Vilains et vilenie

Vous l’aurez constaté, en ce moment, je n’ai pas grand-chose à raconter. Non qu’il ne m’arrive rien, bien autre contraire. Seulement, les nouvelles ne sont pas forcément drôles ou intéressantes, donc autant ne rien dire dans ces cas-là. Je ne désespère pas de remettre les pieds dans une salle obscure d’ici ce week-end, remarquez.
En attendant, et parce qu’il faut bien que ce blog vive un peu, je réponds à un vieux tag de Flashmarion (et si je n’ai pas d’idée, demain ce sera celui de Junta) sur “tes trois méchants préférés”. Et comme je suis généreuse, j’ai fait plusieurs classements.

Les trois méchants de mon enfance


3- Le Grand Pope. Pas un vrai méchant qui fait peur, certes, mais beaucoup de souvenirs.


2- Krang. Parce qu’un cerveau qui se trouve au niveau de l’estomac, ça m’a toujours intriguée.


1- Docteur Gang. Celui dont on n’a jamais vu que le bras (non je n’ai jamais vu le dernier épisode de l’Inspecteur Gadget).

Les méchants de ma jeunesse (dirons-nous)


3- Joker. Que ce soit avec Jack Nicholson ou Heath Ledger, j’ai eu la trouille.


2- Nabot à lunettes (j’ai oublié son nom). Rien de plus flippant qu’un psychopathe silencieux.


1- Jean-Baptiste Emmanuel Zorg. Aaaah, Gary Oldman.

Les méchants de toujours


3- Le sheriff de Nottingham. Traumatisme à vie, je pense, surtout sa mort en direct.


2- L’agent Smith. “Mr Andersoooon”. Deux mots mythiques.


1- Dracula. Avant que le vampire ne devienne gentil et végétarien. Aaah, Gary Oldman.

La bataille a été dure, le choix cornélien… De longues discussions avec l’Anglais m’ont permis d’arriver à ce palmarès, même s’il n’aurait pas fait les mêmes choix que moi. Pour la peine, je tagge Imihel et Zaria.

Le mystère et l’éclat

Ce matin, je suis allée me promener au musée d’Orsay, avant tout parce que j’avais envie de prendre l’air et que j’ai réalisé que cela faisait bien cinq ans que je n’y avais pas mis les pieds. Ou peut-être six. Malgré mon arrivée matinale, il y avait déjà pléthore de touristes, mais on pouvait tout de même avancer sans trop d’encombres.

Par hasard, j’ai découvert l’exposition Le mystère et l’éclat, qui finit la semaine prochaine. Cette exposition propose un panorama de l’art du pastel en France, de la fin de l’Ancien Régime au début de la première guerre mondiale.
La scénographie est claire, aérée, les cartels sont compréhensibles – ce qui change agréablement du Louvre où l’on a souvent l’impression de devoir posséder un doctorat en histoire de l’art pour comprendre quelque chose aux explications. Après quelques précisions sur ce qu’est le pastel et sur sa fabrication, les salles s’enchaînent chronologiquement, présentant l’utilisation que les grands courants artistiques du XIXème siècle – impressionnisme, symbolisme, romantisme… – ont faite du pastel.

Outre des salles consacrées à Degas ou Millet, avec des oeuvres parfois très connues, l’exposition joue aussi sur l’aspect méconnu de certains peintres – montrant ainsi une oeuvre monumentale de Mucha, très sombre, intitulée Le gouffre. Enfin, d’un point de vue plus personnel, cette exposition aura eu le mérite de me “réconcilier” avec Odilon Redon, artiste que je ne supportais plus depuis la (douloureuse) exposition La peinture comme crime.

Enquête

Ca n’en finit plus, me direz-vous. Oui et non. Afin d’aider un de mes amis – que nous appellerons le Compositeur – je me permets de mettre en ligne cette enquête. Toutes les personnes qui ont vu/lu la série (ou tout du moins le premier tome) sont invitées à répondre dans les commentaires. Comme c’est un de mes lecteurs, il pourra voir vos réponses directement.
Je vous rassure, même si votre pseudo apparaît dans les commentaires, il ne vous connaît pas de visu.


