10 Things I liked this week #140

Si j’ai bien réussi à publier un compte-rendu de ma dernière soirée à l’opéra, la fatigue (et surtout la chaleur) a eu raison de moi et je n’ai pas franchement pu publier mon récapitulatif habituel en temps voulu. Qu’à cela ne tienne, on va pas se laisser abattre.

  • Lundi, je retrouve des amies au salon de thé George Cannon. C’était prévu depuis une dizaine de jours, mais j’avais complètement zappé et je m’en suis souvenu en recevant un SMS de l’Américaine : “J’arrive bientôt”. Oups. Bon, j’ai eu une heure de retard, mais ça m’a fait un bien fou, j’ai pu discuter, échanger sur mes préoccupations du moment et rigoler.
  • Mercredi, j’ai passé une excellente soirée à l’opéra pour clôturer la saison et assister à la dernière d’Eugène Onéguine, et ce malgré ma malédictionde l’ “opéra-sprint”.
  • Après la représentation, mon oncle et ma tante, qui étaient aussi dans la salle, m’ont emmenée dîner dans une brasserie bienheureusement climatisée, et c’était fort bon.
  • Jeudi, j’ai retrouvé C.euh pour assister à l’AG de la Sofia, voter les nouveaux statuts (mise en conformité avec la réglementation européenne) et tenter de ne pas m’endormir pendant le compte-rendu financier (hem).
  • Pour nous récompenser, on a retrouvé Drine pour un déjeuner aux saveurs italiennes et estivales à quleques mètres de là.
  • Vendredi, l’Anglais est rentré de son séjour sicilien – joie – en pensant à mon estomac : pâtes multicolores et tomates séchées l’accompagnaient.
  • D’ailleurs, je suis fière d’avoir “survécu” à ma semaine de mère célibataire sans (trop) crier, et malgré la fatigue.
  • Samedi, P&L sont venus passer l’après-midi à la maison : gâteau, balade au parc, tour de manège, dîner improvisé.
  • Dimanche, j’ai fini l’énorme pavé qui me captivait depuis deux bonnes semaines : Rome d’Emile Zola. En plus, j’ai pu cocher une case du 2017 Reading challenge que je ne pensais pas obtenir…
  • Le soir, j’ai participé au dépouillement dans mon bureau de vote. Ce fut un record de rapidité : 45 minutes pour traiter un peu plus de 500 bulletins.
Rendez-vous sur Hellocoton !

Eugène Onéguine

Dans la Russie du début du 19ème siècle, les soeurs Larina vivent en bonne intelligence avec leur mère. Si Olga est vive et enjouée, fiancée au poète Lenski depuis toujours, Tatiana est rêveuse, toujours absorbée dans ses romans et ne se mêle guère aux autres. Le jour où Lenski présente son ami Eugène Onéguine à la famille Larina, Tatiana en tombe amoureuse, et décide de lui écrire une lettre…


C’est un opéra très connu du répertoire russe, composé par Tchaïkovski, que nous sommes allées voir cette fois-ci. Même si je n’ai pas lu le roman (tort que je vais certainement réparer d’ici peu), j’avais vu le film adapté de celui-ci, avec Liv Tyler dans le rôle de Tatiana (si). Je savais donc, pour une fois, où je mettais les pieds, à savoir dans un grand classique du romantisme.

Tout d’abord, il faut tirer un grand coup de chapeau à Nicole Car, chanteuse australienne (en russe, c’est rare), qui remplaçait presque au pied levé Sonya Yoncheva que nous avions d’abord prévu d’applaudir. Cette dernière a en effet annoncé il y a quelques mois à peine qu’elle abandonnait le rôle parce qu’il ne lui correspond plus. Nicole Car a une présence scénique indéniable, une voix remarquable et supporte la comparaison sans rougir.
Elle est également aidée d’un excellent cast réuni autour d’elle. Les interprètes de Lenski, Pavel Cernok, et Onéguine, Peter Mattei, notamment, m’ont beaucoup marquée, en particulier dans la scène du duel. Le prince Grémine, interprété par Alexander Tsymbalyuk – déjà vu dans Iolanta l’an dernier – était lui aussi à la hauteur de son rôle. Le public ne s’y est d’ailleurs pas trompé, en ovationnant les chanteurs pendant et après le spectacle (à ce point ce n’est pas fréquent).

