrément physique, l’air de rien.
  • Après des années d’hésitations, j’ai sauté le pas et embauché une femme de ménage parce que je n’en peux plus. J’aurais dû faire ça plus tôt.
  • Laetitia me sauve la vie en embarquant Junior pour la journée. Comme en plus il n’a pas fait la sieste et a été bien occupé, je n’ai aucun problème à le mettre au lit le soir, double combo.
  • Cette relecture est de plus en plus invraisemblable : c’est la première fois que je mets autant de notes à mon éditrice pour souligner les incohérences dans l’histoire et avec le reste de l’univers.
  • Mais pourquoi faut-il que la nounou me plante juste entre le pont de l’Ascension et le week-end de la Pentecôte ? Alors qu’en plus il fait un temps de merde ? J’en peux pluuuus.
  • La Crevette est invitée à un anniversaire et on a le droit de squatter avec Junior. Il profite du jardin et du saladier de fruits rouges (je pense que cet enfant a avalé son poids en fruits).
  • C’est au tour de ma mère de me sauver la vie et d’embarquer les deux enfants (ce qui n’arrive jamais) pour 24h.
  • Pour fêter ça, et si on allait voir le dernier X-Men (mouais, bon), et manger un burger comme quand on était jeunes ?
  • J’ai fini. Je sors de 6 semaines intenses, dont les trois dernières ont été carrément invivables. Je ne veux qu’une chose : dormir 10 jours. C’est pas encore pour aujourd’hui.
  • Ce cidre à la bergamote est un délice, et je l’ai bien mérité.
  • “La prof de danse est absente” m’annonce l’employée de la maison des associations (à l’autre bout de la ville) au moment où je franchis la porte. Chienne de vie.
  • Et si je profitais de la soirée de boulot de Monsieur pour… faire du pain ? Oui, je suis un peu folle dans ma tête (mais il est bon).
  • Déjeuner avec Marion et Lou² dans un espace de coworking pour admirer les photos de Svetlana Loboff, photographe à l’ONP. Bon, ses clichés en répétitions ou en spectacle sont bien, j’ai un vrai coup de cœur pour celui intitulé “La virevolte”, mais les tirages ne sont pas très grands, placés trop hauts pour certains, et les photos inspirées d’un univers pseudo féerique me rappellent un peu trop les montages Photoshop de notre adolescence.
  • Je retrouve Emily et Angela pour notre déjeuner mensuel, où on se raconte notre mois de l’enfer en rigolant.
  • Enfin, on va boire ce cocktail avec Malena, depuis le temps qu’on en parlait ! Ils sont délicieux, la coupe glacée florale est à tomber, et je ne vais pas marcher très droit pour prendre le train, si ça continue…
  • “La maternité n’est ni un droit, ni un devoir.” Hum. I beg to differ.
  • On assiste au spectacle de l’école sur le thème du cirque. Au moment de passer à la poutre, la Crevette réalise une sorte d’arabesque, avant de tendre la jambe à l’équerre devant elle. Où a-t-elle appris à faire ça?
  • “Suite au spectacle, nous avons décidé de ne pas participer au cadeau de fin d’année pour la maîtresse.” Et si toi on te disait : “Suite à ton score au bowling lors de la soirée d’entreprise, on a décidé de te sucrer ta prime de fin d’année.” je ne suis pas sûre que tu trouverais ça très juste…
  • Fête de la ville avec spectacles de rue et attractions gratuites : c’est un peu l’enfer. Mais certaines animations pourraient parfaitement se trouver à Provins…
  • Et pour conclure nous achever, un pique-nique avec d’autres familles. C’est sûr que si à la dixième connerie tu dis à ton gamin “Attention Machinounet, je vais me fâcher”, il va te prendre au sérieux…
  • Ce midi, on déjeune chez la deuxième ex-épouse de mon père pour (espérer) voir mon (demi-)frère. Et son propre demi-frère. Vous suivez ? Demandez à l’Anglais pour le Powerpoint explicatif.
  • Miracle, mon frère est arrivé, avec à peine une heure de retard.
  • Bon, c’est sûr que si on avait un jardin, la question d’occuper Junior se poserait beaucoup moins : il a couru partout dans tous les coins, s’est jeté dans les trous creusés par les chiens, a crapouillé dans la terre et… s’est endormi dans la poussette sur le chemin du retour, ce qui n’arrive absolument jamais.
  • Maintenant que j’ai rattrapé mon retard de vie sociale, si je rattrapais mon retard de sommeil ?
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Une semaine… #59 #60

