Nous serons en vacances fin juillet, et passerons quelques jours tranquilles à Paris avant de descendre dans le sud. Mais du coup, avant cela, il me reste pas mal de choses à faire :
Aller voir les expositions “Tatoueurs, tatoués” et “Indiens des plaines” au musée du quai Branly (pour la seconde, c’est mal barré, ça finit cette semaine).
Essayer mes maillots de bain et devoir sans doute m’en trouver un autre en catastrophe.
Venir à bout de la paperasse (j’ai reçu un rappel de l’Agessa, j’ai semble-t-il oublié de leur envoyer mon justificatif fiscal et je dois exhumer un justificatif de droitssécu “normale”).
Attaquer ma traduction, histoire de me donner du coeur à l’ouvrage, sinon je vais prendre beaucoup trop de retard.
Achever le chapitre 10 de mon prochain roman (genre je viens de finir le 7, j’y crois à fond…).
Réserver l’abonnement à l’Opéra pour l’an prochain. Et réserver des places à l’Opéra-Comique. Adieu mes économies.
Trier les affaires de la Crevette, rapport au fait que ça pousse vite, ces bêtes-là.
Réserver l’initiation à la cérémonie du thé pour Shermane et moi.
Ranger mon bureau (il paraît que, sous le bordel, se trouve un plan de travail… il paraît) et la table basse (avant qu’elle ne s’effondre pour de bon sous le poids des livres).
Commander des cartouches d’encre pour l’imprimante : depuis qu’elles sont vides, la machine refuse obstinément de bosser, même pour scanner des documents. Je suis obligée d’envoyer les pièces à l’Anglais sur son adresse pro pour qu’il s’en charge à son boulot. Pratique. Et éthique, aussi.
Trouver le livre pour la ronde des poches organisée par Armalite. Je sais qu’on a jusque fin août, mais je sens bien que si je ne m’y mets pas rapidement, ça va être une vraie galère.
Le week-end dernier, Ioionette convolait en justes noces dans sa Bretagne natale. L’Anglais étant témoin du marié, nous avions décidé d’arriver en avance pour donner un coup de main. Voici donc le résumé de ces folles journées.
Jeudi
Il fait 28° à Paris et presque autant en Bretagne. On a prévu de partir en début de soirée pour faire un arrêt stratégique à Orléans (chez mes beaux-parents) et changer de voiture (genre emprunter celle qui a la clim).
19h45 : l’Anglais rentre enfin du bureau après avoir été retenu par une réunion au moment de franchir la porte. Pour un départ vers 19h30-20h c’est mal barré.
23h30 : après avoir dîné, bouclé les valises (monsieur devait choisir chemises et cravates), chargé tout le bazar et la Crevette, nous sommes à Orléans.
Vendredi
L’avantage d’avoir un bébé, c’est que vous n’avez plus jamais besoin de réveil. Nous parvenons donc à respecter notre planning et à décoller rapidement. Arrivés en Bretagne sous un soleil radieux en début d’après-midi, nous mettons tout de suite la main à la pâte, en dressant la table (à l’origine, il était question de faire la déco, inspirée des faire-part, mais compte tenu de nos aptitudes manuelles extrêmement développées, nous avons préféré choisir quelque chose à notre portée).
Le résultat de nos efforts à tous
En fin d’après-midi, la Crevette, sans doute sous l’effet d’un combo-de-la-mort chaleur + voiture + fatigue + changement d’air, me repeint au vomi de lait. Comme le ridicule ne tue pas et que j’ai de toute façon déjà perdu ma dignité, j’éclate de rire (en revanche, paparano nous emmène fissa à la pharmacie vérifier que tout va bien – je vous rassure, c’est le cas).
En sa qualité de témoin, l’Anglais doit ensuite accompagner les futurs mariés au lieu de la cérémonie pour… répéter. Il rentre à 23h30 avec des sandwiches préparés par la mère de Ioionette pour nous éviter de mourir de faim.
Samedi
Depuis cette nuit… il pleut. Par intermittence, certes, mais quand même. Et la température a chuté d’une dizaine de degrés. Hmm. Le leitmotiv du jour : “Non, il ne pleut pas !”
