Ces derniers jours, les Parisiens n’auront pas manqué de remarqué le matraquage la campagne qui annonce le début de la diffusion de la série La piste Carlos, d’Olivier Assayas, retraçant le parcours du célèbre terroriste. Or, je ne sais pas vous, mais personnellement, les affiches m’ont interpelée, car elles rappellent très fortement la “patte” d’un artiste que j’apprécie beaucoup.
Tout et rien
Sainte Russie
Depuis que cette exposition est annoncée, l’Anglais me tanne pour que nous y allions. Et t’as vu les affiches dans le métro ? Ca nous fera des sources pour reconstituer la Russie médiévale. Et on y va quand ? Et donc nous y sommes allés cette semaine – de mon plein gré, hein, je vous rassure.
L’exposition retrace l’histoire de l’art russe du Xème au XVIIème siècle au prisme de son art religieux (le portrait n’est pas un genre très populaire en Russie avant l’époque moderne). Un très grand nombre d’oeuvres est présenté, sur différents supports : icônes, bien entendu, mais aussi reliquaires, bijoux, objets du culte, broderies, lettres… tentent de dresser un panorama aussi précis que possible.
L’exposition atteint son but : on voit se dérouler les huit siècles d’histoire artistique de ce pays, on découvre ses évolutions politiques, les différentes influences, qui montrent que la Russie est à la croisée des chemins – empire byzantin, Europe de l’Ouest, Asie… Didactique sans être lourde ou redondante, elle permet de saisir toute la complexité de la construction d’une nation, d’un état, l’ascension et la déchéance des centres urbains.
Pour nous néanmoins, il a été difficile de retirer des idées “concrètes” (surtout pour moi), de par la nature même de l’art iconique : le but étant de se conformer à un modèle idéal, en particulier byzantin, les évolutions sont surtout visibles dans la manière de traiter le sujet, le choix des expressions ou des matières, mais pas dans les vêtements, les objets ou les paysages qui pourraient entourer les personnages. Nous avons quand même trouvé notre bonheur dans les manuscrits enluminés inspirés par l’Europe, ou sur d’autres supports, et sommes repartis avec l’énorme catalogue.
Déménagement-aménagement – Suite et fin
Il y a quelques semaines, je vous parlais d’un grand nettoyage de printemps en prévision de l’arrivée de nouveaux meubles. Ces meubles, en effet, sont le fruit de l’expatriation du Matou de l’autre côté de l’Atlantique – voir le blog à ce sujet dans la colonne de droite.
Samedi, la reine mère et moi avons enfin récupéré ce qu’il restait, puis j’ai passé une partie de l’après-midi à ranger avec l’Anglais (essentiellement la cave, certes, mais y’a de l’idée). Et voilà le résultat.
Le Graal !
Oh, ça alors, un post. Ben oui, je sais, je n’ai pas été très active cette semaine, mais j’ai une excellente excuse : l’Anglais et moi avons été malades à tour de rôle, donc pas très en état de sortir ou de faire des trucs marrants. Toujours est-il que, fini de rire, je suis de retour, et j’ai plein de choses à raconter.
Avec pour commencer, l’arrivée du Graal en notre foyer : les nouvelles chaussures de l’Anglais.
Flashback
L’été dernier, Converse lance une édition limitée à la gloire des Who, et notamment une paire intégralement ornée d’un Union Jack plus d’un petit logo du groupe. Un ami d’ami les lui trouve au Canada… et finit par se les arroger. Ni une, ni deux, voilà une idée de cadeau de Noël qu’elle est bonne ! Sauf qu’elle est introuvable. J’ai mis une partie de mes collègues, ma famille et ma belle-famille sur le coup : rien. Ou alors, pas la bonne taille. Rageant.
