Bobo du dimanche

Tout à l’heure, en quittant Matou et Très Belle-maman, tous deux m’ont fait remarquer que je ressemblais totalement à une bobo. Vous imaginez le choc psychologique pour moi, donc je vous propose une revue de détail.

– Tunique ample “tellement confortââble” (“mais c’est du cashmire)
– Jean “basique mais rapporté du Japon”
– Ballerines (no comment)
– Collier “J’aime les créateurs mais j’suis pas bling”
– Sac “Malongo café bio équitable” (pour transporter les vieux Voici donnés par lesdits Matou et Très Belle-maman)

Aïe. Mine de rien, ça ressemble à une boboïsation, là. Vite, mes chaussures compensées roses et mes fringues de soirée goth !

Week-end en Toscane : Florence et San Giminiano

Dimanche, après deux journées le groupe se scinde : d’un côté, grande soeur n°1 et sa famille, qui décide de rester à l’hôtel, et de l’autre l’Anglais, ses parents (et moi, et moi, et moi), qui partons visiter Florence.
L’arrivée dans la ville est… dantesque. Depuis le début de la journée, l’air est lourd, le ciel est gris et chargé d’humidité, mais les éclaircies se maintiennent. Une fois garés sous le marché central de Florence, nous sommes accueillis par un orage diluvien. L’attente n’étant pas notre fort, nous décidons de braver les éléments au bout d’un quart d’heure, encouragés par un “ça se calme” de l’Anglais. Effectivement, l’averse se calme… le temps de faire 20 mètres et de courir s’abriter sous un porche. L’orage dure encore une bonne vingtaine de minutes, avec foudre, éclairs, pluie battante et grêlons, tant et si bien que nous retournons nous réfugier dans la voiture.

D’un commun accord, nous optons pour une promenade dans les rues de la ville plutôt qu’une visite acharnée des sites touristiques : outre que nous sommes dimanche et que la ville est bondée, nous sommes tous déjà venus il y a une dizaine d’années, et les souvenirs sont toujours là. Nous déambulons donc du Dôme de Santa Maria à la place de la Seigneurie dominée par le Palazzo vecchio et ornée de sculptures, pour traverser la cour du musée des Offices (inutile d’essayer d’entrer, tant pis pour mon shoot de Botticelli). On longe l’Arno, que l’on traverse ensuite par le Ponte vecchio, jusqu’au Palais Pitti.
Tout le long du chemin, on peut contempler les multiples témoignages d’un passé grandiose : les armes des Médicis en particulier sont partout (agrémentées de la fleur de lys française, suite aux mariages de Catherine et Marie avec des rois de France), il y a aussi de nombreuses statues sur les bâtiments et même quelques maisons décorées de fresques.
Retour par Santa Croce, et la journée se transforme en séance shopping (après tout, Florence est une ville où il est de bon ton d’acheter des produits en cuir) : l’Anglais trouve une ceinture, moi un sac à main (oui, c’est le quinzième, et après ?), belle-maman des souvenirs pour les absents et beau-papa une sacoche pour le travail. Pause glace (stracciatella un jour, stracciatella toujours) place du Dôme et retour à l’hôtel pour le dîner.

Le soir, nous partons avec l’Anglais pour une petite escapade en amoureux du côté de San Giminiano, pompeusement surnommée “la Manhattan du moyen-âge” par l’office du tourisme, mais plus simplement chaleureusement recommandée par belle-maman. Il fait nuit, la campagne toscane invite à l’évasion et la ville est superbe. Ancienne ville fortifiée, San Giminiano a conservé ses remparts en excellent état, ainsi que de nombreuses tours, symboles de la puissance et de la richesse de ses habitants. Les ruelles sont encore fréquentées malgré l’heure, mais bien moins qu’en plein jour semble-t-il. Après le sacro-saint arrêt à la gelateria et la découverte des parfums fior di latte, safran et after eight (n’est pas Anglais qui veut), nous déambulons au hasard. La place principale accueille l’orchestre municipal dont la musique nous accompagne tout au long de la promenade, plus ou moins étouffée par les constructions.
Petits moments de bonheur dans un jardin qui surplombe la ville et la vallée, puis retour chez les vivants. Le dédale des ruelles à peine éclairées est légèrement inquiétant mais superbe, d’autant que plusieurs époques se superposent. Au moment de partir, nous n’oublions pas d’acheter de quoi célébrer la gastronomie locale à Paris : Chianti et pâtes colorées.
Demain matin, retour à Paris.