Enfin, car le cas est assez rare pour être souligné, c’est la première fois que j’assiste à un opéra russe avec autant de non russophones. Je m’explique : en général, tous les grands rôles sont tenus par des chanteurs russes ou ukrainiens, parfois soutenus par des interprètes issus de pays de l’ancien bloc de l’Est. Cette fois-ci, outre une soprano australienne, il y avait une Allemande, un Suédois, une Arménienne, un Argentin et un Tchèque. D’après des amis russophones, on entendait leur accent, mais ce n’était pas gênant.

La mise en scène était un peu étrange, surtout en ce qui concerne le découpage : au lieu de s’arrêter à la fin du premier ou du deuxième acte, l’action est interrompue juste avant le paroxysme du deuxième acte – le duel – ce qui permet un changement de décor. Si celui-ci reste physiquement le même (une sorte de territoire vallonné et strié de différentes nuances), il passe de la couleur au noir et blanc, registre qu’il conservera jusqu’au bout. La transition symbolique est évidente, de l’insouciance à la gravité, de l’enfance à l’âge adulte.

C’était donc encore une superbe représentation, une belle façon de clore une saison 2016-2017 riche en émerveillements et en émotions, en attendant le début de la suivante. J’ai certes très envie d’aller voir La Cenerentola en juin-juillet, mais pas sûr que je trouve le temps pour ce faire.

Eugène Onéguine, Opéra Bastille, jusqu’au 14 juin 2017

Rendez-vous sur Hellocoton !

10 Things I liked this week #139

La semaine fut agréable, d’autant que j’ai fini par m’accorder un certain répit dans le travail, plus ou moins contrainte et forcée. Néanmoins, et bien que je ne manque pas d’inspiration, je n’ai pas réussi à trouver la motivation ou l’énergie de bloguer ici. J’en viens à me demander si je ne devrais pas faire une pause dans ce mode d’expression…
En attendant que je fasse le tour de cette réflexion, voici le récapitulatif de ma semaine.

  • Lundi, nous partons en cueillette (à 11h du matin, donc en même temps que tout le monde), et ramassons plus d’un kilo et demi de fraises. La Crevette s’amuse beaucoup mais préférerait mourir que de manger la soupe froide que je confectionne avec (on a réussi à lui en faire avaler 5 cuillères avec de la chantilly…).
  • Mardi, la nounou est en congé. J’emmène donc Mademoiselle en balade au Musée de la Vie romantique, pour l’exposition “Le pouvoir des fleurs”. Nous passons un bon moment, malgré des “Maman, je veux rentrer” répétitifs, et un mini-caprice au moment du départ (“Non, je ne veux pas rentrer”).
  • En rentrant, je découvre le cadeau d’anniversaire (très) en retard de la part de mon père : un torchon orné d’officiers de la police montée canadienne et une robe bleue à motifs de fleurs de cerisier.
  • Mercredi, après la fuite du ballon d’eau chaude détectée la veille à 22h, je trouve un excellent plombier qui, en plus d’être à l’heure, est honnête avec moi. Résultat des courses, je fais changer ledit ballon (projet dans les cartons depuis plusieurs mois) et, le soir, nous avons de l’eau chaude.
  • Jeudi, dans un soudain élan, je décide de ranger le placard à pâtisserie qui menaçait ruine depuis un moment. Je finis par virer des trucs périmés depuis 2015 (ahem) et on voit désormais le fond du placard !
  • Vendredi, sur un coup de tête, et sur les conseils de C.euh, je tente de réaliser un frozen yogurt à l’abricot avec un reste de fruits. Le résultat est pas mal, quoique frustrant : le mélange paillette et est extrêmement dur à manger. Il me faut une sorbetière.
  • Samedi, ma mère récupère la Crevette pour un petit bout du week-end, me permettant de vaquer à mes occupations (et de dormir).
  • L’après-midi, je vais à la dernière séance de notre cours de danse (seule, Monsieur est en vacances avec sa sœur), pour le pot de fin d’année. Malgré la chaleur, j’arrive à me pousser pour un quadrille des lanciers, une gigue anglaise croisée, une fantaisie anglaise et une ou deux autres danses.
  • Juste après, je retrouve Sklaerenn, de passage à Paris, pour boire un verre et nous raconter nos vies. Ca ne dure pas assez longtemps, mais je tombe de fatigue.
  • Dimanche, après avoir récupéré la Crevette, je l’emmène au cours de natation. Mademoiselle met la tête sous l’eau bon gré, mal gré et, surtout, se fatigue assez pour aller se coucher sans protester juste avant 20h.
Rendez-vous sur Hellocoton !

