Une semaine… #84

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  • La Crevette, mercredi, le Paprika jeudi : tout le monde a la nuque dégagée pour l’été (mon portefeuille aussi…).
  • Mademoiselle récupère sa vie sociale : elle passe la journée chez une copine.
  • J’ai bouclé ma deuxième trad du confinement/déconfinement ! Bon, je dois encore tout relire mais j’ai 15 jours pour ce faire, c’est presque royal.
  • Les chaussettes “tigre à dents de sabre” ont été retrouvées, alléluia !
  • Mon éditrice, portée disparue depuis le début du confinement, m’a fait un retour dithyrambique sur mon manuscrit. Du coup je me suis relue, et je dois avouer que c’est pas mal.
  • Nos week-ends se ressemblent : balade, pique-nique, jeux ou sieste pour crever tout ce petit monde.
  • Du coup, on a vu L. et ses enfants, et on a fait escale dans une sablière en pleine forêt. C’est assez surprenant au début, on se croirait presque à la plage.
  • Et on a visité l’arboretum de la Vallée aux Loups, ainsi qu’un bout du parc. A refaire en automne, ce doit être magnifique.
  • Au détour d’une allée, non loin de la maison Chateaubriand, croiser un vieux pote de taverne. Normal.
  • “American Gods” c’est quand même très barré. J’arrive toujours pas à savoir si j’adore ou si je suis dubitative, même si j’ai envie de voir la saison 2.
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Une semaine… #83

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  • Après son frère qui est retourné chez la nounou la semaine dernière, c’est au tour de la Crevette de reprendre le chemin de l’école. Elle aime y aller en temps normal, mais là elle sort de son lit en sautillant et rentre ravie de sa journée.
  • Deuxième sortie dans Paris – j’ai fait un aller-retour express la semaine dernière pour des courses – je marche entre Montparnasse et Censier : entre le temps radieux, les cafés et restaurants toujours fermés et les boutiques peu fréquentées en ce lundi, j’ai l’impression d’être au mois d’août.
  • Cette traduction est courte, mais j’ai tout donné pour la précédente pendant le confinement, et ma motivation et mon énergie sont un peu aux abonnées absentes. En plus c’est de la romance étudiante, et c’est vraiment pas ce que je préfère.
  • Miracle, après 14 mois, je suis retournée chez le coiffeur (j’avais rendez-vous le… 17 mars). J’ai perdu au moins 15 centimètres de cheveux, je me sens plus légère.
  • Pour changer des multiples écoutes quotidiennes d’Aldebert et François Hajji-Lazaro pendant le confinement, je me réjouis de retrouver une vieille compil’ de Chantal Goya appartenant à Mademoiselle. Après une écoute, Junior est accro, devinez ce qui passe en boucle à la maison ?
  • Ca y est, la Crevette fait du vélo sans les petites roues. Ca fait plusieurs mois qu’on en parle, mais c’est venu d’un coup.
  • Que faire le week-end avec des enfants alors que les parcs sont fermés? Une balade en forêt, bien sûr ! A nous Meudon et Rambouillet (eh oui, c’était un week-end prolongé).
  • Et donc une heure avant de partir, encore en pyjama, je décide d’étrenner le moule Nordic Ware offert par ma sœur la semaine dernière. De l’art d’avoir le sens des priorités.
  • Deux grosses balades de près de 6 kilomètres, pas de sieste : deux soirées tranquilles où les enfants tombent de sommeil avant 20h. On a trouvé la formule !
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Only during lockdown…

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  • S’apercevoir à 16h que l’enfant a toujours un sac de nœuds sur la tête. Soupirer et se dire que ça attendra bien demain.
  • Passer l’aspirateur tous les deux jours en râlant comme un putois parce que l’appartement ressemble à une décharge.
  • Faire des lessives. Faire la vaisselle. Ranger. Repeat to fade.
  • Rappeler des copains qu’on n’avait pas eu au téléphone depuis deux ans, au moins.
  • Faire un effort conscient pour se rappeler la date. Se planter, parfois.
  • Couper les cheveux du petit dernier, la trouille au ventre. N’esquinter aucune oreille.
  • Planifier les courses sur 10 jours alors qu’en temps normal j’ai un mal de chien à y voir clair sur plus de 3 jours.
  • Se demander dès le petit-déjeuner ce qu’on va manger aujourd’hui.
  • Acheter des fleurs toutes les semaines pour soutenir le petit commerce.
  • Tenter de s’épiler à la cire orientale. Pleurer des larmes de sang et prier pour que l’esthéticienne rouvre bientôt.
  • Sortir sur le balcon à 20h pour applaudir et voir la voisine de l’immeuble à côté en cape, masque et gants rose bonbon, qui diffuse une chanson à plein volume.
  • Se lever avec Aldebert dans la tête, se coucher avec Henri Dès. Et vice versa.
  • S’engueuler pour une sombre histoire de chanson à coller dans le cahier.
  • Participer à un Pub Quizz avec des Nord-Irlandais et des Irlandais. Se faire massacrer joyeusement.
  • Faire des jeux de société. De la pâte à modeler. De la peinture. Des gommettes. En avoir ras-le-bol. Recommencer.
  • Lire beaucoup trop de mauvaise littérature parce que le cerveau n’est pas aligné pour la bonne.
  • Sentir ses articulations grincer, être fatiguée après 3 pauvres kilomètres à pied, avoir un sommeil complètement anarchique.
  • Mettre une bouteille de champagne au frigo le premier jour pour l’ouvrir le dernier jour.
  • Attendre que Monsieur rase ses deux mois de barbe pour célébrer le déconfinement.

