Cette semaine… non

Cette semaine a été extrêmement contrastée. Personnellement, c’était un moment agréable, j’ai vu des gens, je suis sortie, j’ai mené ma petite vie.
Mais en milieu de semaine, nous avons appris une nouvelle affreusement triste qui, bien qu’elle ne nous concerne pas directement, nous a beaucoup touchés. Du coup, il me semble indécent d’étaler ces petits riens qui d’ordinaire éclairent mon quotidien.
Ce blog reprendra une activité normale demain.

Source
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「露の世は、
露の世ながら、
さりながら」

 

Au fait

En mai dernier, notre associaton de danse ancienne nous a proposé de participer à un bal en crinoline à Vienne. Shootée au baby-blues et au manque de sommeil (et un peu aux films de Sissi, je le confesse), j’ai entrevu une échappatoire et ai annoncé à l’Anglais qu’on partait et que ce n’était pas négociable. Je crois que j’ai eu l’air suffisamment vindicatif pour que monsieur juge préférable de céder.

Eugénie

Toujours est-il que, onze mois plus tard, nous y sommes ! Ce soir nous assistons à un concert, demain le bal en grande tenue et tout et tout. Bon, je m’y suis bien évidemment prise au dernier moment et je suis certaine d’oublier des trucs, mais on va danser la valse à Vienne… je suis joie, paix et amour de mon prochain.
A lundi !

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Peaky blinders

Oui, je sais, j’arrive après la bataille, vu qu’Arte a diffusé le sixième et dernier épisode de la saison 1 il y a une dizaine de jours. Mais il fallait quand même que je vous en parle parce que c’est notre dernier coup de cœur (heureusement qu’il y a Arte pour nous faire découvrir de bonnes séries, quand même).

Peaky-Blinders-1Birmingham, 1919. Le gang des Peaky Blinders (surnommé ainsi à cause de leur habitude de dissimuler des lames de rasoir dans leurs casquettes) contrôle les paris clandestins d’une bonne partie de la ville. C’est la famille Shelby, et notamment le frère cadet Tom, secondé par sa tante Polly, qui dirige l’organisation du main de fer.
La disparition d’une caisse de fusils dérobés à l’armée va mettre à mal l’équilibre : l’inspecteur Campbell, qui a autrefois maté la rébellion irlandaise, est dépêché sur place par Winston Churchill en personne pour enquêter. Dans le même temps, une ravissante nouvelle serveuse est embauchée au pub…


Difficile d’en dire davantage sans éventer l’intrigue, mais sachez que celle-ci est beaucoup plus complexe que ma rapide présentation. S’inspirant librement de l’existence (avérée) du gang, la série nous propose une plongée dans l’Angleterre populaire de l’entre-deux-guerres, avec son crime organisé, ses blessés de guerre, sa violence plus ou moins larvée, ses conditions de vie franchement insalubres, ses combats, mais aussi ses joies et sa sincérité.
Cillian Murphy – qui a toujours l’air d’avoir 19 ans alors qu’il frôle les 40 – campe parfaitement un criminel impénitent et profondément ébranlé par la guerre, qu’il a vécue dans les tranchées. Faisant fi du sentiment, il gère sa famille comme son organisation, disposant de chacun selon son bon vouloir. Il est entouré d’autres excellents acteurs – Sam Neill, Helen McCrory… – qui nous livrent une belle galerie de portraits sans tomber dans la caricature. Si j’ai vu venir certains rebondissements du scénario, d’autres, en revanche, m’ont complètement soufflée, ce qui m’a beaucoup plu.

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Autres excellentes raisons de voir cette série : les personnages féminins sont tout sauf cruches (mention spéciale à tante Polly), la musique est géniale (le générique est quand même signé Nick Cave & the bad seeds), les costumes sont beaux (peut-être un reste de Downton Abbey ?) et l’ambiance bien restituée.
Quelques petits bémols éventuellement : les décors font vraiment studio voire image de synthèse pour certains, et la violence n’est pas camouflée, loin de là.
Quoi qu’il en soit, je recommande cette série, d’autant que, n’étant constituée que de 6 épisodes d’une heure, elle se regarde vite.

