Une semaine… #15

  • Dernier cours de natation de l’année. Initiation au water-polo. C’est encore plus crevant en vrai que ça en a l’air à la télé, laissez-moi mourir.
  • J’ai fini ma trad ! Bon j’en ai encore deux sur le feu, mais c’est plutôt pas mal, hein ? Hein ?
  • Kermesse de fin d’année à l’école de la Crevette. Le plus beau ? Ce sont les enseignants et les animateurs qui organisent et c’est réservé aux enfants. Comprendre : pas de gâteau à faire, pas de stand à tenir, pas de spectacle à admirer par 30° à l’ombre. Ils ont tout compris, et Mademoiselle est ravie de sa journée de jeu.
  • D’ailleurs, son maquillage “de princesse” a de faux airs d’Eternelle Sailor Moon…
  • Dernier déjeuner avant les vacances en compagnie d’Emily et Angéla. Je jure solennellement avoir entendu Angéla dire : “Pas d’alcool, il fait trop chaud”.
  • “La fille mal gardée” en compagnie de Marion (jamais on ne se sera vues aussi régulièrement) : très chouette moment, beaucoup de rigolade et une ovation du public pour les interprètes.
  • Et François Alu n’est toujours pas Etoile. #scandale #remboursez #dehorsAurélieDupont
  • Une demi-heure après avoir regardé sur le site de l’ANTS pour apprendre que le passeport du Paprika était “en cours de fabrication”, je reçois un SMS m’invitant à aller le retirer en mairie.
  • Voilà 10 jours que j’ai reçu ma commande “Le mouton à soie” attendue depuis cet hiver. J’ai ouvert la robe de la Crevette, mais ne la lui ai pas encore fait essayer. J’ai laissé la mienne dans son emballage (la trouille de savoir qu’elle est certainement trop petite et va souligner tous mes bourrelets).
  • Super dîner en compagnie de Ioionette et SonMari, pour lesquels je tente la cuisine romaine antique, associée à du vin produit selon des méthodes antiques. C’est très bon et se marie très bien.
  • En revanche, dommage pour l’intoxication alimentaire qui s’abat sur moi dans la nuit et me tient éveillée presque en permanence. En plus, la fatigue et l’état de zombie verdâtre, ça fait faire des conneries.
  • La Crevette rentre de chez ma mère avec un bout de garde-robe en plus mais sans son maillot de bain. Oups.
  • Raison de me consoler d’avoir refusé l’invitation d’Elise : je n’ai pas émergé avant 15h, et j’ai mal partout. Heureusement que Monsieur est là pour gérer les enfants, sans quoi j’aurais été mal.
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Eva Luna

Elle s’appelle Eva, qui veut dire vie, sa mère ayant voulu qu’elle y morde à belles dents ; Eva Luna, parce qu’elle fut conçue par un Indien de la tribu des Fils de la Lune piqué par un aspic, que sa mère arracha à l’agonie en lui faisant l’amour. Petite bonniche rebelle et émerveillée, écoutant aux portes et abreuvée de feuilletons radiophoniques, elle a le don d’inventer des histoires rocambolesques, improbables, renversantes, drôles et dramatiques comme la vie même, ce qui lui vaudra plus tard de sortir de la misère, de la servitude et de l’anonymat. Entre-temps, son destin aura croisé celui de dizaines de personnages plus hauts en couleur les uns que les autres – grand-mère Elvira, qui couche dans son cercueil et sera sauvée par cette arche de fortune lors d’une inondation catastrophique; la Madame, puissante maquerelle de la capitale, et Mimi, travesti promu star de la télévision nationale; Huberto Naranjo, gosse de la rue qui grandira dans les maquis de la guérilla; oncle Rupert et tante Burgel, aubergistes et fabricants de pendules à coucous dans un village danubien au cœur des montagnes tropicales;  et un dictateur, un tortionnaire au gardénia à la boutonnière, un commerçant moyen-oriental au cœur tendre et aux caresses savantes, sa femme Zulema, vaincue par la fatigue de vivre, l – sans oublier Rolf en qui Eva reconnaîtra l’homme de sa vie, puisque à en vivre une, il lui faut bien concevoir que certaines histoires finissent bien.