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Comment j’ai foiré mon confinement

Alors qu’une petite lueur vacille au bout du tunnel – habitant en Ile-de-France, j’ai beaucoup de peine à croire que nous serons déconfinés dès le 11 mai – il est temps de tirer les premiers enseignements de ce confinement.
Spoiler : il y en a peu. A titre personnel, je suis passée à côté de tous les trucs qui permettraient de dire que j’ai “réussi”, mis à part le fait qu’on est toujours en vie (y compris le chat), et qu’on est encore à peu près normaux.

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Activité physique. J’avoue, j’y ai cru. Passés les premiers jours de marasme, j’ai réussi à faire quelques séances de yoga, et sur les recommandations d’une copine j’ai attaqué le Pilates (spoiler : vu mon absence totale de souplesse et mon manque de coordination, je suis une grosse merde dans ces deux disciplines). Je m’y suis tenue tous les jours pendant 8 jours.
Et puis… j’ai manqué de temps, parce que je suis incapable de faire ce genre de truc en présence des enfants (la seule fois où je l’ai fait dans ces conditions, Junior m’a foncé dedans alors que je roulais sur le dos, on ne s’est pas ratés), et que mon rare temps “libre” a été consacré intégralement au boulot ou à la récupération.

Culture. Au début du confinement, les annonces de grandes salles de spectacle, compagnies, artistes, en France et dans le monde, proposant leurs créations en streaming m’ont fait saliver. J’allais revoir Le lac des cygnes avec la Crevette, m’offrir un moment de temps libre devant un ou deux opéras et, pourquoi pas, regarder une pièce de théâtre de temps à autre.
Bon, en vrai, on a regardé 5 minutes de La princesse au petit pois sur le site de la Comédie-Française avant que Mademoiselle se mette à pleurer au prétexte que les acteurs parlaient fort. Quant à la musique, il faut aimer Aldebert et François Hadji-Lazaro, parce qu’ils passent en boucle grâce au Paprika qui est légèrement monomaniaque.
Pour tout dire, c’est à peine si j’ai le courage d’écouter les fables de La Fontaine formidablement récitées par Fabrice Lucchini, alors que c’est très bref et très beau.

Capillarité. Voilà des années que j’entends répéter que la cure de sébum c’est parfait pour rétablir l’équilibre du cuir chevelu et avoir des cheveux en pleine forme. Tant qu’à ne pas sortir, autant que ça serve à quelque chose. Les trois premières semaines de confinement, j’ai dû me laver les cheveux trois fois maximum (je les lave toutes les 48 à 72h en temps normal). De toute façon, ma pharmacienne avait dès le premier jour lourdement insisté pour que je les attache dès que je sortais, dans le pire des cas ça ne se verrait pas.
J’ai fini par lâcher l’affaire : j’ai les cheveux très fins (et très, très fourchus, d’autant que je devais aller chez le coiffeur le 17 mars), et au bout de 8 jours sans shampoing, ma brosse ripe sur les nœuds sans rien démêler. J’ai commencé par céder en faisant des shampoings secs, et puis je suis revenue à mon rythme habituel, la mort dans l’âme.

Epilation. Toujours dans la catégorie “pilosité”, il est question cette fois d’épilation. Ça ne vous aura pas échappé : plein de filles ont expliqué en long, en large et en travers que c’était le moment de se libérer de ce diktat de l’absence de poil, etc.
Sur le principe, éventuellement. Sauf que les poils, ça retient les odeurs. Et que j’ai l’odorat sensible, et encore plus depuis ma dernière grossesse (période où j’étais capable de débusquer un fumeur à 30 mètres). Autant dire que me passer d’épilation, si c’est pour ne littéralement plus pouvoir me sentir, ce n’est pas possible. Et que j’attends avec impatience que mon esthéticienne rouvre, parce que je ne sais pas bien le faire seule.

