Victoria – les jeunes années d’une reine

Dimanche matin, profitant de ce que l’Anglais était toujours en train de courir après des trolls quelque part vers Châteauroux, je suis allée voir un film de fille. J’entends par là, un film historique avec des costumes, une intrigue, une histoire d’amour et un happy end.

1837. Victoria de Kent, héritière du roi William IV, a passé son enfance enfermée dans le palais de Kensington, mal préparée à son futur rôle. Son imminente accession au trône attise toutes les convoitises, car qui contrôlera la reine contrôlera, si ce n’est le royaume, du moins ses grandes orientations politiques. Dans cette optique, le roi des Belges Léopold décide de “téléguider” son neveu Albert de Saxe-Cobourg-Gotha pour en faire l’époux de Victoria.

L’avantage des films historiques (en général), c’est qu’on sait comment ça va finir avant même de commencer. Et l’autre avantage, c’est que dans cette histoire, ça finit bien. Pour une fois, l’amour semble triompher de la politique.
Outre ce tribut à mon côté fleur bleue, ce film est intéressant parce qu’il met en lumière les luttes autour d’un personnage – la future reine – pour parvenir à le contrôler, mais aussi les réactions de ce personnage, qu’elles soient habiles ou maladroites. Comment tenir son rôle ? Comment reconnaître les amis des ennemis ? Qui manipule qui ?

Comme disait Ioionette sur Facebook dimanche soir, l’avantage de ce film, c’est qu’il réconcilie avec le côté “fille”. On se laisse rêver devant cette belle fresque, sa musique et ses robes, et c’est encore le meilleur des antidépresseurs.

The Reader

Je rentre à l’instant du cinéma et j’ai l’impression d’avoir pris une énorme baffe dans la figure. Voici un film magnifique, remarquable à tous points de vue et extrêmement émouvant.

De nos jours, en Allemagne, un homme se souvient de la relation amoureuse qu’il a entretenue avec une femme beaucoup plus âgée que lui quand il était adolescent, et qui lui demandait régulièrement de lui faire la lecture. Malgré sa brièveté, cette histoire l’a marqué, surtout quand, quelques années plus tard, le destin l’a remis en présence de cette femme et lui a révélé une face cachée de son existence.

Adaptée du roman éponyme de Bernhard Schlink, l’histoire est très belle et pose avec justesse la question du désir, de l’amour, de l’éducation, du pardon… le tout avec beaucoup de pudeur et de délicatesse. Les acteurs sont excellents : Kate Winslet, bien entendu – qui a été récompensée d’un Oscar pour ce rôle et qui est définitivement mon actrice préférée – Ralph Fiennes – que j’ai un temps confondu avec Liam Neeson – mais aussi, il faut lui rendre justice, David Kross, qui incarne le héros dans sa jeunesse. Tous trois nous livrent une interprétation magistrale de ce drame qui se noue à travers le temps.

Je ne peux que conseiller à tout le monde d’aller voir ce film pour pleurer, rire, s’attendrir, frémir… Deux heures pour deux vies.

Transformers 2

Vendredi soir, l’Anglais et moi sommes allés voir Transformers, dont j’avais chroniqué le premier volet sur ce blog il y a déjà deux ans. Entre nous à l’époque, c’était un sujet de plaisanterie, car nous avions tenté d’y aller ensemble sans pour autant y arriver. Mais revenons à nos moutons.

Il y a deux ans, suite à la victoire des Autobots sur les Decepticons, ceux-ci ont été détruits ou mis au secret, tandis que les premiers ont intégré une force militaire commune avec les hommes pour protéger la Terre. Mais bien entendu, il y a forcément un bureaucrate pour remettre en cause l’existence de cette unité, puisque ça coûte cher et que les transformers continuent de se battre parmi nous.
De son côté, Sam, héros du premier opus, tente de gérer son entrée à la fac, les états d’âme de Bumblebee, et sa copine. Une nouvelle menace va néanmoins faire son apparition…

Bien entendu, ce n’est pas un film intellectuel, mais un excellent divertissement, du moment qu’on aime les robots, les scènes d’action et les jolies filles (pour vous messieurs). La réalisation est efficace, les transformations me renvoient toujours à mon enfance, même si le scénario manque un peu d’originalité (oh, ça alors, ça se passe en Egypte, quelle surprise…). Quoiqu’il en soit, c’est un bon moment, assez jouissif, avec en prime du Linkin Park dans la BO.

L’âge de glace 3

Mardi soir, nous sommes allés voir le dernier volet des aventures de Manny, Diego et Sid. L’histoire reprend les personnages peu après le précédent opus : Ellie, la compagne de Manny, attend un petit, et cet évènement bouleverse l’équilibre de la “horde”. C’est d’ailleurs en voulant “copier” et en voulant avoir des enfants “à lui”, que Sid déclenche une nouvelle catastrophe : ayant dérobé des oeufs, il se met en tête de les élever, même quand ceux-ci se révèlent être… des bébés dinosaures.

