Du nouveau dans la blogroll

Non parce que trois ans et demi dans la blogosphère c’est long, voire très long, la totalité de mes liens était périmée ou plus du tout en phase avec mes centres d’intérêts. Du coup, je vous présente les petits nouveaux (qui sont plutôt des petites nouvelles pour le moment…).

blog

Au fil d’Isa
Isa, c’est une copine traductrice, dont je suis le blog depuis ses origines. Mais c’est surtout un vrai coup de foudre amical fait de messages Facebook, de SMS et de coups de fil (elle habite en Bretagne, moi en région parisienne et c’est pas simple de se croiser).

Ioionette
Une de mes seules amies blogueuses que je connaissais “en vrai” avant qu’elle se mette à écrire en ligne. Nous avons une histoire assez atypique car nous nous sommes rencontrées… au château de Versailles où nous travaillions l’été. On avait bien accroché mais un peu perdu le contact jusqu’à ce qu’on se retrouve en taverne médiévale. Le monde est vraiment tout petit.

Le rose et le noir
Armalite, c’est un peu la mère de toutes les blogueuses. Non, j’plaisante. Encore que. Cela fait plus de dix ans qu’elle tient son blog, qu’elle y raconte sans fard sa vie, ses coups de cœur et ses coups de gueule, ses coups au cœur et ses états d’âme… Parfois c’est drôle, parfois c’est poignant, mais jamais inintéressant.
Oh, et elle est traductrice elle aussi. Ca alors.

In food we still trust
J’ai rencontré Shermane (ça me fait bizarre de l’appeler comme ça, je n’ai jamais utilisé son pseudo) par le biais d’un swap organisé par Armalite. Là encore, nous avons tout de suite accroché – elle a persisté à prendre de mes nouvelles alors que je planais très haut sur mon petit nuage de femme enceinte (je vous raconterai un jour), est venue me voir, m’a retrouvée dans des salons de thé… et voilà ! Une très belle rencontre sur le net.

Angel
Je ne la connais pas, j’ai découvert son blog il y a quelques semaines seulement, mais j’aime découvrir la vie de cette femme récemment célibataire avec ses trois enfants qui lui en font voir des vertes et des pas mûres (elle le leur rend bien, je vous rassure !). Allez faire un tour, on rigole souvent.

OrangeDrenka
Drenka poste en moyenne une fois tous les six, surtout depuis qu’un petit koala est venu rejoindre son grand frère le Wombat (si, si, c’est logique, vous allez voir). Je ne sais pas comment elle fait, mais elle a un talent fou pour raconter les aventures de son quotidien qui me font pleurer de rire. Son dernier article où elle raconte comment elle a essayé de se racheter des soutien-gorge après sa grossesse est hilarant.

Friture sur la ligne

Mais… mais… serait-ce un post ? Serais-je de retour parmi les blogueurs ? Eh bien il faut croire que oui… Après une pause de près de trois ans et demi, j’ai de nouveau envie d’écrire et de raconter ma vie.

shakespeare_blog

Alors, que s’est-il passé pendant tout ce temps ? Petit rattrapage, si vous avez manqué le début…

Vie personnelle
J’ai épousé mon Anglais quelques mois après mon dernier post.
Et puis on a eu une petite fille, dite LaCrevette, qui a quelques mois.
Ah, et on a quitté Paris pour la proche banlieue.

Vie professionnelle
Je suis “officiellement” devenue traductrice littéraire freelance. Je travaille pour le compte d’un seul éditeur, notamment parce que je cumule avec mon ancien boulot de correctrice, mais désormais à temps partiel.
Je suis devenue romancière : j’ai publié deux romances (des histoires à l’eau de rose, quoi) et je suis en train de rédiger la troisième qui devrait sortir l’an prochain si tout va bien. Oui, je fais dans la “mauvaise littérature”, mais ça m’éclate.

Voyages
On a beaucoup bougé, surtout quand on a appris ma grossesse (genre “après ce sera terminé”)
Australie : automne 2011
Seattle : automne 2012
Japon : automne 2013
Entre les deux, plusieurs séjours à Londres, une petite escapade au Mont-Saint-Michel.

Ce qui n’a PAS changé
Je mange toujours autant, et la bouffe est une de mes obsessions.
Je vois mon psy deux fois par semaine.
Je n’ai toujours pas mon permis.
Je lis quinze bouquins à la fois.

Arrietty

Après une résurrection difficile, j’ai de quoi nourrir ce blog quelques jours, alors profitons-en. Dimanche soir, petite séance ciné avec les membres de KMO (l’un des deux groupes de l’Anglais si vous avez suivi). Après moult débats et malédictions à l’encontre de la 3D (qui nous pourrit toutes nos séances maintenant), notre choix s’est porté sur le dernier opus du Studio Ghibli.