David Bowie is à la Philharmonie de Paris

Dimanche matin, j’ai retrouvé ma mère et ma soeur pour visiter la fameuse expo dont tout le monde ne cesse de parler en ce moment : celle sur David Bowie, venue tout droit du V&A Museum, où elle avait été inaugurée en 2013.

david-bowie-2015-philharmonie-de-paris-660x373Disons-le tout net : je n’y connais rien ou presque à David Bowie et à son oeuvre et, même si ma mère est fan, je l’ai beaucoup moins entendu à la maison que Queen, Elton John ou Simon & Garfunkel. En outre, j’avais vu Armalite dix jours plus tôt, qui m’avait fait part de son peu d’enthousiasme devant le monde et le système de visite, et je craignais d’éprouver la même chose.

Arrivée sur place, je serre un peu les dents : j’ai beau avoir commandé nos billets en ligne dix jours plus tôt en demandant un envoi par courrier, je ne les ai toujours pas reçus (oui, je pense que je suis maudite de La Poste ces temps-ci), et le service client m’invite à les retirer à l’accueil, qui lui-même m’oriente vers la billetterie… alors que les entrées débutent (il n’est pas tout à fait 10h).
Niveau bâtiment, c’est totalement inachevé et ça se voit : porte d’entrée qui grince horriblement, fils apparents, hall en béton brut… ça a un petit côté ex-Allemagne de l’Est, si je puis me permettre.

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Bref. Nous récupérons les audioguides, obligatoires pour la visite, car ceux-ci se déclenchent en fonction de l’endroit où l’on se place pour fournir habillage sonore, commentaire ou bande-son d’une vidéo. C’est une façon astucieuse de faire visiter… sauf quand il y a autant de monde ! Les deux premières salles sont un cauchemar, les gens agglutinés devant les cartels, c’est à peine si je discerne la fameuse combinaison noire et blanche… Je réprime un soupir et emboîte le pas à la Reine Mère, qui a déjà disparu deux salles plus loin. Et là, surprise, c’est beaucoup plus calme !

L’exposition présente énormément de matériel – on dirait presque un inventaire avant archive – sur tout un tas de supports différents : chansons, photos, pochettes d’albums, vidéo, commentaires audio de Bowie en personne (j’espère que vous comprenez l’anglais), extraits de films, tenues de scènes, œuvres réalisées ou achetées par l’artiste, paroles autographes… Un fan pur et dur serait aux anges et passerait au bas mots deux heures sur place.
Plutôt que d’aborder la carrière du chanteur par le biais historique (encore que, un peu au début), l’exposition présente ses différentes périodes : Ziggy Stardust, Aladdin Sane, Berlin… Pour moi qui n’y connais rien, c’est très intéressant, même si j’aurais préféré quelques repères biographiques supplémentaires – par exemple, on ne fait qu’effleurer ses troubles mentaux qui, visiblement, ne furent pas anodins. Autre avantage, je reconnais désormais les chansons Space Oddity (dont j’avais “fait connaissance” lorsque le commandant de l’ISS l’avait interprétée dans l’espace – quand je vous dis que je suis nulle sur le sujet) et Starman, ainsi que leur portée au moment de leurs sorties. J’ai beaucoup apprécié de voir les interprétations live à Top of the Pops ou au Saturday Night Live car, remises dans leur contexte, on voit l’impact qu’elles ont pu avoir à l’époque.

photo (28)

Mention spéciale à la toute dernière salle, où sont projetés des extraits de concerts sur les murs, qui abritent également des costumes de scène.
En revanche, je suis bien contente d’avoir renoncé à ma vague idée d’embarquer la Crevette : outre le monde, les salles sont intégralement noires pour mettre en valeur les pièce exposées, et le son, parfois diffusés dans des haut-parleurs (en particulier à la fin), est trop fort pour de petites oreilles. J’avoue d’ailleurs avoir été assez surprise d’apercevoir une fillette de 6-7 ans avec sa mère, car je ne suis pas certaine qu’il s’agisse d’une exposition à faire avec des enfants (surtout avec les vidéos qui peuvent être flippantes, m’est avis).

