Le bar du mardi

Hier soir, c’était donc la traditionnelle sortie picole, et nous avons découvert un nouveau lieu. Le point de ralliement était les Furieux, où nous étions allés la semaine dernière, mais, par extraordinaire, c’était le seul bar fermé de toute la rue de la Roquette. >_<
N’écoutant que notre courage, nous avons cherché un lieu de remplacement – c’était encore un jour de foot, donc les pubs du quartier latin étaient interdits – dans le quartier. Dans la rue, pourrait-on dire… Nous avons trouvé un petit bar, répondant au doux nom de “La Poudrière”. Happy hour de 18h à 21h (vraiment intéressant : 4euros le cocktail), bonne carte, diversifée et classique (bière, vin, cocktails, shots…), ambiance musical sympa et pas trop lourde.
Personnellement, j’ai beaucoup aimé leur Blue Lagoon (belle couleur, bien tassé et terriblement efficace) et la vodka tagada (heureusement, c’était juste un shot). Lilie a testé le B52 (avec du Bailey’s, forcément) et a visiblement apprécié. Tout le monde était content en somme.

La Poudrière
21, rue de la Roquette
75011 Paris
Metro Bastille

Tout fout le camp

Soit je vieillis et je deviens près de mes sous – hypothèse peu réjouissante mais envisageable – soit on paie de plus en plus cher pour beaucoup de choses. Dernier exemple en date : le croissant. Poussée par la désorganisation qui règne dans ma vie, j’ai passé la semaine dernière à petit déjeuner aux croissants, n’ayant ni le temps ni la nourriture à a maison. Croyez-moi ou pas, mais j’avoue avoir été choquée par le prix du croissant au beurre à côté de mon bureau : 85 cts. Ca fait quand même 5,50F… Mais le meilleur n’est pas là : samedi matin je vais donner un cours dans mon quartier (pour ceux qui ne sauraient pas encore, j’habite le 15ème arrondissement) et là je paie mon croissant 95cts !!!
Donc je dis, tout fout le camp. J’attends avec appréhension le jour où ça passera la barre fatidique de 1euro. Ce jour-là, je me mettrai au pain sec T_T

Regard sur la vie des autres

Dimanche, Aurélie, Sylve et moi sommes allées voir “La vie des autres” de Florian Henckel von Donnersmarck. Vous en avez peut-être entendu parler, puisque c’est un film qui a reçu beaucoup d’éloges, et à juste titre.
L’histoire se passe en Allemagne de l’Est en 1984 (oh ben ça alors, quelle coïncidence, comme un roman bien connu) et raconte comment un officier de la Stasi – Staatssicherheit, Sûreté de l’Etat, la police politique quoi – chargé d’espionner un écrivain réputé bascule peu à peu du côté des dissidents au régime. La narration est très bien faite, car elle montre non pas une “conversion” miraculeuse, mais plutôt un attachement personnel du policier à ses “proies” et la manière dont cela remet en cause sa vision des choses.
En tant qu’histoire humaine, ce film est remarquable, mais il montre aussi une reconstitution fidèle de l’Allemagne de l’Est à la veille de la chute du mur. La description des méthodes d’interrogatoire de la Stasi fait froid dans le dos, même si la torture était extrêmement rare. La violence psychologique de la scène d’ouverture, qui alterne interrogatoire en direct et restitution de cet interrogatoire pendant un cours, donne une bonne idée de ce que pouvaient vivre les gens à l’époque.
Après la chute du mur, les responsables est-allemands ont essayé de faire disparaître les preuves accumulées pendant 50 ans sur les citoyens de la RDA. Malgré des tentatives de destruction en nombre, la majeure partie de ces archives a été sauvegardée et est aujourd’hui accessible. Notons que sur une population de 16millions d’habitants, la Stasi disposait d’environ 4millions de dossiers personnels…

