Celtes et Scandinaves à Cluny

Nous avons eu aujourd’hui le privilège de recevoir la soeur de l’Anglais et son homme, ce qui n’était jamais arrivé. A l’issue d’un repas joyeux et festif, nous avons décidé de rentabiliser l’après-midi en allant visiter une expo. Notre choix s’est porté sur l’exposition “Celtes et Scandinaves, rencontres artistiques” au musée de Cluny.

Disons les choses franchement : c’est décevant. L’exposition est répartie dans les deux premières salles du musée, puis on arrive aux collections permanentes. Les objets présentés sont très beaux – fibules, crosses, reliquaires – mais ne rejoignent absolument pas la problématique proposée : au lieu de voir quels ont pu être les échanges artistiques entre l’Europe des Celtes (Iles britanniques) et la Scandinavie, on nous montre comment les symboles artistiques propres à ces deux cultures se sont fondus dans l’art chrétien. Certes. Effectivement, il n’est pas inintéressant de constater qu’un bénitier pouvait être orné du dessin d’Yggdrasil. Mais où diable est le rapport ?
L’autre souci vient de ce que l’on parcourt les Xème et XIème siècles avant d’être “propulsés” dans les salles XVème, sans la moindre transition. Cela nous a permis de revoir les principales oeuvres du musée et de trouver de nouvelles idées pour nos séances de reconstitution, mais la visite n’a pas manqué de laisser un goût d’inachevé.

Mesrine : l’ennemi public n°1

Suite et fin de la vie de Jacques Mesrine incarné par Vincent Cassel. Alors que le premier volet s’était achevé sur le retour du gangster en France après son coup d’éclat au Canada, cette partie-là nous présente les six dernières années de sa vie.
1973. Après plusieurs casses et fusillades, Mesrine est arrêté et détenu en QHS (quartier de haute sécurité) à la prison de la Santé. Il parviendra néanmoins à s’en évader de façon spectaculaire, avant de commettre d’autres braquages de plus en plus audacieux.

Ce deuxième opus s’attache à montrer la manière dont Jacques Mesrine s’est employé à forger sa propre légende : son obsession pour les gros titres dans les journaux, son égo surdimensionné, mais aussi ses prises de position “anti-système”… On suit la rédaction du livre qui a inspiré le film sorti en octobre, les interviews clandestines… Mais le film revient aussi sur les aspects beaucoup plus sombres de Mesrine : sa violence – et notamment le passage à tabac d’un journaliste de Minute – ses accointances avec l’extrême gauche révolutionnaire. A mille lieux de l’image de Robin des bois moderne qu’il voulait se donner.

L’interprétation est juste et colle à l’image que l’on a de ce personnage. Malheureusement, peut-être à cause de la personnalité du truand ou d’un parti pris du réalisateur, Cassel “écrase” les autres acteurs, à l’exception peut-être de l’interprète de Robert Broussard, le commissaire qui arrêta Mesrine et le traqua après son évasion.

Vilaine

Mélanie n’est pas jolie, et en plus elle est gentille : elle fait le ménage chez sa mère, visite tous les petits vieux de son village, promène le chien incontinent de sa voisine et se laisse exploiter par son patron. Rien n’aurait dû changer dans sa vie jusqu’à ce qu’un jour le prince charmant lui propose un rendez-vous…

Bien entendu, cette rencontre ne se déroule pas comme prévu, et Mélanie décide de devenir méchante pour enfin prendre sa revanche sur le monde. Il s’ensuit une série de situations plus comiques les unes que les autres. On rit franchement devant la galerie de portraits (caricaturale, certes) qui peuple le film : la meilleure amie peste, le patron raciste et macho, la grand-mère indigne, la mère geignarde…
Difficile d’en dire plus sans dévoiler l’intrigue. Toujours est-il que ce film est bein sympathique et permet de passer un bon moment, malgré la fin un peu trop politiquement correcte.