On retrouve les habituelles péripéties de Scrat, toujours aussi hilarantes, d’autant qu’il rencontre une femelle plus que caractérielle. Le scénario est bien construit, les situations drôles ou émouvantes. Le personnage de Buck la Belette complètement timbrée est particulièrement savoureux.
On rit non seulement aux facéties des personnages, mais aussi devant les nombreuses parodies – Jurassic Park, Star Wars… Un très bon film !

Terminator Renaissance

Ca c’est du film de merde qu’il est bon ! Après plusieurs tentatives infructueuses, notamment dues à un emploi du temps quelque peu chargé, nous avons réussi à aller voir le quatrième tome de la série Terminator.

2018. Le jour du Jugement Dernier (comprendre : le soulèvement des machines qui a eu lieu à la fin du troisième volet) a eu lieu, et les humains sont obligés de se battre contre les machines pour survivre, de se cacher et de se protéger de leur mieux. Nous retrouvons John Connor, chef de la Resistance, qui, suite à une expédition dans un centre de Cyberdine, parvient à mettre la main sur les nouveaux plans du T-800. Il doit en outre faire face à la menace qui pèse sur son futur père biologique (et oui, c’est Terminator…).

C’est pas un film mémorable, mais ça se laisse très bien regarder. Le scénario sait où il va, parvient parfaitement à faire la jonction avec les trois précédents volets. Certes, on voit venir les choses, mais tout cela reste cohérent.
Bien entendu, les décors et les effets spéciaux sont très réussi, bien entendu les gentils gagnent à la fin. Mais il faut surtout noter les clins d’oeil au travers de répliques, détails, décors… La présence omniprésente de Sarah Connor, pourtant déjà morte, est bien amenée. Un bon divertissement pour vacances de neurones, en somme.

Anges & Démons

Oui, je sais, je ne fais pas dans le cinéma intellectuel en ce moment. En même temps, vu que j’ai réussi à être suffisamment fatiguée pour manquer m’endormir dans le métro jeudi, je pense que mes neurones ne supporteraient pas un challenge trop important.

Cité du Vatican. Le pape vient de mourir et, après avoir observé les neuf jours de deuil traditionnels, les cardinaux sont sur le point de se réunir en conclave. Cependant, la disparition de quatre d’entre eux dans des conditions plus que troubles, pousse les responsables de la sécurité à contacter le Pr Langdon et à lui demander son aide.

Bien entendu, c’est du Dan Brown, c’est-à-dire une intrigue dont on voit venir les évènements à des kilomètres, avec des enjeux plus qu’importants, et dont la trame est cousue de fil blanc. Le Da Vinci Code était déjà pompeux, Anges & Démons est carrément risible, puisqu’on ne risque pas moins que l’Apocalypse (avec force effets spéciaux pour faire plus vrai).
Pour ne pas avoir trop l’air de cracher dans la soupe (l’Anglais, Sylve et moi avons quand même bien rigolé), j’ai relevé quelques points positifs, et non des moindres.
Tout d’abord, il y a Ewan McGregor, et Ewan McGregor en tenue de prêtre ça ne se rate pas. Je pense que Flashmarion sera du même avis que moi. Ensuite, pour quelqu’un qui n’a jamais vu Rome, on en a de très belles vues (encore que reconstituées par ordinateur pour certaines) et cela donne envie de visiter. Enfin, j’ai beaucoup apprécié le côté “derrière l’écran” et le fait que l’on puisse voir les multiples rituels qui entourent la mort d’un pape et l’élection de son successeur.

Millenium

Toujours dans la série “les polars venus du froid”, je suis enfin allée voir l’adaptation cinématographique du premier roman de la série de Stieg Larsson. Mais si, souvenez-vous, j’ai pas arrêté de vous bassiner avec ça.

Je ne reviendrai pas sur l’histoire, soit vous avez déjà lu le bouquin, soit vous parcourez mon blog, soit vous ne voulez pas en entendre parler, donc c’est inutile.

A l’attention de Matou : attention, un spoil se cache peut-être dans ces lignes (je prends mes précautions maintenant).
Le film est bien fait, les personnages correspondent globalement à l’idée que l’on se fait d’eux dans le roman. L’intrigue est respectée et l’enquête progresse de la même manière – cela m’a même permis de me remettre en tête certains détails. Personnellement, je regrette que seule la partie policière ait été exploitée, au détriment de l’aspect journalistique et financier : cela réduit le roman à un simple polar, ce qu’il n’est pas, du moins à mes yeux. J’avoue également que les 10-15 dernières minutes m’ont un peu donné envie de bondir, car non seulement on sent bien que le réalisateur avait besoin de caser le dénouement final en très peu de temps, mais aussi qu’il a cherché à “humaniser” Lisbeth Salander, ce qui gâche les choses.
En outre, certaines images intercalées dans la narration “spoilent” joyeusement le tome deux à tous ceux qui ne l’auraient pas encore lu. Enfin, même si le film a été interdit aux moins de 12 ans, certaines scènes sont particulièrement difficiles, voire insoutenables, et je ne comprends pas ce classement “léger” (ça fait réac ? je m’en fous).