Ghibli, en France, après Totoro et Princesse Mononoke, y’a plus besoin de décrire, tout le monde connaît. Que celui qui n’a jamais eu de bestiole en peluche estampillée “Made in China” me jette la première pierre (pas trop fort, sinon le prochain article se fera attendre). Malheureusement pour moi, vu nos possibilités horaires, nous sommes allés le voir en français. Bon, certes, c’est un dessin animé, donc on dira que c’est moins grave. Mais quand même. N’oublions pas que c’est quasiment ma dernière possibilité d’écouter du japonais et de me la péter alors que je suis en désintox en crise de flemme.
Bref. Arrietty appartient à une espèce distincte des humains : les chapardeurs. Elle vit avec son père et sa mère dans une maison faite de bric et de broc, souvent d’éléments volés aux humains, dans les fondations d’une vaste maison de campagne. Précisons au passage qu’Arrietty doit faire entre 5 et 10cm de haut. Le soir de son premier chapardage avec son père, Arrietty est surprise par un jeune garçon humain, alors qu’elle ne doit surtout pas être aperçue. Une relation un peu étrange et réticente commence à se nouer entre eux.

Bon, inutile vous faire languir, je pense que vous connaissez (ou soupçonnez) la fin, à base de bon sentiments, de décor magnifiques et de musique envoûtante. Le Studio Ghibli signe encore une jolie ode à la nature, à la tolérance et à la vie. Bien sûr, on peut être déçu du propos simpliste, mais il ne faut pas perdre de vue que ces films sont destinés à un public enfantin au Japon, contrairement à Shrek, par exemple.
A propos de la musique – j’y reviens parce qu’on m’a un peu bassinée sur ce thème – je dois reconnaître que Cécile Corbel illustre très bien l’histoire, qu’elle chante ou joue de la harpe. En revanche, j’ai été déçue de n’entendre que les versions anglaise et française des chansons, et pas la version en japonais (puisqu’on n’a pas arrêté de nous raconter qu’elle les avait apprises en phonétique). En tout cas, c’est très sympathique.

Antiquité rêvée

Ca alors, un post ! Un mois de silence, record battu. En même temps, j’ai fait de mon mieux, mais le retour des fêtes a été difficile – en exclusivité pour vous, j’ai testé le rôle de garde-malade le soir du 31 décembre – et janvier ne nous a pas vraiment épargné. Mais je suis de retour ! Avec un semblant de vie sociale, qui plus est.

Vendredi dernier, sous prétexte de voir Lou² et C.euh, je les accompagnées à l’exposition “Antiquité rêvée – Innovations et résistances au XVIIIème siècle”. Bon, en gros, c’est une exposition qui retrace l’évolution de l’art français vers le néo-classicisme, période qui finira en apothéose sous Napoléon.
Soyons francs, le néo-classicisme, ça m’a toujours emm***ée : à mes yeux, on reprend des sujets antiques (parce qu’on n’a plus d’idée) et on les adapte vaguement au goût du jour. S’ensuit une mode assez désespérante, où Madame de Staël finit par s’habiller à l’antique et à déclamer des vers avec sa lyre dans les salons. Je caricature à peine.

Heureusement, C.euh a fait sa thèse d’histoire de l’art sur cette période. Au moins, vais-je apprendre des choses. Oui, mais en fait, personne n’était vraiment d’humeur sérieuse, on a surtout passé l’expo à dire des bêtises (enfin, j’ai quand même appris des trucs sur la technique picturale de Boucher, hein, j’vous rassure, et j’ai même sorti une comparaison hyper intelligente sur Francis Blake). Et puis, C.euh m’a confessé qu’il fallait prendre cette période au deuxième degré sous peine de mourir d’ennui.
Nous avons quand même pu admirer des peintures de ruines (un des sujets que je préfère dans l’art du XVIIIème siècle, avec Boucher et Fragonard), des sujets tirés de Plutarque, Homère et les autres (à la recherche du prénom le plus crétin de l’expo) et un tableau proprement hallucinant, La marchande à la toilette, dite La marchande d’amours de Joseph Vien. On y voit une jeune femme proposer des amours ailés et joufflus entassés dans un panier. J’avoue que ce tableau nous a laissées songeuses et joyeuses pour le reste de la soirée.

Voilà, une fois n’est pas coutume, je ne fais pas de compte-rendu savant, juste une rapide présentation. Bon, allez, promis, au printemps j’irai voir Cranach au Sénat, ce sera sans doute plus efficace.

Flore

Après la faune, la flore, c’est logique ! Comme je ne cesse de le répéter depuis quelques articles, les Japonais entretiennent une véritable histoire d’amour avec les végétaux, et donc il paraissait normal de leur rendre un petit hommage. Oui, j’ai aussi découvert comment utiliser la fonction macro pendant le séjour.

Bestiaire 2

Après les vrais animaux hier, voici les animaux imaginaires ou fantastiques…

Un tanuki (version kawaii)

En plein Kyôto. Sur le chemin de la philosophie.

