Tentation…

Depuis quelques semaines, un livre me fait de l’oeil : les séries complètes des pin-ups de Gil Elvgren, éditées chez Taschen. Elvgren était un artiste américain qui a travaillé des années 1930 aux années 1970, que ce soit pour des magazines ou des publicités – il a réalisé des campagnes pour Coca-Cola ou pour General Motors. Son oeuvre reste surtout connue pour ces pin-ups, jeunes femmes court vêtues et pulpeuses qui appartiennent à l’imaginaire américain de l’après-guerre.
Un tel choix de ma part peut sembler surprenant, mais j’avoue que j’ai toujours été réceptive à cette esthétique. Il est en effet plus facile de s’identifier à ces images qui ont des proportions “humaines” qu’aux mannequins qui défilent sur les podiums. Et puis, il y a un petit côté Dita qui sommeille en moi, reconnaissons-le. Bon, je n’ai pas encore craqué, mais c’est une question de jours. Et puis l’Anglais n’est pas contre cet achat, loin s’en faut, donc je ne peux obtenir aucun soutien de sa part.

Bonne action

Allez, une fois n’est pas coutume, je vais vous parler d’une chose qui tient à coeur. Je ne suis pas particulièrement altruiste, avouons-le, je suis même parfois totalement sourde aux multiples appels à l’aide ou aux bonnes actions.
Mais étrangement, je me suis toujours sentie concernée par le don du sang et le don d’organes, qui sont aujourd’hui les seuls moyens de sauver la vie de milliers de personnes. Cela ne dure pas longtemps, est bien fait – rien à voir avec la torture endurée lors d’une prise de sang – et on vous offre un casse-croûte à la sortie. Si vous êtes encore plus motivé, vous pouvez carrément donner votre plasma – mais là ça prend 45 mn – ou vos plaquettes – 1h30 de don, mais compter environ trois heures le temps de tout faire et sur un site spécialisé. C’est vrai que cela peut paraître long, mais quand on sait qu’on sera vite rétabli alors que celui qui recevra votre don est en danger, c’est un faible inconvénient.
La moralité : donnez votre sang, surtout en période estivale – recrudescence des demandes avec les accidents de la route et baisse des dons à cause des vacances !
Pour en savoir plus : http://www.dondusang.net

Bloc Party – Flux

Que faire quand on a une sale journée ? Que faire quand on se sent envahi par les cons et la médiocrité ambiante ? Que faire quand on se retrouve bloqué à la photocopieuse pendant une heure pour des travaux débiles ? Mettre ses écouteurs et s’exploser la tête. Ce que j’ai fait ce matin avec Flux, de Bloc Party, une chanson qui tranche un peu avec leurs autres compositions, et dont le clip est un vibrant hommage aux séries sentai de notre enfance, ce qui ne pouvait que me plaire.

Recevoir Belle-maman

Hier soir, la mère de l’Anglais est venue chez nous afin de découvrir (enfin) notre nouvelle installation. J’angoissais un peu à l’idée de “faire un dîner” et pas seulement un repas à la bonne franquette (j’ai des principes, tout de même) et je m’en suis sortie. Voici donc le menu, sans les recettes car elles ne sont pas de moi :

Madeleines salées poivrons tomates
Filets de saumon et fèves à la romaine
Gâteau au macha

Bien entendu, j’ai totalement oublié de prendre des photos alors que j’ai un magnifique appareil depuis mon anniversaire, offert par Chacha et Matou. Gruuuumf.

Le grand alibi

Deux séances de cinéma en un week-end, ce n’est pas trop, cela s’appelle rentabiliser la carte UGC. Hier après-midi, donc, nous sommes allés voir Le grand alibi.

Adapté d’une nouvelle d’Agatha Christie, le film met en scène un huis clos familial sur fond de tromperies et coucheries en tout genre. Transposée dans la France actuelle, servie par des acteurs reconnus, l’histoire promet. Sauf que. Très vite, la narration s’embourbe, traîne en longueur – sans doute faut-il rentabiliser les cachets des personnages sensés disparaître – et ennuie. Le premier meurtre, que nous attendions avec impatience, n’a finalement pas permis de dynamiser le film. A l’exception notable de Pierre Arditi, la plupart des acteurs surjoue, et ne semble pas du tout “dans l’histoire”.
Une grosse déception, et une heure trente d’ennui. Si vous n’avez rien d’autre à faire, pourquoi pas, mais un bouquin peut tout aussi bien fonctionner.

Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal

Vendredi, soirée ciné et bière, il était donc normal de porter notre choix sur un blockbuster annoncé, le dernier Indiana Jones, avec Myrrdhin. Ayant entendu tout et son contraire au sujet de ce film, je partais avec une certaine désinvolture.
1957. Indy a maintenant la soixantaine, et après avoir passé trois épisodes à se battre contre les nazis, le voici maintenant aux prises avec les Soviétiques – incarnés notamment par Cate Blanchett. Ces derniers tentent en effet de mettre la main sur un crâne de cristal découvert dans le désert dix ans auparavant. Je n’en dis pas plus sous peine de spoil.
Tout dépend de la manière dont on appréhende les aventures d’Indiana Jones depuis le début : s’agit-il d’un vrai film d’aventuriers, sérieux, avec trame politique et drame universel ? s’agit-il plutôt d’une parodie des films d’aventure des années 1930 ? Dans le premier cas, vous serez très déçus, dans le second cas, vous rirez de bon coeur. Car il ne faut surtout pas prendre ce film au sérieux, mais plutôt goûter le plaisir des acteurs à faire des cascades, se lancer des répliques cinglantes et multiplier les âneries. Les effets spéciaux sont en outre particulièrement réussis – mais c’est un George Lucas, il doit bien faire travailler ses propres studios. Ne vous attardez pas trop sur la fin du film, très grand-guignolesque à mon sens.
Ce n’est certes pas le chef-d’oeuvre de l’année, mais un honnête divertissement pour lequel il ne faut pas bouder son plaisir.

Tag en chaîne

Afin d’encourager les efforts culinaires de M-chan – et aussi parce qu’elle me l’a gentiment demandé – je réponds à un de ces petits questionnaires qui circulent sur les blogs. Le principe est le suivant :
– répondre aux 6 questions
– taguer 6 personnes à la fin du billet en mettant leur lien (enfin, perso, ce sera sans doute moins…)
– avertir directement sur leur blog les personnes taggées


1. Un aliment ou produit que je n’aime pas du tout

Il y a quelques années, j’aurais répondu le fromage, mais j’ai fait mon coming-out récemment. Je répondrai donc les abats en général.

2. Mes trois aliments favoris

Si l’on parle d’aliments au sens strict:
– le chocolat
– la charcuterie (je tuerais pour du San Daniele)
– les framboises

Mais si je peux évoquer des plats alors:
– Le tartare de boeuf à la coréenne, le sukiyaki, le rosbeef… La viande de boeuf saignante accomodée en général
– Le pot-au-feu (et le bouillon qui va avec)
– Les frites de feu ma grand-mère

Et pour ce qui est des sucreries:
– Les profiterolles
– Le monaka, le parfait au macha, le manjû, le daifuku… tout ce qui contient du macha, de la pâte de haricots rouges et de la farine de riz
– Les macarons au chocolat

3. Ma recette favorite

– Cela dépend de l’occasion. J’aime beaucoup faire un gâteau chocolat-amande-cannelle, dont le défaut est de rassir un peu trop vite.
Pour faire exotique, un niku-jaga ou un oyakodon.

4. Ma boisson de prédilection

– Le coca light

5. Le plat que je rêve de réaliser et que je n’ai toujours pas fait

– Je rêve de réaliser des repas “historiques” : antiquité grecque et romaine, moyen-âge, grand siècle. Un jour j’y arriverai (et je trouverai des gens motivés pour goûter).

6. Mon meilleur souvenir culinaire

– Les deux repas offerts par mes parents dans de grands restaurants étoilés. Sept ans plus tard, j’en suis encore émue.

– Comme cuisinière, quand les gens apprécient ma cuisine !

Voilà, voilà. J’espère que tout cela vous intéressera, et ce serait bien que Rafu, Imihel et Ei me répondent, s’ils le peuvent.