Du coup, j’avais laissé l’idée de côté, persuadée qu’un jour je le trouverais dans une friperie ou sur un site de vente aux enchères en occasion… Jusqu’à ce que, vendredi dernier, une collègue m’envoie un lien vers un site de mode. Les chaussures ! En vente ! Et dans la bonne taille ! Et donc, ce soir, nous avons pu (enfin) accueillir l’objet tant convoité (attention les yeux).
C’est la vie – Vanités
Désolée de ne pas donner de nouvelles alors que j’ai plein de choses à vous raconter, mais depuis vendredi j’ai la crève et l’énergie d’un mollusque qui a passé trop de temps sur l’étal du poissonnier. Promis, je me rattrape cette semaine, avec pour commencer la dernière expo que nous sommes allées visiter avec la reine mère et Roxy.
Il s’agit de l’exposition sur les vanités présentée au musée Maillol, qui tente de présenter le rapport de l’artiste à la mort depuis l’époque du Caravage. L’originalité de l’évènement repose non seulement sur l’importance des oeuvres exposées – plusieurs de Damian Hirst, un Nikki de Saint-Phalle… mais aussi sur la présentation “à rebours”, c’est-à-dire partant des oeuvres contemporaines pour remonter jusqu’aux classiques du XVIIème siècle.
Les oeuvres sont très diverses – peinture, photo, sculpture – présentées de manière classique (cartels et fond blanc) ou organisées autour d’un thème. J’ai ainsi beaucoup apprécié l’idée du cabinet du curiosité du XXIème siècle qui, à l’image du XVIIIème siècle, cherche à saisir ce que l’on ne comprend pas ou ce qui fascine, en l’occurrence ici, la mort.
Bien entendu, le seul inconvénient de faire une expo une après-midi en semaine, ce sont les petits vieux. Et non, c’est pas du racisme, juste une constatation : et que je blablate à haute voix, et que je pousse les gens pour regarder de plus près un tableau, et que je critique parce que quand même l’art moderne c’est moche… Groumf.
Sans doute l’oeuvre la plus connue de l’expo : In the name of God laugh, de Damian Hirst
Crafty challenge – Camille
Ceci est un post automatique, à l’heure qu’il est, je suis quelque part au milieu du bocage anglais. Mais je pense que Camille a dû recevoir son cadeau du crafty challenge – et puis j’ai pas encore d’idée pour un autre article.
Cette fois-ci, j’ai réquisitionné les compétences de Roxy, la reine du bijou en cristal Swarovski et du truc qui brille. Le pendentif est de petite taille, la couleur est sobre, et je pense qu’elle conviendra bien à Mère-de-famille-heureuse.
Here is my second gift for the crafty challenge. It is a small pendant made of medium grey swarovski crystals. I asked for Roxane & Sara‘s designer help – ok, it was easy, she is my sister. The necklace is made of leather
I chosed this pattern and style because I wanted C., who is a proud mother of twin girls, to treat herself a bit. The jewel is subtle but very feminine and can be worn either for everyday tasks or for a romantic evening.

Tout change, rien ne change
Ce titre un peu sibyllin simplement pour vous parler de la réorganisation de notre salon. Quand nous avons emménagé, notre salon ressemblait à ceci
Puis on y a ajouté des meubles, du bordel, des chaussettes, des guitares… tant et si bien que ça devenait un peu intenable. Et puis, mon père ayant décidé de quitter la France, nous allons récupérer des meubles, notamment une très belle table basse. Alors hier soir, retroussage de manches et au travail !

Quelques-uns de nos livres pendant la phase de transit.
Et voilà le résultat :
On a déplacé les étagères, la table, la télé, les guitares, passé l’aspi, bazardé plein de trucs, envoyé des kilos de bouquins à la cave, traumatisé le chat qui ne se reconnaît plus. Presque 3 heures de boulot, mais ça en valait la peine ! Maintenant, nous sommes prêts à recevoir les nouveaux meubles, la suite au prochain numéro…
Crafty challenge – Eidyan
Non, je n’ai pas oublié ! Il y a bientôt un an, j’avais lancé l’idée d’un défi, celui de réaliser quelque chose des mes (malhabiles) mains pour les cinq premières personnes à se manifester sur mon blog. Bon, du coup, dans mon élan, vous étiez six. Et incroyable mais vrai, j’ai enfin fini le premier défi et j’en ai deux en bonne voie.