Je passe la matinée avec la Crevette à me faire coiffer en compagnie de… la mariée, ses témoins, sa belle-soeur et sa belle-mère pendant que les hommes font des allers-retours pour finir les préparatifs. Là, tout de suite, le prétexte “mise en beauté” a du bon.
C’est pas tout à fait ce que j’espérais, mais en fait ça allait bien avec la robe (ouf)Les fleurs… J’adore les hortensias
La mariée est ravissante : j’avoue que quand Ioionette m’avait parlé d’une robe avec un bustier en guipure, je m’étais un peu interrogée (la guipure, ça peut très vite être moche selon moi), mais en fait j’avais tort. Le bustier est très élégant, dénudant en grande partie le dos et laissant apercevoir le tatouage de la demoiselle. Quant au jupon… C’est une splendide superposition de volants dans différentes nuances de blanc et de beige et en différents tissus. J’ai adoré l’ajout de lin brut entre les différentes soies, c’était un très joli détail et une façon originale d’évoquer la région.
La mariée avec son père
En début d’après-midi, départ pour la cérémonie civile. Inutile d’entrer dans le détail, on est tous logés à la même enseigne sur ce coup-là : dix minutes plus tard, ils sont mariés au nom de la loi.
On fait quelques photos, on s’abrite du vent comme on peut, puis départ pour la Vallée de Diane, où doit se tenir la cérémonie symbolique en plein air. Sauf que… On a beau utiliser la méthode Coué, quand ça veut pas, ça veut pas :
Non, il pleut pas ! Ben un peu quand même…
Passée l’énorme averse – au cours de laquelle la Crevette n’a bien entendu pas manqué de réclamer son biberon là-maintenant-tout-de-suite – place à la cérémonie ! Les mariés se sont mis en scène, présentant sans un mot mais avec de la musique et des saynètes leurs passions personnelles ou communes: l’art, le chant, le jeu de rôle, la danse… Tout cela était traité avec une bonne dose d’humour et d’auto-dérision, jamais pompeusement.
A titre personnel, j’avoue avoir été plus touchée par la cérémonie civile (j’ai failli verser une petite larme, dis donc) : soit c’est mon côté laïque et républicain, soit c’est le fait de devoir gérer la Crevette, son biberon, l’écharpe de portage, le ciré et le parapluie pendant que les mariés échangeaient leurs voeux.
Les témoins ont la classe
C’est l’heure du vin d’honneur… et la météo, qui a bien voulu accorder un répit aux mariés pendant la cérémonie, se venge éhontément. Les photos sont prises avec la famille (les mariés ont beaucoup de famille), les témoins, les amis… Les chaussures de madame n’en ont pas réchappé : de blanches, elles sont devenues noires. Le bas de la robe non plus d’ailleurs ; heureusement que celui-ci est amovible !
La mariée chante, aussi
La mission de l’Anglais – qui n’a pas de discours à prononcer – touche presque à sa fin : il rejoint la mariée sur scène, ainsi que deux autres amis musiciens, car tous sont membres du groupe Io. Je n’aurai malheureusement pas le plaisir de les entendre (ils ne font plus trop de concerts depuis que l’Anglais s’est cassé le bras puis que le guitariste a été muté en province) car je dois me préparer… pour la chorégraphie Bollywood.
Petit flashback : deux semaines avant le mariage, avaient lieu les enterrements de vie de garçon et de vie de jeune fille. Les filles ont, entre autres, pris un cours de danse Bollywood (dont je suis sortie rouge comme une pivoine – moi et le sport…), avec pour mission de reproduire la chorégraphie le soir du mariage. Bien entendu, j’avais oublié mes leggins, on a répété la choré en catastrophe dans le vestiaire, mais heureusement le public était acquis à notre cause (et j’étais tout au fond).
La soirée a été émaillée d’animations préparées par les mariés mais aussi (et surtout !) par leurs familles et amis : des chansons, le traditionnel powerpoint de vieilles photos… Mention spéciale aux cousins de Madame qui sont montés sur scène à cinquante pour réaliser une chorégraphie sur une musique électro, et à ceux de Monsieur qui ont réalisé une vidéo mettant en scène le marié avec moult références à Kaamelott, le Seigneur des Anneaux, les dessins animés de notre enfance… C’était très drôle.
