Dancerie à Montigny-le-Gannelon

Dimanche, avec quelques gens bien intentionnés de la taverne, nous avons eu l’honneur et le privilège *kof, kof, kof* d’animer une réunion du troisième âge. En clair, nous étions mandatés pour faire une démonstration de danses médiévales à 250 personnes, dont environ 245 petits vieux, dans un château près de Châteaudun.
Rendez-vous pour le départ à 8h30 aux caves (un dimanche, quelle horreur), deux heures de trajet en bus à chahuter comme des mômes, à appeler Cynthia “Maîtresse” et à chanter des chansons de colonie de vacances… Arrivés sur place, une pause pipi et hop, en piste ! Il fait un temps radieux, mais le terrain, une large pelouse, est un peu difficile et il fait chaud. Nous enchaînons pendant une heure et demie, avant d’être alignés en rang d’oignon pour emmener les p’tits vieux à table. “Car par car et groupe par groupe !”. Incroyable ce que c’est resquilleur, un p’tit vieux.
Repas par roulements, en alternance avec des danses. Les musiciens nous lâchent les uns après les autres, et nous finissons sur un branle simple avec variations sur une chanson bretonne interprétée par Sébastien ! Surréaliste. Tonnerre d’applaudissements.

C’est donc très fiers et pas très en forme que nous avons repris le car, affronté trois heures de transport dont la moitié d’embouteillages, croisé un car d’étudiants naturistes (authentique !), imité les animaux de la ferme et débarqué à Bastille à 20 heures passées.
Photos à venir !

Objets de désir

Hier c’était jeudi, donc soirée taverne, et je n’ai pas pu résister à la tentation. Grâce à Jean-Marc, fournisseur officiel d’articles en cuir des trois quarts des habitués, j’ai enfin pu m’acheter des chaussures. Bon, elles ne sont pas tout à fait histo, mais elles feront l’affaire, mieux que mes ballerines décrépites, en tout cas. Seul inconvénient : la semelle est lisse, et pour danser, c’est pas pratique. J’ai fait l’expérience avec quelques pas de chapelloise : j’ai failli m’étaler devant tout le monde ! Bref, juste un détail technique à résoudre, mais en attendant, je suis très fière de moi.

Tribute to Queen

Un petit retour aux sources en écoutant une chanson récemment…
Beaucoup de souvenirs mais aussi un parallèle redoutable avec certaines situations actuelles. Will too much love kill you ?

I’m just the pieces of the man I used to be
Too many bitter tears are raining down on me
I’m far away from home,
And I’ve been facing this alone
For much too long…
I feel like no one ever told the truth to me
About growing up and what a struggle it would be
In my tangled state of mind,
I’ve been looking back to find
Where I went wrong

Too much love will kill you
If you can’t make up your mind
Torn between the lover
And the love you leave behind…
You’re headed for disaster
‘cos you never read the signs
Too much love will kill you…
Every time

I’m just the shadow of the man I used to be
And it seems that there’s no way out of this for me
I used to bring you sunshine
Now all I ever do is bring you down
How would it be if you were standing in my shoes ?
Can’t you see that it’s impossible to chose ?
No there’s no making sense on it
Everywhere I go I’m bound to lose

Too much love will kill you,
Just as sure as none at all
It’ll drain the power that’s in you,
Make you plead and scream and crawl
And the pain will make you crazy
You’re the victim of your crime
Too much love will kill you
Every time

Too much love will kill you
It will make your life a lie
Yes, too much love will kill you
And you won’t understand why
You’d give your life, you’ll sell your soul
But here it comes again
Too much love will kill you
In the end…

Back to Victorian Age

Et oui, après mon coming-out de la semaine dernière – d’ailleurs il faudrait que je trouve d’autres sujets de post, ça devient désertique, ce blog – je continue à vous déblatérer mes âneries sur le GN. Comprenne qui pourra.

Ce week-end, j’étais orga sur un GN Vampire : Masquerade situé à la fin du XIXème siècle à Londres. Oui, deux GN en tant qu’orga en deux week-ends, j’aime me faire mal et attraper des ulcères. Mais bon. Nous étions reçus chez Dan, qui a eu la gentillesse de mettre la maison de ses parents à la disposition de 50 joueurs plus barrés les uns que les autres…
Du jeu, je ne saurai guère parler, si ce n’est pour dire que la robe rouge, là, c’est celle que je portais, du moins jusqu’à ce que l’aspect pratique des choses se rappelle à moi. Ben oui, j’ai passé le week-end entre la chambre, clouée au lit par le manque de sommeil et une angine galopante, et la cuisine, accaparée par la préparation (un peu), le service en salle (souvent) et la vaisselle (beaucoup trop).

