Et voici la seconde partie des photos rapportées du V&A !
Bright Star
Cette semaine, je suis en vacances – et oui – donc je ne fais pas grand-chose de mes journées. Mais mardi, j’ai quand même réussi à me pousser pour aller au cinéma. Depuis sa sortie, j’avais très envie de voir Bright Star, le dernier film de Jane Campion. Même si je connais mal sa filmographie, sa renommée est quand même parvenue à mes oreilles. En plus, un film d’amour (tragique) en costumes et avec de la poésie, je ne pouvais qu’adhérer. Et bien non…
1818. Hébergé par un ami, le poète John Keats tombe sous le charme de sa voisine, Fanny Brawne, et noue avec elle une relation amoureuse – platonique cela va de soi, nous sommes au XIXème siècle. Malgré les obstacles qui se dressent constamment contre eux, les deux jeunes gens s’aiment envers et contre tout, jusqu’à la mort de Keats de la tuberculose.
Honnêtement, j’ai trouvé ce film plat et lent, voire carrément long. L’héroïne passe son temps à parler chiffons au plus grand poète de son temps, le héros prend la pose devant la caméra chaque fois qu’il souffre (c’est-à-dire souvent), les personnages secondaires sont caricaturaux ou à peine esquissés… Je ne dis pas que les acteurs sont mauvais, mais j’ai juste l’impression de tomber dans une caricature de l’époque romantique. Et puis, j’ignore si cela est dû à la manière de filmer ou au scénario complètement vide, mais il ne se passe strictement rien. Même Jane Austen est plus dynamique dans la narration !
Vous l’aurez compris, je suis très déçue, sans doute parce que j’attendais autre chose. La poésie de John Keats est effectivement très belle, l’histoire tragique, mais cela ne m’a pas touchée.
Week-end à Londres
Souvenez-vous, à Noël, ma famille nous avait offert un séjour à Londres, que nous avons “consommé” ce week-end. Au programme : des kilomètres de marche à pied, un musée (pour la caution culturelle), du shopping, des fous rires… C’est parti pour un petit résumé !
Nous avions réservé une chambre en “appart’hôtel”, ce qui permet d’avoir une cuisine et donc de ne pas se ruiner en repas à l’extérieur. Alors que nous devions occuper la chambre “de base”, l’hôtel nous a surclassé, nous permettant de passer le week-end dans un vrai deux-pièces, tout blanc, propre et bien équipé. Seul point négatif : l’absence de volet ou de rideau digne de ce nom.
Première étape du week-end au Victoria & Albert Museum. L’endroit a beau être très connu, je n’y avais jamais mis les pieds, sans doute parce que ce n’est pas un musée au sens “classique” du terme, mais plutôt un conservatoire de tous les savoir-faire techniques, exposés par époque, par thème ou par lieu géographique. On peut donc croiser la sculpture du XVIIème siècle anglais, les arts chinois du moyen-âge ou l’évolution de l’art du métal depuis la Renaissance. C’est à la fois extrêmement intéressant et quelque peu vertigineux. En revanche, comme tous les musées publics britanniques, celui-ci a le bon goût d’être gratuit, ce qui est formidable.
Je commence par traîner l’Anglais dans les galeries réservées à la mode. Je ne sais pas si cette exposition relève d’un art consommé de la torture, ou tout simplement de la volonté affichée de montrer l’évolution de l’habillement depuis le XVIIIème siècle, toujours est-il que je manque de devenir hystérique devant toutes les tenues présentées. Comme nous sommes chez les Grands-Britons, on a le droit de faire des photos, ce dont je ne me prive pas (je ferai sans doute un post supplémentaire juste pour vous montrer tous les trésors que nous y avons vus).