  • Après la diffusion du dernier épisode de GoT, l’Anglais me fait part de sa théorie sur la fin des romans, théorie que je trouve particulièrement bien vue.
  • L’école nous fait un mot pour prévenir qu’ils ne font pas de cadeau fête des mères/pères (comme l’an dernier). Sur le groupe Facebook des parents d’élèves, une mère part dans un discours homophobe voilé, vite recadré (avec humour) par l’administratrice du groupe.
  • Oh, l’Agessa nous a remboursé les cotisations comme annoncé en… janvier dernier. Mieux vaut tard que jamais.
  • Je retente les biscuits à la rose d’après la recette de Fortnum. Avec l’eau de rose recommandée par ma tante, le résultat est bluffant.
  • Pour la fête des mères je n’ai donc pas eu de cadeau fait main à l’école, mais un dessin et plein de fleurs cueillies à Viltain.
  • L & P viennent passer l’après-midi avec nous à la fête foraine, les filles sont déchaînées.
  • On n’aura pas de trop des deux bouteilles de l’apéro pour digérer le résultat des européennes.
  • Concert de Sting en famille. Si la première partie est parfaitement oubliable, force est de constater que la guêpe n’a rien perdu de son piquant : ça envoie, vocalement comme musicalement, c’est carré, ça fait karaoké géant, c’était parfait.
  • Grand moment de rigolade quand, cherchant à vérifier le sens du mot anglais “bite plate” (faux-palais), je fais une recherche Google.  Oups.
  • Les ponts de mai, ça commence à être lourd, surtout quand j’ai du boulot sur le feu.
  • Le meilleur investissement du week-end ? 1h15 de piscine pour 3h de sieste.
  • La cueillette ouvre à 9h, à 9h15 les champs de fraises sont déjà pleins.
  • Et la nounou qui m’appelle pour m’informer d’un deuil familial, et que du coup elle pose une semaine de congés sans solde. Alors que je dois boucler ma traduction et que l’Anglais couvre les entraînements de la coupe du monde de foot.
    Saloperie de karma.
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Une semaine… #58

  • On est allés voir le dernier Avengers. J’avoue que je m’attendais à plus de rebondissements que ça, surtout à la fin.
  • Après avoir vu les photos de famille de dimanche, j’ai un énorme coup de mou qui s’annonce parti pour durer. Vieillir, c’est moche (et c’est pas fini, en plus).
  • On voit que le gala a eu lieu : la moitié des élèves du cours de danse est absente.
  • A défaut de gâteau d’anniversaire, un rocher Suchard fera l’affaire. Tu me mets une bougie dessus ?
  • L’engueulade de la semaine. Du mois. De l’année, même.
  • “Je n’aurai pas le temps de lire avant mon départ en vacances, mais merci.” Ah bah ça valait bien la peine, tiens.
  • La trop jolie carte d’anniversaire maison réalisée par Giulia.
  • Entre saint-honoré pêche-verveine et tarte fraise-rhubarbe, mon cœur balance. Mais pas trop, en fait, vive le saint-ho.
  • C’est officiel, le Paprika a une petite bronchite. Et vu la nuit qu’il nous fait passer, elle est peut-être pas si petite que ça, en fait.
  • La traditionnelle fête foraine de Pâques a lieu la deuxième quinzaine de mai cette année. On ne pourra pas profiter des tickets offerts par la mairie (dimanche entre 10h et 12h), mais j’ai retrouvé deux tickets de l’an dernier pour une attraction que la Crevette adore. On a aussi testé les chaises volantes et rapporté un cerceau.
  • Je voulais bosser, et puis j’ai mis l’Eurovision, et puis on a bavassé comme des pies via Facebook, Instagram et les sms, et… je me suis couchée à une heure du matin. Fail.
  • D’ailleurs c’est quoi ces votes ? Et ce résultat final ? Je suis très désappointée.
  • La malédiction de l’opéra-sprint (ou la poisse des transports de la baby-sitter) revient : je me ronge les ongles en me demandant si on arrivera à l’heure pour la représentation de Carmen pour enfants au TCE. Oui, mais j’ai eu des sueurs froides.
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Une semaine… #57

