Montreux, Jean Tinguely, et moi, et moi, et moi…

Parmi mes cadeaux de Noël, il en est un qui a une saveur un peu particulière. Il s’agit d’une vieille affiche que ma mère a fait encadrer pour moi. De quoi s’agit-il ? De l’affiche du festival de jazz de Montreux, réalisée par Jean Tinguely.

Un peu d’histoire
Cette affiche était suspendue chez nous quand j’étais petite, et c’est là-dessus que j’ai appris mes couleurs. J’ai toujours adoré cette explosion de couleurs et de matières sur le fond noir et épuré, rehaussée par les écritures argentées.

Le détail qui tue
Le jour où mes parents nous ont annoncé leur divorce, l’affiche, qui était suspendue dans l’escalier, s’est effondrée sur le passage de ma mère (authentique !).

Oui, mais après ?
Après, cette affiche eut une éclipse, avant de réapparaître à ma demande chez ma mère pendant mon adolescence. Elle fut de nouveau remisée, avant d’arriver chez moi à la faveur de Noël, où elle aura désormais sa place parmi les instruments de musique.

Retour des fêtes

J’espère que vous avez passé un bon week-end d’orgie de débauche de festivités. Après un jeudi soir dans ma famille – dont deux heures passées à affronter les embouteillages sous la pluie… – nous avons pris la direction d’Orléans pour y passer le week-end. Entre deux repas gargantuesques, deux coupes de champagne et quelques paquets cadeaux, nous avons eu le temps de ne rien faire, ce qui était appréciable.

Comme promis, je vous inflige la (quasi) totalité de mes cadeaux de l’année. ET AVEC MON NOUVEL APPAREIL PHOTO !!!! Ahahaha.

Or donc, voici mon inventaire à la Prévert du moment, présenté sur le magnifique nouvel échiquier de l’Anglais. Je précise pour ceux qui me trouveraient honteusement gâtée (ce qui est le cas, ne nous voilons pas la face), que j’en suis à ma troisième remise de cadeaux.
– T-shirts et pull de chez les USA (et de Matou et TBM) actuellement dans le lave-linge
Les aventures d’Anita Blake, Tome 7
– Livres de cuisine (oui c’est une habitude, mais c’est pas grave, j’aime bien) : Dégustation, la cuisine de Twilight et Bentô
– Bracelets : un bracelet Thomas Sabo auquel on peut accrocher des charms, un bracelet en cristaux swarovsky fait par les petites mains de ma soeur, et un bracelet d’agates polies
– Produits pour le bain de chez Lush (pour l’Anglais et moi)
– BD : Lou, Tome 5, et De cape et de crocs, Tome 9
– Epices pour faire du vin chaud (blague de la soeur alsacienne de l’Anglais)
– un magnifique moule en silicone (mais j’attends de l’utiliser pour montrer une photo), et un instrument bizarre en silicone pour éplucher l’ail
– Last but not least : un week-end à Londres ! Camden, here we coooome !

Bon, vous l’aurez deviné, les fêtes c’était encore un marathon, un casse-tête chinois et une indigestion carabinée, mais au final, c’était bien, j’ai super bien mangé, beaucoup (trop ?) bu, et passé du temps avec les gens que j’aime.
Et vous, qu’avez-vous eu ?

Compte à rebours

Bon, comme il s’agit sans doute de mon dernier message avant Noël, je vais essayer de tout récapituler pour les festivités à venir.
Cette année, les esprits avisés n’auront pas manqué de noter que je n’ai pas publié de liste. En même temps, le premier Noël a eu lieu le 13 décembre chez Matou, et ça faisait déjà 15 jours que le reste de ma famille m’assiégeait de “Tu veux quoi pour Noël ?” (je vous rassure, je leur ai bien rendu la pareille).

Donc :
– pas de sapin à la maison (avec le chat, ça fait désordre)
– trois sacs de cadeaux (ne pas se tromper de sac en fonction du lieu… un pour ce soir, deux pour ce week-end)
– trois cartons de vin et trois bocaux de foie gras à emporter pour le week-end
– un chat à caser sur la banquette arrière
– une robe de Noyel rouge pétant
– un gros paquet de CD pour la voiture
– du matos pour parer à une urgence verglas (duvet, bouillotte remplie et casse-croûte)
– un sourire colgate pour la photo souvenir

Sur ce, je vous abandonne et vous laisse en musique, avec ce qui doit être ma chanson de Noël préférée (et que j’impose à mon entourage tous les ans). Rendez-vous la semaine prochaine !