Nouilles asiatiques au wok

Hier midi, afin de lutter contre l’endormissement, et aussi pour nourrir mon Anglais préféré, je me suis mise aux fourneaux. Problème : étant donné nos emplois du temps, nous avons préféré déplacer nos victuailles dans le congélateur, et il ne restait donc… rien. Rien d’utilisable sans un temps d’attente certain. N’écoutant que mon courage – et le cadeau de Cousin O pour mon anniversaire – j’ai décidé d’étrenner mon wok.
Nous sommes encore vivants 24 heures après, je peux donc affirmer que ma tentative culinaire était viable. Le seul souci, c’est que je me suis quand même endormie… devant le GP de Monaco, à mon grand dam !


Ingrédients (pour deux personnes)
– 2 blocs de nouilles asiatiques
– 1 tomate
– 1 courgette
– poêlée de légumes
– huile neutre
– sauce soja

Faire cuire les nouilles quatre minutes puis les égoutter, les rincer à l’eau froide et réserver.
Dans le wok chaud, mettre un peu d’huile neutre (tournesol par exemple) puis faire revenir les légumes coupés en petits morceaux. Très souvent, dans les poêlées toutes prêtes il n’y a pas besoin de remettre de matière grasse, donc mieux vaut se conformer aux instructions.
Quand les légumes sont cuits, ajouter les nouilles et de la sauce soja pour parfumer le tout. Faire griller un peu les légumes et les nouilles et servir immédiatement.

La cellulite c’est comme la mafia…

… ça n’existe pas. Non, ce n’est pas mon nouveau leitmotiv – je n’arrête pas d’essayer de me persuader que la cellulite est un truc normal qui n’a pas empêché les femmes de vivre pendant des millénaires – mais le titre d’un roman découvert la semaine dernière.

Rédigé par une bloggueuse italienne du nom du Pulsatilla – ça ne s’invente pas – ce court roman met en scène l’auteur dans sa vie quotidienne de femme, et ses combats pour survivre dans notre monde impitoyâââ-bleuh. Dans un style enjoué et alerte, elle revient avec humour sur ces petits riens qui nous gâchent la vie – les règles, le coiffeur, la mode en général – tout en admettant être la première à tomber dans le panneau dès qu’il y a une nouveauté à tester. On rit franchement à son exposé sur la gastronomie de sa région natale (les Pouilles), ses improbables rencontres amoureuses et sa tendance à essayer tous les régimes possibles et imaginables.
Bien entendu, comme souvent dans ce genre de livres, on ne peut éviter quelques longueurs, mais elles sont rares – et souvent liées au fait que nous ne sommes pas italianophones. L’auteur, rencontrée au cours d’une séance de dédicace, est drôle, attachante, joyeuse, ce qui rend son propos crédible. Un morceau de bonne humeur à savourer sans se prendre la tête !

Jackpot

Hier soir, séance ciné avec Rafu, CC, Gaygory et Maxou (entre autres), aux Halles. Comme de juste, nous avions choisi de nous faire une toile en pleine semaine promotionnelle UGC, donc l’endroit était blindé. Mais nous avons réussi à nous en sortir et à trouver huit places côte à côte.
Jackpot est la dernière comédie familiale américaine arrivée sur nos écrans. Elle met en scène Joy, une jeune femme à la belle réussite professionnelle mais larguée par son fiancé devant ses amis et Jack, un jeune homme viré de son boulot par son propre père, venus à Las Vegas oublier leurs déboires respectifs. Bien entendu, la petite virée tourne à la catastrophe et les deux malheureux finissent mariés après une nuit copieusement arrosée. Alors que tout pourrait se résoudre facilement, Jack gagne 3 millions de dollars et, afin de partager les gains, le juge ordonne aux nouveaux mariés 6 mois de vie commune.

Bien entendu, le scénario est cousu de fil blanc, surtout propice aux gags à répétition. On ne peut que rire à voir le déroulement de la soirée d’ivresse, les ruses de chacun pour pousser l’autre à la faute (et empocher le magot tout seul), les mensonges éhontés face à la thérapeute pour couples (Ashton Kutcher est tordant dans son interprétation de l’homme battu)… Bien sûr, le film finit bien, chacun permettant à l’autre de devenir meilleur, chacun mettant l’autre valeur et chacun tombant amoureux de l’autre. Mais c’est aussi un très bon divertissement, surtout avec plein d’amis, et un grand moment de rigolade.