  • Séance matinale pour aller voir Captain Marvel en prévision du dernier volet d’Avengers (non, on n’est pas en avance). C’était un film agréable, j’ai adoré la bande-son et… ben c’est tout. Ah non, Flerken forever <3
  • Les ramens végétariens (avec supplément chashû) sont toujours aussi bons.
  • Le gala de danse de la Crevette est pour samedi, il y a eu 15 jours de vacances, on se tape donc deux séances de répétitions (et des engueulades de la prof quand on suggère de mettre un goûter dans le sac / de la laque sur le chignon).
  • Jour férié, flotte. On essaie les activités manuelles avec les enfants, et notamment la “peinture propre” avec le Paprika (une feuille avec des pâtés de gouache mise dans une pochette plastique). Forcément, il est beaucoup plus intéressé par le scotch. C’est pas encore gagné, c’t’histoire.
  • L’Anglais a passé un premier entretien avec succès. Ce n’est que la première étape, mais si jamais ça se concrétise, ça va nous faire du changement.
  • Pour une fois, j’ai pas mis deux siècles à envoyer les cadeaux de naissance de Blobje et Toufik. Maintenant faut que je rattrape mon retard pour le mariage d’AnneEli et la communion de C. Tout baigne.
  • Deuxième tentative de la semaine pour aller chercher mon cadeau d’anniversaire. Quelle déception d’apprendre que le bleu cobalt était une édition limitée. Ce sera rouge pomme d’amour, alors (après moultes réflexions et considérations logiques).
  • Et si on en profitait pour s’offrir du beau linge de maison en lin estampé ? Ouais, j’aime me vautrer dans le luxe, surtout quand il s’agit de draps.
  • Le saint-honoré sous quasiment toutes ses formes reste une de mes pâtisseries préférées : ici, pêche-verveine, à tomber.
  • Samedi, 9h30 : le Paprika a déjà escaladé deux fois la petite table des enfants pour essayer d’ouvrir la fenêtre (la table est donc démontée et rangée), renversé une canette de Coca (don’t judge me) et lâché un objectif Sigma. Ai-je mentionné qu’il savait désormais ouvrir la porte d’entrée ?
  • Samedi, 10h30 : le gala est à 14h30, où sont passés les chaussons ? Oubliés à l’école hier parce que montrés à une copine. L’école est fermée, je sens venir la catastrophe.
  • Vive le réseau des mères de famille et la démarche agile de l’Anglais : on nous prête une paire de secours (à rendre avant 19h car l’autre petite fille est au gala du soir) et on évite la course-poursuite pour aller chez Sansha.
  • Ca valait bien la peine de se casser la tête à faire un chignon pour qu’on lui refasse intégralement.
  • C’est très mignon comme chorégraphie (15 gamines de 4 à 6 ans en tutu sur Trenet), la Crevette est concentrée comme jamais, je suis ultra fière.
  • Forcément, faire un blind-test dans une des villes avec la plus forte diaspora arménienne de France, ça donne un karaoké géant sur “Emmenez-moi”.
  • La chanson des deux galas (parce que nous avons été invitées Mademoiselle et moi à celui du soir) qui me colle le plus au cerveau ? Le lion est mort ce soir de Pow Wow. En revanche le clip ne passerait absolument plus aujourd’hui, c’est quand même hyper gênant de voir de quelle façon les personnes noires sont traitées.
  • Ah bon, t’étais enceinte ? Et c’est pour ? Juin ? Ah bah il serait temps que je percute.
  • Ooooh, ça alors, un robot artisan KitchenAid pour mon anniversaire, quelle surprise ! Cinq ans que j’en rêvais, je suis ravie. Plus tout un tas de trucs, comme d’habitude (et de la sauce) (ceci est une private joke).
  • J’ai rattrapé mon retard sur le texte du moment, demain il va falloir remonter le temps pour rattraper mon retard sur le texte suivant. On y croit.
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Une semaine… (ou trois) #56