C’est une amie grecque qui m’a parlé de ce livre et me l’a offert peu après. D’Isabel Allende, je n’avais rien lu, même si j’avais entendu parler d’elle et que je connaissais le titre de son roman le plus célèbre, La maison aux esprits. Pour tout dire, je la croyais même apparentée à Salvador Allende (la Française qui n’y connaît rien en histoire de l’Amérique du Sud, c’est moi).

A lire le résumé, on pourrait craindre le fouillis total et l’absence de fil conducteur dans ce récit. D’ailleurs, on ne comprend pas trop de quoi ça va parler. En fait, c’est Eva Luna elle-même qui nous guide dans cette histoire, son histoire, tissée de milliers d’anecdotes, de détails, de sensations. Et on se laisse happer avec facilité, et même passion, dans ce roman aux multiples rebondissements.
Isabel Allende a un talent incroyable pour faire se rejoindre tous les détails émiettés tout au long du récit, les personnages se croisant parfois sans se (re)connaître, les souvenirs de telle anecdote trouvant un dénouement plusieurs dizaines voire centaines de pages plus loin. Le style est foisonnant sans être lourd, et entraîne dans une espèce de flot le lecteur, pour peu qu’il accepte de se laisser porter (personnellement, je n’ai eu aucun mal, je voulais à tout prix connaître la suite des aventures d’Eva Luna).
Mais surtout, j’ai adoré le personnage principal, cette petite fille qui devient femme sans jamais se renier, en apprenant de tout ce et tous ceux qui l’entourent, qui revendique sa liberté aussi bien intellectuelle que physique, qui trouve dans la magie des mots et de l’écriture de quoi se construire, s’affirmer. C’est un personnage presque épuisant par son énergie, mais formidable par le modèle qu’il offre.

2018 Reading challenge : A book you borrowed or that was given to you as a gift

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Une semaine… #14

  • Comment bien débuter la semaine :  avec un Paprika fiévreux, bien sûr. Rien de grave, mais je perds une journée de travail.
  • Bon, ma théière aura résisté à 10 ans de vie commune mais pas à ma séance de psy, pfff.
  • Je retiens une chose de la sublime masterclass d’Eleonora Abbagnato et Benjamin Pech : l’Art a le pouvoir d’embellir la vie.
  • Ben voilà, j’ai vu la chorégraphie de Roland Petit sur Carmen, maintenant je veux aller à Glyndebourne (si, si, il y a une logique).
  • Je tremble jusqu’à la dernière seconde que le dossier de demande de passeport du Paprika ne passe pas à cause d’une sombre histoire de signature, mais le souci est réglé tout de suite. Résultat dans 15 jours, croisez les doigts pour moi, on part dans deux semaines et demie.
  • J’veux pas alleeeeer nageeeeer, j’ai pas enviiiiie, je vais couleeeeer, je suis nuuuuulle. Résultat, c’est ma meilleure séance de l’année et, comme j’ai pensé à emporter une bouteille d’eau,  c’est la première fois depuis des semaines que je ne fais pas de crampe (de la bouteille d’eau comme talisman ?).
  • La Crevette a renversé sa tasse de lait au petit-déjeuner, je renverse le plat de petits pois au déjeuner… vivement ce soir qu’on aille dormir.
  • Le super déjeuner avec Malena chez Violetta et Alfredo (bientôt une critique, promis, promis).
  • Je crois que c’est la première fois depuis plusieurs années qu’une réunion est cadrée, constructive et tient dans la tranche horaire imposée. Oui, c’est la semaine des premières fois.
  • La Crevette qui me tend le bouquet de fleurs en papier réalisé au centre de loisirs : “C’est pour toi, maman”. Oooooh. On va dire que c’est mon cadeau de fête des mères (non je n’ai pas été frustrée DU TOUT).
  • Sérieux, la nana qui a siégé au conseil d’administration du RAAP de 2012 à 2018 elle voudrait qu’on vote pour elle ?
  • Chorale de l’école : Mademoiselle se prend un coup sur la tête du gamin derrière elle et se met à pleurer. Je me retiens très fort de ne pas aller lui coller une gifle, à ce malotru, mais je le maudis sur une bonne dizaine de générations.
  • T’as déjà essayé d’écrire un SMS en japonais alors que ça fait bien dix ans que tu n’as pas pratiqué ? Bon sang que je souffre : 5 à 10 minutes pour déchiffrer le texte, une demi-heure pour composer la réponse (et m’apercevoir juste après que j’ai fait une énorme faute de grammaire).
  • Et la fermeture de classe est officielle, putain.
  • La Crevette découvre le vélo (à petites roues), et se lâche.
  • Mon cerveau, ce gros troll qui m’empêche de dormir alors que je comptais justement profiter de ce week-end pour me reposer. Epic fail.
  • Comment rendre le Paprika hystérique ? Agitez-lui une cerise sous le nez.
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Master class Eleonora Abbagnato et Benjamin Pech