Week-end en Toscane : Sienne

Vous le savez sans doute déjà, ne serait-ce que parce que j’en ai parlé pendant quinze jours (et aussi parce que j’y ai fait une discrète allusion il y a quelques mois), mais ce week-end nous étions en Toscane pour célébrer les trente ans de mariage des parents de l’Anglais.
Départ vendredi matin de Paris, avec beaux-parents, grande soeur n°1 avec homme et enfants, mais sans grande soeur n°2 et son homme, malheureusement immobilisés à Angers. Fin d’après-midi sous le signe de la détente au soleil (chaud ! 35° à l’arrivée) et au bord de la piscine. Chaque “famille” ou couple a son propre appartement, dont la déco choque un peu les goûts de l’Anglais mais plairait fort à Eidyan (rayures roses un peu partout). Dîner copieux arrosé de Chianti classico, nous découvrons la joie du repas à trois plats plus dessert et sortons repus.

Samedi matin, nous retrouvons une guide pour visiter Sienne… avec près d’une demi-heure de retard. Nous avons en effet tourné dans la périphérie de la ville, mais cela nous a permis de découvrir un quartier entier pavoisé de rouge, blanc et bleu orné d’un porc-épic. Nous en reparlerons plus tard.
Rendez-vous devant l’église San Domenico, d’architecture gothique en brique et à l’intérieur très dépouillé, mais qui détient une relique précieuse : la tête de Sainte Catherine (de Sienne), sainte patronne de l’Italie et de l’Europe (ce que j’ignorais parfaitement).
Promenade dans les rues inondées de soleil, au cours de laquelle nous découvrons la valeur toute relative de la sécurité routière en Italie. Arrêt sur la place de la banque Monte dei Paschi, l’une des plus anciennes banques d’Europe, ce qui ne manque pas d’amener la conversation sur le sujet. Belle-maman et moi regardons consternées nos hommes échanger sur les taux de change et l’évolution de la banque italienne au cours des vingt dernières années… Nous apprenons également que Sienne, divisées en 17 quartier ou contrades, considère que la place de la banque et la place centrale de la ville sont les seules zones “neutres” où l’on ne revendique l’appartenance à aucun quartier.

La guide nous explique alors les subtilités du palio, la course de chevaux qui fait la renommée de Sienne. Chaque année, le 2 juillet et le 16 août, 10 des 17 quartiers de Sienne tirés au sort s’affrontent. Le gagnant remporte l’étendard de la Vierge et le droit pour les habitants originaires du quartier de pavoiser les fenêtres aux couleurs de la contrade. A tel point que même hors de Sienne, cette coutume est observée et respectée ! Le héros de la course n’est pas le cavalier mais le cheval, qui peut parfaitement remporter la course même s’il est seul. Alors que nous marchons, nous découvrons justement le cortège de l’étendard, remporté cette année par le quartier du porc-épic (celui-là même dans lequel nous nous sommes égarés ce matin). Tous les membres sont vêtus de costumes XVème.
Puis nous visitons Santa Maria, magnifique cathédrale au décor de marbre noir et blanc évoquant les armes de la ville de Sienne. La façade est superbe, ornée de multiples sculptures et d’une fresque. L’intérieur est en comparaison sombre, mais très décoré, de bustes sur les chapiteaux, de mosaïques au sol, de peinture en trompe-l’oeil sur la coupole, de multiples statues, oeuvres d’art, fresques… La chaire de vérité, chef-d’oeuvre du XVème siècle, est une structure colossale en marbre représentant des scènes de la Bible, mais aussi les arts libéraux, preuve de l’ouverture d’esprit du créateur de l’époque. L’Anglais et moi avons un instant de “recueillement” dans la bibliothèque des Piccolimini (famille du pape Pie II), où sont exposés de magnifiques antiphonaires et dont les fresques murales ont gardé les couleurs d’origine.
A la sortie, nous découvrons les fondements de ce qui aurait dû être la nouvelle cathédrale… et de constater qu’il n’y a pas qu’à Pise que les constructions penchent (regardez bien le pilier central sur la photo).
Nous parcourons encore quelques rues, pénétrons dans la cour d’un ancien palais devenu école de perfectionnement musical (sentiment assez irréel d’entendre de la musique classique sortir d’on sait où en plein jardin) et arrivons à la place centrale, siège de l’Hôtel de ville et du palio. La visite s’achève, mais nous restons encore à flâner un peu et à manger des glaces (stracciatella mon amour).