Suite des hostilités aux nouvelles galeries sur le Moyen-âge et la Renaissance, dont j’entends parler depuis quelques semaines sur les blogs consacrés à la reconstitution (les galeries ont ouvert début décembre). Je dois reconnaître que ce n’est pas usurpé : des milliers d’objets exposés par ordre chronologique, de l’époque saxonne au XVIIème siècle, et balayant tous les champs de la création. On y voit certes des portraits, des sculptures, mais également de magnifiques pièces brodées (essentiellement religieuses), du verre, de l’émail, du bois, des bijoux, des textiles (impressionnant de regarder ces tissus venus de l’Egypte tardo-antique ou des brocarts italiens de la Renaissance). La scénographie est réussie, les explications sont claires, les lieux correctement éclairés. On trouve également à disposition des tiroirs ou des placards que l’on peut ouvrir à l’envi, des tenues d’ “époque” à essayer, des moulages que l’on peut toucher, et toujours des banquettes pour s’asseoir, des tables pour écrire… un rêve de rat de musée !
La soirée se passe tranquillement à l’hôtel, car nous n’avons pas le courage de ressortir, si ce n’est pour nous ravitailler en bière et en chips bizarres. La fatigue nous tient tellement que nous sommes au lit avant 22h.
Samedi matin, direction Camden ! Comme nous sommes très chanceux, la station est fermée pour travaux – à Londres, le trafic est toujours impeccable en semaine, mais en contrepartie toutes les fermetures nécessaires aux rénovations ont lieu le week-end, ce qui peut parfois être un casse-tête. Direction le marché, antre à touristes, à punks, à fashionistas et à un peu tout et n’importe quoi. Je vous passe les six heures de marche à pied au milieu de la foule, la chasse aux fringues vintage, les gros fous rires devant les collants panthère (devinez pour qui) et vais directement aller à la case “tableau de chasse”.
Bilan de l’expédition le samedi soir.

Un manteau en laine bleu marine et gris (réversible), un béret en angora bleu marine, deux chemisiers (un crème et un rose pâle), une robe (pas du tout vintage mais très jolie et chaude)

Une veste en velours noir, une casquette militaire grise, un gilet noir à fines rayures, une montre de gousset, deux t-shirts “Sally can’t dance”
Et encore, c’était avant que nous n’allions sur Oxford Street chercher une chemise à l’Anglais. Son choix s’était porté sur la marque T.M. Lewin, qui fait réellement du très beau travail. Bilan : une chemise pour lui, et une pour moi (blanche à fines rayures noires liserées d’argent, je suis amoureuse).
Nous finissons notre promenade à Covent Garden pour écouter les bateleurs (dont un que nous avions déjà vu l’an dernier, mais qui ne présentait plus le même show), qui nous font beaucoup rire (ah, le jonglage en caleçon rose en équilibre sur un monocycle…).
Après tant d’émotions, nous dînons un pub (en fait, à part le vendredi soir à l’hôtel, nous avons pris tous nos repas au pub), à grands renforts de meat pie et de cidre/bière.
Dernier jour, destination le marché aux puces de Spitalfields et Brick Lane. C’est aussi notre moment nostalgie, puisque l’Anglais habitait à côté d’ici. Au programme, de nouveau du vintage – en même temps, la boutique Absolute vintage est un appel à la dépense – de nouveau Sally can’t dance, et de nouveau un arrêt au pub. C’est d’ailleurs là qu’il m’arrive une petite aventure : ayant commandé comme à mon habitude un coca light (pour des raisons de goût !), je me fais gentiment “engueuler” par le patron sur le thème de “mais vous n’en avez pas besoin voyons !”. A la fin du repas, j’ai encore un peu faim après mon gigot (et mon yorkshire pudding, miam), et demande un chocolate fudge cake ; vengeance ou pas, j’en reçois une part énorme, que je dois partager avec l’Anglais (mais par principe, je n’ai rien laissé, ah mais).
Il est déjà l’heure de rentrer, et j’ai sans doute oublié plein de choses, mais cette parenthèse brumeuse et humide nous a fait beaucoup de bien au moral !
Tsar
Mercredi dernier – je sais c’est tard, mais que voulez-vous la semaine passée a été un peu épique – l’Anglais et moi sommes allés voir le film Tsar de Pavel Loungnine. Parce qu’un film en costumes avec des Russes dedans, c’était trop tentant.
1564. Ivan IV dit le Terrible règne sur la Russie. Entre crises mystiques et délire de persécution, Ivan a créé un corps de garde attaché à sa protection, les oprichniki, dont le symbole est une tête de chien attachée à la selle. Ceux-ci commettent force exactions, massacrant tous ceux que le tsar suspecte de trahison. Dans le même temps, le métropolite de Moscou meurt, et le peuple s’inquiète. Pour remédier à la situation, Ivan décide de s’adresser à Philippe, un ami d’enfance devenu moine.