Pour la première édition du Paris de la Danse, Éléonora Abbagnato, directrice du ballet de Rome et danseuse étoile de l’Opéra National de Paris dirigera avec Benjamin Pech, danseur étoile de l’Opéra National de Paris, la répétition des pas de deux des ballets, Le Parc d’Angelin Preljocaj et Carmen de Roland Petit. Ils sont accompagnés de quatre danseurs du ballet de Rome.


Cet événement était proposé au Théâtre de Paris dans le cadre de leur festival “Le Paris de la danse”, qui vise à ouvrir leur scène à la danse. Je n’en avais absolument pas entendu parler lorsque j’ai découvert, presque par hasard, des places à tarif réduit sur Vente Privée (j’ai déjà eu recours à ce service, je n’ai jamais été déçue). J’ai immédiatement envoyé un petit mot à Marion Olharan, une de mes acolytes de la danse, et banco, nous avions réservé au parterre pour une somme franchement modique.

Pendant que le public s’installe, les danseurs se chauffent à la barre sur scène, comme lors d’un vrai cours. Après une brève présentation de animateurs de la soirée et de leurs carrières, on débute par un extrait de “Carmen” de Roland Petit, interprété par Sara Loro et Michele Satriano. Les danseurs montrent leur travail aux deux Etoiles, qui les interrompent régulièrement, pour revenir sur la partie qui vient d’être dansée “ça c’est bien”, “plus souple”, “à l’espagnole”, etc. En dépit des apparences, Eleonora et Benjamin (allez, on a passé deux heures ensemble, on peut les appeler par leurs prénoms) font ça avec bienveillance et fermeté (dont un “rentre le ventre” qui suscitera un “quel ventre ?” unanime de Marion et moi), n’hésitant pas à souligner les forces et les faiblesses des danseurs, mais sans jamais se départir de leur humour et de leur bonne humeur. Leurs commentaires sont émaillés de souvenirs et de plaisanteries.
Eleonore Abbagnato a entretenu une relation personnelle très forte avec Roland Petit, qui se sent dans la façon dont elle transmet le rôle à Sara Loro. Elle évoque aussi Zizi Jeanmaire, épouse et muse du chorégraphe, qui créa le rôle en 1949, rappelle l’exigence absolue du maître et la façon dont la sexualité et la sensualité imprégnaient tous ses ballets.

On passe ensuite au troisième acte du Parc, intitulé “L’abandon”, et devenu extrêmement célèbre à cause de son porté-baiser (mais si, rappelez-vous la pub Air France ou, plus récemment, Danse avec les stars). Benjamin Pech a fait ses adieux à l’Opéra avec cette pièce, qu’il a justement dansée avec Eleonora Abbagnato. On sent une émotion encore plus palpable, un ballet qui a beaucoup compté dans la vie des deux danseurs, et un plaisir fou à raconter, transmettre ce qui fait l’essence de cette chorégraphie.
Cette fois-ci, ce sont Giorgia Calenda et Claudio Cocino qui présentent leur travail. Les gestes sont précisés, affinés, montrant, encore une fois, que rien n’est jamais parfait en danse et que le mouvement peut toujours évoluer – Eleonora se fend même d’une imitation de Claude Bessy (“Ca pourrait être mieux”). Benjamin Pech plaisante en expliquant que, dans cet adage, tout le boulot revient au danseur, sous l’air faussement choqué de sa binôme.
Pour conclure, Eleonora… propose qu’une spectatrice vienne essayer le fameux porté. Moment fébrile dans la salle : qui va oser ? Une jeune femme se propose – elle a fait de la danse, je vous rassure – la danseuse lui explique le placement des mains et des jambes, avant de conclure d’un : “C’est une figure qui donne de grosses crampes au dos, c’est normal”. Ahahaha. Moi, à la place de la fille, je me serais liquéfiée sur place. N’empêche que celle-ci s’en sort vraiment bien, sous une salve d’applaudissements.

