Jeu de dupes

Qui de nous deux a le pas sur l’autre ? Lequel a le plus de volonté et parvient à ne pas faillir ? Plus le temps passe, et plus il devient difficile de le déterminer. Il semblerait que nous nous cachions mutuellement le fond de nos pensées. Etrange, car il me semble te comprendre aisément à présent. Et comprendre ce que tu refuses de dire ou d’admettre. Mais je ne peux pas te donner les réponses, tu m’en voudrais.
Et je suis certaine que tu me comprends mieux que tu ne veux le dire. Que ces mots jetés en l’air en toute innocence sont une manière de me protéger. Mais que nous n’en sortirons pas indemnes.

En même temps, je suis clouée au lit depuis trois jours, donc c’est normal que je sois comme ça, faut pas s’inquiéter.

Hairspray

Après avoir lamentablement échoué à aller au cinéma lundi dernier – ben oui c’était 3 jours, 3 euros et c’était blindé – Aurélie et moi avons retenté notre chance aujourd’hui. J’avais jeté mon dévolu sur Hairspray, une comédie musicale adaptée d’un spectacle de Broadway dont la bande-annonce m’avait paru prometteuse. Et je n’ai absolument pas été déçue.
L’histoire est simple mais jolie : dans les années 1960 Tracy, une jeune fille dont le physique ne cadre pas exactement avec les canons de la beauté féminine, rêve d’intégrer l’émission de danse et de chant de la télévision de Baltimore, sa ville natale. Elle y parvient à force d’efforts, mais le chemin est semé d’embûches, d’autant que Tracy se déclare en faveur de la mixité blancs-noirs et défile avec eux pour réclamer l’égalité des droits. Elle doit en outre affronter la rivalité de la stupide – et blonde – Amber, fille de la directrice de la chaîne et qui convoite le même garçon. Bien entendu, tout est bien qui finit bien, c’est une comédie musicale, pas un mélo.

Le film est un formidable concentré d’énergie et de bonne humeur, appuyé par de très bons acteurs/chanteurs/danseurs. Les chansons sont entraînantes, la musique bien rythmée, le propos pas idiot et John Travolta très convaincant en femme. Oui, vous lisez bien : John Travolta incarne Edna, la mère de l’héroïne, avec beaucoup de seins et de conviction. Mention spéciale au jeune premier, Zac Efron, qui a des yeux à damner un saint et qui danse remarquablement bien… Hum, je m’égare. Le reste du casting est à la hauteur : j’aime tout particulièrement le personnage de Jenny, interprété par Amanda Byrnes, une jeune fille “bien sous tous rapports” qui finit, comble de l’horreur, par tomber amoureuse d’un Noir. Pendant que sa mère récite le “Notre Père”.

Quoiqu’il en soit, je vous engage tous à aller voir ce film au plus vite. Si vous avez le moral un peu bas, nul doute que vous vous sentirez mieux en sortant, et si vous êtes déjà en forme, vous serez sans doute pris d’une irresistible envie de danser… Le public a même applaudi pendant le générique de fin, c’est dire !

Mais que se passe-t-il…?

Il se passe un truc bizarre… On dirait que tout va bien dans ma vie. Si, si, si. En tout cas, rien ne va mal, et c’est déjà un agréable changement. J’ai quasiment un boulot – il reste plus qu’à signer le contrat – donc des sous dès la fin septembre, j’ai passé de bonnes vacances avec des gens que j’aime, je ne suis plus agressive comme un pitbull – encore que, ça dépend avec qui… – j’envisage sereinement mon avenir. Serais-je en train de mûrir ? Mon Dieu, tout fout le camp.
Et ajoutez à cela que Yoshi, mon cher ex Jap – ceux que j’ai bassinés à ce sujet s’en rappellent sans doute – vient de reprendre contact pour m’annoncer comme une fleur qu’il sera à Paris dans un mois. Bé dis donc. Moi qui voulais partir au Japon, le Japon vient à moi, et en la personne d’un beau jeune homme. 😉

En tout cas, la Tokyo Girl qui sommeille en moi s’est réveillée d’un coup ! Banzai !