Soutien-gorge. Quand Pénélope Bagieu a tweeté “On est bien d’accord qu’on remettra jamais nos soutifs après le confinement ?” j’ai eu comme un moment de blanc.
J’avoue que ce n’est pas ma came, mais je me suis dit “allez, essayons, je ne perds rien et si ça se trouve je passe à côté d’un truc génial”. Dans la vraie vie, j’oscille entre le 95E et le 100D (oui, ça fait beaucoup), et soit j’ai une mauvaise posture, soit je ne suis pas assez musclée, mais je me suis retrouvée bloquée au niveau du plexus solaire. Ça a duré 10 jours, le temps de mon expérience, et du moment où j’ai recommencé à mettre des soutien-gorge, ça s’est décoincé.
En outre, un mois après la fin de l’expérience, j’ai toujours des marques de frottement avec le tissu de mes vêtements, et ça gratte. Échec sur toute la ligne.

Levain. J’ai très envie de fabriquer mon propre levain depuis longtemps, et vu le temps que je passe en cuisine, ce serait probablement vite rentabilisé. Le souci, c’est que pour faire du bon levain, il faut de la bonne farine (idéalement de la T65 bio), et que… c’est celle-ci qui a disparu de tous les rayons ! Et en cette période où acheter de la farine pouvait relever, de manière plus générale, du parcours du combattant, j’ai préféré nourrir les troupes (et mon estomac) que nourrir un levain. Bref, on verra la prochaine fois.

Créativité. J’ai des copines qui ont écrit deux bouquins, d’autres qui se sont plongées à fond dans le DIY, des contacts qui suivent des tonnes de cours en ligne…
A titre personnel, ma créativité est restée bloquée au fond de mon lit quelque part aux alentours du 13 mars et elle est toujours portée disparue. J’aimerais bien pouvoir écrire, par exemple, mais je n’ai absolument pas l’espace mental nécessaire.

Enfants. Le confinement sera l’occasion de passer du temps “de qualité” avec les enfants, de leur faire découvrir des choses, d’inventer de nouvelles pratiques familiales.
LOL. Pardon. Ceux qui ont des enfants et qui, comme moi, ne s’éclatent pas à les avoir H24 comprendront de quoi je parle (oui, je suis une mère indigne). On essaie de les occuper comme on peut. Mais j’avoue ne pas être une dingue des activités manuelles, surtout quand elles sont salissantes, et que les jeux de société, même si je suis forcée de me convertir bon gré mal gré, ne sont pas trop ma came.
Quant au temps de qualité, il faut bien garder en tête que nous sommes tous sur les nerfs après bientôt deux mois de réclusion, et que ça joue sur l’humeur de chacun.

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Les pois de senteur

Après plusieurs semaines d’arrêt, la fleuriste en face de la maison a repris son activité mais de façon restreinte : on ne peut retirer ses fleurs qu’une fois par semaine sur un créneau horaire bien précis, il faut commander à l’avance et le choix est restreint. La première commande proposait exclusivement des pois de senteur franciliens, et je m’en suis donc offert un joli bouquet coloré.

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Le pois de senteur est une fleur qui a une étrange valeur symbolique pour moi. Je l’ai quasiment ignoré jusqu’à mon séjour au japon il y a 15 ans. A force de pérégrinations au HMV de Shibuya (#toimêmetusais), et compte tenu de mon goût toujours prononcé pour le glam rock, j’étais tombée en arrêt sur l’album du groupe finlandais Negative. Une chanson, notamment, correspondait parfaitement à mon état d’esprit pas forcément joyeux à l’époque.

Quoi qu’il en soit, ils passaient en concert dans une petite salle peu quelques semaines avant mon départ et, n’écoutant que mon courage (et les conseils d’une copine pour dompter la borne d’achat), je m’étais offert une place. C’était microscopique, mais je pouvais presque toucher le groupe des doigts, et je suis à peu près sûre qu’ils m’ont repérée, vu que je faisais une tête de plus que tout le monde et que j’étais la seule gaijin dans la salle. J’avais un petit crush pour le chanteur, qui à la fin du concert a distribué quelques branches de pois de senteur au public – j’ai réussi à en avoir une.