– Avez-vous lu la saga Twilight?
– Avez-vous aimé la saga Twilight?
– Avez vous aimé le film?
– Avez vous considéré le film comme fidèle à l’esprit du bouquin?
– Avez-vous été marquée par la musique dans le film?
– Avez vous acheté ou téléchargé LEGALEMENT l’album (chansons du film + Bella’s Lullaby)? (si vous l’avez téléchargé ou obtenu illégalement, l’enquête n’a plus lieu d’être)
– Avez vous acheté ou téléchargé LEGALEMENT le score (musique originale donc instrumentale de Carter Burwell)?
– Si oui, pourquoi avez-vous acheté ce CDs?
– Si oui, quelle plage avez-vous préféré?
– Si non, pourquoi ne pas l’avoir acheté?
– Que vous l’ayez acheté ou non, pensez-vous globalement que l’achat de ce CD permet 1°) d’apprécier une musique que vous avez découvert dans le film et que vous pensez de qualité 2°) de prolonger l’émotion d’un film qui vous a marqué 3°) ou d’avoir une musique correspondant à l’univers que vous appréciez?
– Enfin, dernière question, lorsque vous avez lu le livre, où il est selon mes sources beaucoup question de musique (de la berceuse jouée par Edward ou de Debussy), attendiez vous particulièrement quelque chose de la musique du film?

Voilà, amusez-vous bien.

I’m in love with my car…

Rendons à César ce qui est à César, ce n’est pas vraiment ma voiture, mais celle de l’Anglais, qu’il me prêtera avec empressement le jour où j’aurai (enfin) décroché mon permis. Comme je ne suis toujours pas inscrite au code, on a encore quelques années à attendre…

Tout ça pour dire que grâce aux multiples aides gouvernementales, à la destruction d’un PEL et aux tuyaux de belle-maman jamais à court de bonnes idées, nous roulons désormais dans une voiture neuve. Cela peut paraître accessoire, mais quand on pense que l’ancienne avait près de 15 ans et quelques soucis récurrents, c’est un grand changement.
C’est une 107 grise, comme sur la photo, 5 portes et un tout petit coffre – mais on a quand même réussi à caser la valise, les deux sacs de victuailles, le carton de vin, le chat, la housse à vêtements et le bazar médiéval hier – et de la place pour les jambes.

Gotta feel for my automobile…

Emma Shapplin

Je ne vous ai pas oubliés, je suis en train de préparer quelques articles, malheureusement cela prend du temps… Pour vous faire patienter, voici une chanson qui me trotte dans la tête depuis hier. J’étais très fan d’Emma Shapplin quand elle a sorti l’album Carmine meo, et ses chansons ont toujours eu pour moi un réel pouvoir évocateur. J’ignore pourquoi cette chanson est ressortie brusquement, mais je pense que vous comprendrez pourquoi j’adore sa musique.

A qui le tour ?

Autour de moi, en ce moment, c’est en train de devenir un sujet d’actualité… brûlante. Depuis quelques mois, mon entourage a décidé de mettre en oeuvre le précepte “Croissez et multipliez-vous”. Résultat : une croissance fulgurante du nombre de grossesses et de naissances. Et insidieusement, un petit jeu a démarré : qui sera la prochaine. Au bureau, depuis hier – retour de congé mater d’un côté, prochain départ de l’autre – on me regarde avec insistance, et ça devient franchement lourd.


Photo d’Ann Geddes, remarquable photographe australienne

Je n’ai rien contre les naissances, le bonheur maternel et toute cette sorte de choses. Je suis moi-même très désireuse de vivre cette expérience. Mais pas maintenant. Surtout pas. Je n’ai ni l’envie, ni l’état d’esprit, ni les moyens de devenir mère. Plus tard, un jour.
Bon, ce coup de gueule n’a pas grand-chose à voir avec le ton habituel du blog, mais c’était juste pour marquer le coup.

Retour de fêtes

Une semaine sans post, cela correspond grosso modo au temps que nous avons passé avec l’Anglais à célébrer Noël un peu partout et avec à peu près tout le monde… A la demande d’Imihel, je vous inflige le contenu de ma brouette de cadeaux…
Cette année, j’ai donc eu

Du médiéval

Le Viandier de Taillevent et le bracelet XIIIème (coincé entre les chaussures) sont des parents de l’Anglais. L’Anglais quant à lui m’a offert ces splendides chaussures sur lesquelles je bave depuis Dinan, et la bague en verre rouge (tiens, tiens, cela ne nous rappellerait-il pas quelque chose ?).

Du japonais

A défaut d’un billet d’avion, Ei et l’Anglais m’ont offert les livres, Très Belle-Maman et Cousin O ont choisi des objets pour la cuisine.

De la vaisselle

Cassolettes pour cuisiner, pots à ustensiles et… dosette à thé (la petite corne noire).