Eleonora et Benjamin disparaissent pour laisser la scène à Giorgia et Claudio, qui interprètent l’adage dans son entier. Puis le rideau tombe quelques instants avant de se relever sur les deux stars de la soirée, en costume pour Le Parc.
Autant dire que c’est une autre dimension. D’un coup, on oublie tous les commentaires, les blagues et les explications pour se laisser happer par le plaisir de la danse. Les deux Etoiles sont à l’unisson, dans une sorte de corps à corps qu’ils connaissent parfaitement et transcendent (même les problèmes de pantalon de Benjamin Pech, pfff). Ils nous ont offert un moment de grâce, et prouvé, une fois encore, que l’Art et la Beauté (je mets des majuscules, je suis d’humeur lyrique) font du bien à l’âme.

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Une semaine… #13

  • Prendre le petit-déjeuner en terrasse le lundi matin, c’est pas mal. Non, en vrai, on est en avance pour le pédiatre.
  • “J’ai une surprise, ça commence par C et ça finit par yril Lignac.” Oh, ben mince alors.
  • Après pas mal de négociations, la Crevette accepte d’aller voir Casse-Noisette à Noël. En fait, elle cède parce qu’elle a vu les photos du ballet sur mon ordinateur. Cette enfant est corruptible par le tutu et les paillettes.
  • Bon, j’avoue, cette trad n’était pas terrible, mais j’étais enceinte jusqu’aux yeux, crevée, et j’ai renvoyé le texte 8 jours avant mon accouchement. On peut dire que c’est des circonstances atténuantes, non ?
  • Mon copain Barry a rencontré Netta et pris un selfie avec elle, je suis un poil jalouse.
  • Réveillée 4h30, levée 5h20. Au moins on sera pas en retard.
  • J’ai reçu mon corset ! Il est lourd mais confortable, j’ai même dîné avec sans souci (j’aurais même pu resserrer les liens après).
  • Deuxième tome de la série, deuxième scène de cul dans un ascenseur. Serait-il possible de varier les plaisirs ? (pun intended)
  • Combiner 95E et push-up, n’est-ce pas en faire trop ? (Monsieur dit que non)
  • Ces histoires de Coupe du Monde de foot et de victoire de 1998, ça me rappelle systématiquement la marionnette d’Aimé Jacquet aux Guignols (“Et ceux qui sont pas d’accord, dehors !”)
  • En un week-end, la Crevette a eu peur du spectacle de marionnettes dans le square, des aubergines pas assez fondantes et de “Pierre et le Loup” (mais elle l’a regardé jusqu’au bout, c’est déjà ça).
  • Comment ça, “une fermeture de classe” ? Ils sont en train de rénover l’école de fond en comble et la population du quartier va augmenter dans les trois ans à venir avec tous ces travaux.
  • J’ai rendez-vous mardi pour faire établir le passeport du Paprika (rendez-vous pris il y a trois semaines). A moins de 48h de l’instant fatidique, impossible de remettre la main sur les photos d’identité. Achevez-moi.
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Une semaine… #12