Des nouvelles du chat

Souvenez-vous, lors de notre séjour à Londres, nous avons lâchement abandonné le chat à mes beaux-parents et ne l’avons récupéré qu’au bout de 15 jours. 15 jours au cours desquels elle a eu tout le loisir de se familiariser avec le mobilier…


Le panier à courses…


Le canapé et ses coussins (ou “Mes maîtres m’ont abandonnée, ayez pitié de moi)


Le banc de la cuisine (non la photo n’est pas à l’envers)


La salle de bain (à Paris), avec Twilight en guise de marchepied

Hellboy 2

Oui je sais, certains esprits chagrins vont encore me reprocher de n’aller voir que des films d’action à zéro neurone. Sauf que là, j’ai un argument en or : La bande à Baader n’est plus à l’affiche (et je suis dégoûtée) et notre emploi du temps hier ne nous permettait pas d’aller voir le deuxième volet des aventures de Jacques Mesrine. Dont acte.

Je n’avais pas vu le premier volet – et il paraît que j’ai eu raison – mais aucun besoin de cela pour comprendre l’histoire. Le grand escogriffe rouge qui sert de héros à ce film est confronté à plein de problèmes : sa copine menace de le mettre à la porte, un nouveau patron débarque et, accessoirement, les elfes veulent massacrer les humains et dominer le monde.
C’est pas très intelligent, mais on rigole bien, car les acteurs ne se prennent pas au sérieux. On est plus dans la parodie que dans le vrai film à grand spectacle… La séquence où les deux héros, complètement faits, chantent une vieille chanson d’amour, est franchement réussie.

Personnellement, je regrette que le film soit trop “pompé” sur d’autres univers. La bataille racontée au début du film évoque sans conteste le Seigneur des anneaux, le marché troll nous ramène sur Tatooine et le grand méchant a la tête d’Elric, le fameux (et bien plus intéressant) héros de Moorcock. A vous de voir.

Dear Santa

Je devais aller au cinéma ce soir, mais une vilaine crève me retient à la maison, et c’est pourquoi vous aurez droit à mes élucubrations.
Cher Père Nono, je sais bien que tu n’existes pas (on ne me la fait pas), mais sait-on jamais, je tente ma chance. Depuis deux semaines, tout le monde me tanne pour connaître mes idées de cadeau. Et depuis deux semaines, je sèche. Enfin, non. Je cherche des idées acceptables, dirais-je. Mais entre nous, Père Nono, je peux bien te donner mes vraies idées…

Une nouvelle robe de princesse. Je sais, j’en ai plein, mon placard est trop petit, mais je m’en fiche. J’veux une robe de princesse. Ou deux.

Un voyage au pays des nains. Flashmarion a beau dire, moi j’veux y retourner.

Le physique de Dita von Teese (Je rappelle que ceci est une lettre au Père Nono ! Tout est permis !)

Remonter à cheval. Avec Syanna, tant qu’à faire…

Des fleurs. Parce que je ne suis pas qu’une fille intéressée. Je suis aussi fleur bleue.

Gagner au Trivial Pursuit contre Dad. Mais là c’est de la science-fiction.

Plus un Anglais drapé dans l’Union Jack pour le 24. Mais chut.

Souvenirs…

Aujourd’hui, la Reine mère nous avait conviés à faire le tri de nos affaires traînant encore chez elle, ceci en vue de son prochain déménagement. Au programme : répartition des BDs, vidage de tiroirs (mince alors, j’ai encore des vêtements ici !), visite de la cave…