Je tombe de sommeil, il est 1h du matin passée (oui, je suis petite joueuse, mais la Crevette m’a tenue éveillée une partie de la nuit et a décidé qu’elle avait faim à 6h ce matin) et c’est enfin le moment d’ouvrir le bal. Passionnés de danse folk, les mariés ont demandé à trois de leurs amis, membres du groupe Prends garde aux loups, que Florine a très bien décrit, d’animer la première partie. Depuis le temps que je les entends ici ou là, j’étais ravie d’avoir l’occasion d’assister à tout un concert. Las ! La fatigue aura raison de moi et je rendrai les armes aux alentours de la quatrième chanson.
Les mariés ouvrent le sur une scottish très bien exécutée (beaucoup plus classe que celle de notre mariage, reconnaissons-le), puis enchaînent avec une valse où chacun de leurs amis (sachant danser) vient danser avec eux. Et ensuite… je ne sais pas trop, je suis allée dormir !
Dimanche
Pas d’obligation aujourd’hui, seulement le “retour”, c’est-à-dire la journée galette-saucisse avec les invités restés sur place à partir du déjeuner. Du coup, nous décidons ce matin de faire un petit tour jusqu’au Cap Fréhel qui se trouve non loin. Le site est classé, à juste titre: sur une falaise déchiquetée, couverte de genêts et de bruyère qui forment un tapis multicolore, on domine la côte d’émeraude (la bien nommée). L’aspect du lieu est sauvage, renforcé par le ciel bas et gris et par les rafales de vent.
Malheureusement, ayant oublié l’écharpe de portage de la Crevette, nous ne restons pas très longtemps parce que, mine de rien, 6 kilos à bout de bras sur un terrain escarpé, ce n’est pas très sage…
Le reste de la journée s’écoule tranquillement : une longue pause déjeuner à paresser au soleil (car oui, le soleil a fini par faire son apparition) au son des instruments folk, une sieste complètement avortée devant l’étape anglaise du Tour de France (merci la Crevette), une séance photo sur la plage…
Lundi
Ce matin, il fait toujours beau (la météo est ironique, en Bretagne). Après avoir plié bagage et salué les mariés, direction Lamballe, pour déjeuner chez Isa. Jolie surprise en arrivant : mon cadeau d’anniversaire ! Isa s’excuse du retard, mais j’adore les cadeaux alors c’est pas grave (oui je suis très facilement corruptible). La pochette ornée d’un motif porte-bonheur (on appellera ça un o-mamori irlandais, tiens) contient du délicieux thé aromatisé au macaron violette.
Un cahier et une pochette brodés par Isa herself
Nous sommes tranquillement en train de déjeuner au resto quand je reçois un appel : c’est l’hôtel, qui nous apprend que nous avons oublié un iPad dans la chambre (c’est ballot). Nos effectuons donc un dernier aller-retour sous de nouvelles trombes d’eau (ai-je déjà mentionné l’ironie du climat breton ?).
Retour sans encombre à la maison dans la soirée. Je suis complètement crevée : c’est vraiment plus de mon âge ces conneries !
Non parce que trois ans et demi dans la blogosphère c’est long, voire très long, la totalité de mes liens était périmée ou plus du tout en phase avec mes centres d’intérêts. Du coup, je vous présente les petits nouveaux (qui sont plutôt des petites nouvelles pour le moment…).
Au fil d’Isa
Isa, c’est une copine traductrice, dont je suis le blog depuis ses origines. Mais c’est surtout un vrai coup de foudre amical fait de messages Facebook, de SMS et de coups de fil (elle habite en Bretagne, moi en région parisienne et c’est pas simple de se croiser).
Ioionette
Une de mes seules amies blogueuses que je connaissais “en vrai” avant qu’elle se mette à écrire en ligne. Nous avons une histoire assez atypique car nous nous sommes rencontrées… au château de Versailles où nous travaillions l’été. On avait bien accroché mais un peu perdu le contact jusqu’à ce qu’on se retrouve en taverne médiévale. Le monde est vraiment tout petit.
Le rose et le noir
Armalite, c’est un peu la mère de toutes les blogueuses. Non, j’plaisante. Encore que. Cela fait plus de dix ans qu’elle tient son blog, qu’elle y raconte sans fard sa vie, ses coups de cœur et ses coups de gueule, ses coups au cœur et ses états d’âme… Parfois c’est drôle, parfois c’est poignant, mais jamais inintéressant.