Est-ce que je recommande ? Si vous pouvez vous y rendre à un horaire “creux”, oui, tout à fait. Apparemment, la pause déjeuner, vers 13h, et les nocturnes, vers 19h, sont plus accessibles. Dimanche matin à 10h, hormis les premières salles (ce qui signifie accepter d’abandonner une partie de l’exposition), on circulait bien.
En outre, pour une fois, je n’ai pas l’impression de me faire voler mes 12€ de billets : tant au niveau du contenu que de la présentation, on en a pour son argent.

David Bowie is, Philharmonie de Paris, jusqu’au 31 mai

Objectifs 2015 : + 3 mois

Souvenez-vous, je m’étais fixé quelques objectifs concrets pour faire comme tout le monde démarrer l’année du bon pied. Cela fait trois mois, le temps de proposer un premier bilan…

Source
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  • Trier les placards de la Crevette. Une chatte n’y retrouverait pas ses petits, j’ai de tout, du trois mois au deux ans.
    C’est fait ! Je m’en suis occupée la semaine dernière. Maintenant, il faut que je trouve un moyen de stocker tous ces cartons et sacs (notre cave est assez humide, et j’aimerais bien réutiliser ces vêtements pour le suivant).
  • En profiter pour descendre à la cave le matériel de puériculture déjà dépassé : la nacelle de la poussette ou le transat devenus trop petits, entre autres *soupir*.
    On s’en est occupées dès janvier, quand belle-maman est venue m’aider à débroussailler l’appartement.
  • Ranger mes papiers. Avant six mois. Vu que plaider la phobie administrative, c’est so 2014.
    Euh… Je crois que je me suis fait porter pâle. 
  • Me remettre à cuisiner, de préférence des trucs pas trop gras. Gros challenge pour moi qui me nourris exclusivement de chocolat noir et de champagne depuis le 1er décembre.
    Je suis repartie du bon pied : marché dominical, dépoussiérage des livres de cuisine et essais culinaires… On mange quand même un poil plus équilibré. En revanche, ma consommation de chocolat n’a pas baissé et celle de coca est remontée en flèche.
  • Redéfinir mon style vestimentaire. J’en ai marre d’être toujours habillée pareil et/ou de me trouver moche dans mes vêtements. J’explore déjà quelques pistes.
    Après l’histoire de la robe qui ne voulait pas se laisser acheter, c’est en cours. Je pense y consacrer un article dans les mois qui viennent (si des fois ça vous intéresse).
  • Faire (encore) du tri dans mon armoire, trouver un dépôt-vente pour les rares tenues ou accessoires de marque et mettre le reste en jeu à la prochaine braderie.
    Raté. Vu qu’il n’y a pas encore de braderie en vue, je n’ai pas la motivation nécessaire, je le reconnais. (Lou², si tu m’entends, je serais ravie qu’on organise une nouvelle braderie.)
  • Retourner à la piscine. Pour cause de grossesse puis d’absence de mode de garde et enfin d’avalanche de boulot, je n’y ai pas mis les pieds depuis bientôt 18 mois et ça me manque. Surtout l’hiver (si, si).
    Fail total. Le seul jour où je me suis assez motivée pour y aller… la piscine était fermée. Bon, j’ai aussi plus de mal à y aller parce que j’ai une montagne de boulot et la Crevette à récupérer chez sa nounou.
  • Changer la déco du salon. La table basse est en train de céder, le tapis est usé jusqu’à la corde (c’est le cas de le dire !) et je ne peux plus voir le canapé en peinture. Bon, ensuite, vu que ça risque de coûter, c’est une opération de longue haleine.
    Là, encore, c’est un échec. Il faudrait qu’on prenne le temps d’en discuter posément avec l’Anglais.