Vente de costumes de l’Opéra de Paris

Début mai, en tant qu’abonnée de l’Opéra, j’avais été avertie d’une prochaine vente de costumes et m’étais jetée sur les billets d’entrée à l’heure de leur mise en vente (donc oui, j’ai payé 10 euros pour avoir l’immense privilège d’acheter quelque chose – chut).

Samedi, après une traversée de Paris un peu longue – la vente avait lieu aux Ateliers Berthier, près de la porte de Clichy – me voici dans la queue. J’ai une entrée à 10h, soit la première de la journée et, une vingtaine de minutes avant l’ouverture, nous patientons sagement en rang d’oignon.
A l’heure dite, les portes s’ouvrent, et je peux pénétrer dans le saint des saints le hangar. Les lieux sont vastes, les costumes sont là, sur cintres, rangés par oeuvre (“Rigoletto”, “La flûte enchantée”, “La Belle au bois dormant”…), bien qu’en différents endroits, sans doute pour faciliter la circulation des visiteurs. Les prix sont très variés, de 2€ à 850€. L’espace permet à tout le monde d’évoluer sans se marcher dessus (gros point positif, j’avais peur que ce soit la cohue, et pas du tout).

Alors, qui vient ? Beaucoup de professionnels, à vue de nez, qui regarnissent leurs placards en vue des prochaines saisons (pas mal de théâtres parisiens à vue de nez). Des collectionneurs, des passionnés, qui cherchent à acquérir un petit bout d’histoire de l’opéra (certains costumes ont été portés par des chanteurs ou des danseurs célèbres). J’ai aperçu également quelques reconstituteurs, et il devait y avoir aussi des amateurs à la recherche une tenue pour un bal / un événement, qui soit de bonne facture et pas trop onéreux.

Détail de plis canon sur une robe Renaissance

Au final, j’ai été très sage. Non que je n’ai pas été tentée (une pelisse Premier Empire de Tosca et une robe Renaissance d’une vieille production de Rigoletto m’ont fait de l’œil…), mais je suis devenue très exigeante avec le temps. Si les coupes étaient correctes, le tissu / les ajustements pour la scène / les systèmes de fermeture étaient trop modernes à mon goût. J’avoue, j’aurais pu craquer sur la robe Renaissance en vue d’un bal, si celle-ci n’avait pas été aussi chère !
J’ai été un poil déçue parce que j’aurais souhaité davantage d’accessoires (dessous, coiffes…) mais ceux-ci étaient vendus avec leur costume attitré.

La fameuse pelisse, super bien coupée mais pas dans le bon tissu

J’ai tout de même trouvé le moyen de faire de mini emplettes : un tablier gris moiré orné d’un galon pour la Crevette (qui lui servira de cape pendant quelques années), un noeud de cravate dans les mêmes teintes pour Monsieur, si un jour il se décide à faire du civil 19ème, et un chapeau en feutre style années 30 pour moi. En tout et pour tout, j’ai dépensé la somme colossale de… 14€.
Dernier point positif : en partant, nous avions la possibilité de nous faire photographier dans une tenue de l’opéra, prêtée ou achetée. Je me suis donc fait tirer le portrait dans une tenue d’inspiration Renaissance et ai reçu le cliché par SMS et par mail dans la foulée.

Quand même, Scarpia !

Quoi qu’il en soit, je ne regrette pas un instant cette visite qui m’a fait beaucoup de bien, m’a permis de littéralement toucher du doigt la magie de l’opéra et m’a offert deux heures dépaysement absolu un matin gris de juin. Vivement la prochaine occasion !

