Je suis sûre que The Darkness me permettra de détourner le titre d’une de leurs chansons au profit d’un nouveau post. Hier, j’étais à Londres pour un entretien d’embauche. Ben oui, tout le monde a le droit de rêver, d’abord. Donc Londres. J’avais rendez-vous à la Japan Airlines qui recrute du pnc (personnel navigant commercial, j’adore ce terme). Forte de mes capacités linguistiques et de ma bonne présentation, je me dis “Allez, ça va être cool, ça va bien se passer, et qui sait ? J’irai m’installer à Londres en septembre.”
Le rendez-vous étant fixé près de l’aéroport de Heathrow, le plus simple était de venir en avion (merci papa maman pour le sponsor). Donc lever à 6h du mat’ pour être à l’heure à Roissy, temps pourri, arg. A Londres il fait beau (coup de bol), je suis d’une humeur de rose, tout va bien. L’entretien collectif se passe bien me semble-t-il et là, bang : vous n’êtes pas sélectionnée pour la deuxième partie des entretiens cette après-midi.
Bien. Il est 12h30 heure locale, mon avion est à 20h, il doit y avoir moyen de faire quelque chose…
J’arrive à avancer mon retour de trois heures, mais ça me laisse encore beaucoup de temps à tuer. J’ai donc erré dans le terminal 2, désoeuvrée, pas en grande forme morale et très fatiguée (ben oui, la tension nerveuse retombe d’un coup). Je suis pas sûre de la refaire souvent, cette blague-là… D’accord, j’ai acheté mon Harry Potter 10 livres sterling. Mais quand même.
A propos du tour…
Je sais, le tour de France, ça ne passionne que moi en apparence. Néanmoins, l’atmosphère actuelle prête à la réflexion… Si vous n’êtes pas totalement coupés du monde et que vous écoutez un tout petit peu les infos, vous avez dû entendre parler de l’actuel maillot jaune, Mickaël Rasmussen, qui a quelques démêlés avec sa fédération. Et pour cause : n’ayant pas prévenu de l’endroit où il s’entraînait, il a échappé à deux contrôles antidopage inopinés.
Bon ce ne serait pas la première fois qu’un coureur fait ça, d’autant que Rasmussen est réputé aimer la solitude pour se préparer. Mais quand on voit ses derniers résultats, on est en droit de se poser des questions : meilleur grimpeur l’an dernier, il a normalement récupéré le maillot jaune dans les Alpes. Mais il a réussi à le conserver hier lors du contre-la-montre, alors que ce n’est absolument pas sa spécialité et que l’étape a été très disputée. Et aujourd’hui, rebelote : alors qu’il crachait ses poumons sur le podium hier, il s’est payé le luxe d’arriver en tête de l’étape d’aujourd’hui et on dirait qu’il ne marque pas la fatigue.
Alors, hasard ou coïncidence ? La plupart d’entre vous n’en a sans doute rien à faire, mais personnellement, cette histoire m’intrigue, et je ne manquerai pas de vous faire savoir mes sentiments à ce sujet s’il y a d’autres développements.
Inventaire (à la Prévert) avant départ
Je rentre ce soir à Paris. D’ici là, il me faudra affronter les 4h de TGV avec stoïcisme et les 45mn dans le métro jusqu’à la maison chargée comme un mulet. D’autant que, très intelligemment, je traîne aussi mon PC que je n’ai pas utilisé de la semaine…
Quoiqu’il en soit, les valises seront lourdes, jugez plutôt :
– 6 galettes de sarrasin
– 5 boîtes de crème de sardines au whisky
– 4 boîtes de mousse de thon au basilic
– 3 boîtes de crème de saumon à l’estragon
– 2 boîtes d’émietté de thon
– 2 paquets de madeleines
– 2 kouign-aman individuels
– 2 paquets de petits beurres bretons (au beurre salé)
– 2 paquets de niniches (cf. post précédent)
– 2 paquets de caramels au beurre salé (grand format)
– 2 paquets de caramels au beurre salé (petit format)
– 1 paquet de caramels au beurre salé aromatisés
– 1 boîte de palets bretons
– 1 paquet de gâteaux bretons (la différence est mince, je vous l’accorde)
– 1 pot de confiture de fraises de Plougastel
Non, c’est pas la liste des courses, c’est bien ça le pire. Circonstance atténuante : tout n’est pas pour moi (sinon je vais devenir énorme à manger autant de caramel, de beurre et de sucre). En revanche, heureusement que je ne rapporte pas de cidre, mon sac exploserait.