Indian Connection

Je sais, c’est un n’importe quoi au niveau des mises à jour en ce moment. Non qu’il ne se passe rien dans ma vie – j’ai même l’impression que ma vie sociale est un peu trop riche par rapport à ma fatigue – mais c’est seulement que je ne me sens pas de raconter mes soirées ici ou là. Je devrais ? On en reparlera.

Toujours est-il qu’hier, l’Anglais et moi étions partis nous promener pour terminer nos emplettes de Noël. Au programme, Dark & Cute Xmas Market aux caves – où j’ai trouvé un joli cadeau pour Aquila… reste plus qu’à trouver un moment pour le lui offrir – puis déambulation dans le quartier Bastille. Vers 19h, la grosse vague des chalands est passée, et ceux qui viennent pour le dîner ne sont pas encore là. C’est pourquoi l’Anglais a décidé de m’inviter dans un lieu qui fleure bon l’empire des Indes (forcément) : Indian Connection.

Il s’agit d’un bar lounge, qui se transforme en restaurant à midi et le soir, dont la déco et l’ambiance sont inspirés de l’Inde traditionnelle – et sans doute très fantasmée par les Occidentaux. La salle est divisée par une sorte de mezzanine très agréable, où nous nous sommes installés sur un canapé, devant une table recouverte de cuivre martelé (oui, j’ai le sens des détails).
Au menu, lassi à la rose pour moi (je ne résiste pas à la rose), cocktail “Ayurvedic” à base d’absinthe et de melon pour l’Anglais, le tout accompagné d’une grande assiette de “tapas” délicieux. Il y fait bon, de l’encens brûle dans la salle, on mange et on boit bien, l’écran diffuse des clips de Bollywood sans que la musique soit envahissante… Un joli endroit, en amoureux ou entre amis.

Rammstein

Mardi soir, c’était concert de Rammstein à Bercy. L’histoire de ce concert est assez particulière, et rien que l’obtention des places tient du roman : la mise en vente a eu lieu lors du week-end de Provins (celui où nous étions occupés à camper dans les douves), et dès le lundi suivant, il y avait rupture. J’avais donc fait une croix sur la possibilité de m’y rendre. C’était sans compter Sylve, qui a réussi à nous obtenir les deux dernières places disponibles auprès de son CE une dizaine de jours plus tard.
“Nous” ? Et oui, vous n’avez pas rêvé, il y avait deux places : pour moi et… pour l’Anglais qui, le pauvre, n’en demandait pas tant. Néanmoins, comme tout cela partait d’un très bon sentiment, il se résolvait à l’inévitable : écouter du métal pendant deux heures, en allemand, et entouré de gens tous plus frappés les uns que les autres. Mais le destin lui a soufflé une autre idée : nous avons décidé d’offrir ladite place à Tommy ze Geek, mon beau-frère qui, lui, pleurait toutes les larmes de son corps à l’idée de ne pas pouvoir y aller.

Donc mardi soir, j’arrive à Bercy avec GauT et Sylve vers 18h30, il pleut, et nous commençons à faire la queue. Tom me prévient, il arrivera vers 19h30 (ô joie), et je regrette sérieusement de ne pas avoir pensé à lui donner sa place plus tôt. A 19h, les portes s’ouvrent, et il pleut. A 19h30, mon groupe entre dans Bercy, il pleut, pas de nouvelles de Tom (ou plutôt des nouvelles pas très rassurantes). A 20h, début de la première partie (raaaaah), il pleut toujours et toujours pas de Tom. Enfin, miracle, le susnommé arrive essouflé peu avant 20h15, on court, on récupère les deux places que Sylve a vaillamment défendu en notre honneur, et on se pose, le tout dans un joyeux bordel entre bises aux connaissances, tentatives de séchage, spots en pleine figure et décibels à fond.

La première partie est assurée par Combichrist, groupe norvégien (je savais bien que ces gens parlaient trop bien anglais pour être de l’Est), et dont la musique est… je dirais de la dark électro très bourrine : deux batteurs (si, si !), un clavier et un chanteur. Pas de guitare, ni de basse. Le rendu est assez spécial, même si j’ai bien aimé quelques chansons (Blutluya, notamment), mais je me vois plus danser là-dessus que chantonner ça sous ma douche, je le reconnais.