  • Alors qu’on projetait une soirée ensemble, l’Anglais est envoyé en urgence pour photographier l’incendie de Notre-Dame.
  • Il fait beau mais la piscine est glaciale. Je peux le confirmer, la Crevette m’y a fait faire un tour (rapide, le tour).
  • En revanche, la plage n’a pas découragé les enfants. Ils ont fini par se baigner jusqu’à la taille.
  • Tous ces gens remontés comme des horloges contre les spoilers de la dernière saison de GoT, alors qu’ils ne se sont pas privés de faire des blagues plus ou moins intelligentes sur les saisons précédentes, ça me donne envie de hurler (ou de leur balancer un gros spoiler à la figure, au choix).
  • J’attaque Marina Tsvetaeva par la face nord, si je puis dire (700 pages). Le personnage est fascinant – mais sacrément torturé, voire flippant par moments. En revanche, il faut que je lise ses poèmes.
  • Lisbonne, c’est beau, mais infesté de touristes. A refaire en saison.
  • Y’a pas les prix à la Confeitaria Nacional, je fais comment ?
  • En revanche, à Belem, j’ai craqué – les pasteis sont délicieux.
  • Je procrastine comme c’est pas permis sur ma prochaine trad, en regardant la deadline se rapprocher à toute allure. Et soudain, par miracle, j’obtiens un sursis de 8 jours.
  • Comme l’univers est une question d’équilibre, le lendemain je découvre que la Crevette a des poux (et moi aussi). Je ne savais pas comment occuper mon 1er mai, voilà qui règle la question.
  • Mince alors, on a été reconnues sur la vidéo de prévention de la noyade du ministère des sports.
  • Un super déjeuner entre copines où je récolte une pluie de compliments.
  • En parlant de pluie, c’est quoi ce temps digne de novembre ?
  • Et pour bien conclure la semaine : la bonde de la baignoire est cassée, on ne peut plus l’ouvrir. La malédiction bestioles / flotte est de retour !
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Une semaine… #55

Source
  • Je fais la convoyeuse pour une amie d’amie – mais c’est un moment agréable passé à discuter USA et enfants.
  • J’ai même pu prendre un bébé dans mes bras. Ce qui confirme que je trouve ça toujours aussi craquant mais que c’est fini pour moi !
  • Le temps de retraverser Paris et je retrouve Malena pour un super déjeuner italien entre copines. Comme d’hab, on papote beaucoup trop.
  • C’est moi ou j’ai complètement oublié d’envoyer son cadeau d’anniversaire à Armalite ?
  • J’ai tenu ma deadline ! Et en plus je récolte plein de retours positifs.
  • Pour la peine, du suuuuucre !
  • La Crevette n’est pas bien, puis va mieux mais je décide de la garder à la maison quand même. Vendredi, alors qu’elle pète le feu le matin, l’école nous appelle en catastrophe à 14h pour qu’on la récupère. J’ai déjà mentionné qu’on ferait pas de troisième ?
  • Un dîner propice à de nombreux éclats de rire, alors que c’était pas gagné, et en plus on a drôlement bien mangé.
  • La séance de conte pour tout-petits à la médiathèque n’est pas mal, mais la conteuse est à baffer : elle rappelle à l’ordre les parents dont les enfants font du bruit et conclut d’un “Seuls les enfants sages peuvent venir voir la poupée” à la fin du spectacle. Si ça te plaît pas d’avoir un public qui bouge, interviens en EHPAD.
  • Je donne un coup de main à une copine pour l’anniversaire de ses jumeaux. Super inventif (tout un tas d’activités autour des dinosaures), mais je suis lessivée.
  • Une journée au marché de l’histoire de Compiègne. Bordel, que c’est loin. Et mal chauffé.
  • Mais forcément on a trouvé comment dépenser de l’argent.
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Une semaine… #54

  • Grâce à Isa, je me lance dans le #the100daysproject, défi qui consiste à consacrer au moins 5 minutes par jour à un projet créatif.
  • Super soirée au théâtre. Malgré la fatigue, cette sortie nous a fait beaucoup de bien. Et puis le rire, c’est bon pour le moral comme pour la santé.
  • “Le rendez-vous de 19h aura 30 minutes de retard.” On a vu la pédiatre à 19h45, normal.
  • D’ailleurs Junior en a profité pour lui rebooter sa Freebox, comme ça, gratuitement.
  • Un coup de fil très intéressant en lien avec #the100daysproject. Wait and see.
  • Malade ou pas, le gnome est quand même vachement remuant. Et crevant.
  • Après quelques angoisses et pas mal d’organisation, je retrouve Marion pour assister à une répétition de Carmen. Roberto Alagna n’est pas là (damned) mais Anita Rachvelishvili est toujours aussi talentueuse, et emporte le reste du cast. En revanche, cette mise en scène me semble toujours inepte.
  • Mais quel crush pour Lorenzo Viotti (et en quatre langues, en plus) !
  • Samedi, 8h30. Le Paprika s’est extirpé tout seul de sa chaise haute. Il va nous en falloir une avec des sangles, et vite.
  • Réveillée par Junior, maintenue en éveil par mes angoisses, j’attaque ma traduction à 6h45. Ca va être une longue journée.
  • Dimanche matin : il y a une licorne à paillettes dans mon salon.
  • Opération chaise haute d’urgence, la suite : la vendeuse était la mère d’une copine de danse de la Crevette, j’ai récupéré le matos avec le Paprika sur le dos dans le porte-bébé et, bien entendu, il y avait un problème de bus, on a poireauté 25 minutes.