Encore un tag…

Il ne faudrait pas que cela devienne une habitude mais, dans sa grande mansuétude, Okayamarion m’a de nouveau taggée pour une connerie… Comme je ne suis jamais à court de débilités, je réponds.

“Tes 7 chansons préférées du moment, bien obligé puisque tu as la flemme d’en mettre d’autres sur ton lecteur, grosse mollasse que tu es” :
Flux, Bloc Party
I’m in love with my car, Queen
Totentanz, In Extremo
Crucify my love, X Japan
Hallelujah, Jeff Buckley
Paris, Yaël Naim
Working class hero, Green day

Je précise que certaines ne sont pas dans mon lecteur mp3, pour cause de plus de net à la maison depuis bientôt deux mois… Mais comme je les écoute avec plaisir au moins une fois par jour, je pense que ça vaut.
Et pour les petits chanceux qui n’ont rien à faire : j’aimerais avoir les réponses d’Imihel, Junta, Gaygory et Très Belle Maman.

Meublée

Vous n’êtes pas sans savoir que j’ai emménagé avec un Anglais dans le quinzième arrondissement il y a bientôt deux mois de cela… et ceux d’entre vous qui ont mis les pieds chez nous ont pu constater la pauvreté de l’ameublement, en particulier dans le salon.

Cette indigence est donc réparée depuis ce week-end. Flanquée de la reine mère et Roxy, je suis allée en Bretagne récupérer des meubles dont mon grand-père souhaitait se défaire en vue de son déménagement. Nous avons donc obtenu, outre un vrai lit, une table de salon et six chaises déjà accordés, deux tables de chevet, un coffre à vêtements et quelques menus accessoires… Bon, soyons francs, j’ai la ferme intention d’apporter ma touche personnelle auxdits meubles. J’ai même réussi à convaincre l’Anglais, et je pense que les week-ends estivaux seront consacrés à des ateliers “peinture et décoration” sur le balcon. Si vous avez des suggestions, n’hésitez pas (le rose fluo et le flashy en général sont proscrits).

Bonne action

Allez, une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’une chose qui tient à coeur. Je ne suis pas particulièrement altruiste, avouons-le, je suis même parfois totalement sourde aux multiples appels à l’aide ou aux bonnes actions.
Mais étrangement, je me suis toujours sentie concernée par le don du sang et le don d’organes, qui sont aujourd’hui les seuls moyens de sauver la vie de milliers de personnes. Cela ne dure pas longtemps, est bien fait – rien à voir avec la torture endurée lors d’une prise de sang – et on vous offre un casse-croûte à la sortie. Si vous êtes encore plus motivé, vous pouvez carrément donner votre plasma – mais là ça prend 45 mn – ou vos plaquettes – 1h30 de don, mais compter environ trois heures le temps de tout faire et sur un site spécialisé. C’est vrai que cela peut paraître long, mais quand on sait qu’on sera vite rétabli alors que celui qui recevra votre don est en danger, c’est un faible inconvénient.
La moralité : donnez votre sang, surtout en période estivale – recrudescence des demandes avec les accidents de la route et baisse des dons à cause des vacances !
Pour en savoir plus : http://www.dondusang.net