Les lumières se rallument, j’essaie désespérement de me réchauffer, engloutis un demi paquet de gâteaux, continue à dire bonjour… Nous sommes extrêmement bien placés : dans les gradins, face à la scène. Certes, c’est loin, mais la vue est imprenable.
Le concert commence et là… Un chalumeau découpe une porte en forme de cercueil dans le décor, les membres du groupe entrent (remarquez le magnifique tablier de boucher en cuir rouge du chanteur)… c’est l’hystérie dès les premières notes de Rammlied. On enchaîne avec d’autres chansons du nouvel album, que j’ai du mal à identifier (je n’ai récupéré les titres que 24h auparavant). Bien sagement, je garde mes bouchons d’oreille, j’ai trop peur d’avoir des acouphènes.

Sauf que. Feuer frei ! commence, et là, aucun moyen de garder des protections qui m’obligeront à m’entendre hurler (faux) en choeur, et à rater le meilleur de la chanson. Premiers gros effets pyrotechniques, explosions sur “Bang ! Bang !”, cris…  Y’a pas à dire, ça défoule. Mais je ne suis pas encore complètement folle, je remets mes protections dès la fin du titre.
Trois chansons plus tard, commence celle du nouvel album que je préfère, Frühling in Paris. Une telle chanson à Bercy, forcément, ça met l’ambiance. Au diable mes bonnes résolutions, je chante (toujours aussi faux) avec tout le monde, dans un  allemand quelquefois approximatif, mais avec quel bonheur ! Les titres s’enchaînent avec régularité, déclenchant une véritable hystérie sur certains “golds” – Links, Du hast – et sur la chanson phare du nouvel album, Pussy (la fameuse chanson censurée, sans parler du clip…).

Le groupe sort alors les gros lance-flammes. Du fond de Bercy (gradin face à la scène), nous avons pu sentir les vagues de chaleur à chaque “tir”. Je n’ose même pas imaginer comment ça se passe dans la fosse (laquelle est d’ailleurs séparée en deux pour éviter une trop grosse bousculade). Sur Benzin, le chanteur utilise une pompe à essence pour déclencher les flammes. Plus tard sur Engel, ce seront des ailes géantes en métal.

Mais c’est déjà la fin, dans une pluie de paillettes (ou de ce que j’ai identifié comme tel). Premier départ, le public hurle pour un rappel, le sol tremble à force d’être martelé… Ils reviennent et entonnent Sonne, ma chanson préférée de toute leur discographie. Je suis comblée, car celle-ci ayant tout de même plus de dix ans, c’était pas gagné de l’entendre en live. On enchaîne avec Ich will, où le public répond avec autant de force que sur le titre studio. Il faut dire que la chanson est calibrée pour : “Kann sie mir hören ? Wir hören dich !” etc. Un troisième titre, et les artistes repartent. Ca sent la fin, mais la lumière ne se rallume pas.

Ultime retour, et ultime chanson, Engel. La mélodie de celle-ci étant appuyée tout du long par un sifflement (mélodieux, hein, le bruit de quelqu’un qui siffle) aigu, je décide de reprendre mes bouchons d’oreille pour plus de sécurité. Comme je l’ai dit plus haut, les ailes se mettent à cracher du feu, puis le clavier accomplit son rituel de concert : assis dans un canot pneumatique, il parcourt la salle porté par les spectateurs de la fosse, tout en brandissant un drapeau français. Incroyable mais vrai, il en ressort indemne.

Cette fois c’est vraiment fini. Nous reprenons doucement nos esprits et regagnons la sortie, des étoiles plein les yeux (et quelques sifflements dans les oreilles). C’était un vrai spectacle, dans tous les sens du terme, presque frustrant quand on sait que le groupe ne peut pas sortir tous ses tours pyrotechniques car il s’agissait d’une salle couverte.

Concert au Val-de-Grâce

Dimanche après-midi donc, après la séance ciné foireuse, nous étions attendus à la chapelle de l’hôpital du Val-de-Grâce pour un concert donné par deux connaissances des caves. Pascale Mélis, organiste, et Emmanuel Plard, flûtiste et chanteur, nous ont proposé un programme très varié dans le cadre de la saison d’orgue organisée en ces lieux.