  • Programmer une pause en amoureux vers fin février/début mars. La fin d’année a été épuisante, nous reprenons le boulot cette semaine et ce sera de nouveau l’avalanche, et nous avons un break de trois jours programmé à Vienne en avril. Mais pour tenir jusque-là, il va falloir serrer les dents…
    Ah, ah, ah. Ces jeunes, quelle naïveté… Fin février/début mars, j’étais sur le point de décéder de boulot. Puis il y a eu mes vacances et le Salon du Livre, mais monsieur n’a rien pu poser. Prochain arrêt : Vienne, dans 10 jours.
    Je devrais peut-être redéfinir cet objectif : se programmer une vraie pause en amoureux d’ici fin juin ? Malheureusement, compte tenu de ce que nous avons prévu, je ne suis pas certaine que ce soit possible, financièrement et temporellement.
  • Finir mon roman. J’ai jusqu’au 19 janvier (ultime limite arrachée après d’âpres négociations et grâce à une dérogation exclusive), et je le sens très moyen.
    Je n’y croyais pas vraiment moi-même mais j’ai réussi. Ce fut un travail épuisant mais gratifiant (j’avais même 8 minutes d’avance sur ma deadline, la classe ultime).
  • Essayer de participer à d’avantage d’événements costumés : campement, week-end, bal… Ca nous manque à tous les deux, et on embarquerait bien la Crevette au moyen-âge.
    En demi-teinte. Vienne sera un événement costumé, et nous en aurons certainement un autre en décembre. Mais mon père a eu la bonne idée de venir en France pile le week-end de Provins et de nous coller un déjeuner de famille à ce moment-là. Et je sens que la suite va être un peu à l’avenant :/
    Si des copains se sentent disposés à nous proposer des trucs, on est preneurs.
  • Continuer à me ménager des sorties culturelles : reprendre mon abonnement à l’Opéra (dès avril-mai, cette fois…), essayer de retourner au théâtre, trouver des concerts ou spectacles susceptibles de me plaire… Pas un gros challenge, me direz-vous, mais il faut savoir se faire plaisir.
    Objectif rempli jusqu’à présent : j’ai repris un abonnement à l’Opéra avec Leen, nous avons reçu des places pour aller au théâtre la semaine prochaine, nous avons vu les Dropkick Murphys en concert… mais je suis sûre qu’on peut faire mieux !
  • Utiliser toutes les Smartbox et assimilés qui s’entassent depuis plusieurs mois. Je voulais m’en occuper en décembre, mais j’ai comme qui dirait eu autre chose à faire.
    Là encore, un échec, et critique qui plus est : j’ai laissé une de mes cartes cadeau se périmer à 3 jours près parce que j’avais mal lu la date. J’ai envie de me coller des baffes.
  • Prendre les rendez-vous médicaux qui traînent depuis des lustres pour cause de grossesse / pas le temps / pas d’attestation de mutuelle. En priorité, le dentiste et l’ophtalmo, d’ici trois mois, on y croit.
    Trois mois plus tard… rien. J’ai essayé de prendre rendez-vous chez mon dentiste la semaine dernière, manque de bol, il était en congé (je vous jure !). J’ai les coordonnées d’un ophtalmo, il faut juste que je décroche mon téléphone. Mais j’en ai tellement plein la tête des rendez-vous médicaux que je crois que je fais un blocage (alors qu’aller chez le médecin ne me pose strictement aucun problème).

Bon, c’est pas mal, mais c’est pas brillant pour autant… J’espère que les trois mois à venir seront un peu plus légers niveau boulot (ah, ah, ah, bis) et que je pourrai garder le cap. Peut-être que je devrais me donner quelques objectifs supplémentaires ?
Et vous, ça donne quoi ce début 2015 ?

