Une semaine… #2

On tâtonne toujours pour la forme, mais on va trouver.

  • La ronde des cartes d’anniversaire débute bien : je suis à la bourre. A ma décharge, la principale librairie où je m’approvisionnais a fermé et j’ai à peine eu le temps de mettre les pieds dehors. Hem.
  • La discussion sur un classique (francophone) de la littérature enfantine prend des proportions invraisemblables sur Facebook. On franchit la barre des 180 commentaires, et j’ai des recommandations de lecture pour les trois années à venir, je pense.
  • La super carte estampillée “Bescherelle ta mère” de C.euh : “Croiver ça prend -er, c’est l’infinitif”. Je ne m’en suis pas remise.
  • Un déjeuner en amoureux dans le salon de thé à côté de la maison : la vie de (demi-)freelance a du bon.
  • Il y a tellement de scènes de cul – et de scènes improbables – dans ce bouquin que ça en devient un poil redondant. Tiens, je devrais faire un article sur le sujet.
  • En donc en un seul mois, j’ai lu 8 livres. Je pense que ça ne m’était pas arrivé depuis la naissance de la Crevette. Visiblement, l’effet d’émulation de Goodreads fonctionne à plein avec moi.
  • “Ca fait plus de dix jours que j’ai pas bu de Coca” “Félicitations !” “Et j’ai arrêté les biscuits industriels aussi” “Mais tu fais Carême !”
    Le fait est, ça peut prêter à confusion.
  • En parlant de livres… J’avais juré mes grands dieux que je n’en achetais plus tant que je n’aurais pas éclusé mon énorme PAL, et paf, j’ai dépensé 80€ à la librairie.
  • Un rapide thé avec Shermane, qui me trouve petite mine (je crois que ce sera le leitmotiv du week-end).
  • On a encore acheté trop de chocolat, non ?
  • “T’inquiète, R. m’avait dit que c’était le bordel chez toi” Hmm, faut-il que je me vexe ou pas ? Reprends une gougère, plutôt.
  • Avec ce que j’ai mangé comme gâteaux cette semaine, mon compte Instagram ressemble à une #epicbakerybattle géante.
  • La fête foraine de Pâques, c’est marrant, mais j’ai quand même un peu passé l’âge : y’a trop de monde et trop de bruit à mon goût ! Heureusement les filles s’éclatent et les parents trouvent le temps pour une gaufre.

Le problème avec lundi

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Comme beaucoup de gens, j’ai longtemps détesté le lundi – et son corollaire, la déprime du dimanche soir. Le jour où, après moultes hésitations, j’ai fini par franchir le pas et devenir traductrice*, c’est-à-dire travailler à la maison, à mon rythme, en faisant un métier qui m’intéressait et sollicitait mes neurones, ce sentiment de mal-être a disparu. Le dimanche soir a cessé d’être un moment réservé à l’écoute de Tom McRae (estampillé musique du dimanche soir pluvieux chez nous), et je voyais même venir la fin du week-end avec bonheur, en songeant que j’allais retrouver mes habitudes et ma solitude. Avec la naissance de la Crevette, ce moment de la semaine s’est même mué en “C’est la quille !”. Comprenez par là que j’étais ravie de ramener la demoiselle à sa nounou afin d’avoir l’esprit libre pour bosser.

Mais depuis quelques mois, la donne a changé. Avec l’arrivée du Paprika, l’entrée de la Crevette à l’école et la reprise d’études de l’Anglais, nos emplois du temps se sont sacrément rigidifiés. Pas question de rater le train pour risquer d’arriver en retard en cours, pas question de manquer les 15mn d’ouverture des portes de l’école, pas question de traîner la patte pour aller chez l’assistante maternelle. Les lundi me font désormais l’effet d’une course échevelée pour n’arriver en retard nulle part et, surtout, pour garder le rythme toute la journée (parce qu’il y a d’autres activités).

Je sais que ça ne va durer encore que quelques mois, que les enfants vont gagner en autonomie, qu’on pourra mieux se répartir la tâche avec Monsieur, que les activités extra-scolaires seront calées à d’autres moments. Mais en attendant, cette année, le lundi, c’est vraiment nul.