Au final, les joueurs se sont, semble-t-il, bien amusés, malgré quelques énormités dans le scénario. Mais bon, on n’est pas là pour polémiquer. Les costumes étaient magnifiques, bravo à tous ! Personnellement, mon week-end s’est fini en apothéose sur les cinq heures de ménage (j’ai mal partouuuut) et de chargement des voitures. Achevez-moi.

Etrangement, j’ai de meilleurs souvenirs sur ce GN-là que sur celui de la semaine dernière. Allez savoir pourquoi… Un problème de personnalité, sans doute 😉

La fin de l’Aube

Pour ceux d’entre vous qui l’ignorent encore, je fais mon coming out : je suis rôliste avec tendance au grandeur nature (interprétation et jeu en costume et en “vrai”). Le GN est une saine activité de plein air, bonne pour la santé physique (à défaut de la santé mentale) et les ampoules aux pieds. Je suis membre de l’association Aube pour laquelle je travaille en tant qu’organisateur/animateur. Et donc ce week-end, c’était GN dans les bois, les ronces et les orties.

Personnellement, je n’en garderai pas un souvenir ému, loin de là. Outre qu’on a passé une bonne partie de la première journée à se battre – oui mais c’est un GN à tendance diplomatie, donc expliquez-moi – j’avoue m’être ennuyée comme un rat mort. Ben oui : un seul petit rôle que je n’ai pas beaucoup joué, puisque je passais la majorité de mon temps à arbitrer des batailles, attendre une bataille pour l’arbitrer, réparer les campements au scotch et expliciter des points de règles. J’ai quand même réussi à me faire sacrifier, mais les joueurs n’ont pas vraiment réagi.

Le dimanche a été plus calme et à la rigueur plus intéressant. Néanmoins, j’ai eu pas mal de retours négatifs de la part des joueurs, et j’avoue que c’était amplement mérité. Comme la satisfaction des joueurs était ma motivation principale, j’estime qu’il est temps pour moi de me ranger…

I am your sin

Take heed, dear heart
Once apart, she can touch nor me nor you
Dressed as one
A wolf will betray a lamb

Lead astray the gazers
The razors on your seducing skin
In the meadow of sinful thoughts
Every flower’s perfect

To paradise with pleasure haunted by fear

A sin for him
Desire within
A burning veil
For the bride too dear for him
A sin for him
Desire within
Fall in love with your deep dark sin

I am the Fallen
You are my sins enclose
Lust is not as creative
As its discovery

To paradise with pleasure haunted by sin

A sin for him…

Bless me, undress me
Pick your pray in a wicked way
God I must confess…
…I do envy the sinners

Bienvenue dans le monde réel

Aujourd’hui c’était mon premier jour de boulot. Mon premier VRAI jour. J’entends par là qu’à partir de maintenant et pour une durée indéterminée – mais qui fera bien dans les 40-45 ans – je suis salariée à temps plein. Finie la rigolade. La pension alimentaire tous les mois. Les sorties jusqu’à point d’heure en semaine. Les siestes. A moi les joies de l’open space, du café du matin et de powerpoint.
Mon premier jour, donc. Rien de bien transcendant pour être honnête : pas de bureau, pas de PC, pas de boulot. J’ai passé la journée à lire des rapports édités par le cabinet dans lequel je travaille – nous sommes spécialisés dans l’analyse des risques hygiène et sécurité des conditions de travail. Sinon, j’ai visité la poste et préparé un recommandé. Et appris à utiliser la machine à relier. Demain et les jours suivants devraient être plus intéressants, avant d’entrer en période de rush. Mais c’était juste pour dire que je suis maintenant un “jeune actif” et une “ménagère de moins de 50 ans”.
Help.

Tokyo au Bon Marché

Allez, j’avoue, je suis allée à l’ “exposition” Tokyo qui se déroule en ce moment au Bon Marché. En fait, une présentation de produits branchés à des prix defiant tout concurrence. Depuis des semaines, les informations savamment distillées dans la presse féminine me mettaient l’eau à la bouche… Ben je suis déçue.
Tout d’abord, l’exposition se résume à une dizaine de corners (présentoirs) répartis au rez-de-chaussée du magasin, présentant chacun deux ou trois produits en rapport avec le rayon. Ici un sac à main, là une ceinture, ailleurs un bracelet… Outre le fait que je trouve cela ridicule en taille par rapport au battage médiatique, j’ai un fort sentiment de déjà-vu. Ben oui : les produits présentés sont tous une adaptation moderne des matériaux et techniques traditionnels japonais. Or, c’est une mode qui est loin d’être récente au Japon, et, surtout, qui ne coûte pas si cher que cela dans mon souvenir – ah, Shimo-Kitazawa… Alors certes, il y a les taxes, la présentation, la marge et toutes ces choses mais quand même… Rien de bien intéressant selon moi.
Une seule exception, mais de taille : les accessoires pour cheveux, mais je suis forcément subjective car on ne trouve que des ornements de chignon pour aller avec le kimono. Superbe, mais j’ai pas les moyens. Quoique… En mangeant des pâtes tout le mois de septembre ce serait jouable…

