Des hommes et des dieux

Oui, oui, oui. Je sais. Il ne se passe rien sur ce blog. En même temps, j’ai été malade, donc je n’avais rien à raconter. Il m’est arrivé des trucs chouettes, aussi, mais ce n’est pas le lieu pour en parler. Et puis l’Anglais et moi avons été saisis d’une grosse flemme (et du coffret DVD de la saison 1 d’Esprits criminels, avouons-le).

Mais samedi dernier, nous avons enfin rompu ce cercle infernal pour aller au cinéma voir Des hommes et des dieux, le film de Xavier Beauvois primé à Cannes. En 1996, sept moines français du monastère de Tibhirine en Algérie sont enlevés et exécutés par les terroristes islamistes (en tout cas, pour l’heure, c’est l’histoire qui prévaut, je n’entrerai pas dans le débat). Le film s’attache à retracer leur vie dans ce monastère de l’Atlas, sous la pression grandissante du pouvoir et des terroristes, mais aussi les instants de prière, la vie quotidienne, les rapports avec les villageois…

Je ne suis pas certaine d’être objective, étant donné que j’ai adoré ce film. On suit une vie faite de rituels, d’une vie intérieure extrêmement riche, mais qui n’est pas pour autant fermée au monde. Les moines vivent en communauté, mais ils sont aussi au coeur d’une communauté plus vaste, le village et ses environs, qui est leur terre de mission (mais pas au sens d’évangélisation, hein). La manière de filmer est tout en retenue, ne cherchant jamais à faire du sensationnalisme ou du voyeurisme, les acteurs sont excellents…
On suit les personnages dans leurs doutes, leurs certitudes, mais aussi leur volonté de faire dialoguer christianisme et islam, et c’est peut-être le but de ce film. En tout cas, c’est un grand moment de cinéma, qui n’est pas exempt de larmes (j’ai fait paniquer l’Anglais car je n’avais jamais autant pleuré au cinéma).

Tous les matins du monde

Je sais, j’arrive après la bataille. Le film – car je n’ai pas lu le livre – est sorti en 1991, et Alain Corneau est mort la semaine dernière. Mais ce soir, j’ai profité de la rediffusion de Tous les matins du monde sur Arte – enfin, la dernière demi-heure, j’avoue – et j’ai savouré, je pense à sa juste valeur, cette oeuvre qu’il me semble avoir toujours connue.

En 1991, j’habite Paris, et le professeur de musique de notre école primaire nous fait apprendre la chanson interprétée par les deux jeunes filles “Une jeune fillette”. Comme à l’époque je suis persuadée que je dois absolument être sérieuse comme une adulte et avoir des goûts d’adulte, je demande à aller voir le film au cinéma, et j’en ressors bouleversée. Je crois que l’on peut dater ma rencontre avec la musique baroque de ce jour-là. Depuis, même si je peux passer des mois sans en écouter, je nourris un amour, une tendresse particulière pour cette musique, et me retrouver aussi transportée que la première fois. C’est ainsi, je ne me l’explique pas.

Je ne suis pas certaine d’avoir vu le film depuis une bonne quinzaine d’années, mais ce soir, de nombreux détails me sont apparus, alors que je les avais parfaitement occultés. Le plus saisissant d’entre eux est bien entendu la réalisation magnifique d’Alain Corneau, le jeu de lumière qui transforme une simple scène en un tableau de George de La Tour, un plan-séquence en nature morte… Tout le film est en réalité truffé d’allusions à la peinture, mais je n’ai sans doute jamais pu les noter.

Voilà, mon message n’a rien apporté à la postérité, mais je souhaitais juste évoquer ces sensations qui rejaillissent, la fin poignante qui m’a fait pleurer, et la véritable héroïne : la musique.

Expendables

Après la soirée culturelle, la soirée zéro neurones. Samedi soir, l’Anglais et moi, alléchés par un casting prometteur, sommes allés voir The Expendables – Unité spéciale. Un film d’hommes avec des gros flingues, des filles, des motos et du rock. En gros. Et réalisé par Stallone himself.

