Back to work

Et oui, je suis de retour. Pour de bon, j’espère. Je pense que cette parenthèse était vraiment nécessaire, peut-être que j’exposerai mes raisons, peut-être que non, je ne sais pas encore.
Pour aujourd’hui, juste un petit mot pour vous dire que je me remets au travail. En revanche, pour le compte-rendu du séjour au Japon, je pense que je finirai pas me contenter de séries de photos thématiques, et ce très bientôt.

See you soon

Interruption

Pour des raisons parfaitement dependantes de ma volonte, j ai decide d arreter la mise a jour sur le voyage, sans doute jusqu a mon retour. Comme la derniere fois, il faudra sans doute quelques semqines pour tout decanter.

Kyôto, premier jour

Nous sommes arrivées à Kyôto jeudi soir, mais suite aux problèmes techniques auxquels j’ai fait référence, c’est comme qui dirait le bazar pour mettre à jour ce blog. Comptez un différé d’une douzaine d’heures à deux jours, c’est selon.

Nos pas se sont dirigés vers le nord-ouest de la ville, qui abrite une partie des plus beaux temples du pays, dont plusieurs classés au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Première étape au Ninna-ji, qui était en cours de préparation pour un évènement officiel. C’est un ensemble monastique orné de magnifiques shôji, ou cloisons coulissantes, peints de paysages ou de scènes historiques. Sur les peintures de paysages, les motifs récurrents sont le pin et la grue, tous deux symboles de longévité. Les bâtiments sont entourés d’un jardin zen, fait de pierre, d’arbres et d’eau, au rendu absolument magnifique. Une impression de profondeur vertigineuse se dégage des lieux quand on se trouve face à l’étang.

Deuxième visite au Ryôan-ji, le plus connu des jardins zen, le jardin exclusivement minéral : plusieurs grosses pierres sont installées au milieu d’une mer de gravier. Dit ainsi, ça peut paraître très prosaïque, mais l’idée est de susciter la poésie de la matière la plus aride, de prouver que la concentration est nécessaire en toute chose. Le bâtiment abrite aussi un très beau bassin de pierre orné de caractères chinois, dont la disposition permet de lire différents mots (difficile de faire une meilleure explication ici).

Enfin, dernière étape de la matinée, le pavillon d’or, ou Kinkaku-ji. J’aime bien l’endroit, il est très célèbre, Mishima en a fait un roman… mais j’avoue que deux choses m’ennuient : je le trouve un peu trop voyant et, surtout, il est envahi de touristes. Et les touristes, en Asie, aiment se faire prendre en photo devant tout et n’importe quoi, en particulier un lieu célèbre.

Après une pause bien méritée, direction Arashi-yama, un peu plus à l’ouest. Nous empruntons le « Ranten », sorte de micro tramway brinquebalant, mais très sympathique. Arashi-yama, « la montagne aux tempêtes », est également un lieu couvert de monastères. Parmi ceux-ci, nous jetons notre dévolu sur le Tenryû-ji, dont les grands jardins sont très beaux, dominent la ville, et permettent d’apercevoir la ligne bleutée des montagnes alentours. Ils nous permettent également d’échapper à une cohorte de touristes chinois braillards.

Après une rapide escapade dans la bambouseraie attenante, nous retournons sur nos pas, et faisons un rapide détour par un petit sanctuaire spécialisé dans les vœux pour l’enfantement. L’endroit est noyé dans les arbres et éclairé de lampions rouges, qui lui confèrent un aspect un peu irréel.

La réalité reprend néanmoins bien vite ses droits quand nous faisons escale dans une pâtisserie traditionnelle. Sylve n’est toujours pas convaincue par les sucreries locales, mais je me régale d’un Saga-manjû (gâteau de farine de riz fourré aux haricots rouges et ayant un peu la forme d’un caillou) et d’un macha à la crème fouettée, assez surprenant.

Le trajet du retour s’effectue de nouveau dans le petit tramway, et la journée s’achève tranquillement en échafaudant des plans de bataille pour le lendemain.

Photos à venir quand j’aurai une vraie connexion.

Problème technique

Pour des raisons techniques (Ro et Tom, si vous m’entendez : à l’aide !), je ne peux pas mettre à jour aussi vite que je le souhaiterais. Mon PC a décidé de refuser les connexions filaires (sauf en “connecté au réseau local”) et je suis obligée d’emprunter un autre ordi pour surfer. Je pense à vous, mais je vais prendre du retard.