Lassitude

Source
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A l’heure où mes amies blogueuses mettent en ligne leur revue de presse, je m’aperçois que lire ou regarder les journaux ne m’intéresse plus.
Voilà un moment déjà que la presse “traditionnelle” (les grands quotidiens et, dans une moindre mesure, la télévision) me rebutait. Outre les soucis de ligne éditoriale pour certains, je me retrouvais à toujours remâcher les mêmes informations, généralement désespérantes, culpabilisantes ou bien-pensantes, voire les trois à la fois.
Afin de remédier à la situation, je m’étais tournée vers des sites comme Rue89 (que j’ai fini par lâcher), ou Slate (dans ses versions américaine et française), et je ne m’en trouvais pas trop mal. J’avais un point de vue différent, pas forcément le mien, mais qui avait le mérite d’attaquer l’information de façon différente et de présenter une ouverture sur l’étranger que je ne trouvais pas ailleurs.

Depuis environ trois mois, c’est l’hallali. Sans doute, le mois passé à l’hôpital auprès de la Crevette n’a pas aidé à stimuler mon intérêt, mais le déclin avait commencé à s’opérer. L’information ne m’intéresse plus. J’ai l’impression de saturer, d’avoir lu, absorbé tellement de choses que je fais l’autruche. Bien évidemment, grâce à la magie des réseaux sociaux, à ma vieille habitude de me réveiller au doux son de France Info et à mes alertes info, je garde le fil (même si, par exemple, je n’ai strictement rien à faire des tirages au sort du prochain tour de la Ligue des Champions). Bon, parfois, pas toujours : cela ne fait que deux semaines que j’ai percuté qu’on votait demain…
Mais je n’ai plus l’envie ni l’énergie de lire la presse. Lors des attentats de début janvier, je n’ai pas décroché du fil d’actualité du Monde mais, depuis, rien. Je ne lis quasiment plus que des blogs, au point que cela devient risible. Je sais que certains vont me conseiller le Courrier International, le New York Times ou des revues ciblées sur le net, mais j’ai le cerveau tellement farci de trucs pas rigolos que je ne me concentre plus que sur les nouvelles “légères”, à base de LOL et de vidéos de chatons.

Espérons que ça ne dure pas trop longtemps.

En huit lettres, commençant par “V”…

Source
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Depuis 19h34 ce soir, je suis officiellement en vacances. Enfin, officiellement… disons que j’ai décidé, de façon unilatérale avec moi-même, que j’en ferai le moins possible niveau boulot pendant les deux prochaines semaines.
Nous ne nous sommes pas posés depuis août et, alors que décembre aurait dû nous permettre de reprendre notre souffle, c’est plutôt l’inverse qui est arrivé. D’autant que, pour rattraper un mois de boulot en retard, j’ai passé les six premières semaines de l’année à travailler 6 à 7 jours par semaine (et les soirées, bien évidemment). Du coup, dire que je suis au bout du rouleau est un doux euphémisme.
Pour ces congés – où je resterai à la maison, car je serai la seule à me la couler douce – j’ai prévu de rattraper mon retard :