A ceux qui me prendraient pour une folle parce que je rapporte des conserves de poisson : ça se marie très bien avec du riz blanc les jours où j’ai pas d’inspiration pour faire la cuisine.
Bien. Il ne me reste plus qu’à réussir à transporter tout ce barda jusque chez moi. J’vais mouriiiiir.
Gastronomie bretonne
Pour ceux qui n’auraient pas encore percuté, je suis donc en vacances en Bretagne, dans la région de Lorient. L’occasion pour moi de manger à ma faim tout un tas de trucs qui m’évoquent irresistiblement le bord de mer, l’iode et le crachin.
Tout d’abord, comme chacun sait, la Bretagne est le pays de la galette de sarrasin. Une crêpe au blé noir, quoi, dans laquelle on met tout et n’importe quoi, du moment que ça a du goût. Mes versions préférées : jambon-gruyère et oignons-lardons. Pas très original, mais c’est comme pour la pizza : quand on n’aime pas le fromage, les choix sont limités.
Sinon, il existe aussi une version sucrée : la crêpe, à base de froment, et aromatisée au beurre salé, à la compote de pommes à la cassonade… Là, je suis sûre que vous avez l’imagination assez fertile pour vous y retrouver !
Toujours dans le registre du salé, la Bretagne étant une région de pêche depuis que l’homme a appris à écailler le poisson, le marché des conserveries est florissant. C’est ainsi que depuis des années ma famille se fournit auprès de la Belle-Iloise, spécialiste de la sardine et du maquereau, mais aussi de choses beaucoup plus dangereuses pour moi : les mélanges à tartiner. Parmi les grands classiques, citons la cème de sardine au whisky (hips), la mousse de thon à l’estragon, la mousse de homard, les rillettes de maquereau au citron vert…
Nouveauté de l’année : un émietté de maquereau à la bière. J’ai failli craquer, rien qu’en pensant à la tête de tous les amateurs de bière quand ils verraient ça dans leurs assiettes. Et puis finalement pas. Cinq boîtes alors qu’on sait pas ce qu’il y a dedans, c’est un peu dangereux à mon goût… Mais je me suis rattrapée, j’ai fait plein d’achats, et maintenant, je pourrai manger mon riz avec autre chose que du tarama.
Si je vous dis Bretagne, vous pensez, j’en suis sûre, caramel au beurre salé. Et vous avez raison ! Le Lorientais fait partie des endroits où il existe encore quelques confiseries artisanales. J’ai un (très) gros faible pour le caramel au beurre salé au chocolat, et tout particulièrement pour les niniches, sucettes longilignes de caramel dur et aromatisé à plein de choses (chocolat, café, fruits…).
Nous sommes aussi dans la région des biscuiteries, qui fabriquent galettes, palets, traou mad et autres madeleines. La tentation est forte. Et je ne résiste pas à la tentation.
Enfin, je ne peux pas parler de gastronomie bretonne sans évoquer ce chef-d’oeuvre qu’est, à mes yeux, le kouign-aman. Le kouign-aman, c’est du beurre et du sucre lié par un peu de pâte. A l’origine, de la pâte à pain, maintenant de la pâte feuilletée. On en trouve partout, que ce soit dans les boulangeries, les grandes surfaces ou les boutiques de souvenirs. Bien entendu, la qualité varie d’un endroit à l’autre, et il vaut mieux demander conseil aux gens de la région. J’ai déjà eu l’occasion de manger mon kouign-aman des vacances hier, mais rien n’est perdu : je repars avec un exemplaire dans mes bagages vendredi.
N’oublions pas enfin une petite pensée émue à la cuisine de ma grand-mère qui, sans être particulièrement bretonne, donne du goût à mes vacances. Rôti de veau à la crème, sole meunière, rosbeef frites… Le bonheur ! Et les kilos, par la même occasion !
Rencontre avec Totor
Vous lisez bien, il y marqué “Totor” et non “Totoro”. Mais pour vous permettre de comprendre cette entrée en matière, il faut que je vous fasse une petite explication…
Je suis en Bretagne depuis hier, mes grands-parents m’ayant invitée à venir me détendre chez eux. Je viens donc en train, handicapée de la voiture que je suis, et les choses commencent bien : place assise non garantie, donc 4 heures de voyage sur un strapontin (aïe mon dos). Au bout d’une heure et demie, c’était trop beau, un gamin a gerbé partout et surtout à 2 mètres de nous donc bonjour l’odeur… Comment faire pour tenir sans respirer jusqu’à Lorient ? Ben j’ai survécu, c’est le principal.