  • Oui, on est en juin, mais il fait gris, un peu frais et je suis crevée, alors j’ai bien mérité un chocolat chaud.
  • Débuter la semaine par un chapitre consacré à un match de foot US, c’est presque pire que de débuter par une scène de cul. Au moins, dans le deuxième cas, j’ai le vocabulaire technique !
  • On va faire l’escape game de l’Opéra ! On va faire l’escape game de l’Opéra !
  • La très, très bonne nouvelle de la semaine. Et peut-être même bien la seule.
  • Tiens c’est original, ce tableau de Van Gogh qui se balade entre le Met et le MoMA.
  • J’ai reçu une ultime carte d’anniversaire : un grand merci à toutes, il faut que je fasse un récapitulatif.
  • A force de moucher le Paprika depuis 15 jours et de partager le lit de l’Anglais, j’ai fini par récupérer les microbes divers et (a)variés. Je pense pouvoir affirmer que c’est une angine.
  • J’ai enfin amendé ma déclaration Agessa et reconduit l’abonnement de la Crevette à son magazine. On va arrêter là avec les corvées administratives pour cette semaine.
  • Effectivement, le sobacha azumino de Lupicia en thé glacé, c’était une idée géniale.
  • En allant renouveler le stock de lait maternisé (cher) du Paprika à la parapharmacie Monge (également connue comme Ze place to be pour tous les touristes coréens de la capitale), j’ai craqué pour un dentifrice de luxe. Alors que j’ai horreur de ça en temps normal, je prends plaisir à me brosser les dents. En revanche, je dois me retenir de ne pas boulotter le dentifrice au lieu de m’en servir.
  • La jolie dédicace de Fanny Ducassé. Avec un super bouquin sur les fruits et légumes qui va beaucoup nous servir, je pense.
  • J’ai trouvé un moyen détourné de faire manger des fruits à la Crevette : les pancakes à la banane ! Immense succès, Mademoiselle en a mangé à trois occasions et a demandé à en refaire. En revanche, le gâteau à la framboise est un échec, à cause des pépins.
  • Six soirées et presque l’intégralité du week-end seule avec les nains. Ah oui, je l’aurai méritée, ma place au Sénat.
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Une semaine… #11

Photo by David Di Veroli on Unsplash

  • J’attaque ma nouvelle traduction qui va nécessiter l’aide technique de l’Anglais, fin connaisseur des sports américains. On peut dire que je l’ai bien formé : sans que je lui demande, il se met à me préparer des jeux de mots entre termes techniques de foot NFL et sexe.
  • 5 minutes avant la fin du cours de natation, un orage dantesque éclate. Est-ce que ça vaut vraiment le coup de se laver les cheveux ?
  • Une demi-heure d’angoisse pour remplir la déclaration d’impôts. Et se rendre compte en éteignant l’ordinateur qu’on a oublié un truc.
  • Comment ça “un risque de cystite” ? On avait dit “Pas de maladie avant novembre” !
  • Le marathon pédiatre-nounou-labo-square-opéra de Versailles, ou comment marcher 11 kilomètres en une journée.
  • Excellente place au balcon, programme gratuit, coupette de champagne, coucher de soleil psychédélique et français restitué : la soirée parfaite (bon, le retour, en revanche…).
  • Je veux bien modifier ma déclaration Agessa et vous la renvoyer par mail, mais dans ce cas-là, ne me l’envoyez pas en pdf…
  • Tiens, une modification à la déclaration d’impôts, ça faisait bien 48 heures.
  • Question pour un marathon : sachant qu’il s’est mis à pleuvoir, que notre train est annulé, que le Paprika pèse pas loin de 9 kilos et que la Crevette est épuisée, combien de temps allons-nous mettre pour traverser Paris ?
  • Passer la soirée à s’arranger pour que Mademoiselle ne voie pas les clichés de shibari… et la laisser boulotter des chips autant qu’elle veut (on fera des légumes ce week-end).
  • Récupérer deux enfants qui ne sont pas à toi et t’en occuper quelques heures. Même s’ils sont bien élevés, au bout d’un moment, tu te dis qu’un petit troisième n’est vraiment pas à l’ordre du jour !
  • Claireuh qui vient me soutenir moralement avec un cadeau de chez Popelini.
  • 45 minutes. C’est le temps que la Crevette aura tenu avant de réclamer un petit chou au chocolat (qui était délicieux) (et il n’y en avait que deux) (merci C.euh de ton héroïque sacrifice).
  • 100cm de tour de poitrine ? Ah non, je refuse.
  • J’avais oublié à quel point l’Atarax pouvait être efficace.
  • Attraper la plaque du four à main nue, mais quelle idée stupide.
  • Et pour conclure mon week-end de femme au foyer, un petit peu de repassage. Bree van de Kamp, sors de ce corps.
  • C’est décidé, l’an prochain, je vais à Vaux !
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Phaéton

Voici l’histoire de Phaéton, valeureux conducteur du char du Soleil, qui domine la voûte céleste de ses courses chaque jour renaissantes. Mais la Gloire, l’Honneur, l’Amour, portés à l’excès, feront chuter ce jeune Dieu… Destin foudroyé, mise en garde pour Louis XIV ?