Bloc Party – Flux

Que faire quand on a une sale journée ? Que faire quand on se sent envahi par les cons et la médiocrité ambiante ? Que faire quand on se retrouve bloqué à la photocopieuse pendant une heure pour des travaux débiles ? Mettre ses écouteurs et s’exploser la tête. Ce que j’ai fait ce matin avec Flux, de Bloc Party, une chanson qui tranche un peu avec leurs autres compositions, et dont le clip est un vibrant hommage aux séries sentai de notre enfance, ce qui ne pouvait que me plaire.

25 ans

Et bien voilà, j’ai franchi la barre symbolique des 25 ans cette nuit (enfin, pour ma mère ce ne sera qu’à 18h40 ce soir), et c’est l’occasion de faire un petit bilan. Bon, je ne vais pas faire une introspection du genre “dans quelle étagère ?” mais plutôt une petite présentation de ce qui a changé et de ce qui n’a pas changé.


25 ans et…
– Toutes mes dents (bon, elle était facile)
– J’aime toujours autant les films pourris (il n’y a qu’à jeter un oeil à ma rubrique cinéma)
– Sur le divan depuis maintenant trois ans (et c’est pas près de changer)
– Toujours aussi bordélique, même si je me soigne

Mais c’est aussi…
– La fin des réductions chez Air France (mais la SNCF et l’Opera m’ont accordé un sursis)
– Je ne supporte plus la Zubrowska, si c’est pas malheureux
– Je sais (enfin) nouer mon kimono toute seule
– Je n’ai plus besoin d’un prétexte pour porter des talons hauts, me maquiller et mettre une jupe en même temps

Last but not least…
– Amoureuse, installée et partie pour durer
– Power of reenactment

Heureusement, Ikea est là !

Hier, profitant d’une journée de répit, l’Anglais et moi avions décidé de faire quelques emplettes pour notre nouvelle maison. Car il faut bien l’avouer, les cinq cartons de livres dans le salon commencent un peu à faire désordre. C’est donc la fleur au fusil et l’esprit résolu que nous partons pour une grande enseigne suédoise spécialisée dans la conception de meubles en kit.

Le repérage et les courses sont faits en un temps record : une heure. Nous parvenons même à fuir avant l’arrivée massive des visiteurs attirés par la climatisation et l’ouverture un jour férié. Au programme de nos acquisitions : deux étagères (le fameux modèle Billy que nous avons tous eu au moins une fois dans notre vie), mais aussi de menus objets pour la cuisine et une nouvelle lampe.
Les ennuis surviennent au moment du chargement de la voiture : en effet, le modèle dont nous disposons est quelque peu étroit et, même aménagé en break, se prête difficilement au rapatriement des planches d’aggloméré de 2m de long. Nous voilà donc roulant à petite allure avec des étagères dépassant joyeusement du coffre d’une bonne cinquantaine de centimètres. Tout se passe pour le mieux jusqu’à cette bretelle d’accès du périph’ où un idiot nous accroche (en doublant par la droite) et se met à nous engueuler (pour faire bonne mesure).

De retour dans notre magnifique quartier, impossible de se garer (forcément, c’est la Foire de Paris), nous voilà donc en train de décharger en double file les 70 kgs d’étagères. De désespoir, l’Anglais ira directement garer la voiture à Clamart et rentrera en métro, les portes d’étagère sous le bras…
Mais quoiqu’il en soit, le bilan de la journée est très positif : outre des livres rangés (dans la bibliothèque ou par terre, en piles), nous avons évité les écueils propres à une journée pareille : pas d’engueulade pour cause d’itinéraire perdu, pas d’engueulade sur le choix des meuble, pas d’engueulade pour le montage (j’ai lâchement abandonné l’appart pour Monop’). Yihaa.