Le goût du Japon

Lundi soir, l’Anglais souhaitant célébrer son nouveau contrat – et peut-être éviter la vaisselle – nous sommes allés dîner près de la maison. Le restaurant, ouvert il y a un peu plus d’un an, nous avait toujours tentés sans que nous ayions jamais eu l’occasion de nous y rendre. La carte propose une cuisine franco-japonaise “inventive”.

Le lieu est magnifique, avec un immense comptoir en bois de bambou et de pin, des murs comme parcourus de vagues bleu-gris et des fenêtres opacifiées. Le chef cuisine devant nous, le service est discret et attentif… tout ici rappelle le Japon.
Je choisis un menu tandis que l’Anglais opte pour un plateau de sushis. Après un amuse-bouche de tôfu à l’huile de sésame et au yuzu, un superbe et immense plateau de sushis arrive : dorade, saumon, coquille saint-jacques… mais aussi anguille, maki au shiso et saumon à l’ananas et au pitaya. De mon côté, je commence avec une salade de magrets de canards présentée dans une galette de riz très fine et travaillée comme une draperie. Malgré les ingrédients très français, le goût est assurément japonais. Je poursuis avec un filet de pintade au gril, sauce teriyaki et petits légumes.
Le dessert est une révélation : une glace au sésame blanc, au goût très prononcé, accompagné d’une sorte de yôkan à la banane et aux noix. Avec en prime pour l’Anglais des fruits frais et des petits biscuits bicolores au macha. Tout le repas fut arrosé de saké (nihonshû) rare. Grâce à notre connaissance de la culture japonaise – certes l’Anglais n’est pas totalement tatamisé, mais il y met du coeur – nous avons attiré l’attention du maître d’hôtel qui nous a également fait goûté un autre saké…
Une délicieuse soirée, un repas mémorable, mais une adresse d’exception.

Cojean

Encore un lieu découvert à l’heure du déjeuner, mais autrement plus “branché” que les autres… Cojean est une sorte de cantine bobo, où l’on trouve les produits traditionnels de boulangerie et de snack, mais de bien meilleure qualité (et à des prix plus élevés aussi, il faut bien l’admettre).

Outre les sandwiches baguette, pain de mie ou wraps désormais classiques, on trouve des petits plats aux saveurs et textures élaborées, des pâtisseries aux parfums variés et des boissons un peu trendy. Mais le grand point fort de l’endroit est, de mon point de vue, les jus de fruits et de légumes aux noms évocateurs (qui a déjà bu un jardin dévasté ?). En ce moment, on peut par exemple trouver un délicieux gaspacho ou le désormais fameux jus d’herbes de blé (si c’est pas un truc à bobos stressés, ça…). Ma préférence va au Think pink (orange-framboise) et au 10 heures du soir l’été (orange-ananas-fraise). Les différentes adresses sont disponibles ici.

Yum Chaa

Bon, je sais, il n’est pas forcément prévu que vous vous rendiez à Londres prochainement, mais je voulais parler de cet endroit, donc tant pis pour vous ! Le Yum Chaa est situé à Camden – plus précisément sur la galerie courverte au premier étage de Camden Lock – et tient lieu de boutique et de salon de thé.
A plusieurs reprises, nous avions eu l’occasion d’acheter leurs produits sur un étal en plein air, en particulier avant les fêtes quand il fallait trouver des idées de cadeaux. Ce week-end, nous avons eu l’occasion de nous asseoir dans leur petite boutique pour déguster un thé et quelques gâteaux.
L’atmosphère est chaleureuse, le staff jeune et accueillant. Dès l’entrée, les devises “Legalise tea” et “Say no to tea bagging” nous mettent dans l’ambiance : amateurs uniquement ! La carte propose un large choix de thés noirs, verts ou blancs, d’infusions et de pâtisseries. La théière individuelle est à 2£, les gâteux à 2£20. Les places sont chères mais un petit détour vaut le coup, y compris sur la “terrasse”, mais quand il n’y pas trop de vent.
Voici mon choix personnel pour le thé : Blueberry Hill, Earl grey blue star, Chai red et Notting Hill. Pour les gâteaux, ne résistez surtout pas à leur brownie ou aux muffins à la framboise.

Korean barbecue

Samedi soir, la reine mère et moi sommes allées manger dans un barbecue coréen près de la maison. C’est une adresse que nous avons découverte en juillet, alors que je revenais bredouille de l’aéroport de Heathrow et qui nous avait beaucoup plu. Sis dans un ancien restaurant spécialisé dans la cuisine méditerranéenne, l’endroit offre une décoration, faite de poutres et de pierres apparentes, en total contraste avec ses spécialités, que l’on imaginerait plutôt servies dans un décor épuré et oriental.
A la base de la cuisine coréenne, il y a deux ingrédients de choix : la viande de boeuf et le kimchi, condiment préparé avec du chou pimenté. Cependant, on peut aussi manger toutes autres sortes de viandes, du poisson, beaucoup de légumes variés et, bien entendu, du riz. La façon la plus “classique” de découvrir la nourrriture coréenne en Occident demeure le barbecue coréen, qui propose différents plats de viande à griller soi-même, accompagnés de légumes et de riz.
Le restaurant où nous allons, qui répond au simple nom de Korean Barbecue (pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?), offre des menus à partir de 15€, comprenant une entrée consistante (soupe, raviolis et petit maki à la coréenne), un plat de viande et un bol de bibimbap, riz agrémenté de légumes. Pour arroser le repas, vous pouvez opter pour une bière coréenne (sans grand intérêt), de l’alcool local (demander à Ei pour les recommandations) ou du thé.