Takayama

Après quelques ennuis techniques dus à une connexion internet pour le moins difficile, voici des nouvelles de notre périple. Hier et aujourd’hui, bravant les éléments (et les transports en commun), nous nous sommes rendues à Takayama, dans les Alpes japonaises (pas loin du Rhin japonais – non, vous ne rêvez pas, nous avons bel et bien eu une description de ce genre dans le train).

La ville est connue pour son centre ville ancien préservé, datant du début de l’époque d’Edo (1603-1867), notamment parce qu’elle s’est trouvée être le siège du gouvernement de la province. Grâce à la visite d’usage dans les vieilles ruelles et les boutiques à touristes (locaux, je précise), nous pouvons admirer certaines maisons, parfois immenses. De nombreuses distilleries de saké parsèment le chemin, et l’on peut les reconnaître à la boule de branches de cèdre au-dessus de la porte.

Nous nous sommes aussi rendues au Takayama-jinya, la demeure du gouverneur et, comme nous étions le Jour de la Culture (oui, ce genre de choses existe), l’entrée était gratuite. La demeure est immense et presque entièrement vide, mais on bénéficie d’une très belle vue sur les jardins intérieurs, dont les érables sont en train de rougir. Comme il est d’usage au Japon, la visite se fait… en chaussettes, avec les chaussures dans un sac plastique sous le bras, pour ne pas abîmer les couloirs en bois et les tatamis. Il suffit de prendre le coup, et l’on s’y fait. Le seul problème, c’est qu’en montagne, le sol est plutôt froid, surtout quand toutes les portes et fenêtres sont ouvertes pour procurer plus de lumière aux visiteurs.

A la tombée de la nuit (vers 17h, donc), les boutiques et les lieux historiques ferment, et il ne reste plus à nos deux touristes qu’à retourner au ryôkan (auberge traditionnelle) pour prendre un bain. Mais attention, il s’agit d’un onsen, bain traditionnel, alimenté ici par de l’eau de source chaude. Le principe est un peu le même qu’au hammam : hommes et femmes sont séparés, on se lave dans la partie appropriée et, une fois qu’on est bien propre, on se baigne dans l’eau chaude. Enfin, je me suis baignée. C’est très relaxant (et tellement crevant en fait, que j’ai systématiquement envie de dormir en sortant).

Ce matin, direction Hida no Sato, une reconstitution de village des montagnes locales japonais traditionnel. Afin de conserver le patrimoine architectural, de vieilles maisons typiques ont été déplacées ici et sont présentées au public. J’avais déjà visité les lieux il y a cinq ans lors de ma dernière expédition dans le coin, et ça donnait ça :

Aujourd’hui, le temps est plus clément, mais à force d’ôter et de remettre les chaussures pendant deux heures, on pourrait attraper un rhume. Les maisons sont très belles, et dans beaucoup d’entre elles, le foyer est allumé, non dans un but d’« authenticité », mais pour faciliter la conservation : la fumée chasse les nuisibles et garde le chaume et les cordes secs. Quelques courtes expositions retracent les activités des villages locaux (sériculture, coupe du bois, fêtes…) ou des savoir-faire traditionnels (fabrication des zôri, sandales de paille, tissage…). L’ensemble est à la fois distrayant et didactique.

Après deux grandes heures de balade, force est de constater que le froid gagne du terrain et qu’il serait temps de repartir. Une dernière promenade le long de la rivière où les carpes prennent le soleil et où une grue regarde l’eau couler, un dernier achat de souvenirs idiots, et nous sautons dans le train. Direction Kyôto !

7-5-3

Le 3 novembre au Japon, c’est la Fête de la Culture, et c’est férié. Mais c’est aussi l’occasion de célébrer les enfants lors de la fête des 7-5-3 : les petites filles de 3 et 7 ans, et les petits garçons de 5 ans. On les habille en kimono de cérémonie, et on les emmène au sanctuaire pour prier et assister à une petite cérémonie. Au sanctuaire Meiji, nous en avons croisé plein, et avons réussi à faire quelques photos, plus ou moins en douce (même si même les visiteurs japonais faisaient des photos). Petit florilège (en différé, car là je suis dans le train).