*Pour la petite histoire, j’ai toujours un job à temps partiel à côté, histoire d’être certaine de pouvoir payer le loyer à l’heure.

Une semaine… #1

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Une nouvelle façon de raconter le temps qui passe. Sans doute pas définitive, mais il faut bien se lancer…

Lundi

  • Je suis de mauvaise humeur, j’ai la crève, et le Paprika m’a régurgité dessus au moment de partir. Je suis joie, paix et amour de mon prochain.
  • J’ai ressuscité le blog ! Pour plus de 15 jours, j’espère.

Mardi

  • Un rendez-vous pour un projet perso qui se conclut mieux que je ne l’attendais. Maintenant, il n’y a plus qu’à attendre, comme on dit.
  • Miracle, j’ai réussi à me traîner à la natation. J’arrive avec un retard invraisemblable, mais je tiens à peu près le choc et on finit avec des exercices de plongeon, c’est rigolo. En revanche, j’ai choqué Armalite qui a découvert que je payais une baby-sitter pour aller souffrir à la piscine. Oui, à ce niveau, ça peut s’apparenter à du masochisme.

Mercredi

  • J’ai vécu mon premier grand moment “mère indigne” (depuis la fois où j’ai laissé glissé la Crevette de la table à langer) : prise par le travail, j’oublie complètement d’aller Mademoiselle à l’école à l’heure du déjeuner pour l’emmener chez sa nounou. Je relève la tête à 11h29, sachant que la classe s’achève à 11h20 et qu’on habite à 10mn à pied. Je crois que j’ai réalisé un des meilleurs sprints de ma vie.

Jeudi

  • Parents indignes, le retour : le matin, j’oublie le doudou du Paprika pour la journée (et un aller-retour gratuit, un !) ; le soir, la Crevette nous a attendu 40mn parce que l’Anglais s’est planté de case sur le planning scolaire (longue histoire). Décidément, c’est pas la semaine.
  • J’abats un gros tas de pages à ma trad, je vais tenir le quota que je me suis fixé pour la semaine.
  • Oh, l’heure de la déclaration Agessa est (re)venue. C’est un mail orné de points d’exclamation (pour afficher mon bonheur, sans doute) qui me l’annonce.
  • Ah tiens, c’est original l’ascenseur qui tombe en panne à 21h ; ça promet pour ce week-end.

Vendredi

  • Ebdo, c’est déjà fini. Dommage, j’aimais bien ce magazine et, surtout, nous étions abonnés jusqu’à fin juin et j’ai un peu la haine. Les quelques articles que Le Monde a consacré à cette histoire n’aident pas à m’apaiser, au contraire.
  • Le retour des citations porno sur mon Facebook ! Je suis en pleine traduction d’une scène érotique et, si celle-ci n’est pas trop mal fichue, je me retrouve quand même avec des phrases comme “He drove fully into the firm grasp of her liquid heat” (on peut aussi dire “Il l’empala d’un coup de reins”, ça a le mérite d’être plus explicite).
  • Ouf, l’ascenseur est réparé, le week-end s’annonce moins acrobatique que prévu.

Samedi

  • Monsieur est en reportage, me voilà seule avec les gnomes. Non seulement je survis, mais en plus je les emmène au square. Un beau samedi après-midi après des semaines de froid et de pluie. Héroïque, je suis.
  • Après plus d’un an de sommeil, je reprends la lecture de Mille femmes blanches de Jim Fergus, et je me coule dans le récit avec autant de facilité qu’au début.

Dimanche

  • Ca va encore être facile de faire digérer le changement d’heure aux enfants… Enfin, au moins il fait jour le soir.
  • Une visite impromptue de mon cousin pour prendre le thé et manger du gâteau. A refaire autant que possible avant son exil provincial !

En ce moment… (Mars 2018)

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Je refais surface avec cet instantané que j’aime beaucoup. L’occasion de vous donner des nouvelles tout en essayant de gagner du temps sur le reste !