Bref, le Japon est encore une fois utilisé comme une accroche à branchouilles, mais n’est pas vraiment présent. On trouve des choses plus intéressantes chez Kioko. C’est dire.

Planète terreur

Hier, je suis allée voir le dernier film de Robert Rodriguez, qui est aussi le deuxième volet de la série des films Grindhouse produits par Tarantino (cf. mon post sur Deathproof en juin). Petit rappel : Robert Rodriguez et Quentin Tarantino sont deux doux dingues mordus de cinéma qui ont décidé de rendre hommage aux films de série Z de leur jeunesse. Tarantino a parodié un road movie, et Rodriguez s’est essayé au film de zombie.

L’histoire est simpliste – mais c’est pour ça qu’on aime – et relate la transformation des habitants d’une petite ville du Texas en zombies après exposition à un gaz nocif ou contamination par contact avec une personne infectée. L’héroïne est une gogo dancer qui se fait arracher la jambe par un de ces zombies, laquelle est d’abord remplacée par un pied de chaise puis par un fusil démesuré. Elle est secondée par un ancien amoureux qui se révèle être beaucoup plus au courant qu’on ne pourrait croire, et par plein de filles toutes plus court vêtues les unes que les autres. Le film est drôle avec quelques répliques tellement attendues qu’on ne peut qu’en rire. C’est aussi extrêmement gore – en particulier la scène où Quentin Tarantino se fait massacrer par les deux héroïnes – avec gros plan sur les pustules et les scènes de piqûres (ouille). A noter, la présence de Bruce Willis en parodie de lui-même, qui incarne un gradé militaire responsable de la contamination…

Ce qui fait la particularité de ce film et des autres productions Grindhouse, c’est l’effet “mauvaise qualité” revendiqué. La pellicule est salie, jaunie, rougie, semble parfois brûler… Comble du clin d’oeil : au milieu de la scène d’amour, un panneau apparaît : “La bobine suivante est manquante. Avec toutes nos excuses. La Direction”.
La production a aussi poussé le vice jusqu’à présenter de fausses bandes-annonces – une seule disponible pour la version française, malheureusement. Celle que nous avons vue est à hurler de rire : un clandestin mexicain est chargé d’abattre un Sénateur, se fait doubler et poursuit sa vengeance. On en regretterait presque que le film n’existe pas ! Enfin, non, ça ressemble quand même beaucoup à un nanard.

Mais tout ça pour dire que : vivement que de nouveaux films Grindhouse sortent !

Soirée niku-jaga

Hier, pour honorer une promesse faite pendant nos vacances dans le Jura, et pour compenser l’absence de soirée taverne – attendons que les choses se tassent – je me suis mise en cuisine pour un repas japonais. Au menu : niku-jaga, dorayaki et taiyaki. Qu’est-ce donc que tout cela ? Explications et mise en bouche

Le niku-jaga est une sorte de variante japonaise du pot-au-feu : de la viande de boeuf mijotée avec des légumes, mais dont la base est constituée de (beaucoup) de pommes de terre. Avec aussi des carottes, des oignons, quelques haricots verts quand j’ai le courage et des nouilles à base de farine d’igname (vous lisez bien). Ces dernières sont assez difficiles à trouver et peu agréables à travailler, en particulier à cause de leur odeur. Mais une fois dans le plat, elles prennent le goût du bouillon et c’est délicieux.

Pour le dessert, une sélection de gâteaux traditionnels : des dorayakis (cf. un ancien post sur le thème de la pâtisserie jap) et des taiyakis. Le taiyaki est une sorte de gauffre moulée en forme de daurade (tai en japonais) fourrée à la pâte de haricots rouges. Au Japon, ces gâteaux sont vendus par des marchands ambulants, et on trouve facilement des variantes à la crème et au chocolat (mon préféré).
Comme l’un des convives découvrait la pâtisserie japonaise, nous lui avons laissé le temps d’assimiler ce nouveau genre de goût. A notre soulagement général, il a apprécié !