Cet opéra tient une place toute particulière : c’est le premier CD de musique baroque que je me suis offert il y a bientôt vingt ans (avec entre autres Paul Agnew, Laurent Naouri et Marc Minkowski dans une chemise atroce). Je l’ai beaucoup écouté, je connais certains airs par cœur. Aussi, quand j’ai vu qu’il était programmé au château de Versailles cette saison, j’ai été ravie. Mais… j’ai complètement oublié de réserver (et puis Versailles c’est loin, et encore plus avec les grèves). Fort heureusement pour moi, ma marraine la bonne fée mon père m’a offert une place pour mon anniversaire.

Premier changement par rapport à l’enregistrement que j’ai écouté en boucle : la direction musicale est plus “ronde”, les attaques m’ont semblé plus douces. Deuxième (gros) changement : les chanteurs utilisent la prononciation restituée ! Ca consiste à parler comme au XVIIème siècle, c’est-à-dire en prononçant les “oi” à la québécoise (“oué”), en faisant chanter les “an” et “ain”, et en prononçant beaucoup de “s” finaux ainsi que le “r” de l’infinitif. Autant dire que ça décoiffe, et que clairement ça en a dérangé certains. J’ai mis une bonne vingtaine de minutes à m’habituer, mais c’est vrai que ça demande un petit effort d’adaptation. (Pour avoir une idée de ce que ça donne, vous pouvez cliquer ici.)

Et pour le reste ? La direction musicale est impeccable, mais on n’en attend pas moins de Vincent Dumestre, fondateur du Poëme Harmonique, et dont j’admire le travail. J’ai beaucoup aimé Mathias Vidal dans le rôle-titre, qui après un début en demi-teinte, sans doute lié à l’ambiguïté du personnage, déploie son talent dans la deuxième partie du spectacle. Le reste du cast, moitié français, moitié russe (le spectacle est co-produit avec l’opéra de Perm), est à la hauteur, avec une mention spéciale pour Eva Zaïcik (Libye), Victoire Bunel (Théone), Lisandro Abadie (Epaphus – entre autres) et Viktor Shapovalov (Protée).

La mise en scène, en revanche, est peut-être le point qui m’a moins convaincue. Si j’ai apprécié le recours aux mouvements des bras propres à la danse baroque, certains passages m’ont paru très figés (non sans rappeler Le couronnement de Poppée vu il y a quelques années). Les projections vidéos, tendance super 8 et images d’archive, avaient quelque chose d’amusant (avec une petit pique à notre Jupiter national), mais m’ont parfois semblé hors de propos. La meilleure utilisation fut pour illustrer les différentes métamorphoses de Protée – là, le procédé était à la fois pertinent et saisissant.
Après, il faut reconnaître que le “souci” de la tragédie lyrique à la française, ce sont les longs intermèdes musicaux originellement dévolus à la danse et qu’il n’est pas toujours facile de meubler. Et si la façon de les traiter m’a parfois déçue, ce n’est peut-être pas le cas de tout le monde.

Quoi qu’il en soit, c’était un spectacle qui en valait la peine et que je recommande.

Phaéton, Lully, Opéra royal de Versailles, jusqu’au 2 juin 2018

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Avengers : Infinity War

Les Avengers et leurs alliés devront être prêts à tout sacrifier pour neutraliser le redoutable Thanos avant que son attaque éclair ne conduise à la destruction complète de l’univers.


C’est sur ce scénario “ticket de métro” que le nouveau blockbuster Marvel s’appuie. Difficile d’en faire une critique sans spoiler, mais je vais essayer. La première chose importante, c’est qu’avoir vu Thor 3 peut être utile – on a raté une partie des références dès la scène d’introduction.

Que dire d’autre ? C’est une grosse machine, mais j’ai trouvé que le film ne s’en tirait pas trop mal quand il “sautait” d’une planète / dimension / zone géographique à l’autre. On arrive à suivre l’action en dépit de tous les super héros qui se bousculent au portillon.
J’ai apprécié le côté “humain” de Thanos, que je n’avais perçu jusqu’à présent que comme un gros tas de muscles de mauvaise humeur (ah non, ça c’est Hulk). La justification qu’offre le personnage pour ses actes pose une vraie question.
Et puis, la fin est assez déroutante pour nous laisser sur notre faim et nous donner envie de voir la suite. Pour une fois, la scène post-générique est brève et unique (bon, j’ai dû chercher sur Google pour comprendre la référence).