D’abord réticent, Philippe finit par accepter, mais doit prendre l’engagement de ne pas interférer dans les affaires séculières, et notamment de ne pas intervenir auprès du tsar. Après un temps de silence, le nouveau métropolite sort de sa réserve pour tenter de contrer un souverain persuadé d’être entouré d’espions à la solde de la Pologne, et pris d’une folie meurtrière. L’affrontement devient inéluctable.
Divisé en chapitres, le film est avant tout une très belle fresque aux couleurs chatoyantes. Les costumes, les décors, la musique, l’emphase religieuse du tsar… tout semble exalté et habité. Dans l’affrontement du tsar et du métropolite, le réalisateur cherche à nous montrer l’affrontement de l’ubris, la démesure, contre laquelle se débat la raison (et ici la foi). Les deux acteurs principaux sont remarquables, qu’il s’agisse du tsar fatigué, paranoïaque et édenté, effrayant d’iniquité et en même temps touchant dans ses rares moments de bonté, ou du métropolite, adossé à sa foi, contemplant avec horreur ce qu’il se passe autour de lui sans finalement pouvoir sauver quoi que ce soit.
Personnellement, je regrette deux choses : l’intervention divine un peu trop présente par moments, et l’image assez restrictive de la femme (ou vierge martyre ou prostituée impie). Quoiqu’il en soit, j’encourage mon fidèle lectorat à voir cette oeuvre.
A noter que le métropolite Philippe a été canonisé par l’église orthodoxe, sous le nom de Saint Philippe II de Moscou.
Identité nationale et nationalité
En plein débat sur l’identité nationale – débat que je trouve de plus en plus déplacé et nauséabond – un sujet revient depuis quelques jours dans les médias : les Français qui ont dû prouver leur nationalité et ce merveilleux document qu’on appelle le certificat de nationalité française. Et bien, croyez-moi ou pas, mais cette histoire me concerne aussi.
En 2002, alors en prépa, je dois m’inscrire pour passer le concours de la fonction publique auquel je prétends (depuis, j’ai changé d’avis et d’orientation, mais on n’est pas sérieux quand on a 19 ans). Pour celui, je dois fournir une photocopie de ma carte d’identité ; or, par une bizarrerie quelconque, je n’en ai jamais eu, car depuis le divorce de mes parents quand j’avais 6 ans, je dispose d’un passeport à mon nom et régulièrement renouvelé.
Comme seule la carte d’identité est admise pour mon dossier, nous décidons de faire une demande : avec les nouvelles formalités admnistratives simplifiées, cela ne doit pas prendre plus d’une dizaine de jours. A l’époque, je suis sensée résider chez ma mère à Versailles. Et à la Préfecture, on lui demande de prouver ma nationalité : je suis née en France (sur l’Ile de la Cité, c’est dire !), de mère française et de père franco-canadien, j’ai un passeport français, mais ça ne prouve rien.
J’ai une histoire familiale un peu complexe : mon père est né au Canada, de parents français, mais nés l’un en Pologne et l’autre en Roumanie. Mon grand-père a été naturalisé en 1930 par décret, ma grand-mère par mariage, mais c’est insuffisant. Nous nous sommes retrouvés dans une situation ubuesque, où on me demandait de fournir les preuves de nationalité, afin d’obtenir ce fameux certificat de nationalité française.
Tout est bien qui finit bien, j’ai fini par m’adresser à la Préfecture de police du 7ème arrondissement et j’ai eu ma carte à temps pour m’inscrire et planter le concours, mais aujourd’hui je sais que j’ai intérêt à faire attention, car ce genre de mésaventure pourrait se reproduire.
Et en bonus, l’article qui me fait réagir.
Puces de Vanves
Hier soir, alors que nous recevions S&S à la maison – d’ailleurs, ce serait bien que je leur trouve des petits surnoms pour les différencier – celles-ci nous ont appris leur volonté d’aller faire les puces de la porte de Vanves ce matin. N’écoutant que notre courage – et ma grande envie d’y aller avec des habituées – nous nous sommes greffés à leur petite visite.