C’est évident, on n’y allait pas pour le scénario, mais en gros voici la trame : Sylvester Stallone est à la tête d’un groupe de mercenaires qui travaille pour différents commanditaires, qu’ils soient privés (sociétés) ou publics (CIA). Un jour, on lui propose un nouveau boulot sur une île qui ressemble beaucoup à Cuba, mais… Ben voilà, faudra aller voir sur la page Wikipedia pour avoir l’histoire !

En fait, l’intérêt du film, c’est plutôt de voir plein de grosses pointures des films d’action se retrouver pour faire un truc ensemble. Ca pourrait être une sorte de barbecue des gros bras, avec une bière et accessoirement une histoire. Les personnages ne se prennent pas trop au sérieux, et la meilleure scène est, selon moi, celle où Stallone, Bruce Willis et Schwarzenegger se retrouvent dans la même pièce. Ca dure cinq minutes à tout casser, mais y’a pas mal de références.

En revanche, on peut être charitable et oublier la prestation de Charisma Carpenter (ex-Cordelia dans Buffy – je suis pas fan mais certains de mes lecteurs feront le lien), et qui est réduite au rang de faire-valoir pétasse (et en plus, elle a vieilli). C’est certainement pas le film de l’année, mais on rigole bien.

Inception

La chronique cinéma fait son grand retour, et avec un film qui marquera les esprits. Depuis deux semaines que le dernier opus de Christopher Nolan est sorti, tout mon entourage ne fait que dire à quel point c’est réussi, c’est bien fait, remarquable, etc. Ce que nous sommes allés vérifier hier soir.

L’histoire est assez complexe et difficile à résumer sans trahir l’intrigue. Bon, je vais faire une tentative. Dom a une capacité particulière : il peut s’introduire dans les rêves des autres et dérober ce qui se cache dans leur subconscient. Jusqu’au jour où il est embauché pour non pas dérober une idée, mais pour en implanter une, ce que l’on appelle l’inception. Le processus, extrêmement compliqué, exige qu’il compose une équipe, qu’il va embarquer dans une aventure dans l’imaginaire.

Bon voilà, c’est pas forcément bien résumé, mais c’était difficile de faire mieux sans dévoiler toute l’intrigue. Quoiqu’il en soit, j’ai beaucoup aimé ce film, dont le scénario est à la fois complexe, inventif, tout en parvenant à garder une trame assez simple. Les différentes péripéties pourraient être comparées à des ornements qui fleurissent, mais qui prennent leur racine sur la même base. Alors qu’il était très difficile de raconter une histoire qui se passe en grande partie en rêve, et de faire perdre pied à la narration, Christopher Nolan réussit sans problème, et désoriente ses spectateurs sans les perdre.

Les effets spéciaux, qui sont pour beaucoup dans la “vraisemblance” du film, sont très bien faits sans être envahissants. Mais je pense que l’une des grandes forces du film repose sur son casting. Outre Leonardo diCaprio et Marion Cotillard dont on nous a rebattu les oreilles –  à juste titre, même si je confesse que pour moi DiCaprio était meilleur dans Shutter Island – il ne faut pas oublier Ellen Page, Cilian Murphy et, cerise sur le gâteau si je puis dire, Ken Watanabe, toujours aussi bon acteur, même en anglais.
Le Compositeur avait fait remarquer il y a quelques jours l’importance de la musique composée par Hans Zimmer, qui enveloppe le film sans l’écraser et tout en parvenant à faire passer les émotions. Je suis d’accord – le thème principal est juste assez imposant et angoissant pour l’atmosphère – même si d’autres musiques de film ont pu être aussi emblématique. Sinon, je me pose une grande question : le choix de la chanson phare est-il un clin d’oeil ?

Pour ce qui est de la fin, il est évident qu’elle peut être soumise à de nombreuses interprétations, et sans doute est-ce sur quoi repose le succès du film. Où s’arrête le rêve, où commence la réalité ? En tout cas, c’est aussi une merveilleuse manière de montrer que nos rêves révèlent ce que nous avons de plus enfoui, de plus secret et de plus inconscient.

Robin des bois

Dimanche, l’Anglais et moi sommes enfin allés voir le dernier film de Ridley Scott dont on a tant parlé lors du festival de Cannes. J’avoue que nous y allions en sachant que nous serions déçus quoiqu’il arrive, d’autant que la bande-annonce nous avait fait redouter le pire par rapport au scénario. Et bien nous avons eu raison : c’était pire.