C’était étrange de rapporter un rameau fleuri avec moi – les fleurs coupées sont hors de prix au Japon – dont la délicatesse contrastait si vivement avec la musique et les émotions de cette soirée. Surtout, j’ai eu le sentiment que le pois de senteur était une allégorie de tout ce que je vivais sur place : la fragilité constante, le sentiment d’être déplacée et vaguement à la dérive… Je n’en garde pas une impression négative (ah, ah), mais plutôt celui d’une profonde nostalgie dont je ne me suis jamais départie chaque fois que je repense à cette époque de ma vie, longtemps considérée comme un échec.

Allez, en bonus, ma chanson préférée

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Chroniques du confinement – Des nouvelles du front (de l’intérieur)

Une bonne partie de mes angoisses a disparu depuis que j’ai trouvé un rythme de croisière pour le travail. Ce n’est ni pratique ni reposant, ce n’est sans doute pas le plus productif, mais je parviens à faire mon quota de pages habituels tout en m’occupant du reste – attention, ce n’est pas un moment Caliméro pour dire que je fais tout et Monsieur rien, c’est juste que Junior n’est pas assez autonome pour se gérer seul et éviter les bêtises. Disons surtout que j’ai appris à lâcher prise sur les temps qui ne sont pas réservés au travail.

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Ce n’est pas facile tous les jours, et tout dépend du degré de saturation des uns et des autres, mais pour l’instant on fait face. Une routine assez lâche s’est mise en place, qui nous permet de conserver des repères – paradoxalement, on ne fait pas tant de choses que cela, mais j’ai parfois l’impression que le temps file à toute allure. Je serai néanmoins ravie de mettre un terme à ce confinement.

Très sincèrement, j’en ai marre d’être coincée entre mes quatre murs, d’autant que cela a forcément une influence sur ma façon de penser, de réfléchir. Et je ressens une espèce de marasme intellectuel qui certes s’éclaircit par moments, mais n’est pas des plus agréables. L’impression que mon cerveau s’englue dans du rien, et que clairement si je ressors de ce confinement encore saine d’esprit, ce sera déjà bien. Je n’aurai pas acquis de nouvelles connaissances, j’aurai peut-être réussi à lire autre chose qu’un Harlequin Azur (ça reste à prouver), j’aurai peut-être découvert d’autres films que Eddie the Eagle et Starship Troopers… mais ça n’ira pas plus loin.

Après une dizaine de jours à tourner en rond, j’ai fini par me rendre à l’évidence: pour tenir le coup, il faut que je me foute la paix. Ce n’est donc pas cette année que je compenserai tous les gâteaux que je prépare et engloutis en me mettant au Pilates, Junior n’apprendra pas l’alphabet avec la méthode Montessori et Mademoiselle ne saura pas écrire pour la rentrée des classes – qu’elle ait lieu en mai ou en septembre – je ne coudrai pas mes masques moi-même… Tout ce qui n’est pas “essentiel” est mis en pause. Il en va de même pour moi.
Par la force des choses, je me suis recentrée sur notre groupe de confinement. J’ai par moment l’impression d’être en train de “larguer les amarres” et de m’éloigner peu à peu des gens, mais sans tristesse ou regret. C’est une simple constatation, d’une évolution somme toute logique compte tenu de l’énergie que me demande la vie quotidienne. Je ne doute pas, une fois cette “drôle de guerre” terminée, de retrouver un mode de fonctionnement normal.

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Chroniques du confinement – Les menus de la semaine #7

Oui, c’est un peu le bazar dans les publications ici, je raconte pourquoi dans le prochain post (j’espère). Cette semaine, nous avons reçu une grosse livraison de produits frais des commerçants de notre marché, et nous devrions pouvoir tenir jusqu’au réassort en fin de semaine.

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Dimanche midi : filet-mignon de porc aux légumes qui restent
Dimanche soir : coquillettes à la tomate (enfants) / spaghetti à l’ail et au piment (adultes)

Lundi midi : poulet et pommes de terre Picard
Lundi soir : tarte salée épinards et cime di rappa

Mardi midi : restes de filet-mignon et haricots verts
Mardi soir : boulgour aux légumes (avec mezze Picard pour les adultes)

Mercredi midi : saucisses et flageolets
Mercredi soir : purée de légumes verts (enfants) / trucs apéro (adultes)

Jeudi midi : steak, petits pois
Jeudi soir : riz aux épinards et lardons (oui, on mange beaucoup d’épinards – c’est de saison et les enfants adorent)

Vendredi midi : magret de canard, frites
Vendredi soir : courge butternut rôtie (enfants) / asperges grillées au jambon et œuf à la coque (adultes)