Rendez-vous sur Hellocoton !

10 Things I liked this week #138

Je sais, ce blog manque cruellement d’animation. Non que je n’ai rien à dire : je dois encore vous parler de mon génial séjour à Rome, de quelques découvertes et de mes envies, mais je suis épuisée et j’ai l’impression de ne pas avoir le temps de me poser pour rédiger quelques articles…
Du coup, il vous reste mon récapitulatif hebdomadaire.

  • En début de semaine, je me suis poussée pour abattre tout un tas de corvées qui traînaient. Résultat, on a fait la déclaration de revenus, j’ai payé l’Ircec, envoyé un chèque à Ioionette, bouclé le dossier d’école de la Crevette (y’a plus qu’à le déposer) et réglé un litige avec Vente Privée. En prime, j’ai nettoyé mon bureau. C’est pas encore tout à fait ça, mais on revoit le support qui était porté disparu sous les papiers depuis plusieurs semaines.
  • Mercredi, j’ai rendu une courte traduction qui m’a occupée en mai. En plus, mon éditrice m’a proposé autre chose pour cet été, c’est parfait.
  • Une autre éditrice m’a présenté de plates excuses parce qu’elle a oublié de déclencher un paiement (relativement conséquent), et envoyé une prévision des prochains versements. Bonus : j’ai reçu des droits que je n’attendais pas avant fin juin, et plus conséquents que ce que j’espérais.
  • Mercredi, c’est l’AG de mon association de natation. Celle-ci se déroule sans heurts, et s’achève joyeusement par un dîner dans un restaurant de la ville. C’est l’occasion de discuter et de rigoler pendant que Monsieur garde la petite.
  • Jeudi, j’ai passé une heure au téléphone avec Isa, pour faire le point sur nos vies et la féliciter pour son permis (maintenant à moi ! nan j’déconne).
  • Le soir, un dîner entre amis en petit comité nous offre un agréable moment et plein de bonnes nouvelles.
  • Vendredi, je profite d’être coincée à Paris entre deux rendez-vous pour m’offrir une escapade culturelle en visitant l’exposition “Sièges en société” au Mobilier National.
  • Samedi matin, j’abandonne homme et enfant pour me rendre à la vente des costumes de l’Opéra de Paris (article à venir) (si). Je passe un excellent moment et je reste très sage.
  • Le soir, nous pendons la crémaillère chez Florine, et on assiste même au baptême de son carrelage à la bière 😀
  • Dimanche, j’emmène la Crevette à la piscine pour une séance d’apprentissage avec ma prof. Ca se passe plutôt bien, on enchaîne sans trop de drame les différents exercices, et je regrette de ne pouvoir faire que deux séances au lieu des quatre prévues : je suis certaine qu’elle arriverait à mettre la tête sous l’eau. Néanmoins, cela permet de poser les bases pour l’an prochain.
  • Bonus : à notre retour, Gni et Leen viennent prendre le thé à la maison pour nous faire goûter leurs scones faits maison. Je ne dirai qu’une chose : sur huit, il n’en est resté que des miettes !
Rendez-vous sur Hellocoton !

10 Things I liked this week #137

Ce fut une semaine à la fois chargée, fatigante et sur laquelle je n’ai pas forcément des tonnes de choses à dire. En cause, la vague de chaleur qui s’est abattue sur la France (et en particulier en IDF), rendant toute velléité de sortie longuement pesée et réfléchie.