Je lis. Martha ou le mensonge du mouvement, de Claude Pujade-Renaud, acheté à Livre Paris vendredi dernier. Claude Pujade-Renaud est officiellement devenue mon auteure préférée du moment, je me régale de ses romans que je m’offre à intervalles réguliers. L’écriture est superbe, le recours au flux de conscience toujours maîtrisé, et le propos à la fois intelligent et pertinent, parfois drôle. Un vrai régal.
Pour plus de détails sur mes lectures, vous pouvez me retrouver sur Goodreads ! Et jeter un œil à la page de ce blog consacrée au Reading Challenge de cette année, car je suis à fond, et je la mets à jour très régulièrement.

J’écoute.  La BO de la comédie musicale Hairspray. J’avais adoré le film en 2007, et j’ai eu une phase de nostalgie en voyant les affiches annoncer la reprise du spectacle aux Folies Bergères.

Je mange. J’essaie de faire des trucs cuisinés mais pas trop prise de tête. Avec la naissance du deuxième enfant, et tant que celui-ci ne sera pas plus autonome, j’aurai moins de temps à consacrer aux fourneaux. Mais sinon, là, tout de suite, je boulotte les marshmallows épargnés pendant l’anniversaire de la Crevette.

Je travaille. Beaucoup, et ce n’est pas fini ! Mais nous ne plaignons pas, je pourrais être au chômage technique et me demander comment payer les factures ce mois-ci, donc j’ai de la chance. Surtout, je suis assurée d’avoir du travail jusqu’à la fin de l’année, ce qui est un vrai luxe.

J’espère. Me débarrasser rapidement de cette nouvelle crève. J’attrape beaucoup de saletés depuis janvier, c’est épuisant.

Je rêve. Certainement mais je n’en ai aucun souvenir ces temps-ci. Au grand dam de ma psy dont le mot d’ordre en ce moment est “Soyez attentives à vos rêves”.

Je décide. Justement, j’aimerais bien ne plus décider de tout, tout le temps (du moins est-ce mon impression).

Je me sens. Fatiguée, mais heureuse. Je ronchonne beaucoup et je me fais beaucoup de cheveux blancs sur l’organisation familiale, mais j’ai quand même une super famille, deux gamins adorables (forcément, c’est les miens), un job qui me plaît et un Anglais en cours de reconversion.

Je me demande. Pourquoi les retourneurs de temps n’existent pas.

Je me souviens. De plus grand-chose, en fait. J’ai le cerveau plein de trous, c’est assez impressionnant. Il y a même des jours où je dois faire un effort conscient pour me rappeler la date.

Je pense. A recontacter les gens pour le mariage (pas le mien, hein). Et à organiser des trucs.

J’ai du mal. A m’adapter aux plannings de toute la maison. Entre les sorties d’école, les horaires de la nounou, les reportages de Monsieur et les événements divers et variés, je finis par en oublier. Même avec un agenda partagé.

J’essaie. De prendre plus de temps pour moi. Pour commencer, je me suis remise à la lecture, et ça me fait beaucoup de bien. En revanche, ce serait mieux si je prenais le temps de caler les rendez-vous médicaux (dentiste, kiné…) ou pas (massage, soin…) que je reporte sans cesse.

Je porte. Une jupe “black swan” de chez Lindy Bop, que j’aime d’amour. Avec un pull rouge et des gros collants noirs parce qu’il fait -1° (c’est quand le vrai printemps ??).

Je devrais. Trier les vêtements des enfants (ça grandit trop vite !) et essayer de mettre de l’ordre dans nos caisses de bordel. Quelque chose me dit que c’est pas gagné.

J’aime. Envisager les possibles qui se profilent dans les années à venir. Ca ne va pas être simple, ni facile, mais ça pourrait bien être très enthousiasmant et formateur.

Je veux. Des vacances, des vraies ! Sans boulot, ni horaires. Et de préférence avec un peu de soleil.

Le quizz des autres possibles

A mon tour de reprendre à mon compte ce questionnaire d’Armalite. Intéressant à plein de titres, car je me demande si j’aurais vraiment orienté ma vie de cette façon. Vous pouvez également retrouver les participations de Shermane, titite et Isabelle.