Korean Barbecue
121, rue de la Croix-Nivert
75015 Paris

Une petite crêpe ?

Vendredi soir, retrouvailles avec quelques personnes du lycée. Nous étions six, affamés, transis et dans le quartier Montparnasse. Et que mange-t-on dans le quartier Montparnasse, surtout quand il fait froid ? Des crêpes ! Bienvenue chez les Bretons de Paris.

Nous avons donc atterri au Petit Josselin, sympathique crêperie (quoique microscopique). Au programme, galettes traditionnelles ou élaborées, portions généreuses et bonne humeur. Le service est efficace et souriant, la carte abordable. En prenant chacun une galette et une crêpe, le tout assorti d’une bouteille de cidre, nous nous en sommes sortis à 16€ par personne, l’idéal pour passer une soirée agréable en évoquant, avec force fous rires, nos souvenirs d’anciens combattants élèves.

J’ai trouvé que l’endroit comportait une forte proportion de Japonais au siège carré, et pour cause : le restaurant est chroniqué à plusieurs reprises par les guides et les blogs. Ce n’est certes pas forcément un gage de qualité, mais le côté “ambiance typique” y est pour beaucoup.

Le Petit Josselin
59, rue du Montparnasse
75014 Paris

Bio attitude

Oui, je sais, un resto/épicerie bio chroniqué dans mon blog, alors que je suis une adepte du coca light, des bonbons chimiques et de la junk food, ça fait bizarre. Mais je dois avouer que je suis conquise. A côté de mon bureau, on trouve donc une épicerie spécialisée dans le bio et ses dérivés. L’endroit fait un peu “refuge hippie”, entre tuniques en lin bio éthique et cours de yoga, mais les propriétaires tiennent une table d’hôtes.
Le menu est le même pour tous, et comprend une grande assiette de légumes cuits ou cru, assaisonnés de différentes manières, parfois accompagnés de tofu ou d’algues, mais le contenu change tous les jours. On s’assied à une même table, on discute entre voisins, l’ambiance est sympathique, la nourriture délicieuse. Parfois, si vous avez de la chance, il y a même du dessert.
Il vous en coûtera 11 euros pour un repas, 3 euros si vous souhaitez vous damner avec leur crumble aux poires. Ouvert uniquement le midi.

L’Essentiel
3bis, rue Bleue
75009 Paris

Typically French, as possible

Hier, j’ai revu Yoshi, mon ex de quand j’étais là-bas, pour la première fois depuis deux ans. Avec sa copine Seiga, je précise, donc sans arrière-pensée aucune. Ils m’avaient demandé de les emmener dîner dans un restaurant traditionnel puis d’aller boire un verre. Autant pour le bar, je n’ai pas eu d’hésitation, autant le resto c’était plus dur, puisque la bonne bouffe française, c’est à la maison. Le resto, c’est le jap.

Le salut est venu de maman, la semaine dernière : réunissant ses filles pour un déjeuner du côté de Madeleine, elle nous a emmenées à L’Ecluse, un petit bar à vins de la place. On y mange très bien (après un plat, en général, le fromage et le dessert ont peine à passer) et, pour chaque plat, les serveurs vous recommandent un vin particulier, que vous pouvez prendre au verre. J’ai craqué pour les tagliatelles au foie gras et jambon Serrano, Seiga – comment un si petit gabarit peut-il manger autant ??? – a choisi une “assiette autour de l’oie et du canard”, composée de rillettes, magret, confit, gésier… Et Yoshi a opté pour le saumon à la plancha et purée de fèves – tout en finissant l’assiette de sa copine. Pour le vin, un bon verre de Pessac-Léognan a joliment soutenu le repas.

Deuxième étape de la randonnée parisienne : le bar. Heureusement qu’à une époque, quelqu’un de ma connaissance aimait fréquenter les lieux branchés et cosy (c’était une demande appuyée de Yoshi, l’endroit cosy). Je les ai donc emmenés au Barlotti, dont le bar, au dernier étage, est très confortable : larges fauteuils et tabourets recouverts de velours, moquette moelleuse, éclairage atténué, musique d’ambiance pas trop présente mais suffisante pour ne pas mélanger les conversations… Ils étaient ravis. En outre, le barman connaît son métier : que ce soit le très coloré et très goûteux cocktail de fruits de Seiga, le délicieux mojito de Yoshi (et pourtant j’aime pas le rhum) ou la température de ma Zubrowka, tout était parfait.

