Betteraves à la londonienne

Je ne pense pas que la recette soit vraiment londonienne, mais comme nous l’avons goûtée lors de notre séjour en novembre, c’est ainsi que je l’ai renommée. Un soir, à l’occasion de l’une de nos sorties en pub, nous avons testé un antipasti de betteraves à l’estragon, qui était de plus très beau à regarder :

Venant de moi, qui ai toujours eu du mal avec les crudités, cela peut paraître bizarre, mais je vous assure que c’était bon. Du coup, j’ai refait la même chose à la maison.

Ingrédients
– 2 betteraves
– 1 cas d’estragon
– 2 cas de crème fraîche
– huile d’olive
– fleur de sel

Eplucher et couper les betteraves, les mettre dans un saladier. Préparer une émulsion à base d’huile d’olive, de crème fraîche et d’estragon. Verser la préparation sur les légumes, bien mélanger. Assaisonner.
Et voilà le résultat :

Toriniku sômen

Je rentre tout juste de week-end dans la famille de l’Anglais – en particulier ses nièces – et j’ai une flemme monumentale… Donc je vais vous donner une petite recette créée la semaine dernière. La base est assez classique, mais au lieu de riz, j’ai choisi des nouilles asiatiques, plus rapides d’utilisation.


Pour deux personnes
– 300g de blanc de poulet
– 2 faisceaux de sômen (fines nouilles de blé)
– dashi no moto (bouillon japonais)
– ciboulette
– gingembre
– shôyu
– sake
– mirin

Détailler le poulet en bouchées. Préparer une marinade composée d’un tiers de shôyu, d’un tiers de mirin et d’un tiers de sake (environ 4 cas de chaque), accompagnée de ciboulette ciselée et de petits morceaux de gingembre. Recouvrir le poulet et laisser reposer 20 à 30 minutes.
Faire chauffer une poêle à feu vif et y faire revenir le poulet avec l’ensemble de la marinade – attention à ne pas caraméliser, le shôyu attache facilement. Quand le poulet est presque prêt, Faire bouillir de l’eau aromatisée de dashi no moto. Dès l’ébullition, y plonger les sômen 3 minutes, les égoutter et les passer sous l’eau tiède, et égoutter de nouveau. Mélanger poulet et nouilles, sans oublier la marinade réduite avec le poulet et servir aussitôt.

Nota : on peut aussi servir les nouilles dans un bouillon sur lequel seront déposés les morceaux de poulet. Pour cela, conserver l’eau de cuisson et l’assaisonner d’un peu de shôyu et de mirin, et ajouter de la ciboulette fraîche.

Gastronomie russe

Dimanche, en rentrant d’une cousinade (copyright Zaria) à La Varenne, en voiture, nous nous sommes retrouvés englués dans les bouchons. A tel point qu’en désespoir de cause, mon frère, l’Anglais et moi avons quitté le navire la voiture aux environs de la gare de Lyon pour rentrer en métro. Et alors que Monsieur Tur partait de son côté, nous avons fait escale dans la boutique d’un traiteur russe.

Après un arrêt légitime au rayon vodka – c’est bientôt Noël après tout – où bien entendu l’Anglais n’a pas pu résister à ses origines (biologiques, celles-ci) et a investi. Le commentaire de la vendeuse se voulait rassurant : “Ca se boit comme de l’eau.” Ben voyons. Personnellement, je ne pense pas que ça donne la gueule de bois comme de l’eau…
Nous avons ensuite succombé à l’appel du caviar d’aubergine – institution culinaire pour nous deux – et des cornichons à la russe, comme ceux qui traînent dans les frigos de mes parents depuis toujours. L’Anglais a ensuite voulu de la cacha, sarrasin utilisé comme du riz ou des pâtes, gros souvenir d’enfance. J’ai frénétiquement résisté au pain noir – désolée Matou, je ne suis pas ta digne fille – mais nous avons pris des raviolis aux pommes de terre.

Retour à la maison et test desdits raviolis accompagnés de crème fraîche : c’est bon et idéal pour faire des calories par grand froid ! Il ne manquait plus qu’un peu saumon fumé pour parfaire le dîner.