Oh, et elle est traductrice elle aussi. Ca alors.
In food we still trust
J’ai rencontré Shermane (ça me fait bizarre de l’appeler comme ça, je n’ai jamais utilisé son pseudo) par le biais d’un swap organisé par Armalite. Là encore, nous avons tout de suite accroché – elle a persisté à prendre de mes nouvelles alors que je planais très haut sur mon petit nuage de femme enceinte (je vous raconterai un jour), est venue me voir, m’a retrouvée dans des salons de thé… et voilà ! Une très belle rencontre sur le net.
Angel
Je ne la connais pas, j’ai découvert son blog il y a quelques semaines seulement, mais j’aime découvrir la vie de cette femme récemment célibataire avec ses trois enfants qui lui en font voir des vertes et des pas mûres (elle le leur rend bien, je vous rassure !). Allez faire un tour, on rigole souvent.
OrangeDrenka
Drenka poste en moyenne une fois tous les six, surtout depuis qu’un petit koala est venu rejoindre son grand frère le Wombat (si, si, c’est logique, vous allez voir). Je ne sais pas comment elle fait, mais elle a un talent fou pour raconter les aventures de son quotidien qui me font pleurer de rire. Son dernier article où elle raconte comment elle a essayé de se racheter des soutien-gorge après sa grossesse est hilarant.
Dimanche, grâce à l’heureuse initiative de C.euh, nous avons pu visiter l’exposition France 1500 (au Grand Palais) et profiter de ses talents de guide conférencière. Cette exposition est ce que l’on appelle une exposition “scientifique”, qui permet de confronter les oeuvres entre elles (une bonne partie vient de diverses villes des Etats-Unis, de Londres ou d’Allemagne) et de faire avancer la recherche en histoire de l’art.
Le but de l’exposition est de présenter un panorama de la vie artistique en France au tournant du XVIème siècle, juste avant ce que l’on nomme la Renaissance, et surtout de démontrer que, malgré quelques croyances solidement établies, la renaissance artistique et culturelle française n’est pas sortie d’un chapeau italien en 1515 quand François Ier a remporté la bataille de Marignan.
Nous commençons par l’apparition d’une grande nouveauté artistique : l’autoportrait, et notamment celui du peintre Jean Fouquet, qui s’est représenté sur un retable (dont il ne reste qu’un médaillon émaillé). Puis l’exposition déroule la création artistique autour de plusieurs thèmes : les grands mécènes (la famille royale, les Bourbon…), les centres régionaux… Au fur et à mesure, l’image d’une France artistique non pas centrée sur le roi ou sur Paris, mais rayonnant de nombreux foyers différents et originaux émerge.
De toutes ces créations émane à la fois l’influence du nord (Pays-Bas, notamment) et du sud (Italie et ses multiples cités), les spécificités régionales (technique de l’émail à Limoges) et les traits caractéristiques de l’art français (architecture gothique flamboyante, tapisseries millefleurs…). Ainsi se forge la conviction que la Renaissance n’est pas un rejet en bloc du Moyen-âge, mais bien une continuité naturelle, en germe dès la fin du XVème siècle, et dont François Ier (entre autres) cueillera les fruits pour devenir le souverain par excellence de cette période.
L’autre grande force de cette exposition est qu’elle ne se cantonne pas à un ou deux arts “majeurs”, mais offre une vision globale de la création artistique sous toutes ses formes. Ainsi que l’a très justement rappelé C.euh, si le peintre est au coeur de la création, car de lui rayonnent tous les autres arts (par les cartons pour les tapisseries, les modèles pour l’architecture), il ne peut exister sans les autres artistes qui font vivre ses idées sur différents supports. Ainsi, outre la peinture et la sculpture, sans doute les deux arts les plus admirés, on peut admirer des émaux, tapisseries, objets d’art, meubles, pièces d’orfèvrerie… Un vrai régal, et l’impression, à la sortie, de mieux saisir l’essence de l’art français à la charnière du Moyen-âge et de la Renaissance.
Pour des raisons parfaitement dependantes de ma volonte, j ai decide d arreter la mise a jour sur le voyage, sans doute jusqu a mon retour. Comme la derniere fois, il faudra sans doute quelques semqines pour tout decanter.