  • On a dit au revoir au vieux canapé qui traînait encore dans le salon, à la verticale. C’est incroyable toute la place dont on dispose maintenant !
  • J’ai déjeuné avec ma copine Isa (pas celle-là, une autre). Il a été question d’objectifs, de travaux et de vacances d’été.
  • Les sandales commandées sur Vente Privée pour la Crevette sont arrivées juste avant l’explosion des températures (la pauvre n’avait que des babies à porter avec des chaussettes), et lui plaisent tellement que j’ai cru qu’elle allait dormir avec (blanches avec des strass…).
  • Jeudi, nous avons passé l’après-midi chez L&P, notamment pour assister à la répétition du spectacle musical chanté et conté de P, Ioionette et SonMari. Et on a pu en profiter largement pendant que les petites jouaient toutes les deux dans le jardin.
  • J’ai enfin rencontré Clara, que l’on devait me présenter depuis au moins six mois. Le courant est très bien passé.
  • En bouclant ma dernière traduction en date, j’ai réussi à introduire un jeu de mots dans le surnom d’un personnage sans même le faire exprès.
  • J’ai reçu un joli cadeau d’anniversaire de la part d’Elanor : une tablette de chocolat noir au sel de Guérande et au piment d’Espelette. Dès que le temps le permet, je procède à une dégustation.
  • C.euh et sa famille m’ont envoyé un gentille carte d’anniversaire, et chacun a contribué de sa signature ou de son petit mot.
  • N’écoutant que mon courage, j’ai emmené la Crevette à la piscine samedi. L’établissement de notre ville ferme à 18h le week-end (si…), aussi a-t-il fallu ruser et arriver à l’heure du déjeuner, quitte à repousser la sieste. Passées les 10 premières minutes où Mademoiselle a fait un cirque parce qu’elle avait peur et où j’ai cru que j’allais faire demi-tour, nous y avons passé 2 heures, d’abord dans la pataugeoire puis au toboggan. J’ai dû faire usage d’autorité pour partir (y’avait vraiment trop de monde à mon goût). Bonus : une courte sieste au retour pour tout le monde, et une super nuit.
  • Dimanche, nous étions invités à déjeuner chez Emily Blaine, dans sa nouvelle maison. Les filles se sont bien amusées, ces messieurs ont parlé sport, on a mangé un barbecue (le premier de l’année pour nous), c’était parfait. Bon, j’avoue, j’ai cuit à l’étouffée sur la terrasse, je me suis écroulée sur mon lit en rentrant.
Rendez-vous sur Hellocoton !

10 Things I liked this week #136

Après le séjour à Rome, difficile de redescendre sur terre, et pourtant il a bien fallu. Heureusement, ce fut une belle semaine, qui m’a permis de réaliser plein de choses. Retour en dix points.

  • Toute la semaine, j’ai reçu des cartes d’anniversaire et des petits mots. Ne vous excusez pas du retard, ça fait toujours plaisir !
  • Un déjeuner avec A., mon ex-éditrice. Comme toujours, on discute, on rigole, on parle sérieusement… le temps passe trop vite.
  • Jeudi soir, alors qu’il pleut des cordes, Monsieur et ses amis vont voir le dernier Alien. Comme je ne suis vraiment pas fan de ce genre de films, je reçois Leen qui sort de chez notre voisin dentiste pour un bref apéro autour d’un jus de pomme et de gougères.
  • Vendredi, je récupère mon huile sur bois du 17ème siècle (oui, j’ai ça, c’est une longue histoire), enfin restaurée après une mauvaise chute causée par le chat il y a plusieurs années. J’en profite pour déjeuner avec la restauratrice, dont la conversation est captivante.
  • Plus tard, je retrouve Shermane pour un thé sans cesse repoussé depuis des semaines à cause de mon emploi du temps de ministre.
  • J’ai craqué, je me suis offert un sublime Ghana chez Carl Marletti, en version entremet pour quatre. Comment ça, on est seulement deux et demi à la maison ? Il faut consommer français, alors c’est patriotique. Oui, parfaitement.
  • Samedi matin, au détour de mes courses, je découvre une mini-vente privée à côté de chez moi sur le thème de la fête des mères. Par miracle, j’y trouve le cadeau d’anniversaire de ma sœur (et une adresse pour de futurs cadeaux, je pense). Il y a aussi de très belles pâtisseries bio qui me font de l’œil, mais je reste sage.
  • L’après-midi, nous partons en virée au Bon Marché, à l’origine pour me trouver un cadeau. La balade se change en craquage shopping de fou. Comme Monsieur a monté notre nouveau canapé le matin même, nous en profitons pour rhabiller un peu notre salon. Du coup, ce soir, tout est installé, y compris le tapis acheté en mars dernier. Ca change et c’est beau !
  • Dimanche, déjeuner en famille pour fêter mon anniversaire et celui de ma sœur. Je suis pourrie gâtée comme à chaque fois : vêtements, sac à main, parure de lit (trouvée hier) et accessoires pour la cuisine.
  • Ce soir, l’Anglais a gentiment monté ma nouvelle chaise de bureau. Finis les maux de dos !
Rendez-vous sur Hellocoton !