Je pose un pied sur le quai et la pluie se met à tomber : à croire qu’ils l’ont fait exprès. En fait, ça se dégage vite, et j’ai droit à une belle journée ensoleillée mais terriblement venteuse (ben oui c’est la Bretagne après tout). S’ensuit une petite visite du jardin et soudain mon grand-père me dit : “On va voir Totor ! Juste le temps de prendre de l’eau.” J’hésite sur la conduite à tenir : me retourner pour regarder où est la caméra cachée, faire interner mon grand-père pour retour à l’enfance… mais je finis par le suivre.
Et là, à cinquante mètres derrière le jardin, je découvre un… poney, tranquillement installé dans le champ. Une brave bête, qui aurait besoin d’un jet d’eau et d’un pansage, qui vient me donner des coups de museau. Ca y est, j’ai 5 ans !
Suite des aventures de Kleo en Bretagne très prochainement !
Yipee-kai-yeah motherfucker !
Désolée pour cette entrée en matière un peu crue, mais pour ceux qui connaissent, il s’agit de la réplique culte de Bruce Willis, alias John MacClane, flic sauveur des Etats-Unis et héros de la série des Die Hard. Si je dis cela, c’est bien entendu parce que le dernier volet de la série vient de sortir. Mais à moins d’habiter sur une île déserte, vous êtes au courant.
Die Hard est une série qu’on ne voit pas vieillir, parce que chaque opus joue avec les peurs du moment : prise d’otages et catastrophes aériennes dans les années 80, terrorisme et bombes qui pètent dans les années 90, cyber-terrorisme dans les années 2000.
Le scénario de Die Hard 4 est assez simple – c’est pas un film intimiste, hein – et le dénouement final rappelle celui des 1 et 3 : c’est toujours l’argent qui motive les terroristes. Dans cet épisode, des hackers surdoués déclenchent une “firesale” (une liquidation en français), c’est-à-dire une attaque systématique contre les infrastructures d’un pays (transports, finances, armée…) au moyen de virus informatiques dans le but de paralyser le pays – en plein week-end de la fête nationale, bien entendu.
La mise en scène est dynamique, les effets spéciaux et les cascades sont impressionnants – mais en même temps on serait déçus si c’était pas le cas – Bruce Willis débite son quota de blagues débiles et de conneries. Un modèle du genre. Avec une petite innovation : après l’absence de sa femme dans le troisième volet, John MacClane doit maintenant gérer sa fille (et comme dirait le deuxième héros : “on dirait le même avec des cheveux”). Parce que oui, maintenant Bruce Willis n’a plus un poil sur le caillou. Et ça lui va bien.
A noter que les méchants sont devenus une équipe internationale : outre le leader qui est américain, on note la présence de Maggie Q (actrice hong-kongaise), de méchants italiens et français (et oui, encore nous…) dont l’acteur Cyril Raffaelli. Ce dernier s’est fait connaître en tant que cascadeur, en particulier sur Astérix et Obélix et sur Le baiser mortel du dragon (oui, je l’ai vu, et alors ?).
En résumé, un bon film du genre, que je vous invite à aller voir pendant les vacances, ça aura le mérite d’être reposant et pas trop exigeant du point de vue intellectuel.
Des news en pagaille
Parce qu’il n’y pas que le cinéma dans la vie – encore que… J’ai toujours pas chroniqué Persépolis et Die hard 4 – je vous livre les dernières infos.
Tout d’abord, je suis à la recherche d’un nouvel appart’ avec Rafu et son chéri. Et oui, finis la vie en solitaire, les 17m² inrangeables parce que trop petits pour tout mon bordel, le voisin qui s’endort bourré devant la télé à fond ! A moi les joies du ménage par roulements, de la cuisine expérimentale et de la cohabitation. Oh my god !
Après moults hésitations et atermoiements, j’ai finalement décidé de partir en vacances. Parce que sinon je vais péter un câble. Direction donc la Bretagne – le Lorientais plus précisément – en famille de lundi à vendredi prochains. Bon, ça risque d’être 5 jours sous la pluie, en ciré et bottes, mais c’est pas grave, y’aura le tour de France à la télé.
Parce que, autre nouvelle super importante : le Tour de France 2007 a commencé ! Yihaa ! Oui, j’avoue, chacun ses problèmes, moi c’est le Tour et la F1. Et comme c’est héréditaire, je pense que ça ne se soigne pas… Donc, pendant les trois semaines qui viennent, je vais passer le plus de temps possible suspendue à ma télé, à vibrer pour une échappée, frissonner pour une chute ou gueuler pour un crétin qui traverse devant les coureurs. Et comme d’habitude, je vais faire la sieste en regardant l’étape du jour.