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L’Hôtel du Libre-Echange

L’irascible Angélique Pinglet, outrée, lit cette annonce à son mari, sans se douter que ce dernier vient d’y donner rendez-vous à Marcelle Paillardin – l’épouse de son ami et associé, l’architecte Paillardin – qui, lasse d’être négligée par son mari, a accepté. Ce que tous deux ignorent, c’est que, ce soir-là, Paillardin sera également logé dans cet « hôtel borgne » tenu par Boulot et Bastien, et qui abrite les amours clandestines de Victoire (la femme de chambre de Pinglet) avec Maxime, le neveu de Paillardin. Pour couronner le tout, Mathieu, un ami de province venu à Paris avec ses quatre filles, y séjourne aussi. Ces retrouvailles inopinées provoquent péripéties, quiproquos, situations absurdes et farcesques, entraînant les personnages dans un tourbillon vaudevillesque. 

Nous avons reçu les places pour cette pièce à Noël. J’avoue que cela n’aurait pas été mon premier choix, mais du théâtre de boulevard interprété par les Comédiens-Français, cela s’annonçait néanmoins prometteur. Et à raison.
La pièce, comme toujours dans le vaudeville, tient à la fois du comique de situation, des quiproquos, des dialogues enlevés et des prouesses des acteurs. Les portes claquent, on se cache, on se déguise, on crie, et la salle se tient les côtes de rire – de même qu’une partie de la troupe qui prend visiblement plaisir à être là.
Michel Vuillermoz, que nous avions déjà vu dans Le songe d’une nuit d’été et Cyrano de Bergerac, confirme tout son talent, et son art de cabotiner sans avoir l’air d’y toucher. Mais j’avoue avoir été bluffée par Christian Hecq dont les pitreries étaient à la fois à pleurer de rire et impressionnantes de maîtrise.

La mise en scène d’Isabelle Nanty est très dynamique, avec deux intermèdes musicaux lors des changements de décors – j’ignore s’ils sont prévus dans le texte original, mais j’ai trouvé que c’était une bonne façon de scander l’action – et un décor, notamment de l’hôtel, qui exploite à fond l’espace scénique. Par ailleurs, les costumes 1890-1900 sont splendides (toutes les actrices sont en corset) ce qui, après des mois de “classiques revisités” à l’Opéra de Paris, est une bouffée d’air frais bienvenue. Notez que le tout est signé Christian Lacroix.
En somme, nous avons passé un excellent moment et ne pouvons que vous inviter à réserver votre soirée à l’Hôtel du Libre-Echange !

L’Hôtel du Libre-Echange, Georges Feydeau, Comédie-Française (salle Richelieu) jusqu’au 25 juillet 2019


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Bilan culturel – Premier trimestre 2019

Ce ne fut pas le trimestre le plus productif de ma carrière : j’ai alterné les moments de frénésie (en particulier en matière de lecture), les moments de fatigue intense (comme en ce moment) et ceux où le boulot a tout emporté. Néanmoins, j’ai trouvé à m’occuper.