  • De ménage. Ouais, je sais, pour des vacances, c’est pas terrible. Mais les carreaux sont tellement sales qu’on dirait qu’il pleut dès que les lampadaires sont allumés, et j’ai des plumes dans tout le salon parce qu’il a fallu nettoyer le canapé en catastrophe cette semaine (une sombre histoire de café sorti de sa tasse). Je prévois d’y consacrer une demi-journée et de m’estimer dédouanée pour le mois à venir.
  • De sommeil. Ahahahaha. Avec la Crevette, c’est pas gagné, mais je ne perds pas espoir de faire une petite sieste ou deux (et, surtout, de faire des nuits complètes et d’arrêter de cauchemarder/me réveiller en sursaut parce que je pense au boulot).
  • De vie sociale. Je veux voir mes amis, pas seulement leur envoyer des messages en leur disant “Promis, dans un mois, on en reparle, et on va prendre un verre d’ici fin juin”. Je ne plaisante même pas, c’est un peu la teneur de mes échanges avec mes proches depuis décembre.
  • De vie culturelle. Si je n’avais pas d’abonnement à l’Opéra, je ne mettrais pas les pieds hors de la maison. Aucun spectacle n’est programmé en mars ni en avril mais, qu’à cela ne tienne, j’ai (au moins) une demi-douzaine d’expos à rattraper et des films à la pelle.
  • De lecture. Je suis une lectrice compulsive et, surtout, une acheteuse de livres compulsive. Du coup, j’ai bien l’intention de faire descendre ma PAL – d’autant qu’avec le Salon du Livre, c’est pas mon problème de bouquins qui va s’arranger.

Bien évidemment, mon agenda se remplit à la vitesse de la lumière, alors je ne sais pas si j’arriverai à accomplir la moitié de ce que j’ai listé. Mais, promis, je vous raconterai.

Pourquoi on se marie

Non, je ne vous annonce pas mes noces futures (vu qu’elles commencent à dater un peu), ni même mon divorce. Mais cette semaine, une discussion avec des amies et un article de blog m’ont fait réfléchir sur le mariage, et ce qui pourrait le motiver.

Wedding 223

Beaucoup de personnes autour de moi m’ont fait la remarque que, quand même, un mariage coûte cher, et quelle idée de dépenser autant d’argent pour une seule journée ou une robe qu’on ne mettra qu’une seule fois. Vu sous cet angle, personne ne dira le contraire (même si c’est pour nuancer après).

Toutefois, à titre personnel, j’estime qu’il faut considérer le jour du mariage comme un investissement sur l’avenir et non comme une perte sèche. Laissez-moi vous expliquer.

Wedding 511

Peut-être est-ce mon côté auteur de romance qui me fait tout voir avec des lunettes roses, mais je pense qu’un couple, pour exister, a besoin d’une sorte de “légende” (un storytelling comme diraient les Anglo-saxons) sur laquelle bâtir son histoire. Cela peut aller de la rencontre – le coup de foudre au premier regard, par exemple – à la façon dont le couple se vit – toi et moi contre le monde entier ; tu es mon double ; etc. – ou interagit.
Or le mariage – quoi que l’on décide de mettre dedans, pas du tout au sens restrictif de la cérémonie à la mairie et/ou à l’église – alimente ce storytelling. Au-delà de la mise en avant face aux autres, le couple se met surtout en scène pour lui-même. De cette journée (ou week-end, ou semaine, que sais-je encore), il tirera des souvenirs et des images qui alimenteront sa vie future.
Enfin, à condition que votre petit cousin ne vomisse pas sur les chaussures de madame ou que votre grand-oncle ne fasse pas un discours raciste à l’apéro, bien entendu.

J’ai l’impression de tenir un discours très réac, alors que ce n’est vraiment pas mon but. Libre à vous de ne pas vous marier, évidemment, jamais je n’irai vous juger pour cela, ou de le faire pour des raisons plus ou moins avouables. Mais soyez sympa, gardez-moi un peu de champagne.

Dans le bar…

Sur une proposition de Miss Sunalee qui était, je crois, un peu stupéfaite du contenu de notre bar, l’Anglais et moi avons établi cette liste. Outre son amour du whisky, assez évident, monsieur s’est pris de passion pour la préparation de cocktails lors de notre séjour à Seattle il y a deux ans et demi, et on m’offre régulièrement (pour mon plus grand plaisir) des alcools japonais. Voilà donc ce que ça donne.