Retour de vacances

Juste un petit post pour vous dire que je ne vous oublie pas… Je viens de passer quelques jours dans le Jura, avec une escale à Besançon, et le dépaysement, y’a pas à dire, ça fait du bien.
Par dépaysement, j’entends bien sûr le fait de traverser le périph’ pour aller ailleurs qu’en banlieue. Le Jura, donc. Très beaux espaces, nature préservée (impossible de capter dans le village, il faut marcher pour espérer passer un coup de fil), températures surprenantes (entre 33° le 15 août et 12° la nuit) et spécialités locales (ah, le comté…).
Incroyable mais vrai : on voit les étoiles, et autre chose que la Grande Ourse et l’étoile polaire. On peut se baigner dans un lac aux eaux transparentes, même si on n’a pas pied. On peut faire les courses pour 10 personnes pour 5 jours sans se ruiner. Et non, je ne pourrais pas survivre plus de quelques jours dans un milieu aussi hostile. Telle Jack Hawksmoor dans The Authority (faites une recherche Wikipédia), je ne survis qu’en milieu urbain, au milieu de la pollution et des embouteillages. 😀
Mais quand même, les vacances, ça fait du bien. Si on excepte le courrier en souffrance une fois de retour à la maison.

Encore de la musique

Hier, je suis allée dépenser mes bons cadeaux à la Fnac (oui, ce lieu de perdition m’attire toujours autant) et, comme la réduction ne marche pas sur les livres (si c’est pas malheureux), je me suis rabattue sur les CD. Pfff, la culture n’est pas aidée.
J’ai donc fait l’acquisition du dernier album de Kamelot, groupe de metal que j’aime beaucoup et que j’ai eu l’occasion de voir en concert en avril dernier. Le groupe nous avait d’ailleurs gratifiés de quelques extrait de ce nouvel opus, et j’avais été enthousiaste. Ghost Opera est de facture “classique” pour Kamelot, avec des morceaux bien calibrés, faisant la part belle aux guitares et à la voix du chanteur (très belle, reconnaissons-le), avec quelques incursions dans le symphonique (violons, voix féminines éthérées…). Du bon travail, agréable à écouter, en quelque sorte.
J’ai aussi acheté un album de Gjallarhorn, groupe de musique world finlandais, inspiré par les mélodies traditionnelles (et qui chante en finnois). Je dois cette découverte à Eidyan, qui m’a complètement accrochée avec le titre Oh, Praise the Lord – qui n’est malheureusement pas sur l’album, merci le troc de musique…
Enfin, beaucoup plus classique – et c’est le cas de le dire – un CD des arts florissants de William Christie (musique baroque incorporated) : Actéon, un opéra de chasse. Ben oui, chassez le naturel, il revient au galop.

Ratatouille !

J’ai donc réussi à aller voir le dernier Pixar dont on entend tellement parler depuis quelques semaines. Et je n’ai pas été déçue.
A moins d’habiter sur Mars, je pense que vous avez tous une vague idée de l’histoire : un rat parvient à s’introduire dans les cuisines d’un grand restaurant parisien et, en manipulant un humain maladroit, parvient à assouvir sa passion de la cuisine. Le leitmotiv de l’histoire, tout le monde peut cuisiner, est très bien illustré par les personnages.
Honnêtement, je ne vois pas de défaut à ce film : l’histoire est jolie et pas moralisante, les personnages sont attachants, l’animation superbe et très fluide, les décors et les plats très réalistes…

Qui aurait pu croire qu’il existait encore des Américains francophiles ? Au point d’aller plusieurs fois en reconnaissance à Paris, de demander l’expertise de grands chefs français (Guy Savoy, en particulier), d’insister sur la forte senteur de notre fromage et de dire que Paris est la capitale de la gastronomie ?
D’où ma morale personnelle : rien de tel qu’un bon petit plat pour se réconcilier 😉 Plus sérieusement, si vous allez voir ce film, ne faites pas la même bêtise que moi : mangez avant la séance, il est très dur de tenir devant les images appétissantes sans rien dans l’estomac. Et l’image finale de la ratatouille est… renversante : cela m’a donné des idées !

Transformeeeeeeeeers !

