La fin de l’Aube

Pour ceux d’entre vous qui l’ignorent encore, je fais mon coming out : je suis rôliste avec tendance au grandeur nature (interprétation et jeu en costume et en “vrai”). Le GN est une saine activité de plein air, bonne pour la santé physique (à défaut de la santé mentale) et les ampoules aux pieds. Je suis membre de l’association Aube pour laquelle je travaille en tant qu’organisateur/animateur. Et donc ce week-end, c’était GN dans les bois, les ronces et les orties.

Personnellement, je n’en garderai pas un souvenir ému, loin de là. Outre qu’on a passé une bonne partie de la première journée à se battre – oui mais c’est un GN à tendance diplomatie, donc expliquez-moi – j’avoue m’être ennuyée comme un rat mort. Ben oui : un seul petit rôle que je n’ai pas beaucoup joué, puisque je passais la majorité de mon temps à arbitrer des batailles, attendre une bataille pour l’arbitrer, réparer les campements au scotch et expliciter des points de règles. J’ai quand même réussi à me faire sacrifier, mais les joueurs n’ont pas vraiment réagi.

Le dimanche a été plus calme et à la rigueur plus intéressant. Néanmoins, j’ai eu pas mal de retours négatifs de la part des joueurs, et j’avoue que c’était amplement mérité. Comme la satisfaction des joueurs était ma motivation principale, j’estime qu’il est temps pour moi de me ranger…

I am your sin

Take heed, dear heart
Once apart, she can touch nor me nor you
Dressed as one
A wolf will betray a lamb

Lead astray the gazers
The razors on your seducing skin
In the meadow of sinful thoughts
Every flower’s perfect

To paradise with pleasure haunted by fear

A sin for him
Desire within
A burning veil
For the bride too dear for him
A sin for him
Desire within
Fall in love with your deep dark sin

I am the Fallen
You are my sins enclose
Lust is not as creative
As its discovery

To paradise with pleasure haunted by sin

A sin for him…

Bless me, undress me
Pick your pray in a wicked way
God I must confess…
…I do envy the sinners

Bienvenue dans le monde réel

Aujourd’hui c’était mon premier jour de boulot. Mon premier VRAI jour. J’entends par là qu’à partir de maintenant et pour une durée indéterminée – mais qui fera bien dans les 40-45 ans – je suis salariée à temps plein. Finie la rigolade. La pension alimentaire tous les mois. Les sorties jusqu’à point d’heure en semaine. Les siestes. A moi les joies de l’open space, du café du matin et de powerpoint.
Mon premier jour, donc. Rien de bien transcendant pour être honnête : pas de bureau, pas de PC, pas de boulot. J’ai passé la journée à lire des rapports édités par le cabinet dans lequel je travaille – nous sommes spécialisés dans l’analyse des risques hygiène et sécurité des conditions de travail. Sinon, j’ai visité la poste et préparé un recommandé. Et appris à utiliser la machine à relier. Demain et les jours suivants devraient être plus intéressants, avant d’entrer en période de rush. Mais c’était juste pour dire que je suis maintenant un “jeune actif” et une “ménagère de moins de 50 ans”.
Help.

Mais que se passe-t-il…?

Il se passe un truc bizarre… On dirait que tout va bien dans ma vie. Si, si, si. En tout cas, rien ne va mal, et c’est déjà un agréable changement. J’ai quasiment un boulot – il reste plus qu’à signer le contrat – donc des sous dès la fin septembre, j’ai passé de bonnes vacances avec des gens que j’aime, je ne suis plus agressive comme un pitbull – encore que, ça dépend avec qui… – j’envisage sereinement mon avenir. Serais-je en train de mûrir ? Mon Dieu, tout fout le camp.
Et ajoutez à cela que Yoshi, mon cher ex Jap – ceux que j’ai bassinés à ce sujet s’en rappellent sans doute – vient de reprendre contact pour m’annoncer comme une fleur qu’il sera à Paris dans un mois. Bé dis donc. Moi qui voulais partir au Japon, le Japon vient à moi, et en la personne d’un beau jeune homme. 😉

En tout cas, la Tokyo Girl qui sommeille en moi s’est réveillée d’un coup ! Banzai !

Retour de vacances

Juste un petit post pour vous dire que je ne vous oublie pas… Je viens de passer quelques jours dans le Jura, avec une escale à Besançon, et le dépaysement, y’a pas à dire, ça fait du bien.
Par dépaysement, j’entends bien sûr le fait de traverser le périph’ pour aller ailleurs qu’en banlieue. Le Jura, donc. Très beaux espaces, nature préservée (impossible de capter dans le village, il faut marcher pour espérer passer un coup de fil), températures surprenantes (entre 33° le 15 août et 12° la nuit) et spécialités locales (ah, le comté…).
Incroyable mais vrai : on voit les étoiles, et autre chose que la Grande Ourse et l’étoile polaire. On peut se baigner dans un lac aux eaux transparentes, même si on n’a pas pied. On peut faire les courses pour 10 personnes pour 5 jours sans se ruiner. Et non, je ne pourrais pas survivre plus de quelques jours dans un milieu aussi hostile. Telle Jack Hawksmoor dans The Authority (faites une recherche Wikipédia), je ne survis qu’en milieu urbain, au milieu de la pollution et des embouteillages. 😀
Mais quand même, les vacances, ça fait du bien. Si on excepte le courrier en souffrance une fois de retour à la maison.