Vendredi, Eidyanenmahê, viking dévouée à Freyja, a reçu son présent.
A l’origine, je voulais faire une petite aumônière avec un motif brodé. Le motif est prêt depuis cet été, malheureusement j’ai complètement raté les oeillets pour les cordons, et mon projet est devenu irréalisable. Lundi soir, j’ai donc recoupé, doublé, bordé, et en j’en ai fait une petite pochette à épingles et aiguilles.
Les photos ci-dessous vous montreront que Freyja elle-même a béni l’objet !
Quant aux autres, je ne vous oublie pas, je suis juste à court d’inspiration pour certains et de temps pour les autres. Mais j’y arriverai.
Almost a year ago, I decided to take part in the crafty challenge, though I changed the rules a bit. Nevertheless, I had six gifts to prepare, for which I felt enhtusiastic but maybe too optimistic. This week, I achieved the first one for Eidyan, a viking who devoted herself to Freyja.
I intended to make a purse with a viking-inspired embroidered design, but I totally messed up when cutting fabric for the eyelets last autumn. I forgot it for a while, then decided last monday to change the design into a needlecase, lined with raw silk. The picture below proves than Freyja herself blessed the project !
One done, five to go. Two of the next gifts are almost done, and will be delivered quickly, but I still need workable ideas and time for the others. Let’s do it !
Week-end à Londres
Souvenez-vous, à Noël, ma famille nous avait offert un séjour à Londres, que nous avons “consommé” ce week-end. Au programme : des kilomètres de marche à pied, un musée (pour la caution culturelle), du shopping, des fous rires… C’est parti pour un petit résumé !
Nous avions réservé une chambre en “appart’hôtel”, ce qui permet d’avoir une cuisine et donc de ne pas se ruiner en repas à l’extérieur. Alors que nous devions occuper la chambre “de base”, l’hôtel nous a surclassé, nous permettant de passer le week-end dans un vrai deux-pièces, tout blanc, propre et bien équipé. Seul point négatif : l’absence de volet ou de rideau digne de ce nom.
Première étape du week-end au Victoria & Albert Museum. L’endroit a beau être très connu, je n’y avais jamais mis les pieds, sans doute parce que ce n’est pas un musée au sens “classique” du terme, mais plutôt un conservatoire de tous les savoir-faire techniques, exposés par époque, par thème ou par lieu géographique. On peut donc croiser la sculpture du XVIIème siècle anglais, les arts chinois du moyen-âge ou l’évolution de l’art du métal depuis la Renaissance. C’est à la fois extrêmement intéressant et quelque peu vertigineux. En revanche, comme tous les musées publics britanniques, celui-ci a le bon goût d’être gratuit, ce qui est formidable.
Je commence par traîner l’Anglais dans les galeries réservées à la mode. Je ne sais pas si cette exposition relève d’un art consommé de la torture, ou tout simplement de la volonté affichée de montrer l’évolution de l’habillement depuis le XVIIIème siècle, toujours est-il que je manque de devenir hystérique devant toutes les tenues présentées. Comme nous sommes chez les Grands-Britons, on a le droit de faire des photos, ce dont je ne me prive pas (je ferai sans doute un post supplémentaire juste pour vous montrer tous les trésors que nous y avons vus).