Le prénom que vous auriez voulu porter: Aussi étonnant que cela puisse paraître, j’adore mon prénom, et n’en ai jamais désiré d’autre. Ce n’est pas forcément mon prénom préféré (qui est certainement celui que j’ai donné à ma fille), mais on s’en rapproche.
L’époque à laquelle vous auriez aimé naître: Là, comme ça, je pourrais en citer plein : l’Antiquité romaine, le 13ème siècle, la Renaissance, le Second Empire… mais au sein d’une classe de la société assez aisée pour ne pas mourir de faim / froid au premier coup de vent. Sauf que c’est de la théorie : en tant que femme, issue d’un mariage mixte, je n’aurais que peu de poids dans la société. Et puis vivre à une époque où on peut mourir d’un rhume mal soigné, sans antibiotiques ni vaccins, très peu pour moi. Oui, parce que, j’ai calculé, j’aurais pu perdre mes enfants au moins une fois chacun s’ils étaient nés ailleurs et/ou à une autre époque.
L’endroit où vous auriez aimé vivre: Kyôto ou Stockholm.
Le métier que vous vouliez faire quand vous étiez petit(e): Horticultrice (ne me demandez pas, moi-même j’essaie de comprendre), archéologue, hôtesse de l’air. Et romancière, lol.
Le métier que vous aimeriez faire si vous aviez une deuxième vie d’adulte: Médecin, probablement spécialisée dans les maladies infectieuses et tropicales. Ce qui est mal barré vu que je suis d’une nullité crasse en sciences.
Le talent artistique que vous auriez aimé posséder: Savoir composer de la musique ou écrire de la poésie. Ce sont deux formes d’expression qui me fascinent mais que je suis incapable de concevoir.
Le sport dans lequel vous auriez aimé exceller: L’équitation. J’ai un peu pratiqué, mais pas assez longtemps pour avoir un niveau satisfaisant. Aujourd’hui, je dois savoir préparer et seller un cheval, et monter sans me faire mal, mais c’est le bout du monde.
La qualité que vous regrettez de ne pas avoir: Le bon esprit. Non seulement j’ai un côté langue de vipère qui s’assume plus ou moins, mais en plus je me vexe facilement. Y’a des jours où je me fatigue.
Le défaut dont vous vous débarrasseriez volontiers d’un claquement de doigts: Mon impatience. J’aimerais que tout soit fait pour hier, en trois exemplaires par la voie hiérarchique, et les chaussettes dans le tiroir de gauche, merci, bisous.
Ce que vous changeriez le plus volontiers dans votre physique: Bonne question… Je dirais bien mes cuisses, que je trouve trop replètes et mollassonnes, mais j’ai globalement fait la paix avec mon corps (j’entends l’Anglais qui se marre). Bien sûr, je pourrais toujours être plus ceci ou moins cela, mais je pense que j’ai cessé de me focaliser dessus.
Le super-pouvoir que vous rêveriez de vous découvrir: Quand on me pose cette question, je repense invariablement à cette note de Boulet, sur les inconvénients des super-pouvoirs, et que je trouve extrêmement pertinente. En vrai, je n’en ai aucune idée, ça me passe au-dessus.

Le truc auquel vous avez renoncé à regret: Retourner vivre au Japon à une époque de ma vie. Je ne dis pas que la porte est totalement fermée, mais ce n’est clairement plus la priorité, pour plein de raisons différentes.

En guise d’introduction

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Ca ne vous aura pas échappé, je n’ai pas publié de bilan ces deux dernières semaines. En cause, la grippe qui m’est tombé dessus pour la première fois depuis 20 ans (et que j’ai bien senti passer…), puis la fatigue.
Car ce que je retiens de 2017, c’est l’épuisement. Ce fut une année riche, mais éreintante, qui m’a laissée complètement sur les rotules. Il y a eu des moments absolument géniaux – la naissance du Paprika, l’entrée de la Crevette à l’école et sa prise d’autonomie toujours croissante, notre week-end à Budapest… – mais globalement, j’ai eu l’impression d’une longue course d’obstacles qui m’a laissée très peu disponible physiquement et psychiquement.