De quoi devenir une fée du logis

De l’électroménager en pagaille : appareil à fondue au chocolat, robot multi-fonctions, moule en silicone, range-bouteilles et poubelle (mais grande et qui ferme, nécessaire avec le chat).

Des trucs de fille

Top en velours et minaudière en satin rapportés d’Angleterre, écharpe en tout doux de la part de Roxy, maquillage, crème pour le corps et boucles d’oreille en tissu japonais.

Sans parler du panier gourmand à base de foie gras, de la nappe, des serviettes de bain, du jouet pour le chat… Vous l’aurez compris, Noël à la maison, c’est Prévert au balcon !

Des nouvelles du chat

Souvenez-vous, lors de notre séjour à Londres, nous avons lâchement abandonné le chat à mes beaux-parents et ne l’avons récupéré qu’au bout de 15 jours. 15 jours au cours desquels elle a eu tout le loisir de se familiariser avec le mobilier…


Le panier à courses…


Le canapé et ses coussins (ou “Mes maîtres m’ont abandonnée, ayez pitié de moi)


Le banc de la cuisine (non la photo n’est pas à l’envers)


La salle de bain (à Paris), avec Twilight en guise de marchepied

Dear Santa

Je devais aller au cinéma ce soir, mais une vilaine crève me retient à la maison, et c’est pourquoi vous aurez droit à mes élucubrations.
Cher Père Nono, je sais bien que tu n’existes pas (on ne me la fait pas), mais sait-on jamais, je tente ma chance. Depuis deux semaines, tout le monde me tanne pour connaître mes idées de cadeau. Et depuis deux semaines, je sèche. Enfin, non. Je cherche des idées acceptables, dirais-je. Mais entre nous, Père Nono, je peux bien te donner mes vraies idées…

Une nouvelle robe de princesse. Je sais, j’en ai plein, mon placard est trop petit, mais je m’en fiche. J’veux une robe de princesse. Ou deux.

Un voyage au pays des nains. Flashmarion a beau dire, moi j’veux y retourner.

Le physique de Dita von Teese (Je rappelle que ceci est une lettre au Père Nono ! Tout est permis !)

Remonter à cheval. Avec Syanna, tant qu’à faire…

Des fleurs. Parce que je ne suis pas qu’une fille intéressée. Je suis aussi fleur bleue.

Gagner au Trivial Pursuit contre Dad. Mais là c’est de la science-fiction.

Plus un Anglais drapé dans l’Union Jack pour le 24. Mais chut.

Souvenirs…

Aujourd’hui, la Reine mère nous avait conviés à faire le tri de nos affaires traînant encore chez elle, ceci en vue de son prochain déménagement. Au programme : répartition des BDs, vidage de tiroirs (mince alors, j’ai encore des vêtements ici !), visite de la cave…

Si l’inventaire des bibliothèques est vite fait : à moi les Astérix et les Lanfeust, à Roxy les Gaston Lagaffe et les Charlie, à moi l’encyclopédie historique dans laquelle j’ai appris à lire, à Roxy les joies d’un nouveau tri la semaine prochaine.
A la cave, je sais déjà ce que je viens prendre : ma maison de poupées. En effet, de 10 à 15 ans, j’étais une collectionneuse acharnée, m’évertuant à rassembler meubles et bibelots afin de créer “ma maison”. Cela fait maintenant 8 ans qu’elle a été descendue à la cave, emballée avec mille précautions, ses accessoires à proximité… et j’ai décidé de la rapporter.
Malheureusement, la cave est très humide, le sol est en terre battue, et nous découvrons qu’une partie des cartons est complètement moisie, et que tout ce qui est entreposé ici a été attaqué par les champignons ou les insectes. Une fois à la maison, c’est l’heure du constat : les fenêtres et la porte ont jauni, la décoration intérieure a souffert, les murs sont attaqués de moisissure… Du côté des meubles et accessoires, tout ce qui est en métal ou presque a disparu, dévoré de rouille, le bois non traité est pourri, la pâte à modeler cuite est méconnaissable… Un grand coup d’aspirateur et quelques heures à l’air libre me permettent de rendre à la maison une apparence meilleure, puis le grand tri a lieu. Au final, j’ai perdu deux tables, un lit, plusieurs chaises, des élements de cuisine, de décoration…

Je ne sais pas encore si je replongerai dans cette passion. J’aimerais rendre son éclat à cette maison pour pouvoir la conserver dans de meilleures conditions, mais je ne sais pas ce que j’en ferai après.