Le concert comprenait des pièces médiévales – une évidence, en quelque sorte – dont une très belle interprétation d’un air du XIIIème siècle en ouverture. L’acoustique de la chapelle est remarquable quand on mêle orgue et voix. Les périodes et les genres se sont succédés, allant du sacré au profane, du médiéval au contemporain, le tout arrangé, non par période ou par thème, mais par harmonies musicales (si je puis dire). L’Anglais et moi avons beaucoup apprécié, de même que le public visiblement conquis.

Twilght 2 – New moon

Cette après-midi, séance ciné en amoureux. Comme nous n’avions pas le temps d’aller voir 2012, nous nous sommes rabattus sur le film ado du moment, j’ai nommé le nouveau volet de la saga Twilight. Et ben c’était vraiment pas bon.

Après leurs premières aventures, Edward et Bella profite d’un repose bien mérité. Las, la soirée d’anniversaire de notre héroïne tourne court quand elle se blesse et se met à saigner, manquant se faire dévorer par sa famille d’adoption. Cet incident persuade Edward que sa présence est plus dangereuse que bénéfique, et il décide donc de quitter Bella sans autre forme de procès. Cette dernière tombe dans une dépression profonde, dont elle ne sort que lorsqu’elle décide de se mettre en danger, et pour ce faire fréquente Jacob, son ami amérindien, pour s’initier à la moto. Bien entendu, il n’est plus vraiment humain et se révèle être un loup-garou… (vous suivez toujours ?). Bon, je vais m’arrêter là, mais le film reprend le livre à la ligne près.

Par où commencer ? Les acteurs ne sont pas mauvais, mais n’ont pas particulièrement l’occasion d’exercer leurs talents. Comme le soulignait un article paru sur Slate cette semaine, Robert Pattinson (Edward) est passé maître dans l’art d’exprimer la souffrance face au désir. C’est d’ailleurs à peu près sa seule expression. Accessoirement, le fait qu’il fasse désormais une tête de plus que sa partenaire est un peu destabilisant, vu qu’il n’est pas sensé bouger physiquement depuis une petite centaine d’années. L’actrice principale me plaît de plus en plus, je dois le reconnaître, d’autant qu’elle est vraiment jolie.
En revanche, le problème du film réside non seulement dans le scénario – mais là c’est pas trop la faute du réalisateur – qui fait clairement passer l’héroïne pour une victime crétine et exacerbe à l’outrance les tensions entre protagonistes, mais aussi dans la lenteur des séquences, et le côté très caricatural des vampires et des loups-garous.
Attendons de voir la suite.

L’imaginarium du Docteur Parnassus

Enfin le retour de la chronique ciné ! Nous étions pleins d’espoir pourtant, et prêts à conquérir toutes les salles obscures… mais c’était sans compter la (très grosse) fatigue et le temps qui nous a poussés à rester calfeutrés à la maison. Hier soir, n’écoutant que notre courage (et profitant d’une accalmie), nous sommes donc allés voir le dernier film de Terry Gilliam.

Il y a mille ans, le Docteur Parnassus, alors moine, a fait un pari avec le Diable (Mr Nick). Il y a gagné l’immortalité et le pouvoir de faire voyager les gens dans leur propre imagination, prônant le pouvoir de cette dernière pour sauver les âmes, dans un éternel combat contre Mr Nick. Or au cours du XXème siècle, Parnassus est tombé amoureux et, pour prix de la mortalité et d’une nouvelle jeunesse, a promis l’âme de tout enfant qu’il engendrerait. Dans trois jours, sa fille Valentina aura 16 ans, et Mr Nick viendra réclamer son dû…

Terry Gilliam est certes un ancien Monty Python, mais pas uniquement. Ce film met en lumière son incroyable imagination, son sens de l’esthétique, la force qu’il communique aux images… Car, il faut bien l’avouer, j’ai beau ne pas connaître grand-chose des Monty Python et rien du tout de l’oeuvre solo de Gilliam, je suis tombée totalement sous le charme de ce film.
L’image est superbe, servie par des décors à la fois sublimes et décatis, des costumes fanés au charme incroyable (j’avais les yeux accrochés à tous les petits détails de broderie, de perles et de sequins…). L’histoire est en plein fantastique, au sens de “on ne sait plus trop où on est, s’il s’agit d’un rêve ou de la réalité”, tout en ayant un sens et un message parfaitement compréhensibles. Les effets spéciaux sont très réussis, l’ensemble donnant réellement l’impression de voyager dans un vieux théâtre ambulant qui a connu des heures plus glorieuses.