XIIème siècle. Après dix années passées à faire la guerre dans l’armée de Richard Coeur de Lion, Robin Longstride, archer, retourne en Angleterre en se faisant passer pour Robert Loxley. Après un arrêt à la cour (je ne peux pas trop en dire), il se rend sur les terres de Loxley, pour remettre un message au père et à l’épouse de celui dont il a usurpé l’identité. Malgré lui, il va se retrouver lié à ces terres et aux habitants.

J’évite de trop en dire, mais après tout, tout le monde connaît à peu près les personnages du mythe de Robin des Bois. En l’occurrence, j’ai été abasourdie par la platitude du scénario, digne d’un roman harlequin – le héros qui dort par terre dans la chambre de l’héroïne, les changements d’identité – ou complètement incompatible avec l’état d’esprit d’un personnage médiéval – “Nous voulons la liberté pour tous !”  Bah voyons.
Le problème de Ridley Scott, qu’on trouvait déjà dans Gladiator – ah, le sénateur romain qui s’exclame “Mais César, nous sommes le peuple !” – et dans Kingdom of Heaven – Nous nous battrons tous, chevaliers ou pas – c’est qu’il tient absolument à faire passer un énorme message de “paix, amour, fraternité entre les peuples et mort aux tyrans” dans la bouche de ses héros, alors que c’est généralement incompatible avec l’environnement qu’il leur choisit.
Sinon, je n’ai pas trop compris l’histoire des orphelins du village qui partent vivre dans la forêt, qui ne parlent jamais, et dont la présence rappelle très fortement celle des “monstres” dans Le village de Shyamalan. A un moment donné, ces orphelins – qui pillent pour manger – débarquent d’on sait où montés sur des petits chevaux… On nage en plein délire.

D’un point de vue historique, alors là… Je sais que je vais faire ma râleuse, et que certains trouveront peut-être cela totalement snob, mais c’est pas grave, j’ai envie. Ne serait-ce que parce que l’un des arguments marketing majeurs reposait sur l’historicité voulue par Ridley Scott. Ah bah bien sûr. Nous sommes en plein XIIème siècle, mais les costumes ressemblent pour beaucoup à des costumes XVème – ne parlons pas de la cour, où c’est un joyeux mélange de pseudo-médiéval, de Tudor et de byzantin – Lady Marianne est une femme mariée mais elle se promène cheveux lâchés dans le dos, on joue au luth des airs qui ressemblent fortement à une chanson des années 80…
Sinon, le bon sens semble avoir manqué quelque part : les Français tentent de débarquer sur une plage cernée par des falaises, le roi de France dans sa nef sur une mer assez agitée porte un lourd manteau de velours fleurdelysé (!), les rois ont droit à une cotte de maille dorée (!!), on brûle le corps d’un chrétien alors qu’il n’y a ni maladie ni vengeance… Je pense que je pourrais en citer encore.
En d’autres termes, au-delà de la franche partie de rigolade (parce que vient un moment où il faut prendre tout ça au second degré), je me suis sérieusement ennuyée, et j’ai trouvé que ce film ne valait pas les éloges qu’il avait reçus. Tant qu’à se faire un film historique de Ridley Scott, autant choisir Kingdom of Heaven, c’est mieux.

Iron Man 2

Me revoilà ! Et pour de bon, j’ai tout plein d’articles sous le coude – j’ai eu quelques soucis pour rester dans les temps, malheureusement. Pour commencer, une petite chronique ciné : jeudi matin, nous sommes allés voir le nouvel opus des studios Marvel : Iron Man 2.

J’avais beaucoup aimé le premier volet de la série, le côté “sale gosse” de Tony Stark, les super effets spéciaux, la bande-son métal et rock, le scénario qui tient debout… et je n’ai pas été déçue par la suite.
Après son “coming out”, Tony Stark n’a plus un moment à lui. Après avoir inauguré la Stark Expo en grande pompe – une sorte d’exposition universelle à la sauce marchand d’arme aux heures de grande écoute – il commence à péter les plombs. Fêtes arrosées, dérapages… quelque chose ne va pas. Et cela ne fait qu’empirer quand un nouveau super méchant débarque en direct du passé familial.