Deux heures à arpenter les trottoirs sous la neige et dans le froid, un arrêt croque-monsieur à 11h du matin, des fous rires, des achats, des coups de coeur et des déchirements, voilà comment on pourrait résumer notre expédition. La couturière est repartie avec un éventail et une combinaison légère (à customiser, mais pour ça il faut un don), la relieuse a trouvé de très jolis gants en dentelle noire, des perles et une petite boîte, l’Anglais a déniché un large feutre marron pour son costume (reste à trouver la coquille Saint-Jacques) et une plane (instrument pour tailler le bois).
Quant à moi, j’ai trouvé un drap ancien ! Et à 5 euros qui plus est, donc je suis ravie. J’adore ces vieux draps, souvent brodés, ornés de jours, dans une toile épaisse et un peu rêche. Le seul inconvénient, c’est qu’ils ne sont pas tout à fait assez large pour nos lits modernes. Celui-ci est tout simple, il sent un peu le renfermé, mais un passage chez le teinturier lui accordera une nouvelle jeunesse.
Ma conclusion : quand est-ce qu’on y retourne ?
La collection Brukenthal au Musée Jacquemart-André
Toujours samedi – vous noterez que samedi est le jour où l’Anglais et moi avions décidé de sortir de notre tanière – nous sommes allés, avec la reine mère, voir l’exposition de la collection Brukenthal au musée Jacquemart-André. J’aime beaucoup ce musée, niché dans un bel hôtel particulier du XIXème siècle, construit par Charles André et Nélie Jacquemart. Le couple a légué ses biens et ses collections d’art à l’Institut de France, à charge pour celui-ci d’en faire un musée, et c’est un lieu à la fois agréable, dépaysant et enrichissant, de par la variété des collections qu’il abrite et le calme qui en émane.
Sauf que dix jours avant la clôture de l’expo, le dernier week-end des vacances scolaires, on peut tout de suite oublier le calme des lieux. Nous sommes arrivés tôt, ce qui nous a permis de ne faire que 15 minutes de queue dans le froid, puis début de la visite. Samuel von Brukenthal était un homme d’état installé dans l’actuelle Roumanie au XVIIIème siècle, et grand collectionneur. L’exposition présentait ici ses collections, qui recèlent quelques pièces remarquables, dont le fameux portrait d’homme au chaperon bleu ci-contre. Ce portrait, affiché en 4X3 dans tout Paris depuis la rentrée mesure en réalité… 13X22cm ! Autant dire qu’il faut une loupe pour mieux y voir, surtout avec le monde qu’il y avait.
En effet, il y avait du monde, et l’inconvénient de ce genre de musées est que les salles d’exposition sont assez petites. Or, malheureusement, nous nous sommes retrouvés coincés entre un groupe d’une quinzaine de personnes en visite guidée (que c’est intelligent et pratique !) et tout un gros tas de vieux qui n’avaient sans doute que ça à faire (sans compte que certains resquillaient). Pour tout dire, la première salle, où étaient exposés les Brueghel, nous a été presque inaccessible. Nous avons fini par concentrer nos ardeurs sur les natures mortes, nous amusant à repérer les détails, à compter les insectes (combien de papillons, de chenilles, de mouches…?), plutôt que de se faire écraser devant un microscopique Rembrandt.
Au final, une jolie exposition, malheureusement gâchée par le monde. Pour nous, la matinée s’est agréablement terminée dans un petit restaurant coréen.
Avatar
Je suis de retour ! Allez, une petite chronique cinéma pour bien démarrer l’année. Samedi soir, l’Anglais et moi sommes (enfin) allés voir le dernier opus de James Cameron, Avatar. J’étais un peu réticente, d’abord à cause de la longueur du film (2h40 quand même), et aussi à cause des multiples avis divergents qui n’arrêtaient pas de pleuvoir autour de moi.