Si l’inventaire des bibliothèques est vite fait : à moi les Astérix et les Lanfeust, à Roxy les Gaston Lagaffe et les Charlie, à moi l’encyclopédie historique dans laquelle j’ai appris à lire, à Roxy les joies d’un nouveau tri la semaine prochaine.
A la cave, je sais déjà ce que je viens prendre : ma maison de poupées. En effet, de 10 à 15 ans, j’étais une collectionneuse acharnée, m’évertuant à rassembler meubles et bibelots afin de créer “ma maison”. Cela fait maintenant 8 ans qu’elle a été descendue à la cave, emballée avec mille précautions, ses accessoires à proximité… et j’ai décidé de la rapporter.
Malheureusement, la cave est très humide, le sol est en terre battue, et nous découvrons qu’une partie des cartons est complètement moisie, et que tout ce qui est entreposé ici a été attaqué par les champignons ou les insectes. Une fois à la maison, c’est l’heure du constat : les fenêtres et la porte ont jauni, la décoration intérieure a souffert, les murs sont attaqués de moisissure… Du côté des meubles et accessoires, tout ce qui est en métal ou presque a disparu, dévoré de rouille, le bois non traité est pourri, la pâte à modeler cuite est méconnaissable… Un grand coup d’aspirateur et quelques heures à l’air libre me permettent de rendre à la maison une apparence meilleure, puis le grand tri a lieu. Au final, j’ai perdu deux tables, un lit, plusieurs chaises, des élements de cuisine, de décoration…

Je ne sais pas encore si je replongerai dans cette passion. J’aimerais rendre son éclat à cette maison pour pouvoir la conserver dans de meilleures conditions, mais je ne sais pas ce que j’en ferai après.

Max Payne

Mercredi soir, nous sommes allés voir Max Payne, film tiré du jeu vidéo éponyme et bien (?) connu. Personnellement, le nom me disait quelque chose sans plus, mais l’Anglais était un fan inconditionnel.

Max Payne est un policier du département des affaires non élucidées, et dont la famille a été assassinée sans que l’on puisse savoir par qui. En suivant une piste pour tenter de résoudre le drame qui l’a touché, il se retrouve impliqué dans la mort de plusieurs personnes et met au jour un trafic louche…
Bon, le scénario n’est pas mal, mais assez visible. L’Anglais a même eu une grande révélation : Olga Kourylenko ne sait pas jouer ! Plus sérieusement, l’ambiance est bien retranscrite, avec le fameux bullet time (ralenti à la Matrix) propre au jeu, la noirceur, les décors glauques… Passons sur les symboles empruntés à la mythologie nordique : Ragnarok, Aesir, Valkyrie…
Un polar bien sympathique, et qui a ravi l’Anglais par sa proximité avec le jeu.

Renaissance faces : Van Eyck to Titian

L’Anglais et moi avons donc profité de notre séjour londonien pour aller admirer cette exposition sur l’art du portrait à la Renaissance. Outre des peintures, on pouvait voir des bustes, des bronzes et même un bas-relief nous permettant de mieux comprendre ce que l’on cherchait à représenter.
Ainsi, les portraits de saints sont-ils souvent idéalisés car la population à l’époque était persuadée que l’apparence physique était le reflet de l’âme (si on est beau et blond, on est pur, tout ça). De même, les portraits sont très souvent accompagnés de motifs symboliques ou allégoriques (le collier de perles pour une femme nommée Marguerite, les bijoux de dot pour une femme qui vient de se marier…).

Nous avons eu la chance d’admirer des oeuvres très célèbres : les époux Arnolfini de Van Eyck, plusieurs portraits de Lorenzo Lotto (j’aime beaucoup cet artiste que j’avais découvert au Grand Palais), un grand-père et son petit-fils… Des oeuvres italiennes, flamandes, espagnoles… Une vraie plongée dans l’Europe des XVème et XVIème siècles.

…Ici Londres…

Me voici de retour du pays-du-cheddar ! L’Anglais, le Guitariste et moi avions planifié cette escapade depuis deux mois, nous promettant chacun un programme bien particulier. Et les promesses furent tenues ! Voici un résumé de nos aventures.