Livres

  • Le crépuscule de Shigezo, Ariyoshi Sawako
  • Les étoiles de novembre, Anne-Marie de Backer
  • Cahiers de poèmes, Emily Brontë
  • Les enfants d’Alexandrie, Françoise Chandernagor
  • Les dames de Rome, Françoise Chandernagor
  • Morte en songe, Yanette Delétang-Tardif
  • Second time around, Nancy Herkness
  • La grande traversée, Miura Shion
  • 36 Poses, Marc Moitessier
  • Cent ballades d’amant et de dame, Christine de Pizan
  • Des chaussures pleines de vodka chaude, Zakhar Prilepine
  • Pamela, Samuel Richardson
  • Quand le ciel pleut d’indifférence, Shiga Izumi
  • Aux quatre coins du monde, Anne Wiazemsky
  • Âpre cœur, Jenny Zhang

J’ai débuté l’année en force, avec un énorme coup de coeur pour Françoise Chandernagor dont je n’avais jamais rien lu. En revanche, j’ai essuyé quelques déconvenues, notamment chez Picquier – je crois qu’il faut que j’arrête de me laisser séduire par leurs grands formats hors de prix, surtout quand c’est écrit gros. Visiblement, en matière de littérature asiatique contemporaine, je trouve satisfaction chez d’autres éditeurs.
La grosse tendance de ce trimestre fut surtout la plongée dans la poésie féminine, avec pas moins de quatre recueils (et d’autres dans ma PAL).

Films / Séries

Ce n’est pas l’envie qui manque, mais nous avons été incapables de trouver un moment pour aller au cinéma ensemble, sauf pour le dernier Astérix, qui nous a laissé une impression en demi-teinte.
Pour les séries, une belle découverte, trois ans après tout le monde : The Crown de Netflix. Je vous rassure, on ne s’est toujours pas abonnés : j’ai déniché les DVD sur vente privée. Oui, on est des dinosaures, on assume.

Spectacles

L’opéra de Paris n’a franchement pas été à la hauteur ce trimestre : des mises en scène à la limite du compréhensible pour des tarifs de plus en plus élevés… la seule bonne nouvelle, c’est que la représentation des Troyens m’a permis d’aller boire un coup avec Clara après. Je dois être masochiste, car j’ai repris non pas un mais deux abonnements pour la saison prochaine.
Les autres spectacles ont en revanche été de véritables réussites, et j’ai passé à chaque fois un très bon moment (dont une fois avec la Crevette).
Le concert à la Philharmonie fut une belle découverte grâce à Cha.

Sorties

  • Musée du Louvre
  • Toulouse : ses restaurants et le salon de C.euh.

Heureusement qu’on a réussi à sortir Mademoiselle une journée et à l’emmener au Louvre, sinon cette catégorie serait bien vide. La promenade a été très agréable, et fut pour moi l’occasion de redécouvrir le département des antiquités égyptiennes, beaucoup plus fluide et aéré. Nous avions axé la visite autour des animaux à trouver dans les vitrines avec, en guise de “star”, le célèbre hippopotame bleu. C’était parfait pour une première approche.
Pour ce qui est de Toulouse, c’est plutôt l’histoire d’un ratage : nous avions programmé plein de sorties culturelles, et finalement on a mangé / bu du thé / papoté / dormi / mangé / cuisiné / vu de gens. C’était très bien comme ça.



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Une semaine… #53

  • Comment ça on est en 1814 et la bataille de Waterloo a déjà eu lieu ? Je déteste quand les auteurs font mine de se documenter et me laissent un méga anachronisme au milieu.
  • Miracle miraculeux, nos dates de vacances s’alignent parfaitement avec celles de la nounou cette année (ça compensera l’été dernier où j’ai bien galéré).
  • J’ai fini ma journée et j’ai une petite pause devant moi avant d’aller chercher les enfants. Et si je me mettais à trier leurs vêtements ? (Bree van de Kamp, sors de ce corps !)
  • On a fini la première saison de The Crown. C’est vraiment très, très bien, il va falloir qu’on regarde la suite très vite.
  • Non, on n’a toujours pas Netflix, j’ai acheté le coffret DVD. Irrécupérables, je vous dis.
  • Brexit ou pas Brexit ? Dans le doute, on va commencer à stocker les chips au vinaigre, le cidre et les scones.
  • Les premières fraises de la saison. Et le retour du beau temps. C’est officiel, c’est le printemps.
  • Samedi matin, 7h30. Le Paprika a déjà escaladé la table basse. Le week-end s’annonce très long.
  • Ca se confirme, la robe gracieusement envoyée par Armalite me va comme un gant et récolte tous les suffrages sur Instagram.
  • Après une succession de coups de fil et de mails inattendus, nous voici la Crevette et moi en service commandé dimanche matin (plus de détails dans quelques semaines).
  • Il va vraiment falloir appeler le plombier demain, ça devient urgent.





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