Alors si je devais souhaiter quelque chose pour 2018, ce serait, à défaut de repos – j’ai deux enfants en bas âge, je n’entretiens guère d’illusion sur ce sujet – une forme d’apaisement, de sérénité. J’aimerais pouvoir faire preuve de davantage d’écoute et de bienveillance, aussi bien à l’égard des autres que de moi-même. Je vais éviter de me mettre la pression et je n’y penserai certainement pas tous les jours, mais c’est un but que j’estime bénéfique.

D’ici là, je vous souhaite une belle année 2018 pleine de bonheur(s).

Pomdepin’s Christmas Tag

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Allez, on est le 1er décembre, on peut officiellement lancer les hostilités de fin d’année. Je repique donc le tag de Noël créé par Pomdepin. Bonne lecture, et n’hésitez pas à le reprendre à votre compte.

Votre tradition de Noël préférée ?
Je suis naturellement réfractaire à Noël, pendant longtemps c’était la pire période de l’année. Mais depuis la naissance de la Crevette, on a pris l’habitude d’aller acheter quelques décorations (très) chères, (très) belles et (parfois) kitsch au Bon Marché, et c’est resté. C’est même devenu une sortie rituelle (à laquelle je n’ai pas pu participer cette année parce que le Paprika avait une bronchiolite).

Vrai ou faux sapin ?
Si ça ne tenait qu’à moi, ce serait un faux (mais un beau et grand), mais l’Anglais a une préférence pour les vrais (on voit bien que c’est pas lui qui passe l’aspirateur). Je reconnais que ça sent meilleur que le plastique.

Votre film de Noël préféré ?
Love actually, forcément. Avec Monsieur, on le regarde tous les ans, on connaît les répliques par coeur et on se marre toujours aux mêmes blagues. Je crois que c’est le film de notre couple.

Votre chanson de Noël préférée ?
Christmas time (don’t let the bells end), de The Darkness, depuis bientôt 15 ans. Je ne me lasserai jamais de ce clip délirant à base de pantalons moulants et de guirlande de Noël en guise de sangle de guitare.
Depuis quelques années, cette chanson est talonnée de très près par The season’s upon us des Dropkick Murphys.

Votre gourmandise de Noël préférée ?
Le foie gras. Quoi, c’est une gourmandise, non ? J’ai horreur de la bûche (à la rigueur ça passe glacée), des marrons glacés et des orangettes. A Noël, je suis définitivement un bec salé.

Le meilleur cadeau que vous ayez jamais reçu ?
Une voiture télécommandée. Un modèle de sport rouge, qui a eu beaucoup de succès auprès de mes cousins.

Et le pire ?
Un ensemble jupe et pull informes en maille grise et argentée. J’avoue n’avoir pas compris ce qui était passé dans la tête de ma mère quand elle l’a choisi, car même si nous n’avons pas les mêmes goûts, elle trouve généralement des choses mettables. La chose a fini par moisir au fond d’un placard et par disparaître lors d’une braderie.

Le meilleur cadeau que vous ayez fait ?
En général, je fais mouche aux anniversaires plutôt qu’à Noël, demandez à l’Anglais.

Et le pire, celui où vous avez fait un flop complet ?
Des photophores + bougies vertes et rouges pour ma première belle-mère. Mon père s’était empressé d’acheter deux CD de jazz et de faire disparaître les objets incriminés. Mais comme la substitution a eu lieu avant même la remise des cadeaux, je me demande si ça rentre dans la catégorie…
Sinon, un bricolage de Noël quelconque qui n’a pas dû faire mouche auprès de mon paternel, mais je n’ai pas d’exemple en tête.

L’endroit rêvé pour passer Noël ?
J’aimerais volontiers le fêter à Vienne, ambiance neige dans les jardins de Schönbrunn, Casse-Noisette, chocolat chaud, petits gâteaux et valse. Je délire complètement, on est d’accord.

Un souvenir d’enfance de Noël ?
L’année où ma grand-mère a commandé un dessert improbable, constitué d’éclairs au chocolat et au café empilés et avec des formes bizarres. Tout le monde était abasourdi, sauf moi, qui étais aux anges : l’éclair au chocolat est ma pâtisserie préférée de tous les temps.