L’amie prodigieuse

Elena et Lila vivent dans un quartier pauvre de Naples à la fin des années cinquante. Bien qu’elles soient douées pour les études, ce n’est pas la voie qui leur est promise. Lila abandonne l’école pour travailler dans l’échoppe de cordonnier de son père. Elena, soutenue par son institutrice, ira au collège puis au lycée. Les chemins des deux amies se croisent et s’éloignent, avec pour toile de fond une Naples sombre, en ébullition. Formidable voyage dans l’Italie du boom économique, L’amie prodigieuse est le portrait de deux héroïnes inoubliables qu’Elena Ferrante traque avec passion et tendresse.


J’ai enfin pris le temps de lire ce roman dont je n’ai entendu que du bien et, généralement, monts et merveilles. Est-ce à cause de ces louanges dithyrambiques ? Toujours est-il que j’ai éprouvé une vague déception.
Elena Ferrante nous entraîne dans la vie d’un quartier populaire de Naples dans les années 50 et 60, et le fait avec une vérité, une précision et une franchise qui nous happe. Sa description des caractères donne vie non seulement aux personnages, mais au décor tout entier, sans que l’on dispose de réels éléments “visuels”. On s’attache aux protagonistes, malgré ou grâce à leurs défauts qui les rendent si humains. On vit les changements qui s’amorcent dans cette Italie post-fasciste.

Néanmoins, je n’ai pas été bouleversée. Je m’attendais sans doute à quelque chose qui allait révolutionner mon rapport à la littérature, à un chef-d’oeuvre, peut-être, à une claque littéraire. Ce ne fut pas le cas. Elena Ferrante écrit très bien, son roman est passionnant, mais je n’ai pas eu de révélation. Pour être honnête, aux alentour de la page 120, je m’ennuyais, si bien que j’ai failli laisser tomber ma lecture (le caractère particulièrement pénible de la fameuse amie n’était pas non plus pour aider). Le salut est venu du retour de Rome en avion et d’une discussion au sujet de ce roman avec une de mes collègues, qui éprouvait la même chose que moi.
Alors, Elena Ferrante est-elle surévaluée ? Non. C’est clairement un grand auteur contemporain, qui a des choses à dire et les formule de façon remarquable. Je lirai avec plaisir la suite de sa série. Mais je pense qu’on se trouve là face à ce qu’on appelle parfois un “phénomène d’édition”, où un livre décolle d’un coup sans savoir exactement ce qui le rend meilleur qu’un autre (dans ce cas, peut-être à l’anonymat prolongé de son auteur). Mais si vous aimez les sagas, l’Italie, l’histoire des femmes, les Trente Glorieuses, que sais-je encore, lisez-le.

L’amie prodigieuse, Elena Ferrante, Folio

Reading Challenge 2017 : The first book in a series you haven’t read before

Rendez-vous sur Hellocoton !

America – L’Amérique comme vous ne l’avez jamais lue

C’est un peu par hasard que j’ai fait l’acquisition de cette revue littéraire. A l’origine, je pensais acheter un magazine d’actualité à la façon de XXI ou Six Mois, exclusivement consacré à l’Amérique. Oui, je fais partie de ces gens qui foncent tête baissée pour une couverture…

America, fondé par François Busnel, animateur de l’émission La Grande Librairie, se propose de tenir une chronique des Etats-Unis de l’ère Trump, à raison d’un numéro par trimestre pendant quatre ans. Il y a donc, fait intéressant, une vie et une mort annoncées de cette revue, avant même de savoir si elle va marcher.
Le magazine est très bien fait, dense, proposant longs entretiens, reportages, chroniques… Le but est à la fois d’éclairer différents pans de la culture américaine d’un jour nouveau mais, aussi, de “retrouver le temps long de l’enquête et du reportage”. Et c’est exactement ce qui a lieu.