Bar 4

Whisky

  • Aberlour 16 ans
  • BenRiach, heavily peated, 12 ans
  • Macallan Ruby (fût de xérès)
  • Islay Storm
  • Lagavulin, 16 ans
  • Knockando, 21 ans
  • Glenfiddich, 12 ans (cocktail)
  • Nikka pur malt red
  • Miyagikyô
  • Hibiki, 21 ans
  • Hibiki, 17 ans (bouteille sérigraphiée)
  • Tyrconnell (Irish whiskey)
  • Glenbreton (Canada, single malt), 10 ans
  • Lark (Australie)
  • Amrut (Inde)

Bourbon

  • Jack Daniel’s (cocktail)
  • Woodford Reserve
  • Jim Bean (rye, cocktail)

Bar 2

Autres : herbacés / brandy

  • Pastis émeraude, Jean Boyer
  • Vieux Carré, absinthe (Philadelphie)
  • Unicum
  • Calva (réserve perso des cousins)
  • Très vieux calvados
  • Schnaps à l’abricot, Hammerle
  • Eau-de-vie (?)
  • Eau-de-vie de framboise
  • Palinka au tokaji (tokay)
  • Palinka framboise miel
  • Stolichnaya gold
  • Jarzebiak (pré-chute du bloc communiste)
  • Cognac J. Antoine
  • Cognac VSOP, direct ligne de production
  • Rhum Dzama, 3 ans (Madagascar)
  • Rhum Diplomatico (Venezuela)
  • Iichiko, shôchu
  • Patron reposado, tequila

Gin

  • Hendrick’s
  • The Botanist
  • Beefeater

Bar 1

Apéritifs

  • Vin d’orange (mise en bouteille maison)
  • Eau de noix
  • Pineau des Charentes
  • Porto (tawny port)
  • Muscat de Lunel
  • Picon
  • Cidre de glace (Canada)
  • Vin de pêche (mise en bouteille maison)
  • Lillet blanc

Vins spécifiques

  • Vin jaune du Jura
  • Tokay
  • Tokay liquoreux
  • Hydromel (mead) épicé
  • Ichigo-ichie, saké
  • Vin pétillant hongrois
  • Choya, umeshû

Bar 3

Cocktail

  • Noilly-Part, dry vermouth
  • Vermouth del Professore
  • Dolin, vermouth de Chambéry
  • Amaretto
  • Heering, cherry liqueur
  • Chartreuse verte
  • Curaçao triple sec
  • Crème de cacao Gabriel Boudier

Bitters

  • Angostura
  • Peychaud’s bitter
  • Dandelion and Burdock bitter
  • Lavande, Scrappy’s bitter
  • Orange, Scrappy’s bitter
  • Céleri, Scrappy’s bitter

Ouf, on en voit le bout ! Bien entendu, le contenu change régulièrement, s’enrichit de nouvelles découvertes, en lien avec les expériences de monsieur (ou les miennes).
Et vous, il y a quoi dans votre bar ?

L’état d’esprit du vendredi

A la suite de Shermane et Titite – et n’étant guère inspirée cette semaine – je reprends ce questionnaire de the postman et fedora.

Source
Source
fatigue : qui s’accumule – foutu cerveau
humeur : ébouriffée
estomac : hésitant
condition physique : vidée
esprit : ga bu zo meuh
boulot : Français, encore un effort !
reste : pas grand-chose dans le frigo, tiens
penser à : racheter des couches, encore
avis perso : Twin Peaks, c’est quand même bien barré
message perso : merci mon coeur
loulou(te) : au lit
amitiés : vive la technologie
love : au beau fixe
sorties : lundi et vendredi – pas mal
divers : comment, alors qu’il y a autant de chocolat et des biscuits dans cette maison, suis-je incapable de trouver quelque chose pour le goûter ?
courses : j’hésite entre Sisyphe et les Danaïdes
envie de : vacances
zic : on m’a posé une question en rapport avec une de mes héroïnes et la musique, et bizarrement, j’ai pensé à Beethoven alors que ce n’est pas logique
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