Pour des raisons techniques (Ro et Tom, si vous m’entendez : à l’aide !), je ne peux pas mettre à jour aussi vite que je le souhaiterais. Mon PC a décidé de refuser les connexions filaires (sauf en “connecté au réseau local”) et je suis obligée d’emprunter un autre ordi pour surfer. Je pense à vous, mais je vais prendre du retard.
Ceux d’entre vous qui me connaissent savent que si je m’habille de manière assez “classique”, j’ai parfois des dérapages plus ou moins contrôlés en matière de chaussures. Voici par exemple ma dernière acquisition.
Etrangement, j’ai un faible pour les chaussures flashy/immettables/surprenantes. Pour moi, c’est parfois le moyen de rehausser mon habituel uniforme jean + t-shirt + pull.
Mais, en ces temps de pré-Noël (je dis ça parce que le Monop’ à côté de la maison a commencé à sortir les présentoirs de chocolat il y a 10 jours), je me dis que je peux vous faire profiter des (quelques éléments) de ma toute dernière sélection. On sait jamais, ça pourrait donner des idées à certains.
Parce que c’est bien connu, le paon fait “leo, leo, leo”.
Pour être assortie aux chaussures de mon Anglais préféré.
Qui a dit “goûts de ch…” ? Je les aime, voilà, c’est tout.
Avec ça, plus besoin de chercher un costume de diable, les chaussures feront tout !
Bien entendu, je n’ai pas tout mis. Cinq paires, c’est déjà plus que ne peut supporter la majorité de la population masculine. Allez, promis, ce week-end, le retour de la vraie littérature sur Kleoinparis.
Comme je le disais dans mon précédent post, Ook a reçu une magnifique peluche de Lapin Crétin pour son anniversaire il y a quinze jours, et nous avons organisé une séance photo… Attention, si vous cherchez des propos intelligents, passez votre chemin!
Nous sommes d’accord, c’est crétin. Promis, demain je ferai mieux. Bwaaaah !
Après trois semaines de silence, je suis enfin de retour, quelle joie ! Mais que voulez-vous, entre les vacances, et la venue à Paris de B., ami très proche que je n’avais pas vu depuis plus de cinq ans, mon coeur n’a pas balancé longtemps, et j’ai été ravie de faire quelques infidélités à ce blog. En tout cas, en attendant une éventuelle mise à jour sur les différentes vieilles pierres visitées pendant deux semaines au fin fond de la France, je vous livre mes impressions sur une exposition en cours au Centre Pompidou.
Mercredi 14 juillet. B. et moi sommes déterminés à visiter le Musée des Arts Décoratifs, mais suite aux orages violents de la fin de matinée, celui-ci est fermé pour raisons de sécurité. Du coup, nous nous dirigeons vers Beaubourg, bondé, et après de longues minutes d’attente, plongeons vers l’exposition Dreamlands. L’idée est, à partir du Dreamland construit au début du XXème siècle à Coney Island, et dont le but était de présenter un panorama de l’architecture et des paysages du monde entier, de faire une incursion dans cet univers très particulier de l’utopie urbaine contemporaine.
C’était une très belle exposition, mêlant agréablement de nombreux supports : diapositives, maquettes, collages, photos (dont beaucoup de clichés de Martin Parr), montages vidéo, et même une application3D conçue pour SecondLife. La réflexion se porte sur la manière d’envisager la ville non plus comme un mal nécessaire, ou le théâtre d’embellissements officiels, mais comme un lieu d’échange et de culture, d’art de masse et de réflexion. On retrouve ainsi les créations de Dali pour le Forum d’art contemporain de New York en 1939, ou des projets regroupant architectes, peintres, sculpteurs autour de projets de Luna Park ou de ville de divertissement. Au coeur de ces villes conçues pour le divertissement, on retrouve Las Vegas, érigée en projet artistique à part entière par certains au cours des années 1960-1970, et son fameux Strip, l’artère principale bordée de néons. Les nombreux clichés présentés insistent sur le côté à la fois faux et onirique des lieux, et établissent un lien avec Dubaï, également surgie du désert pour devenir une sorte de fantasme urbain.
Quoiqu’il en soit, c’était vraiment une exposition très intéressante, à la fois colorée, drôle et sérieuse, sur un thème qui paraît couler de source pour nous autres citadins.