Une dernière petite photo de la place de l’Opéra et retour dans les chaumières…
L’Ecluse : 15, Place de la Madeleine, Paris VIII
Le Barlotti : Place du Marché Saint-Honoré, Paris I

Nouvelle adresse

Après avoir raté plusieurs sorties bars pour différentes raisons débiles – anniversaire, révisions… j’ai pu avoir l’occasion de découvrir un nouvel endroit hier, mais cette fois c’est un resto. Hier soir donc, c’était dîner avec les anciens de Hoche, ceux qui ont trimé avec moi sur les bancs de ce vénérable lycée, parfois pendant près de dix ans… Enfin ceux que je vois toujours. Etaient réunis hier : Charles, Solène et Jérôme, Emilie. Quitterie était excusée pour cause d’orage.
Nous avions rendez-vous chez Charles qui nous a offert l’apéro. J’avais oublié, mais en fait ma réputation de soiffarde était déjà solidement établie au lycée – souvenir des soirées APH… Après, nous avions réservé dans un bistrot près de l’Ecole militaire, dont les prix ne sont pas exobitants. Au menu : plats principaux entre 12 et 16 euros, savoureux, joliment présentés, allant du cheeseburger à l’escalope de canard. Personnellement, j’ai adoré mon steack tartare au couteau, avec la dose d’échalote – et la bouteille de Worcester sauce. Une petite carte des desserts à 4,50 euros. Les filles ont fait la tête parce qu’il n’y avait plus de crème brûlée, donc elles ont choisi du moelleux au chocolat, les garçons ont pris du crumble aux fruits rouges. Personnellement, j’ai opté pour un truc plus léger, genre fromage blanc au miel et aux amandes. Le tout joyeusement arrosé de Côtes de Brouilly.
Très bonne soirée, sympathique adresse.

Au gros caillou
210 rue de Grenelle
M° Ecole militaire

Le bar du mardi

Hier soir, c’était donc la traditionnelle sortie picole, et nous avons découvert un nouveau lieu. Le point de ralliement était les Furieux, où nous étions allés la semaine dernière, mais, par extraordinaire, c’était le seul bar fermé de toute la rue de la Roquette. >_<
N’écoutant que notre courage, nous avons cherché un lieu de remplacement – c’était encore un jour de foot, donc les pubs du quartier latin étaient interdits – dans le quartier. Dans la rue, pourrait-on dire… Nous avons trouvé un petit bar, répondant au doux nom de “La Poudrière”. Happy hour de 18h à 21h (vraiment intéressant : 4euros le cocktail), bonne carte, diversifée et classique (bière, vin, cocktails, shots…), ambiance musical sympa et pas trop lourde.
Personnellement, j’ai beaucoup aimé leur Blue Lagoon (belle couleur, bien tassé et terriblement efficace) et la vodka tagada (heureusement, c’était juste un shot). Lilie a testé le B52 (avec du Bailey’s, forcément) et a visiblement apprécié. Tout le monde était content en somme.

La Poudrière
21, rue de la Roquette
75011 Paris
Metro Bastille

Encore un bar…

Comme chacun sait, le mardi soir est réservé à la soirée buvons-ensemble-une-bière-ou-deux (et roulons-nous sous la table). Donc hier, comme l’a si bien fait remarquer Rafu (cf son propre blog), nous avions rendez-vous dans un nouveau lieu. Bien forcés, nos pubs préférés étaient classés zone interdite pour cause de foot.
Je ne m’étendrai pas trop sur la blondeur de la serveuse – oh mon Dieu ! encore plus conne que moi – incapable de se souvenir du tarif de ses boissons, l’amabilité crasse du serveur – “Ca vous fera 10 euros 50 avec le pourboire” (crève, Ducon) – ou les balades de gens à vélo dans le bar (???).
Je retiendrai comme bon point les boissons : carte originale, pas trop hors de prix – rare dans le quartier de la Bastille qui est de plus en plus inabordable. J’ai testé le “pink gin”, autrement dit le gin au jus de pamplemousse. Quand on aime les boissons alcoolisées un peu amères, c’est idéal. J’ai également pu enfin découvrir le bloody Mary (bon je savais quand même ce que c’était), et la seule différence avec le jus de tomate normal, c’est ton taux d’alcoolémie après. (>_<)  Sinon, le coquelicot c’est pas mal – ne me demandez pas ce que c’est, je serais bien incapable de vous le dire – mais un peu trop sucré à mon goût.
Après le départ massif de 22h30 – mais qu’est-ce que c’est que ces pantouflards ! – nous nous sommes retrouvés en petit comité (Max, Seb, Prothéus, Yanna et moi), mais j’avais décidé d’arrêter l’alcool. Parce que le problème de l’alcool, c’est que, comme le sexe, ça arrange rarement les choses quand ça va pas :p

Ma conclusion : ça change agréablement, notamment grâce à l’absence de télé, mais je regrette un peu nos pubs fétiches… A voir la semaine prochaine