13 jours au Japon : Nikkô

Aujourd’hui, nous allons affronter Nikkô, le site culturel peut-être le plus controversé au Japon. J’entends par là que le style est plus du “rococo chinois” (dixit mon professeur d’histoire du Japon à l’Inalco), mais que les Japonais s’y déplacent en masse et qu’un proverbe local dit “tu ne connais pas Nikkô, tu ne connais pas le beau”.

Nikkô est un ensemble architectural religieux, dont les premières traces remonteraient au VIIIème siècle. Au XVIIème siècle, le Japon change de régime, et est désormais gouverné de fait par des shôgun, ou chefs de guerre, appartenant à la famille Tokugawa. Le fondateur de la lignée, Tokugawa Ieyasu, est enterré ici et révéré comme kami (divinité protectrice). Afin de se démarquer du style architectural et ornemental impérial, le choix a été fait de se revendiquer d’un style chinois (ou sinisant), ce qui donne parfois un peu mal aux yeux.

Au programme ; dorures, peintures vives, divinités bouddhiques, statues monumentales en bois laqué ou coloré… L’oeil a un peu de mal à s’adapter, il faut le reconnaître. On trouve aussi un cheval vivant (ne me demandez pas pourquoi, je n’arrive pas à m’en souvenir) et de très beaux bas-reliefs en bois sculpté, représentant des animaux (avec plus ou moins d’acuité : les éléphants ne sont pas très ressemblants, ou alors le Japon abrite un chaînon manquant dans la chaîne de l’évolution).

Mais la journée fut surtout pour nous l’occasion d’admirer nos premières momiji, les feuilles d’érable rouges, considérées dans l’imaginaire (et la littérature) japonais comme des fleurs à part entière. Comme la saison s’étale sur le mois de novembre, ne désespérons pas d’en voir de nouvelles à Kyôto !

13 jours au Japon – Jour 2

Ce matin, nous nous sommes rendues au temple d’Asakusa, le Sensô-ji, lieu très connu pour son énorme lampion rouge et ses groupes qui prennent la pose. J’ai déjà fait un compte -rendu ici, alors je vais me contenter de mettre quelques photos.

La grande attraction de ce temple réside dans son allée de petits commerces qui vendent tout et n’importe quoi, mais surtout de la nourriture. Nous sommes d’ailleurs tombées en arrêt devant une boutique, et surtout sa machine à fabriquer des gâteaux fourrés.

Suite de la balade au parc d’Ueno et ses mutilples sanctuaires et temples. Un sanctuaire dédié à Inari (le dieu renard, divinité agraire), un temple de Kannon (le bodhisattva également révéré au Sensô-ji) et un temple de Benten (déesse bouddhique des arts). En ce moment, les allées sont bordées de lampions ornés de reproductions d’estampes du XIXème siècle, afin d’illuminer le parc à la tombée de la nuit (vers 17h).

Mais la véritable attraction ici, ce sont les chats : ils se font caresser, chouchouter par les visiteurs. Nous avons même vu un monsieur à vélo “faire sa tournée” pour les nourrir, et même en embarquer deux dans son panier pour les promener. En tout cas, il semble être une figure connue, car les chats qui ne bougeaient pas d’un cheveu lorsque les passants s’occupaient d’eux, ont bondi comme un seul homme à son arrivée.

Après un délicieux déjeuner dans un restaurant du quartier spécialisé dans les plats à base de poulet (brochettes, sukiyaki, plats de riz…), nous partons pour le palais impérial, au coeur de la ville. Après avoir longé les douves extérieure, nous arrivons à la porte principale… juste à temps pour voir un cortège officiel quitter le palais, et apprendre qu’aujourd’hui, il n’est pas possible d’entrer. En fait, le palais en lui-même ne se visite pas, mais même la partie du parc ouverte au public semblait inaccessible.

Suite et fin du périple à Shibuya, où nous flânons dans les rues et visitons un peu les boutiques. A ma grande déconvenue, le magasin HMV est fermé, et je n’ai pas réussi à localiser le Tower Records (j’ai toujours eu du mal, il me faut toujours une ou deux tentatives pour y arriver). En effet, nous devons trouver – si toutefois la chose existe, ce dont je doute très fortement – un CD reprenant les jingles diffusés dans le métro (parce que la RATP vend ses jingles d’annonces ???). Bref. Des heures d’amusement en perspective, je le sens bien.