Kabocha nabe

La semaine dernière, suite à une visite à l’épicerie coréenne, j’ai passé plusieurs jours à épuiser mes provisions en multiples inventions japonisantes. Outre les classiques niku-jaga et tori soboro, j’ai usé de mes talents sur le kabocha, ou potiron japonais. Ce légume a une saveur proche de celle du potimarron, légèrement sucrée et douce. Je l’ai utilisé dans une version salée, mais il s’adapte très bien aux recettes sucrées.

Dans une casserole, faire bouillir 400ml de dashi – eau + quelques grammes de dashi no moto, équivalent du bouillon cube. Découper le kabocha en morceaux sans ôter la peau, éplucher et tailler en tronçons 3 carottes. Mettre le tout à bouillir avec deux cuillères à soupe de mirin et une cuillère à soupe de sucre en poudre. Quand les légumes sont cuits, ajouter environ une cuillère à soupe de shôyu.
Nota : J’ai servi ce plat avec du yakiniku, fines tranches de boeufs revenues dans un peu d’huile de sésame. Le kabocha n’a pas besoin d’être épluché pour être consommé.

Cacherout

Et non, je n’ai pas fini de vous parler de mes vacances. Après les lieux, les moeurs !
La loi juive oblige – théoriquement – à respecter un certain nombre de règles et d’interdits alimentaires. La plus connue est bien entendu l’interdiction de consommer du porc, mais il en va de même pour les coquillages et les crustacés, de même qu’il est interdit de consommer du lait et de la viande en même temps – il faut également respecter un temps de digestion entre ces deux aliments.

Il n’est pas rare de voir des restaurants afficher un panneau “casher”, accompagné d’un certificat de respect des règles religieuses :

C’est un peu surprenant au début, mais l’on s’y fait. Ainsi, dans les hôtels, le petit-déjeuner salé n’offre pas de viande, uniquement du poisson. De même on ne trouve pas de porc dans les magasins, mais de nombreux substituts : saucisses de volaille, “jambon de boeuf” et autres. Mon premier réflexe à mon retour ? Une omelette aux lardons. On ne se refait pas.
Pour plus d’informations, le site marmiton a publié un excellent dossier sur les liens entre cuisine et religion, cette semaine.

Préfou

Je suis ENFIN en vacances. Cinq mois que j’attends ça. Un été entier à me morfondre derrière un bureau ou à pleurer tellement y’a de boulot et pas assez de monde. La fin août arrive à point nommé : je pars dimanche, et en plus ceux qui sont déjà rentrés n’ont pas oublié de me rapporter des spécialités culinaires de leurs voyages. Après l’Ingénieuse et ses épices tout droit sorties du souk (de Marrakech), et Wiwi et les chips anglaises, le Gentil Sociologue m’a rapporté une spécialité vendéenne : le préfou.
Mais qu’est-ce donc ? Je vois déjà vos yeux se froncer, vos doigts fébriles lancer une recherche dans Google… Il s’agit d’une baguette plate fourrée à l’ail. Dit comme cela, on pourrait penser que c’est un tue-l’amour, mais en fait… Oh my God ! Réchauffé doucement au four, grignoté avec un petit verre de vin, c’est un délice. A tel point qu’avec l’Anglais nous n’en avons pas laissé une miette.
J’ai trouvé une recette, c’est totalement anti-régime. Mais c’est pas grave, c’est bon. Et puis l’ail, comme on dit chez moi, ça se mange en couple.

Crumble mûres-abricot

Je n’ai (quasiment) pas fait la cuisine le week-end dernier, mais un soir, j’ai tout de même retroussé mes manches : salade de pommes de terre et crumble. L’idée de ce dessert m’est venue alors que je cueillais des mûres dans les ronciers du jardin – et que l’Anglais m’a flanqué une frousse épouvantable en me surprenant silencieusement – alors que je repensais à une recette du ELLE de la semaine. C’est aussi un hommage au fameux crumble pommes-mûres que nous préparait ma tante (anglaise) quand nous étions enfants.