La souris est aussi une divinité shintô !

Le lapin est considéré comme le messager des dieux. Oui, ici, c’est une peluche géante, je sais.

Un autre tanuki (version tradi avec costume et grosses testicules)

Bestiaire

 Suite de notre série sur le Japon, avec aujourd’hui une petite présentation des bestioles locales. Attention, y’a des ressemblants et y’a de vrais autochtones.

Lequel fait partie du bestiaire ?

 

Un tanuki (ou chien vivérin)

Le daim, animal sacré vivant en liberté dans les sanctuaires

Une grue en plein vol (et floue)

Un épervier

Les corbeaux. Les vrais. Ceux qui hurlent le matin.

Une carpe (koi)

France 1500

Dimanche, grâce à l’heureuse initiative de C.euh, nous avons pu visiter l’exposition France 1500 (au Grand Palais) et profiter de ses talents de guide conférencière. Cette exposition est ce que l’on appelle une exposition “scientifique”, qui permet de confronter les oeuvres entre elles (une bonne partie vient de diverses villes des Etats-Unis, de Londres ou d’Allemagne) et de faire avancer la recherche en histoire de l’art.
Le but de l’exposition est de présenter un panorama de la vie artistique en France au tournant du XVIème siècle, juste avant ce que l’on nomme la Renaissance, et surtout de démontrer que, malgré quelques croyances solidement établies, la renaissance artistique et culturelle française n’est pas sortie d’un chapeau italien en 1515 quand François Ier a remporté la bataille de Marignan.

Nous commençons par l’apparition d’une grande nouveauté artistique : l’autoportrait, et notamment celui du peintre Jean Fouquet, qui s’est représenté sur un retable (dont il ne reste qu’un médaillon émaillé). Puis l’exposition déroule la création artistique autour de plusieurs thèmes : les grands mécènes (la famille royale, les Bourbon…), les centres régionaux… Au fur et à mesure, l’image d’une France artistique non pas centrée sur le roi ou sur Paris, mais rayonnant de nombreux foyers différents et originaux émerge.
De toutes ces créations émane à la fois l’influence du nord (Pays-Bas, notamment) et du sud (Italie et ses multiples cités), les spécificités régionales (technique de l’émail à Limoges) et les traits caractéristiques de l’art français (architecture gothique flamboyante, tapisseries millefleurs…). Ainsi se forge la conviction que la Renaissance n’est pas un rejet en bloc du Moyen-âge, mais bien une continuité naturelle, en germe dès la fin du XVème siècle, et dont François Ier (entre autres) cueillera les fruits pour devenir le souverain par excellence de cette période.

L’autre grande force de cette exposition est qu’elle ne se cantonne pas à un ou deux arts “majeurs”, mais offre une vision globale de la création artistique sous toutes ses formes. Ainsi que l’a très justement rappelé C.euh, si le peintre est au coeur de la création, car de lui rayonnent tous les autres arts (par les cartons pour les tapisseries, les modèles pour l’architecture), il ne peut exister sans les autres artistes qui font vivre ses idées sur différents supports. Ainsi, outre la peinture et la sculpture, sans doute les deux arts les plus admirés, on peut admirer des émaux, tapisseries, objets d’art, meubles, pièces d’orfèvrerie… Un vrai régal, et l’impression, à la sortie, de mieux saisir l’essence de l’art français à la charnière du Moyen-âge et de la Renaissance.

 

Cérémonies

Le Japon, comme disait Roland Barthes (mon cauchemar de cours de lettres), c’est l’Empire des rites. Entendons par là que les rituels rythment la vie, qu’ils aient un lien avec la religion (fêtes des morts, nouvel an…), la vie civile (rentrée scolaire, pique-nique pour admirer tel ou tel végétal) ou la famille impériale (fête nationale, naissance…).
Pendant notre séjour, nous avons eu la chance d’assister un peu par hasard à des cérémonies de mariage, des célébrations pour les enfants, et même… de croiser des geisha (que je mets dans cette catégorie car elles sont un cérémonial à elles toutes seules). Revue de détail.

Momiji

Chose promise, chose due, voici donc un premier assortiment de photos du Japon sur le thème des momiji, les feuilles d’érables rougissantes, symbole de l’automne. Depuis très longtemps (on en trouve déjà des preuves dans la poésie du VIIIème siècle), les Japonais entretiennent un rapport très particulier à la nature, empreint de révérence et de célébration. Les végétaux sont au centre de cette vision, particulièrement les fleurs – aujourd’hui, tout le monde sait que le printemps est symbolisé par les fleurs de cerisier et le pays par le chrysanthème. Ici, les momiji ont une place assez surprenante : alors que l’érable (et son feuillage) est parfaitement identifié comme un arbre, ses feuilles rouges sont considérées comme des fleurs. Je vous jure.
Du coup, je vous ai fait un petit florilège (ah, ah, ah).