Suite des hostilités aux nouvelles galeries sur le Moyen-âge et la Renaissance, dont j’entends parler depuis quelques semaines sur les blogs consacrés à la reconstitution (les galeries ont ouvert début décembre). Je dois reconnaître que ce n’est pas usurpé : des milliers d’objets exposés par ordre chronologique, de l’époque saxonne au XVIIème siècle, et balayant tous les champs de la création. On y voit certes des portraits, des sculptures, mais également de magnifiques pièces brodées (essentiellement religieuses), du verre, de l’émail, du bois, des bijoux, des textiles (impressionnant de regarder ces tissus venus de l’Egypte tardo-antique ou des brocarts italiens de la Renaissance). La scénographie est réussie, les explications sont claires, les lieux correctement éclairés. On trouve également à disposition des tiroirs ou des placards que l’on peut ouvrir à l’envi, des tenues d’ “époque” à essayer, des moulages que l’on peut toucher, et toujours des banquettes pour s’asseoir, des tables pour écrire… un rêve de rat de musée !
La soirée se passe tranquillement à l’hôtel, car nous n’avons pas le courage de ressortir, si ce n’est pour nous ravitailler en bière et en chips bizarres. La fatigue nous tient tellement que nous sommes au lit avant 22h.
Samedi matin, direction Camden ! Comme nous sommes très chanceux, la station est fermée pour travaux – à Londres, le trafic est toujours impeccable en semaine, mais en contrepartie toutes les fermetures nécessaires aux rénovations ont lieu le week-end, ce qui peut parfois être un casse-tête. Direction le marché, antre à touristes, à punks, à fashionistas et à un peu tout et n’importe quoi. Je vous passe les six heures de marche à pied au milieu de la foule, la chasse aux fringues vintage, les gros fous rires devant les collants panthère (devinez pour qui) et vais directement aller à la case “tableau de chasse”.
Bilan de l’expédition le samedi soir.

Un manteau en laine bleu marine et gris (réversible), un béret en angora bleu marine, deux chemisiers (un crème et un rose pâle), une robe (pas du tout vintage mais très jolie et chaude)

Une veste en velours noir, une casquette militaire grise, un gilet noir à fines rayures, une montre de gousset, deux t-shirts “Sally can’t dance”
Et encore, c’était avant que nous n’allions sur Oxford Street chercher une chemise à l’Anglais. Son choix s’était porté sur la marque T.M. Lewin, qui fait réellement du très beau travail. Bilan : une chemise pour lui, et une pour moi (blanche à fines rayures noires liserées d’argent, je suis amoureuse).
Nous finissons notre promenade à Covent Garden pour écouter les bateleurs (dont un que nous avions déjà vu l’an dernier, mais qui ne présentait plus le même show), qui nous font beaucoup rire (ah, le jonglage en caleçon rose en équilibre sur un monocycle…).
Après tant d’émotions, nous dînons un pub (en fait, à part le vendredi soir à l’hôtel, nous avons pris tous nos repas au pub), à grands renforts de meat pie et de cidre/bière.
Dernier jour, destination le marché aux puces de Spitalfields et Brick Lane. C’est aussi notre moment nostalgie, puisque l’Anglais habitait à côté d’ici. Au programme, de nouveau du vintage – en même temps, la boutique Absolute vintage est un appel à la dépense – de nouveau Sally can’t dance, et de nouveau un arrêt au pub. C’est d’ailleurs là qu’il m’arrive une petite aventure : ayant commandé comme à mon habitude un coca light (pour des raisons de goût !), je me fais gentiment “engueuler” par le patron sur le thème de “mais vous n’en avez pas besoin voyons !”. A la fin du repas, j’ai encore un peu faim après mon gigot (et mon yorkshire pudding, miam), et demande un chocolate fudge cake ; vengeance ou pas, j’en reçois une part énorme, que je dois partager avec l’Anglais (mais par principe, je n’ai rien laissé, ah mais).
Il est déjà l’heure de rentrer, et j’ai sans doute oublié plein de choses, mais cette parenthèse brumeuse et humide nous a fait beaucoup de bien au moral !


