125g de beurre
125g de farine
125g de sucre
4 abricots
250g de mûres

Préchauffer le four à 180°. Mélanger le sucre, la farine et le beurre coupé en petits morceaux et travailler le mélange du bout des doigts pour obtenir un mélange à la consistance de sable. Couper les abricots en julienne, mélanger avec les mûres. Disposer le mélange de fruits sur toute la surface du moule et couvrir avec la pâte. Enfourner et laisser cuire 30mn.

Courgettes farcies

Allez, cela commençait à faire longtemps que je ne vous avais pas raconté mes expériences culinaires – en même temps, avais-je bien le temps de me mettre aux fourneaux ? Une recette aux saveurs estivales mais qui peut être accomodée d’autres manières.


2 courgettes rondes
1/2 poivron
un peu de jambon coupé en dés
1 mesure de riz (je ne saurais pas dire exactement combien, vu que j’utilise les restes de mon rice cooker spécialement congelés pour une occasion de ce genre)

Préchauffer le four à 200°. Oter le chapeau des courgettes et les évider. Dans une poêle, faire revenir le riz déjà cuit dans un peu d’huile d’olive. Quand le riz est doré, ajouter le poivron coupé en cubes. Quand les poivrons sont cuits, ajouter les dés de jambon (j’ai utilisé du jambon sec détaillé en lardons) et bien mélanger. Farcir les courgettes, replacer le chapeau et verser 1/2 verre d’eau au fond du plat. Enfourner environ 30mn. A la fin de la cuisson, ajouter le reste de la farce (en général il en reste) et laisser réchauffer quelques minutes dans le four. Servir aussitôt.

Veggie chirashi

Spéciale dédicace à Très Belle Maman, végétarienne notoire. Je sais que tu aimes le poisson, donc le chirashi traditionnel, mais voici une recette pour changer un peu… Testée et approuvée par l’Anglais ! Les proportions sont données au jugé, j’ai totalement improvisé avec ce qu’il restait dans le frigo.


Ingrédients
– 1 1/2 mesure de riz cuit
– 1 tomate
– 1 poignée de fèves
– 3 oeufs
shôyu
mirin
– sucre en poudre
– sel
– vinaigre de riz
dashi no moto

Mélanger trois cuillères à soupe (CaS) de vinaigre avec le riz, bien répartir pour décoller les grains, conserver au frais. Couper la tomate en tranches. Faire cuire les fèves 5mn dans de l’eau bouillante salée.
Dans une casserole, faire chauffer doucement trois CaS de dashi avec 1 CaS de mirin, 1 cullière à café de shôyu, 1 CaC de sucre et un peu de sel. Quand le mélange est homogène, l’incorporer aux oeufs battus en omelette.
Faire chauffer un peu d’huile dans une poêle (j’ai utilisé de l’huile de sésame). Verser environ 1/4 du mélange omelette, laisser cuire de manière à former une couche uniforme. Quand celle-ci est bien cuite, la rouler sur elle-même à l’aide d’une spatule ou de baguettes. Ajouter 1/3 du mélange dans la poêle, soulever le rouleau d’omelette pour que l’oeuf passe en-dessous. Enrouler l’omelette déjà cuite dans la nouvelle couche d’oeuf. Renouveler l’opération encore une fois.
Disposer le riz dans un grand bol, ajouter les légumes et l’omelette coupée en tranches ou en lanières.

Pommes à l’hypocras

Dimanche, l’Anglais a rapporté près d’un litre d’hypocras artisanal de ses aventures. Malheureusement, étant tous les deux malades et interdits d’alcool jusqu’à la semaine prochaine, nous ne pouvions pas le consommer dans l’immédiat, ce qui semblait compromettant pour la conservation du précieux nectar. C’est ainsi que j’ai eu l’idée de réaliser des pommes à l’hypocras d’après une recette attestée avec des poires.


Ingrédients
– 2 pommes
– 1/2 litre d’hypocras
– eau de rose
– amandes effilées
– cannelle en poudre

Laver et éplucher les pommes. Les disposer entières dans une casserole et arroser d’hypocras. Faire cuire à feu doux pendant au moins une heure, le temps que l’hypocras imbibe le fruit et se transforme en sirop. Servir chaud dans une assiette creuse, avec un filet d’eau de rose (attention, tout le monde n’aime pas ça). Décorer d’amandes effilées et de cannelle en poudre.