Pour en savoir plus :
http://www.stasimuseum.de/en/enindex.htm

Chronique DVD

Hier je traînais dans ce lieu de perdition qu’est la FNAC – ne me regardez pas comme ça, ce sont des choses qui arrivent… – quand mon oeil alerte a été arrêté par un DVD en solde. Il s’agissait du film “Galaxy Quest” ou l’histoire improbable de héros d’une série télé de science-fiction des années 70 (Star Trek, on t’a reconnu !) qui se retrouvent embarqués pour une vraie mission spatiale vingt ans après. Il faut voir ce film, ne serait-ce que pour entendre Sigourney Weaver, blonde peroxydée, hurler : “La seule chose que j’ai à faire dans ce putain de vaisseau c’est de répéter ce que dit l’ordinateur, alors laisse-moi le faire !”. On est à mille lieues du commandant Ripley.
En fait, je pense qu’il ne me reste plus qu’à organiser une soirée projection. Quelqu’un a un grand écran ? Sur mon PC ça risque d’être dur.

“Ne jamais désespérer, ne jamais se rendre” Muahaha

Encore un bar…

Comme chacun sait, le mardi soir est réservé à la soirée buvons-ensemble-une-bière-ou-deux (et roulons-nous sous la table). Donc hier, comme l’a si bien fait remarquer Rafu (cf son propre blog), nous avions rendez-vous dans un nouveau lieu. Bien forcés, nos pubs préférés étaient classés zone interdite pour cause de foot.
Je ne m’étendrai pas trop sur la blondeur de la serveuse – oh mon Dieu ! encore plus conne que moi – incapable de se souvenir du tarif de ses boissons, l’amabilité crasse du serveur – “Ca vous fera 10 euros 50 avec le pourboire” (crève, Ducon) – ou les balades de gens à vélo dans le bar (???).
Je retiendrai comme bon point les boissons : carte originale, pas trop hors de prix – rare dans le quartier de la Bastille qui est de plus en plus inabordable. J’ai testé le “pink gin”, autrement dit le gin au jus de pamplemousse. Quand on aime les boissons alcoolisées un peu amères, c’est idéal. J’ai également pu enfin découvrir le bloody Mary (bon je savais quand même ce que c’était), et la seule différence avec le jus de tomate normal, c’est ton taux d’alcoolémie après. (>_<)  Sinon, le coquelicot c’est pas mal – ne me demandez pas ce que c’est, je serais bien incapable de vous le dire – mais un peu trop sucré à mon goût.
Après le départ massif de 22h30 – mais qu’est-ce que c’est que ces pantouflards ! – nous nous sommes retrouvés en petit comité (Max, Seb, Prothéus, Yanna et moi), mais j’avais décidé d’arrêter l’alcool. Parce que le problème de l’alcool, c’est que, comme le sexe, ça arrange rarement les choses quand ça va pas :p

Ma conclusion : ça change agréablement, notamment grâce à l’absence de télé, mais je regrette un peu nos pubs fétiches… A voir la semaine prochaine

Joies du baby-sitting

Mûe par l’appât du gain – et la perspective d’un dîner gratuit devant la télé – j’avais accepté de “baby-sitter” ce soir. Tout un art…
Rendez-vous était pris pour 18h30. Le temps que le prof lâche ses élèves en retard, que le bus soit pris dans un accident de la circulation, que j’aille boire un verre et tout ça, on s’est retrouvés à 19h15. La soirée commence bien, par le compte-rendu des notes du jour et la vérification d’une fiche de lecture sur Cyrano de Bergerac (et d’expliquer pourquoi à Arras, au 17ème siècle, on se bat contre les Espagnols).
Puis vient le temps de la négociation : “Je peux regarder la télé avant le dîner ? – Non ” “Je peux manger un bonbon pour le dessert ? – Mouais ” “Je peux regarder encore un peu la télé et prendre ma douche plus vite ? – Non ” “Je peux lire encore 5mn pour finir mon manga ? – NAN !!”. Une vraie guerre des nerfs. Tout ça pour apprendre qu’en fait, je me suis fait arnaquer d’un quart d’heure sur l’heure du coucher, groumf…
Après arrive l’ennui : j’ai sommeillé une petite heure sur le canapé, puis j’ai essayé de tromper l’attente en apprenant “Voici” par coeur… Heureusement que j’ai été raccompagnée à la maison, parce qu’il y a eu un dépassement d’horaire (>_<)

Mais bon, quelque part, je peux pas me plaindre, c’est mon frère et je l’aime bien. C’est le plus beau, d’abord !