On l’aura compris, ce n’est pas un film à oscars, mais un excellent divertissement. Le rythme est palpitant, l’histoire tient debout et ravit, je pense, les amateurs de comics Marvel grâce aux nombreux clins d’oeil à l’univers bien connu. Le personnage de Tony Stark est toujours autant à baffer (c’est une partie de son charme), Mickey Rourke fait un méchant très convaincant, Scarlett Johansson est définitivement plus belle que Gwyneth Paltrow, et Samuel L. Jackson est génial. En guest star, on retrouve le robot un peu débile du premier film, et il n’a pas vraiment upgradé.
Enfin, je ne peux que vous recommander de rester jusqu’au bout du générique : frissons d’anticipation garantis ! 

Kick Ass

Attention, ce post pourrait bien être le signe de la reprise de ma vie sociale ! Affaire à suivre, donc.
Dimanche soir, Imihel nous avait proposé une séance ciné pour aller voir la dernière adaptation de comic en date (non, pas Iron Man, il sort demain). Kick Ass est en effet à l’origine un comic parodique et politiquement incorrect qui met en scène Dave, un ado tout ce qu’il y a de plus ordinaire qui décide un jour de se transformer en super-héros. Il n’a pas de pouvoir, pas d’argent, rien qui pourrait l’aider dans sa transformation, juste beaucoup de détermination et de naïveté. Il se bidouille un costume grâce à une combinaison achetée sur le net, et en avant l’aventure sous le nom de Kick Ass.

Malheureusement, s’il est plein de bonne volonté, Dave ne fait pas un bon super-héros, et encaisse plus de coups qu’il n’en donne. Mais c’est alors qu’il rencontre deux justiciers masqués vraiment entraînés : Hit Girl et Big Daddy. Et là tout dérape.

Ce film est vraiment très bien. Bourré de références à la culture comics et à son exploitation commerciale, il est à la fois drôle et prenant. Bien entendu, l’idée n’est pas de proposer une réflexion sur la condition du super-héros, mais plutôt de pousser au maximum le délire du justicier masqué. Et ça marche.
Les acteurs sont bons – Nicholas Cage est remarquable en papa gâteau qui élève sa fille pour devenir une bonne psychopathe – le film est dynamique, la bande-son est vraiment enlevée et très agréable – avec Mika et The Prodigy en guest stars. Bon, c’est un film de geek, c’est évident, mais tout le monde peut y trouver son compte. Mention spéciale à la fin du film, qui n’est pas très politiquement correcte.

Le choc des titans

Attention c’est du lourd ! La rubrique cinéma fait son grand retour, avec un immense navet ! De l’action ! Du spectacle ! Des effets spéciaux ! Des mauvais acteurs ! Un scénario exsangue ! Mais quelle partie de rigolade, mes amis.

Bon, le film reprend (très vaguement) la trame du mtyhe de Persée et Andromède. Mais très, très vaguement, alors. Certes, Persée est un demi-dieu recueilli par un pécheur, et il finit par sauver la princesse Andromède du monstre marin. Sauf que. Pour y arriver, quelle galère ! Il faudra entre autres affronter des scarabées géants (???), les Nornes, Méduse et Hadès. Rien que ça.
Par où commencer ? L’indigence du scénario (qui plus est complètement téléphoné), les monstres qui ont tous la même tête, les effets de caméra qui donnent mal au coeur ? Je pense plutôt faire un recensement des chose qui nous ont le plus fait rigoler.
En tout premier, vient le conseil des dieux : on se croirait dans les chevaliers du zodiaque, ils sont tous habillés en armures intégrales scintillantes. Il faut impérativement citer l’absence totale de jeu des acteurs principaux – sauf pour Liam Neeson et Ralph Fiennes, qui devaient avoir des traites en retard pour leur nouvelle maison. Sam Worthington est pitoyable en héros, il ne sait qu’interpréter le brave soldat qui se bat pour une cause (mais pas trop longue la cause, ça fait du texte à apprendre).