Belle-maman (alias Laetitia) est à Hong-Kong depuis 6 jours et a créé un blog. Je vais mettre le lien de ce pas sur ma page. Pour découvrir les joies de la vie citadine par 31 degrés et les coutumes locales (assez semblables aux coutumes japonaises pour l’instant).
Sinon, au chapitre des trucs moins réjouissants, je trouve toujours pas de boulot, il faut que j’arrête la vodka à haute dose et les nuits sans sommeil. Je vais m’user la santé à ce rythme-là.
Ocean’s 13
Hier j’ai fini par aller voir Ocean’s 13. J’avais beaucoup de préventions à l’égard de ce film étant donné la médiocrité du volet précédent, et j’avoue que deux choses m’ont décidée : la carte UGC (ça c’est une invention qu’elle est bien) et le sourire de Brad Pitt (Braaaad).
A vue de nez, le casting est toujours le même, les greluches en moins et Al Pacino en plus, donc c’est un bon point. L’histoire et les héros sont revenus à Las Vegas, et leur nouvelle cible est un autre casino. On renoue avec la formule gagnante de Ocean’s 11. La base est simple : un des membres du “gang”, Reuben (non, vous ne vous souvenez sans doute pas de qui il s’agit), se fait arnaquer par Al Pacino en tentant de monter un super casino de grand standing. Il y perd de l’argent et surtout fait une attaque cardiaque. Ses amis vont donc décider de le venger, non en prenant l’argent pour eux-mêmes (quoique…) mais en faisant gagner tout le monde. Leur plan est bien huilé mais ça coince forcément quelque part et… il faut appeler Andy Garcia (le méchant de Ocean’s 11) à la rescousse.
Le film regorge de gadgets à la James Bond, de très belles scènes dans le casino. Le personnage de l’assistante blonde d’Al Pacino est assez génial, à la fois cynique, froide et ambitieuse. La BO aussi est bien trouvée et rythme parfaitement l’action. Un très bon film, bien plus réussi que le précédent, et qui ne dément le succès du premier opus. Avec en prime une scène d’anthologie dans laquelle on découvre que Danny Ocean (George Clooney) regarde le talk-show d’Oprah Winfrey et que ça l’émeut aux larmes. Le dialogue avec Brad Pitt vaut le coup : “T’as les yeux rouges” “C’est rien, j’ai mordu dans un piment” “Pourquoi y’a Oprah à la télé ?” “C’est rien, j’étais en train de lire le journal.” “Avec le volume à fond ??”
Tentation
Le néant. Le vide. Plus je m’enfonce dans la souffrance, plus je fais souffrir les autres. Détruire semble un passe-temps, blesser une habitude, abimer un réflexe. Que faire ? Arrêter la source, briser l’origine. Avant que la corruption ne touche ce qui m’entoure. Mais si c’est une décision somme toute aisée, le geste est plus lourd de conséquences. Et plus difficile à accomplir. La tentation est forte, la tentative existe mais au-delà… Il n’y a rien.
Histoire de vampire
Je viens de finir les deux premiers livres d’une série destinée aux ados – et oui, la lecture facile, ça détend – que j’ai adorée. Il s’agit d’une histoire d’amour entre une jeune fille et un vampire qui a gardé l’apparence d’un adolescent. L’histoire commence quand l’héroïne arrive dans un trou perdu de l’état de Washington (attention, près de Seattle, pas de Washington DC) et qu’elle se rend compte qu’il y a un groupe d’étudiants hors du commun dans son lycée. Ils sont physiquement parfaits, ne mangent pas et ne se mélangent pas aux autres.
L’héroïne met quand même pas mal de temps à percuter qu’il s’agit de vampires – et elle n’est même pas blonde – et quand elle réalise enfin, il est trop tard. La trame peut paraître simpliste, mais elle est en fait assez riche, la narration est soutenue, il n’y a pas de creux dans l’action. Bon, vu que le narrateur est une femme, l’aspect sentimental des relations entre les personnages est longuement décrit, mais au pire, vous sautez les pages. Personnellement, j’ai adoré, mais ça doit être mon côté jeune fille en fleur.
Les deux premiers volumes “Twilight” et “New Moon” sont disponibles en français sous les titres “Fascination” et “Tentation” (allez savoir pourquoi). Le troisième volume, “Eclipse”, sortira le 7 août aux Etats-Unis. Je me retiens de le commander sur Amazon, mais c’est la lutte.
D’autres romans sont déjà annoncés : un quatrième volume, ainsi qu’une réécriture du premier volume du point de vue du héros. Bon, j’arrête de vous bassiner, mais c’est vraiment une jolie histoire.