Il ne faut pas non plus oublier de saluer le remarquable casting. Certes, ce film est le dernier tourné par Heath Ledger, dont la disparition prématurée a conduit le réalisateur à user d’un subterfuge : chaque fois que le personnage entre dans l’imaginarium, son aspect se modifie, prenant tour à tour celui de Johnny Depp, Jude Law et Collin Farell. Tom Waits est également très bon dans le rôle du Diable, immuable et so british, cynique et manipulateur, de même que Christopher Plummer en Parnassus désabusé et affaibli.
Mais j’avoue que ma mention personnelle va à Lily Cole, dont le visage de poupée (et le physique mannequin, accessoirement) va à merveille au personnage mais aussi à l’ambiance du film tout entière. Une véritable révélation, à la fois visuelle et artistique.

Aumônière brodée / Embroidered pouch

Je vous présente donc mon “dernier-né”, qui est en fait mon premier projet de broderie. L’hiver dernier, j’ai commencé à découvrir les sites de broderie médiévale, et en particulier le point de brique, que l’on retrouve beaucoup en Allemagne et en Europe de l’Est. Comme cela avait l’air facile et qu’il n’y avait pas besoin de savoir dessiner pour s’y mettre, j’ai pris mon courage à deux mains. Un beau dimanche de janvier, j’ai acheté de la toile de lin, du lin à broder, des aiguilles… et au boulot. Cela s’est fait par vagues, car la broderie prend sur mon temps de lecture, ce que j’ai un peu de mal à tolérer, mais aussi parce que j’ai attaqué un autre ouvrage beaucoup plus ambitieux dont je vous reparlerai bientôt – j’espère.

Je voulais à l’origine m’inspirer d’un motif existant, mais une erreur dans le comptage des points m’a conduite à créer mon propre dessin. Le motif jaune et bleu autour des oeillets a été réalisé au point tissé.
Après ce premier essai, quelques observations dont je veillerai à me souvenir :
– pas de toile préparée pour la broderie (comme la toile DMC que j’ai utilisée), car elle est très rigide et difficile à coudre.
– faire attention à la grandeur désirée. En réalité, cette aumônière peut juste accueillir mon portable et ma pommade pour les lèvres, car elle est trop profonde et pas assez large.


So, here is my second post in English on this blog. I truly wanted to publish something earlier, but it didn’t work – or maybe I didn’t.
Last winter, as I was surfing in search of resources about medieval embroidery, I discovered German brick stitch and the beautiful pouches it could help create. As I am very bad at drawing and had not been embroidering since I was 10, this seemed to be the best way to have a new try. I started to embroider a DMC piece of linen with linen thread – blue, rust, saffron yellow and light yellow – last january, but only achieved to finish the entire pouch last week, as it was Pontoise medieval market.
The point is, embroidering stops me from reading, which to me is quite untolerable – sorry if my English sounds strange, I saw Sense and Sensibility this morning. Furthermore, I started another project, quite more ambitious, in march. Nevertheless, I hope to be able to talk about it sooner than next winter.

As you can see, I made a mistake while couting eyelets… I also realised how tough it is to sew DMC linen fabric, and this is the reason why I bought some “real” linen at the medieval market last week. The string was made with DMC cotton thread – I know, it’s not very historical, but I was short in linen and in quite a hurry – using a lucet.

Le Troll Café

Allez, il y a longtemps que je n’avais pas parlé d’un bar. Hier soir, j’ai retrouvé deux vieux amis (appelons-les M. et Mme Takeda) dans ce petit café du côté de Ledru-Rollin. En fait, on ne s’éloigne pas beaucoup du quartier où j’avais l’habitude de boire quand j’étais célibataire.

L’endroit est assez réduit, mais chaleureux, et le mardi soir il y a foule, car le bar accueille des soirées dédiées au jeu de go. Les amateurs apprécieront en outre une belle carte de bières – dont de la Chimay ou des bières néerlandaises – y compris la bière maison, la Troll. Pour ma part, j’ai préféré m’offrir un petit verre de Saumur Champigny.


27, rue Cotte – Paris XI