Allez, sur ce, je vous laisse, je vais essayer de ne pas me perdre de retrouver mes amies pour dîner à Shinjuku (la plus grosse gare de Tokyo, à peine 3,5 millions de voyageurs par jour).

13 jours au Japon – Jour 1

Et oui, la plupart d’entre vous sont au courant, mais je suis de retour au Japon, cette fois-ci sans mon Anglais préféré, pour accompagner une amie qui désirait découvrir le pays avec un guide (moi, donc). Aujourd’hui fut la première étape de notre voyage, malgré quelques péripéties et le manque de sommeil.

Nous nous sommes d’abord rendues au sanctuaire Hanazono que l’Anglais et moi avions visité en mai dernier, mais, là encore, nous avons échoué à trouver le marché aux puces. Je vais finir par croire que c’est une légende urbaine. En fait, les marchés sont suspendus en mai et novembre, en raison des festivités religieuses. Or cette semaine, aura lieu le festival des “7-5-3” (shichi-go-san), qui célèbre les petites filles âgées de 3 et 7 ans et les petits garçons âgés de 5 ans. C’est une tradition bien respectée, et il ne fait pas de doute que le sanctuaire faisait peau neuve dans ce but.

Suite de la “prise de contact” au sanctuaire Meiji, toujours lui (en même temps, c’est vraiment un très bel endroit, en pleine nature au coeur de la ville). Par un hasard extraordinaire, il se trouve que ce week-end le sanctuaire célèbre les 90 ans de sa consécration. Nous avons donc pu assister à des concerts de musique traditionnelle (avec instruments traditionnels mais parfois aux sonorités très modernes), des démonstrations de danse, un défilé de kannushi (prêtres shintô)…
Mais le clou du spectacle reposait dans la procession de mikoshi, sorte d’autels portatifs sensés abriter le kami. Il y en avait trois : un porté par les hommes, un par les femmes, un par les enfants. On avance selon des petits pas extrêmement saccadés et, à intervalles réguliers, le mikoshi est secoué (mais vraiment : il passe à l’horizontale). Du coup, l’endroit était bondé, l’ambiance très bon enfant, avec de nombreuses échoppes comme toujours dans ces circonstances : amulettes, souvenirs du sanctuaire, souvenirs tout court, nourriture… D’immenses constructions illustrant des mythes japonais avaient été élevés dans la forêt et brillamment éclairés. Cela a vraiment donné un côté irréel à la scène, car l’endroit est généralement très calme.


La fin de la journée a failli s’achever au Tochô, la mairie de Tokyo, dont les tours, qui ne sont pas sans rappeler Notre-Dame, sont ouvertes au public qui souhaite profiter des terrasses pour prendre moult clichés. Lou et moi avions sacrifié à la coutume lors de notre premier séjour en 2003, et j’avais obtenus d’assez bons résultats avec un argentique dont je ne savais pas me servir et en nocturne. Cette fois-ci, il n’y aura que des vues extérieures.

Cette première prise de contact peut paraître un peu abrupte, peut-être restrictive, mais j’avoue que j’ai fini par avoir beaucoup de mal à me concentrer avec trop de sommeil en retard.

Buy shoes and look great

Ceux d’entre vous qui me connaissent savent que si je m’habille de manière assez “classique”, j’ai parfois des dérapages plus ou moins contrôlés en matière de chaussures. Voici par exemple ma dernière acquisition.

Etrangement, j’ai un faible pour les chaussures flashy/immettables/surprenantes. Pour moi, c’est parfois le moyen de rehausser mon habituel uniforme jean + t-shirt + pull.
Mais, en ces temps de pré-Noël (je dis ça parce que le Monop’ à côté de la maison a commencé à sortir les présentoirs de chocolat il y a 10 jours), je me dis que je peux vous faire profiter des (quelques éléments) de ma toute dernière sélection. On sait jamais, ça pourrait donner des idées à certains.

Parce que c’est bien connu, le paon fait “leo, leo, leo”.

Pour être assortie aux chaussures de mon Anglais préféré.


Qui a dit “goûts de ch…” ? Je les aime, voilà, c’est tout.


Avec ça, plus besoin de chercher un costume de diable, les chaussures feront tout !

Bien entendu, je n’ai pas tout mis. Cinq paires, c’est déjà plus que ne peut supporter la majorité de la population masculine. Allez, promis, ce week-end, le retour de la vraie littérature sur Kleoinparis.