J’ai débuté par le grand entretien offert par Toni Morrison, prix Nobel de littérature et grande dame des lettres (j’avoue, je ne connais d’elle que des extraits de Beloved étudiés au lycée). Ce simple entretien est d’une perspicacité, d’une franchise incroyables. L’auteur revient sur son parcours personnel, son rapport à la lecture et à l’écriture, mais éclaire aussi la question raciale d’un jour tout à fait nouveau (du moins pour moi). En partant de la réalité historique et de la façon dont les Etats-Unis se sont construis sur la soi-disant suprématie des Blancs sur les Noirs, encouragée dans les catégories très pauvres de la population.
Si je n’ai pas encore eu le temps de tout parcourir, j’ai également beaucoup apprécié le reportage consacré aux “Pauvres petits blancs”, de Sylvain Cipel, qui ausculte le désarroi et le sentiment néanmoins prégnant de supériorité par rapport aux personnes de couleur des électeurs de Trump. Les photos qui l’accompagnent sont à la fois poignantes et violentes, et témoignent d’une réalité qu’il est difficile d’imaginer.
Je me suis aussi régalée de la nouvelle inédite de F. Scott Fitzgerald, Reconnaissance de dette, qui m’a fait beaucoup rire. Près d’un siècle après sa publication, le texte est d’une modernité stupéfiante.

Alors, non, je n’ai pas (encore) tout lu. Conformément au vœu des fondateurs de cette revue, celle-ci nécessite de se placer dans un temps long pour la consulter, s’en imprégner, y revenir. Mais si la littérature ou la question américaine vous intéresse, je ne peux que vous encourager à la lire, car c’est à la fois un témoignage très fort et un beau souffle d’espoir. La pensée n’est pas morte aux Etats-Unis, bien au contraire.

America, numéro 1, 20€ (dans les librairies)

Rendez-vous sur Hellocoton !

10 Things I liked this week #135

Ceux d’entre vous qui me suivent sur Instagram ont pu s’en rendre compte : c’était une semaine italienne (oui, encore). Du coup, beaucoup de choses dans ce récapitulatif sont inspirées par mon week-end à Rome, mais pas seulement…

  • Lundi férié, pluie, Monsieur toujours malade. Je décide de me lancer dans la préparation d’une pâte à sel pour occuper la Crevette. C’est un franc succès, et nous nous retrouvons tous les trois à pétrir, étaler, emporte-piécer… Prochaine étape, la peinture.
  • En ouvrant ma page Facebook d’auteur, je découvre un adorable message de Marc Moritz, qui me fait des compliments à rallonge sur mon premier roman. Il n’y a pas à dire, c’est bon pour le moral !
  • Mercredi, je retrouve Ioionette pour un délicieux dîner chez Noura. On mange, on papote, et on essaie même d’organiser une rencontre au sommet (indice pour vous chez vous : c’est pas gagné de concilier autant d’emplois du temps).
  • Jeudi, je reçois un colis de Shermane : mon premier cadeau d’anniversaire (et le seul pour l’instant) ! Le premier tome du comics The Wicked + The Divine, que je lorgnais depuis un bon moment.
  • Trouver la plus belle robe d’été du monde (en toute modestie).
  • Arriver à Rome sous le soleil, et profiter d’une météo estivale tout le week-end. Il paraît que, pendant ce temps, il fait gris à Paris.
  • Vingt ans après l’exposition du Grand Palais, éprouver la même émotion, peut-être renforcée par le temps, devant Le mariage mystique de Sainte Catherine de Lorenzo Lotto. Retrouver ces tableaux que je connais par cœur et les contempler “pour de vrai”.
  • La découverte éblouie des fresques de la Villa Livia, en particulier celles des bains. Des couleurs vives, une maîtrise de la perspective, des paysages vivants et saisissants…
  • Manger des glaces incroyables tout le week-end : fraise des bois, sorbet aztèque, San Crispino (miel), cuore di ciocolatto, fior di latte… Je suis déjà en manque.
  • Craquer chez Santa Maria Novella et m’offrir plein de savons de luxe qui sentent bon (iris, violette, œillet, menthe, huile d’olive).
Rendez-vous sur Hellocoton !