Il y a aussi la musique qui reprend régulièrement des thèmes connus (j’ai au moins identifié Les dents de la mer et Eye of the tiger), la nymphe Io qui se balade dans le mythe, mais on sait pas pourquoi, Méduse en mauvaise animation 3D (tout le budget est passé dans le monstre de fin), le monstre de fin qui ressemble à un Alien géant, une espère de prophète illuminé qui ressemble à un hindouiste… Un vrai bordel, si je puis me permettre. Un final déchirant, l’amour et le devoir qui triomphent, et une spectatrice à côté de nous qui nous a voués aux gémonies pour avoir rigolé pendant tout le film. C’est vrai qu’avoir payé 10€ pour voir un truc pareil, ça peut vous passer l’envie de rire.

Shutter Island

Normalement, j’essaie de ne pas enchaîner les articles sur le même sujet, mais ce week-end nous sommes encore allés au cinéma avec les parents de l’Anglais, pour voir le dernier opus de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio en héros principal.

1954. Teddy Daniels, marshall fédéral, et son coéquipier Chuck sont appelés à l’asile pénitentiaire de Shutter Island. En effet, un patient a disparu et, considéré comme dangereux, son appréhension nécessite la présence de policiers fédéraux. Mais alors que les deux hommes mènent l’enquête, les pistes semblent partir dans tous les sens, et la disparition passe au second plan…

Je partais voir ce film avec beaucoup d’a priori. Il faut bien avouer que la combinaison Scorsese plus DiCaprio ne m’inspirait pas vraiment. Et force est de reconnaître que j’avais totalement tort.
Le film est remarquable, le suspense haletant. A aucun moment je n’ai vu venir le dénouement, lequel laisse un sentiment étrange et dérangeant. Le film est en outre servi par une très belle musique, à la fois grandiose et inquiétante, à l’image du lieu, et la manière de filmer entretient l’atmosphère sombre voire dérangeante de l’histoire.
Ce film est en outre une excellente adaptation du roman du même nom de Dennis Lehane, lequel avait déjà publié Gone baby gone et Mystic river

Les chèvres du Pentagone

Hier soir, l’Anglais et moi sommes allés voir un film dont la bande-annonce nous avait particulièrement alléchés : Les chèvres du Pentagone. Entre un casting de choix – Clooney, MacGregor, Bridges et Spacey – et un scénario complètement délirant, nous n’avons pas été déçus.

Attention spoil !
2002. Le journaliste Robert Wilton décide de partir en Irak suite à de nombreux bouleversements dans sa vie. Il cherche notamment à retrouver un certain Lyn Cassady, dont il aurait entendu parlé comme d’un soldat d’un nouveau genre. Ayant retrouvé l’individu par hasard, il le suit et se retrouve embarqué dans un road trip assez hallucinant au travers du désert irakien. Il apprend alors de la bouche de son guide l’histoire incroyable mais vraie des super guerriers du Pentagone, et le rôle de la chèvre dans tout cela…

Difficile de résumer ce film sans trop en raconter. Bien sûr, il part d’une histoire vraie, dont j’avais déjà entendu parler : la volonté des Etats-Unis de créer un guerrier “spirituel” capable d’utiliser des pouvoirs psychiques, le tout à peu près en même temps que le fameux bouclier anti-missile “Starwars” (oui Reagan aimait la SF). Toujours est-il que c’est un film extrêmement drôle, allant jusqu’à l’absurde et dont on ne voit absolument pas venir la fin.
Racontée par le personnage d’Ewan MacGregor, l’histoire alterne flashbacks et scènes “en temps réel”. George Clooney est touchant dans son rôle d’ancien Jedi – et la scène où Ewan MacGregor le regarde dans les yeux en disant ignorer complètement ce qu’est un jedi est très savoureuse. Jeff Bridges, en ancien militaire reconverti dans le new age, et Kevin Spacey en méchant manipulateurs sont également très bons, de même que les seconds rôles.

Mais le film n’est pas uniquement une comédie simpliste, il se présente comme une quête, avec ses héros et ses méchants, avec en filigrane le besoin que nous ressentons tous à trouver un sens à notre vie.
Nous avons adoré, cela en valait vraiment la peine.