Hier, je suis allée voir le dernier film de Michael Bay, sur un thème cher à notre enfance : les robots géants. Si, comme moi, vous avez été jeune dans les années 80, vous n’avez pas pu passer à côté du phénomène, que ce soit en dessin animé ou en figurines… Petit rappel : Transformers est un jouet dont la licence est detenue par Hasbro (crédité au générique) dont nous avons tous vu les exploits à la télé. Les gentils robots colorés se battaient contre les méchants en couleur sombre, en se transformant en toutes sortes de véhicules motorisés. Un truc de garçons, mais j’étais assez fan.

N’écoutant donc que ma nostalgie, et après avoir salivé pendant dees mois devant une bande-annonce très bien faite car ne dévoilant presque rien, je suis donc allée voir ce chef-d’oeuvre du septième art. Nan, j’plaisante.

Le film est ce qu’on en attend : un bon divertissement, un film d’action rythmé où il n’y a pas un seul temps mort, avec des effets spéciaux remarquables, quelques bonnes répliques et un scénario qui tient sur un timbre-poste. Les “autobots”, ou gentils robots, sont attachants, font des blagues et se contorsionnent pour se cacher et ne pas éveiller l’attention des parents du héros. Comme ces personnages ont appris les langues humaines sur le web, ils s’expriment dans un langage assez drôle, tel que Jazz, le spécialiste des armes qui parle comme Shwarzenegger (“Shall I terminate ?”). A noter aussi les noms marrants – Jazz, Bumblebee, Optimus Prime… – beaucoup plus inventifs que ceux des méchants – genre Starcrasher.

Et comme je ne résiste pas à la tentation :

Pillage de discothèque

Je ne sais pas trop quoi raconter, mais il faut bien que je fasse vivre ce blog, donc aujourd’hui je vais vous faire part de mes dernières trouvailles musicales. Bon, ce sont des découvertes pour moi, mais en général, ce sont des artistes déjà bien installés.
Grâce à mon élève d’anglais que j’avais fait bosser sur des paroles de chanson – bien plus captivant que l’autobiographie de Carla del Ponte – j’ai sué sang et eau sur les paroles d’un groupe qui s’appelle Panic! at the Disco. Textes intéressants, mélodies travaillées… un vrai régal. Ma sélection : Build God then we’ll talk et It’s time to dance.
J’ai aussi réussi à mettre – enfin ! – la main sur un enregistrement décent de Twenty Years de Placebo. J’adore cette chanson, mais elle n’est disponible que sur leur album Once more with feeling, qui est en fait un Best of. Et comme j’ai tous leurs albums, cela m’ennuyait de racheter toutes les chansons sauf une… C’est à présent réparé puisque j’ai pillé quelques bibliothèques mp3 cette semaine.
Enfin, en repensant à une scène d’anthologie du film Love actually dans laquelle Hugh Grant, Premier Ministre britannique, improvise une danse aux accents disco dans son bureau, j’ai retrouvé le titre Jump (for my love) des Pointers Sisters.

Voilà, voilà… Rien de bien intéressant, mais c’était juste pour dire que je continue à vivre.

Un p’tit pou, deux p’tits poux…

Incroyable, mais vrai, j’ai attrapé des “poux de tête”. A 24 ans et en me lavant les cheveux toutes les 36 heures. L’affaire a commencé mercredi dernier, au cours d’une réunion de préparation pour un GN, quand l’un de nous lancé : “Y’avait des poux à la soirée d’hier, on en a tous.”. Très bien. Je n’étais pas à cette soirée, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. La série des shampooings anti-poux commence, mais rien à faire, j’y étais pas.
Sauf que. Hier midi, déjeuner chez ma mère, au cours duquel je raconte l’histoire. Et ma mère d’insister : “N’empêche, tu as une tête à poux, il manquerait plus que tu sois infectée.” “Meuh non voyons. Enfin, tu pourras jeter un oeil, à tout hasard ?”. Sage précaution. Ma tête est infestée.
Nous viendrons à bout de l’invasion après deux heures de nettoyage du cuir chevelu à l’alcool à 90°, au para poux et au vinaigre, sans compter l’épouillage à la main… Plus les deux heures à la laverie pour stériliser la literie et le linge de maison. Mais on en est sortis. Heureusement, car j’avais oublié à quel point c’est pénible.