Arrivée mardi dans un Londres recouvert de coquelicots. Oui, le 11 novembre n’est pas férié de l’autre côté de la Manche, mais on célèbre tout de même la mémoire du brave soldat, britannique ou issu du Commonwealth. Or cette célébration est symbolisée par un coquelicot que portent les passants à la boutonnière – et qui prouve aussi qu’ils ont donné des sous aux bonnes oeuvres des anciens combattants. Longue promenade à pied dans Oxford Street et Regent’s Street, arrêt au pub du côté de Carnaby. Il fait froid, c’est très venteux, et j’ai les joues qui cuisent !

Mercredi le Guitariste part avec son appareil photo en exploration, tandis que l’Anglais et moi nous offrons une journée en amoureux. Marche à pied depuis notre appartement, situé à Barbican, jusqu’à Saint Paul, puis remontée de Fleet Street (mais si, ça doit vous rappeler quelque chose…) et Strand jusqu’à Trafalgar Square et la National Gallery. Nous visitons l’expo Renaissance Faces (article à venir), puis repartons vers la Tamise, bifurquons par le bâtiment des Horse Guards, longeons Saint James’s Park. Descente jusqu’à Westminster et le Parlement à la recherche d’un endroit où manger, avant de nous écrouler dans un pub (photo ci-dessus). Retour à la maison via Regent’s Street et Uniqlo, soirée à l’Eagle, pub assez “branché” avec une carte sympathique (j’en reparlerai sans doute).

Jeudi, première virée à Camden pour faire du repérage et les premiers achats. Force est de constater que les vendeurs proposent à peu de chose près les mêmes articles qu’il y a 6 mois ou un an. L’ambiance a un peu changé depuis l’incendie de l’hiver dernier, et nous ne trouvons pas grand-chose à nous mettre sous la dent. Suite des hostilités à Spitalfields, près de l’ancienne demeure de l’Anglais. Le marché s’achève, mais je parviens tout de même à trouver mon bonheur… Je rentre trempée et épuisée pendant que les garçons vont chercher des accessoires à guitare et boire des bières.

Vendredi, je laisse les garçons dormir et vais à la Tate Britain. C’est là que sont exposées les oeuvres des artistes britanniques de 1500 à 1950, en particulier les peintres de l’école pré-raphaélite, que j’apprécie depuis longtemps. Et je ne suis pas déçues : toiles de Burne-Jones, de Dante Gabriel Rossetti, de Millais… Des sculptures sont également présentées, ainsi que deux peintures prêtées par un musée étranger. C’est d’ailleurs l’une d’elles qui fait mon bonheur : The sleep of Arthur in Avalon, immense toile ayant pour thème la mort d’Arthur. Je retrouve l’Anglais après une longue marche qui me mène des bords de la Tamise à Regent’s Street : aujourd’hui, nous mangeons dans un des restaurants de la chaîne pour laquelle il a travaillé. Après-midi à Covent Garden, où nous écoutons des bateleurs assez doués : un magicien qui enchaîne les jeux de mots et les blagues, un jongleur qui organise des combats de bananes, un funambule qui joue avec des poignards… On rit beaucoup, le public participe, l’ambiance est bon enfant.

Samedi, dernière journée, consacrée tout entière à nos emplettes. Premier arrêt à Camden, cette fois-ci encombré de touristes – beaucoup de Français, on les repère de loin – et de camelots. Nous trouvons donc certains cadeaux de Noël et les t-shirts de Sally can’t dance – dont un magnifique “I lost my virginity to that girl from Hanson”. Nouveau déjeuner au pub, avec une délicieuse tourte au boeuf et à l’ale, et des photos dédicacées d’Amy Winehouse aux murs. Nous repartons avec l’Anglais à Covent Garden, où je pille la boutique Lush – oui ça existe aussi en France, mais ça fait couleur locale – visitons Forbidden Planet, LA boutique à geek de Londres – avec statuettes Star Wars, rayonnages SF immenses et DVD à foison – et nous perdons joyeusement dans Neal’s Yard et ses “remèdes”.

Le retour n’est pas facile, même l’Eurostar conspire contre nous en étant en retard, et les valises sont alourdies de bouteilles de cidre et de bière et chips à des parfums pour le moins exotiques.