Après, le film dure 2h20, c’est long. Même si l’action ne mollit pas, au bout d’un moment, on n’est pas toujours super bien assis, on a les jambes engourdies et la vessie pleine. La caméra n’arrête presque jamais de bouger, et avec les couleurs pétantes des effets spéciaux, je suis sortie du film avec un bon début de migraine.
On pourrait aussi reprocher à Marvel de faire dans la surenchère avec tous ces personnages qui se superposent et se marchent plus ou moins sur les pieds (si Captain America se met à ressembler à Obi-Wan Kenobi époque Ewan McGregor, je vais être encore plus larguée), d’autant qu’à cause de ce foisonnement, on n’a pas franchement le temps de s’attarder sur les héros qu’on aime bien. Enfin, il y a un arc narratif qui semble un peu là pour faire du remplissage.

 

Est-ce que ça m’a plu ? Oui, même si c’était long par moments. Est-ce que j’irai voir la suite ? Bien sûr ! Le cliffhanger m’a bien accrochée et je veux connaître la suite.
Reste une question cruciale : mais qui meurt dans Avengers ? Je ne vous le dirait pas !

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Une semaine… #10

  • “Je suis tombée dans les radis !” Ah bah ça valait bien la peine de sortir un short propre ce matin.
  • Le dîner au Shang Palace pour se régaler (entre autres) d’un poulet du mendiant, précédé d’un cocktail détonnant (le Volta) au Bar Botaniste, ça c’était un sacré cadeau d’anniversaire.
  • On va au cinéma ou pas ? Ah bah non, finalement (la communication).
  • Oh merde, j’ai complètement zappé les états-généraux du livre, ça la fout vraiment mal.
  • J’ai renoncé à la piscine avec un peu de mauvaise conscience, mais vu le déluge, c’est pas plus mal.
  • On va au cinéma, alors ? Ah bah non, toujours pas (la communication, encore).
  • Premier rendez-vous disponible pour faire établir le passeport et la CNI du Paprika : 19 juin. Pour un départ prévu le 8 juillet. Croisons les doigts.
  • On va au cinéma, à la fin ? Oui ! Pour la peine, on enchaîne deux séances (j’ai mal à la tête, comme c’est étrange).
  • Prenons ce maillot de bain à grosses fleurs exotiques roses, mais sur fond bleu (plutôt que le rose fluo à volants).
  • Je n’avais pas mis les pieds dans un Exki depuis au moins dix ans. C’est bien meilleur que dans mon souvenir.
  • Va mener une discussion en anglais toute la soirée en picolant alors que la migraine persiste (oui, j’avoue).
  • On va au… non, certainement pas, j’ai encore mal aux cheveux.
  • Grande découverte : les bâtonnets de fruit glacés Picard. Le kiwi-pomme verte-concombre est très rafraîchissant (et vu l’aphte que je me tape, je confirme qu’il y a du vrai kiwi dedans).
  • Contrairement à ce que je redoutais, ma vue n’a pas bougé (même si je suis toujours myope comme une taupe).
  • Tiens, la Crevette chante “Quand Fanny…”. Je n’avais pas entendu cette ritournelle depuis le début des années 1990. Il faut croire que certaines choses sont éternelles.
  • Le beau cadeau d’anniversaire d’Isa est arrivé ! Produits de beauté à la rose et calissons au chocolat, elle me connaît très (trop) bien.
  • Après la soupe de tomates l’hiver dernier, j’ai testé avec succès deux nouvelles recettes de Funambuline : le velouté d’épluchures d’asperges et les croissants à l’ail des ours. Goûté et approuvé !
  • Un cadeau de fête des mères ? Ah non : compte tenu des multiples situations familiales (familles monoparentales et homoparentales notamment), l’école de la Crevette a décidé de ne plus faire de cadeau de fête des mères / fête des pères, mais un cadeau pour les parents en fin d’année.
  • En deux jours, j’ai acheté des fournitures pour loisirs créatifs, aidé à peindre des pommes de pin (y compris avec de la peinture à paillettes), réparé des lettres magnétiques, joué à la balle, préparé un petit pot maison, gonflé un ballon, emmené la Crevette à un spectacle puis au square. Je mérite au moins une médaille.
  • Alors que je le prépare pour le bain, le Paprika me fait pipi dessus. #joyeusefêtedesmères
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