Les cadeaux, le 24 ou le 25 ?
Ma famille est de l’école du 24, celle de l’Anglais du 25. L’avantage, c’est qu’on ne se prend jamais la tête pour savoir avec qui on va passer Noël et quand.

Un mot (et un seul) pour décrire Noël ?
Indigestion.

Un vœu pour ce Noël ?
Que cette période soit aussi sereine (et dépourvue de microbes) que possible ! Et qu’on mange bien.

Gratitude

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Le week-end ne s’est pas franchement déroulé comme prévu. Alors que j’escomptais quelques moments tranquilles, une petite balade en ville et une soirée entre filles, nous avons atterri aux urgences pour cause de bronchiolite du Paprika. Celui-ci a d’ailleurs mis un point d’honneur à nous faire tourner en bourriques, puisque les deux premières fois, il était assez en forme pour rentrer à la maison (il a fini par rentrer mardi midi).
Du coup, au milieu de ce bouleversement totalement impromptu, je voulais remercier les personnes de mon entourage qui nous ont aidés pendant ces quelques jours assez intenses.


  • Ma mère, qui a débarqué dimanche matin pour s’occuper de la Crevette afin que l’Anglais me rejoigne à l’hôpital (et m’apporte une brosse à dents et une culotte de rechange). Et en plus elle a préparé un méga pot-au-feu, une de mes comfort foods préférées.
  • Ma belle-sœur, qui n’a pas hésité à sauter dans un train lundi pour nous permettre de nous concentrer sur le Paprika, m’a aidée à rentrer à la maison avec tout mon barda et m’a permis de récupérer en me laissant siester deux jours d’affilée.
  • Ma copine Cha – elle-même hospitalisée – avec qui j’échangeais des mises à jour régulières, et qui est sortie peu avant nous.
  • Isa, qui a pris des nouvelles tout au long du week-end, forte de son expertise sur la bronchiolite.
  • L., qui a bien voulu laisser son petit bout et venir me soutenir moralement – et qui m’a même nourrie, m’apportant un délicieux sandwich et un non moins délicieux dessert.
  • Ma sœur, qui s’est régulièrement renseignée sur l’état du Paprika, et m’a consolée d’avoir raté la soirée entre filles en m’expliquant que je n’avais pas raté grand-chose 😀

Dix ans

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A l’invitation d’Elanor, qui célèbre les 10 ans de son blog, j’ai fait la liste des dix choses survenues depuis 2007 qui font que je ne suis plus tout à fait la même aujourd’hui.

  • J’ai rencontré l’Anglais – il y a 10 ans, justement – on s’est mariés et on a fait deux enfants. Ca change beaucoup de choses.
  • Je suis entrée sur le marché du travail et, après bien des tergiversations, je me suis réorientée vers la traduction littéraire, métier dans lequel je m’épanouis beaucoup plus.
  • J’ai abandonné l’idée de faire une thèse pour ne surtout pas me confronter au marché du travail. Plus généralement, même si la recherche avait quelque chose d’attirant, je pense qu’il vaut mieux pour moi y avoir renoncé.
  • J’ai ouvert ce blog ! Et j’ai fait plein de jolies rencontres d’abord virtuelles puis (souvent) réelles.
  • Je n’ai finalement pas refait mes valises pour m’installer à l’étranger. Ce n’est pas forcément définitif, mais cela va clairement à l’encontre de ce que j’imaginais plus jeune.
  • J’ai écrit des romans, que j’ai même réussi à faire publier. Bon, le mécanisme s’est un peu enrayé mais je ne désespère pas de m’y remettre un jour.
  • Je me suis lancée une bonne fois pour toutes dans la reconstitution historique, ce qui me faisait envie depuis des années.
  • Je me suis mise à manger du fromage pour de bon. Et autre chose que l’emmental sous vide.
  • J’ai fini par trouver mon style vestimentaire, et à oser porter de plus en plus de robes. (Enfin, “oser”… après mon premier accouchement, je n’ai porté quasiment que ça pendant un an.)
  • J’ai découvert le sport, et je n’en suis pas morte.

Ici et maintenant

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Je n’ai aucune originalité, je reprends la structure du post d’Armalite (et de Shermane, du coup), pour faire un rapide topo de mon état actuel.