Je tiens néanmoins à souligner la performance des acteurs, qui parviennent à donner vie à leurs personnages sans être écrasés par eux, et en particulier celle de Noomi Rapace, interprète de Lisbeth Salander. Elle réussit à rendre le côté impénétrable et froid de l’héroïne sans pour autant tomber dans la caricature ou le “robot”.
Et pour l’anecdote, le suédois, ça se comprend beaucoup mieux que l’islandais !

Jar City

Ce week-end, l’Anglais et moi étions au vert chez ses parents, et nous avons eu l’opportunité d’aller voir Jar City, polar islandais (en version originale s’il vous plaît).

Reykjavik. L’Inspecteur Erlendur enquête sur ce qui se présente comme un meurtre banal. La découverte de la photo d’une tombe sur les lieux du crime donne cependant un nouvel aspect à l’affaire, qui se retrouve mêlée à des évènements vieux de plus de 30 ans. Mensonges, meurtres et fichage génétique de la population islandaise se retrouvent alors étroitement mêlés…

Difficile d’en dire plus sans révéler l’intrigue – et j’entends pourtant certains esprits chagrins me faire la morale. Adapté du roman éponyme, le film donne une impression de froideur, de précision chirurgicale, aidé en cela par une image au grain assez visible, avec des scènes sombres même en extérieur. Certaines scènes m’ont semblé à la limite du supportable, mais sans doute pour générer un profond sentiment de malaise et le questionnement du spectateur. Si l’on ajoute à cela la langue islandaise qui semble parfaitement incompréhensible à l’exception de certains mots, on aura l’idée générale : un film qui décontenance, efficace et avec une intrigue fouillée.

Star Trek

Toujours dans la série “cinéma intellectuel et films d’auteur”, nous sommes allés voir le nouveau Star Trek. Alléchés depuis plusieurs semaines par une bande-annonce prometteuse, je dois reconnaître que nous n’avons pas été déçus.

Je connais mal la série Star Trek – j’ai vu le troisième film lors d’une diffusion télé il y a plus de 10 ans – et surtout par les parodies – en particulier l’excellent Galaxy Quest. Mais bon, on sait quand même que le Capitaine Kirk commande le vaisseau Enterprise avec un type aux oreilles pointues du nom de Spock – non, pas mon père, l’autre – et parcourt l’univers pour des aventures toujours renouvelées.
Ce nouveau film a fait le pari, plus de 40 ans après les débuts télévisés de donner un coup de jeune à la série et de revenir sur les origines des héros – un procédé désormais classique si l’on en juge par les derniers blockbusters de superhéros. Nous retrouvons donc le jeune James Kirk, tête brûlée, séducteur et légèrement irresponsable, face à Spock, luttant contre ses démons intérieurs et les préjugés de sa race. On assiste à leur enfance, leur entrée dans Starfleet et l’aventure qui sera à l’origine de leur amitié légendaire.

C’est un très bon film du genre : le scénario tient debout, et parvient même à faire le lien avec toute l’histoire précédente sans se répéter, les répliques sont efficaces, les effets spéciaux magnifiques, l’humour omniprésent. On sent également que les producteurs nous préparent d’autres films, mais c’est devenu une habitude. Si l’Anglais a regretté que l’histoire ne soit pas un peu plus longue, j’ai été totalement transportée.
“Long life and prosper.”

X-Men Origins : Wolverine

Pour célébrer nos vacances, l’Anglais et moi nous sommes levés plus tôt que d’habitude et sommes allés au cinéma voir Hugh Jackman et ses pectoraux le dernier film tiré des licences Marvel.

Le but du film est de donner un passé à un personnage amnésique, et pour ce faire, d’adapter le comics déjà paru sur ce thème. On assiste donc à la découverte des pouvoirs du héros, à l’élaboration de son étrange lien avec Dents de sabre (l’excellent Liev Schreiber déjà vu dans Les insurgés) et on apprend enfin la vérité sur le fameux squelette en adamantium.
Le scénario est “normal” pour un film de ce genre : riche en rebondissements, certains plutôt originaux, avec des sentiments exacerbés et le quota de scènes d’action. La principale critique repose sur l’abondance d’effets spéciaux : trop c’est trop. Là où, dans le premier volume d’X-Men, l’acteur portait de vraies prothèses, il est ici trop évident qu’il s’agit d’images de synthèse. Il en est de même pour les explosions, un peu trop “parfaites”, ou pour une ou deux scènes pseudo-poétiques. Néanmoins, ça se regarde bien, ça se digère bien, c’est idéal en cette période de congés.