2154. A la mort de son frère jumeau, Jake est sollicité pour le remplacer au sein du programme Avatar, qui se déroule sur la lointaine Pandora. En effet, cette planète recèle les plus gros gisements conus de roche anti-gravité (semble-t-il), nécessaire à l’exploration spatiale. Il doit se glisser dans la peau de son avatar, sorte de marionnette de chair à l’image des indigènes qui peuplent Pandora, et ce au moyen d’une liaison neuronale (j’ai pas tout suivi, hein). Surprise : là où tous les chercheurs ont échoué depuis cinq ans, Jake va réussir à être intégré par la population, de par son statut de guerrier, et recevoir l’initiation. Bien entendu, c’est une jeune femme qui sera chargée de lui apprendre sa langue et ses coutumes, et au charme de laquelle il ne tardera pas à succomber. Et alors que la guerre gronde entre les deux populations installées sur Pandora, Jake devra faire un choix…
Le scénario est un peu plus complexe, mais à peine. L’avantage, c’est qu’il n’est pas difficile de suivre l’histoire. D’autant qu’en réalité ce n’est pas le point le plus important du film. La véritable claque est au niveau des effets spéciaux : qu’il s’agisse de la création des personnages, de l’animation, des décors, des effets de lumière (superbes)… tout est remarquable, et transporte le spectateur dans l’univers étrange et coloré de Pandora. On s’y croirait, tant tout paraît naturel, fluide, parfaitement enchaîné (à l’exception peut-être d’une ou deux scènes de groupes). La musique est belle et porte le film, les personnages sont attachants même s’ils correspondent tous plus ou moins à un archétype. Mais le but de Cameron est atteint : on en vient à se demander, tout comme les personnages, lequel des deux mondes est réel, où peut bien résider la vérité.
Il ne faut donc pas envisager Avatar comme un grand film portant une réflexion et un message (certes, il y a un message écologique et une sacrée identification avec la conquête de l’Amérique), mais plutôt comme une sorte de révolution de l’image, une nouvelle manière d’envisager le cinéma. Tout comme Titanic était un grand film en costumes avec un scénario évident, Avatar nous propose une nouvelle forme de super production (et sans Leonardo di Caprio, qui plus est).
2010 et réveillon
Oui, je sais, ce n’est absolument pas original, mais j’ai envie de parler de mon réveillon. Juste une petite soirée entre amis, des rires, des verres et des fonds de tiroir.
Il y a quelques semaines, Ook et moi avions imaginé un réveillon sur le thème “Tout doit disparaître”. Le concept : finir complètement 2009, en balançant un objet symbolique et en finissant les bouteilles et ce qui traîne dans nos frigos depuis des lustres.
Résultat : une petite dizaine de personnes dans notre appart, un peu moins après minuit, des objets hétéroclites qui ont pour certains trouvé preneur… Tout ce qui était posé sur la table devait disparaître – on a réussi à tout liquider sauf le bain moussant à la noix de coco et le pantalon de jogging vert. Le chat a bien tenté à plusieurs reprises de s’échapper en grimpant sur la table, elle a été mise hors jeu.
Autre animation de la soirée : le secret Santa. Chacun devait apporter un cadeau d’une valeur maximale de 5 euros et nous tirions au sort les uns après les autres dans un grand sac en toile de la Poste. Pêle-mêle ont été attribués : du chocolat, le guide du droit des travailleurs, une vieille théière, des DVD, un bracelet en strass… J’ai reçu pour ma part du sel de Guérande à la coriandre.
La soirée a été riche d’autres émotions, notamment la découvert de mon klug – enfin, la recette disait “semi-freddo au chocolat” mais c’est vrai qu’il était moche – sorte de mousse glacée au chocolat et à la meringue. On a eu beau critiquer, on a presque tout fini.
Enfin, nous avons terminé avec un jeu de “qui suis-je ?” : quelqu’un écrit le nom d’un personnage connu fictif ou réel, on le colle sur le front de son voisin, et chacun doit trouver qui il est en posant des questions. On ne peut répondre que par oui ou par non (avec parfois des précisions quand c’est une question qui peut susciter des interrogations), le premier qui trouve a gagné. J’ai donc eu à trouver : Morgan Freeman, moi-même (merci mon chéri) et… Henry Kissinger (que j’ai trouvé ! mais c’était vraiment pas facile).
Je termine ce post en vous souhaitant une bonne année 2010 et en vous offrant mes meilleurs voeux de bonheur, santé et prospérité.