La dernière fois que vous avez ri aux éclats : certainement en faisant une blague avec l’Anglais, mais je ne sais plus exactement quand ni à quel sujet.
La dernière fois que vous avez pleuré : chez mon psy, vendredi dernier, après une séance (et une nuit) épuisante nerveusement.
Le dernier rêve dont vous vous souvenez : mon psy (encore elle) me disait qu’il ne fallait pas inscrire la Crevette à la danse parce que c’était moi qui avais toujours rêvé d’en faire, pas elle. Hum.
Votre livre du moment : Un peu L’Assommoir de Zola (j’aime Zola d’amour, je l’ai déjà dit ?), un peu les œuvres complètes de Louise Labé (poétesse du 16ème siècle). Ouais, ça a l’air très sérieux, mais gardez en mémoire que je lis par tranches de 5-10 minutes.
Votre dernière série télé coup de cœur : Peaky Blinders est une de celles qui me plaisent le plus ces dernières années, j’attends la saison 4 avec impatience. Je suis toujours aussi fan de Broadchurch et j’ai hâte que France 2 diffuse la suite de Dix pour cent.
 
La dernière fois que vous avez fait un truc avec un ou des ami(e)s : dimanche, quand Florine est venue boire un thé et causer tatouage(s).
La dernière fois que vous avez fait un truc rien que pour vous : hmmm, rien que pour moi toute seule ou avec le Paprika ? Dans le premier cas, aller à l’opéra, dans le second, prendre le thé avec Shermane la semaine dernière.
L’achat déraisonnable sur lequel vous fantasmez un max : une garde-robe historique complète, de l’Antiquité à nos jours. Ou juste une tournure de bal. Oh, et ce sublime manteau qui coûte un rein (mais cette couleur !).
Votre dernière chouette découverte sur Internet : Je ne suis pas du tout du genre à dénicher les tendances sur Internet, bien au contraire, je débarque après tout le monde. Hmm… me rendre compte que je sais enfin utiliser les stories Instagram ?
Une décision qui vous fait hésiter : calva dans le biberon ou pas ?
Le ou les trucs personnels qui vous préoccupent le plus : Le versement de mes indemnités maternité, qui devrait tomber – si tout va bien – d’ici trois semaines (mon congé maternité court jusqu’à mi-décembre, la bonne blague), la hausse des cotisations Ircec que je trouve affolante, les nuits hachées du Paprika que je soudoierais bien pour qu’il dorme.
Le truc ou les trucs de l’actualité qui vous préoccupent le plus : la montée de l’extrême-droite en Pologne, dont personne ne parle ou presque.
Le ou les trucs personnels qui vous réjouissent le plus : l’arrivée du Paprika, la réaction ultra positive de la Crevette malgré des tensions et frictions inévitables, savoir que l’Anglais s’épanouit dans sa formation, ne subir qu’un modeste baby-blues intermittent au lieu de l’atroce dépression post-partum d’il y a trois ans.
Le ou les trucs de l’actualité qui vous réjouissent le plus : on ne parle pas trop de trucs réjouissants dans les journaux, malheureusement. Je sais que je m’efforce de relever les “bonnes” nouvelles, mais aucune ne me vient spontanément, soit manque de concentration, soit manque d’impact au milieu de toutes les actualités déprimantes / sordides / préoccupantes.
Comment vous encaissez la bascule vers la mauvaise saison ? : Je dirais bien “en ne sortant pas de sous la couette et en buvant du chocolat chaud avec un bon livre”, mais cette proposition ne tient pas compte du fait que j’ai deux enfants. On va dire en montant le chauffage, en remettant un pull et en buvant des litres de thé et de soupe.
Votre prochaine escapade – où et quand ? : n’importe où, dès que possible. Plus sérieusement, on vise le Canada en famille l’été prochain et les Vosges toujours en famille à Noël.
Des projets pour ce week-end ? : Le marché de l’histoire de Compiègne, pour dépenser les sous qu’on n’a pas.
Une note de satisfaction globale sur 10 : 7/10. Ca ira mieux quand le Paprika fera ses nuits dans son lit, dans sa chambre.