Samedi midi : paupiettes de poulet et haricots beurre
Samedi soir : mini pizzas (pour les enfants) / pâtes à la Norma (pour les adultes)

A-côtés : pain cocotte, cookies matcha-chocolat, sablés à la rose, biscuits au miel et flocons, brownie

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Les chroniques du confinement – Les menus de la semaine #6

Franchement, la préparation des menus vire au casse-tête. Le marché a fermé mais nous pouvons commander auprès de certains commerçants qui se sont réunis pour livrer… heureusement que leurs produits sont bons et qu’on veut les aider à franchir la crise parce que c’est un peu la foire d’empoigne. Mais bon, c’est toujours mieux que d’acheter le frais en supermarché (où nous sommes obligés d’aller pour l’épicerie et les 2kg de yaourts qu’engloutissent les enfants chaque semaine).

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Dimanche midi : Irish stew
Dimanche soir : riz aux épinards

Lundi midi : steak, petits pois
Lundi soir : asperges rôties et apéro

Mardi midi : schnitzel et pommes noisettes
Mardi soir : embeurrée de chou / avec les restes d’Irish stew pour les adultes

Mercredi midi : poisson, fondue de poireaux
Mercredi soir : boulgour à la tomate (pour les enfants) / poêlée Picard (pour les adultes)

Jeudi midi : filet de canette, haricots verts
Jeudi soir : courge butternut rôtie au four (pour les enfants) / foccacia, mozzarella et tapenade (pour les adultes)

Vendredi midi : paupiettes, navets, carottes
Vendredi soir : soupe (enfants) / poêlée Picard (adultes)

Samedi midi : omelette, salade de betteraves
Samedi soir : mini pizzas (pour les enfants) / pâtes à la Norma, salade de fenouil à l’orange (pour les adultes)

A-côtés : foccacia “comme un tableau” (décorée avec des herbes aromatiques, des fleurs et des légumes), biscuits aux pépites de chocolat, banana bread au chocolat

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Chroniques du confinement – L’heure des choix

Sans que je m’en rende compte, il s’est déjà écoulé cinq jours depuis ma dernière publication. Moi qui pensais être plus sporadique mais tout de même présente, c’est dire si j’ai été dépassée par la situation.

Assurer la continuité pédagogique. Empêcher le Paprika de faire des conneries. Gérer l’entretien de la maison (je n’ai jamais fait autant de vaisselle de ma vie, j’en ai maaaaarre). Préparer les repas. Penser aux courses avec 8 jours d’avance – râler quand on ne trouve pas ce qu’on veut au supermarché dévalisé. Lire (j’ai téléchargé une intégrale Harlequin Azur – les vrais savent). Travailler (pendant la sieste et après le coucher des enfants). Encadrer les activités manuelles (Mademoiselle est quasi autonome, son frère c’est une autre histoire – bien plus salissante). Bloguer.
Attention, je ne dis pas que je suis seule à tout faire, l’Anglais est présent et joue son rôle.

Après une semaine de flou total, une autre de tâtonnements, nous avons trouvé un genre de routine. Mais au bout du compte, il n’y a pas assez de temps, et certainement pas assez d’espace mental, pour tout faire. J’aimerais pouvoir me concentrer sur des choses plus futiles, plus essentielles à ma vie intérieure, mais pour l’instant je dois assumer un certain nombre de choix dont la prégnance est plus forte.
J’avoue que je ne suis pas certaine que cela me plaise, mais je ne vais pas non plus sauter du train en marche.

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Chroniques du confinement – Souffler un bon coup

Une semaine après Isa, je m’aperçois que je me suis pas mal mis la pression pour tenir cette chronique – j’avoue que j’ai très envie de garder une trace écrite sur le vif de cette période, qui d’une façon ou d’une autre changera nos vies.

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Mais il faut me rendre à l’évidence : entre la gestion du Paprika, une partie la continuité pédagogique de la Crevette (l’Anglais en gère l’essentiel, mais je fais les chansons et comptine), l’intendance (ça mange quatre fois par jour ces bêtes-là), le boulot (avec les rames), et le maintien d’un semblant d’activité physique, la charge est déjà très importante. Si raconter notre quotidien est intéressant, celui-ci a pris un rythme de croisière et j’ai vite le sentiment d’être redondante.
Du coup, j’ai décidé de m’autoriser à ne rien publier certains jours si je n’ai pas l’inspiration / le temps / le courage, ou à dévier de ma ligne éditoriale en proposant des billets moins centrés sur le confinement. Je ne m’interdis rien, et je serai toujours là à guetter vos commentaires.

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