Encore de la musique

Hier, je suis allée dépenser mes bons cadeaux à la Fnac (oui, ce lieu de perdition m’attire toujours autant) et, comme la réduction ne marche pas sur les livres (si c’est pas malheureux), je me suis rabattue sur les CD. Pfff, la culture n’est pas aidée.
J’ai donc fait l’acquisition du dernier album de Kamelot, groupe de metal que j’aime beaucoup et que j’ai eu l’occasion de voir en concert en avril dernier. Le groupe nous avait d’ailleurs gratifiés de quelques extrait de ce nouvel opus, et j’avais été enthousiaste. Ghost Opera est de facture “classique” pour Kamelot, avec des morceaux bien calibrés, faisant la part belle aux guitares et à la voix du chanteur (très belle, reconnaissons-le), avec quelques incursions dans le symphonique (violons, voix féminines éthérées…). Du bon travail, agréable à écouter, en quelque sorte.
J’ai aussi acheté un album de Gjallarhorn, groupe de musique world finlandais, inspiré par les mélodies traditionnelles (et qui chante en finnois). Je dois cette découverte à Eidyan, qui m’a complètement accrochée avec le titre Oh, Praise the Lord – qui n’est malheureusement pas sur l’album, merci le troc de musique…
Enfin, beaucoup plus classique – et c’est le cas de le dire – un CD des arts florissants de William Christie (musique baroque incorporated) : Actéon, un opéra de chasse. Ben oui, chassez le naturel, il revient au galop.

Pillage de discothèque

Je ne sais pas trop quoi raconter, mais il faut bien que je fasse vivre ce blog, donc aujourd’hui je vais vous faire part de mes dernières trouvailles musicales. Bon, ce sont des découvertes pour moi, mais en général, ce sont des artistes déjà bien installés.
Grâce à mon élève d’anglais que j’avais fait bosser sur des paroles de chanson – bien plus captivant que l’autobiographie de Carla del Ponte – j’ai sué sang et eau sur les paroles d’un groupe qui s’appelle Panic! at the Disco. Textes intéressants, mélodies travaillées… un vrai régal. Ma sélection : Build God then we’ll talk et It’s time to dance.
J’ai aussi réussi à mettre – enfin ! – la main sur un enregistrement décent de Twenty Years de Placebo. J’adore cette chanson, mais elle n’est disponible que sur leur album Once more with feeling, qui est en fait un Best of. Et comme j’ai tous leurs albums, cela m’ennuyait de racheter toutes les chansons sauf une… C’est à présent réparé puisque j’ai pillé quelques bibliothèques mp3 cette semaine.
Enfin, en repensant à une scène d’anthologie du film Love actually dans laquelle Hugh Grant, Premier Ministre britannique, improvise une danse aux accents disco dans son bureau, j’ai retrouvé le titre Jump (for my love) des Pointers Sisters.

Voilà, voilà… Rien de bien intéressant, mais c’était juste pour dire que je continue à vivre.

Un p’tit pou, deux p’tits poux…

Incroyable, mais vrai, j’ai attrapé des “poux de tête”. A 24 ans et en me lavant les cheveux toutes les 36 heures. L’affaire a commencé mercredi dernier, au cours d’une réunion de préparation pour un GN, quand l’un de nous lancé : “Y’avait des poux à la soirée d’hier, on en a tous.”. Très bien. Je n’étais pas à cette soirée, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes. La série des shampooings anti-poux commence, mais rien à faire, j’y étais pas.
Sauf que. Hier midi, déjeuner chez ma mère, au cours duquel je raconte l’histoire. Et ma mère d’insister : “N’empêche, tu as une tête à poux, il manquerait plus que tu sois infectée.” “Meuh non voyons. Enfin, tu pourras jeter un oeil, à tout hasard ?”. Sage précaution. Ma tête est infestée.
Nous viendrons à bout de l’invasion après deux heures de nettoyage du cuir chevelu à l’alcool à 90°, au para poux et au vinaigre, sans compter l’épouillage à la main… Plus les deux heures à la laverie pour stériliser la literie et le linge de maison. Mais on en est sortis. Heureusement, car j’avais oublié à quel point c’est pénible.

One-way ticket to Hell… and back

Je suis sûre que The Darkness me permettra de détourner le titre d’une de leurs chansons au profit d’un nouveau post. Hier, j’étais à Londres pour un entretien d’embauche. Ben oui, tout le monde a le droit de rêver, d’abord. Donc Londres. J’avais rendez-vous à la Japan Airlines qui recrute du pnc (personnel navigant commercial, j’adore ce terme). Forte de mes capacités linguistiques et de ma bonne présentation, je me dis “Allez, ça va être cool, ça va bien se passer, et qui sait ? J’irai m’installer à Londres en septembre.”
Le rendez-vous étant fixé près de l’aéroport de Heathrow, le plus simple était de venir en avion (merci papa maman pour le sponsor). Donc lever à 6h du mat’ pour être à l’heure à Roissy, temps pourri, arg. A Londres il fait beau (coup de bol), je suis d’une humeur de rose, tout va bien. L’entretien collectif se passe bien me semble-t-il et là, bang : vous n’êtes pas sélectionnée pour la deuxième partie des entretiens cette après-midi.
Bien. Il est 12h30 heure locale, mon avion est à 20h, il doit y avoir moyen de faire quelque chose…
J’arrive à avancer mon retour de trois heures, mais ça me laisse encore beaucoup de temps à tuer. J’ai donc erré dans le terminal 2, désoeuvrée, pas en grande forme morale et très fatiguée (ben oui, la tension nerveuse retombe d’un coup). Je suis pas sûre de la refaire souvent, cette blague-là… D’accord, j’ai acheté mon Harry Potter 10 livres sterling. Mais quand même.