Kowabunga !

Allez, j’avoue, je suis allée voir ce chef-d’oeuvre du cinéma d’animation, j’ai nommé “TMNT – Les tortues ninjas”. J’étais motivée par des souvenirs de dessins animés à la télé et de films live très kitsch (rappelez-vous le costume de Schreder…) et je n’ai pas été déçue.
Bon, le scénario est simpliste (sauver le monde, tout ça) mais c’est un film pour enfants on peut pas trop en demander. L’animation est fluide, avec de vraies bonnes séquences – le combat entre Léonardo et Raphaël sous la pluie, le combat de Raphaël dans une chambre froide avec un monstre avec la chanson “Black berry” en fond sonore… La bande-son est également très bien, rythmée et en adéquation avec l’action, mais le bla-bla moralisateur sur la famille, le sens de l’honneur et toutes ces choses, ça gonfle…
Dans l’ensemble, nous avons tous passé un bon moment, qui nous a rappelé le temps pas si lointain où nous avions 8 ans et pas toutes nos dents. Et en sortant, un seul mot à la bouche : pizza !!!

Une recette jap pour les malades

Puisque c’est la saison – pas un jour sans qu’une personne de mon entourage (et moi-même) ne tombe malade – il me paraît approprié de vous transmettre une recette japonaise très régressive et conseillée aux malades. Je sais pas si c’est l’effet placebo, mais au moins ça a le don de mettre de bonne humeur.

Ingrédients :

– reste de riz

– soupe miso instantanée

– 1 oeuf

– sauce soja

– eau

Faire bouillir l’équivalent d’un grand bol d’eau et ajouter la soupe instantanée dès l’ébullition (ne pas oublier de baisser le feu, sinon plus rien). Mélanger avec les baguettes, puis ajouter le riz (non réchauffé, de toutes façons ce sera brûlant à la fin). Casser un oeuf dans la soupe et mélanger immédiatement, pour que celui-ci fasse des fils (non, c’est pas une fondue savoyarde).

Verser la préparation dans un bol et assaisonner de sauce soja selon les goûts de chacun.

Je sais, ça a l’air trash comme ça, mais c’est vraiment bon, nourrissant et sain. A l’occasion je posterai une photo.

Soirée au Black Dog

Depuis le temps que j’en entends parler sans y avoir jamais mis les pieds, je me devais de faire ce pélerinage. C’est donc avec l’appréhension du néophyte (surtout à cause de ma tenue : jean et basket…) que j’ai poussé la porte de ce bar bien connu du quartier du Châtelet.

Le bar en lui-même est semblable à beaucoup d’autres : enfumé, pas forcément donné pour les consos… La vodka est servie à température ambiante, sacrilège ! Néanmoins, l’ambiance musicale est appréciable (du métal, bien sûr, mais je serais bien incapable de définir plus avant) et la population bigarrée.

Ce n’est qu’après avoir bu que j’ai découvert le vrai “bon point” du lieu : son restaurant. Le sevice est sympa, la salle non fumeur (ô miracle) et la nourriture délicieuse. Leur spécialité de boeuf argentin donne faim rien qu’à la lecture de la carte, et il n’y a rien à redire, tant sur la cuisson que l’accompagnement. Une vraie bonne surprise.

Donc mes impressions : pas mal pour un verre, absolument pour dîner ! Bon, pas toutes les semaines, ça coûte quand même plus cher qu’un MacDo…

I fed the vampire last night

Nourrir le vampire qui est en moi, le monstre qui est en toi… ce qui m’empêche de sombrer dans la folie aujourd’hui. L’Etreinte, avec tout ce qu’elle recèle de violences et de douleurs, ravive le souvenir d’une autre douceur, douceur qui me guide et me soutient dans mon choix. Le chemin est long, mais tes prières m’accompagnent.