Faire-part, suite

Suite au plébiscite rencontré par ma suggestion, et à l’accord des deux partis, je vous livre donc la photo du mariage de Matou et Très Belle Maman. Avec à peine trois semaines de retard, j’en conviens.


“Je tenais à remercier mon producteur…”

Voilà vous savez tout ! Oui, la photo est un peu floue mais elle a été prise dans de mauvaises conditions lumineuses. Je précise au passage à toutes fins utiles que j’attends toujours les 300 photos de la soirée…

Tag idiot

Je ne manque pas d’inspiration (pour une fois), mais juste de temps… Un tag entre deux portes trouvé chez Flashmarion en attendant de nouvelles et folles aventures !

Qu’est-ce qui t’obsède ?

Plein de choses, mais je me soigne. On pourrait dire que mon obsession la plus récurrente a la forme d’un divan et d’un vieux barbu à lunettes.


Quelle est ton obsession la plus étrange ?

Traverser tout Paris en costume médiéval juste pour le plaisir d’aller danser ?

Que mangeras-tu ce soir ?

Papillotes de saumon aux courgettes jaunes (oui, l’Anglais lit ce blog).

Quelle est la dernière chose que tu as achetée ?

Le livre de chasse de Gaston Fébus. Ca va avec mes obsessions du moment.

Qu’écoutes-tu pour l’instant ?

Le ronronnement de la photocopieuse enfin en paix, et Tinouchka qui fait des résas.

Quelle est ta glace préférée ?

Le Magnum Ecuador Dark. On ne se refait pas.

Que penses-tu de la personne qui t’a taguée ?

Comme c’est pas un vrai tag, est-ce que je peux parler d’elle ? Allez, on va dire que je la trouve belle avec ses boucles d’or et que je l’attends de pied ferme pour aller jouer les Princesses Raiponce cet été.

Ton must have pour l’été ?

De l’écran total SPF 50.

Si tu pouvais aller n’importe où dans le monde dans l’heure qui vient, où irais-tu ?

A votre avis ?

*Joker*

Quelle langue voudrais-tu apprendre ?

Le japonais classique. L’hébreu. Le suédois. Que des choses utiles, en somme.

Quelle est ta citation préférée ?

« C’est pas faux. »

Oui, je sais, elle est facile.

Qui voudrais-tu rencontrer ?

Pénélope Jolicoeur !

Quelle est ta pièce préférée dans ton armoire ?

Mon dressing. Ahaha.

Sinon, j’hésite… Sans doute ma longue robe en lin blanc à froufrous. So shôjo girl.

Quelle est ta couleur préférée ?

Le bleu, pour faire original.

Le métier de tes rêves ?

Je cherche toujours ! Si vous avez des conseils…

Ton mannequin préféré ?

Tinouchka. C’est facile, c’est le seul mannequin qui m’offre du coca light et des éclairs au chocolat.

Si tu avais 100$ à dépenser tout de suite, qu’achèterais-tu ?

Un nouveau portable, peut-être.

Ton styliste préféré ?

Là, ça se complique… J’aime beaucoup le travail de Christian Lacroix, on va dire.

Mais en général, le mien s’appelle H&M.

Que considères-tu comme un fashion faux-pas ?

Vouloir être fashion même quand c’est clairement incompatible avec sa personnalité/sa morphologie/ses principes.

De qui ou de quoi t’inspires-tu pour t’habiller ?

Des magazines, de la météo et en général de ce qui me tombe sous la main.

Décris ton style personnel

Classique avec des dérapages.


Que vas-tu faire après ça ?

Finir mon coca et me remettre au boulot (quand même).

Que voudrais-tu voir revenir à la mode ?

Les robes de princesse que tu peux pas marcher/courir/t’asseoir avec, les corsets que tu peux pas respirer/manger avec, les chignons hyper travaillés que tu peux pas sourire avec.

Quelle période t’inspire le plus dans la mode ?

Vous en avez de ces questions…

Quand tu t’habilles, par quoi commences-tu ?

Par m’exclamer : « Ah, c’est horrible, je n’ai rien à me mettre ! » (avec des variantes).

Quelle est la pièce que tu ne porteras jamais ?

La mini jupe. Faut pas déconner, je n’ai ni le physique ni l’âge pour ce genre de choses.

Y a-t-il des pièces qui te plaisent mais que tu n’oserais pas porter ?

Hmmm… Les robes de tapis rouge pour aller faire mes courses, je dirais.

Les talons très hauts, parce que ça fait très mal.

Provins 2009

Ce week-end, c’était les Médiévales de Provins, l’une des principales fêtes au nord de la Loire et, surtout, celle où l’on peut croiser le plus de tavernistes en goguette. Après les dernières éditions plus ou moins arrosées – l’an dernier avait été marqué par un orage mémorable qui avait transformé les rues en torrents – le beau temps était attendu et espéré.

Pour l’Anglais et moi, c’était avant tout l’occasion de vivre une fête en tant qu’exposants, et de passer 48 heures en campement avec la compagnie la Rose et l’Epée. Situés dans les douves à la porte de Jouy, nous présentions un groupe d’artisans du XIIIème siècle, afin d’expliquer les différentes facettes de la vie au moyen-âge. On pouvait ainsi croiser une vannière, un calligraphe, une brodeuse, un forgeron, une herboriste… et quelques autres.
Le rythme est trépidant : arrivée le vendredi après-midi, montage du camp – tentes, échoppes, coin cuisine – mise en place le samedi matin, puis animation et menues corvées, de 10h à 20h, puis de 10h à 19h le dimanche, le tout conclu par 2 heures de démontage et de chargement des voitures.

L’Anglais a passé le week-end à cramer en plein soleil, tout en expliquant la fabrication et l’usage des flèches et de l’arc (et en montant ses propres flèches). De mon côté, j’étais chargée d’expliquer la cuisine à l’époque médiévale, mais peu de gens s’arrêtant, j’ai également relayé sur certaines animations (médecine et broderie entre autres). Le plus intéressant reste tout de même la joie de tordre le cou aux idées reçues : non la nourriture médiévale n’est pas insipide, non les gens n’étaient pas sales (bien au contraire !), oui les femmes avaient des droits et pas qu’un peu, non le kilt n’existe pas au moyen-âge (c’est une invention des romantiques anglais)…
Nous avons également pu croiser beaucoup de gens : Imihel, son chéri et Aquila, beaucoup de tavernistes (et de membres des danseries), Ei, Fayt et Macchia, ma mère et mon grand-père venus tout exprès… mais qui presque unanimement ont déploré l’organisation plus que problématique et je-m’en-foutiste (certaines compagnies n’ont pas pu manger… il manquait une centaine de repas ! Les nombreux visiteurs n’avaient en tout et pour tout que deux caisses par entrée).

Enfin, nous avons quand même eu le temps de visiter un peu, même si c’était au pas de course : j’ai récupéré une robe réservée à Orléans (fin moyen-âge début Renaissance) et nous avons fait l’acquisition de verres XVème (photos à venir).
Un excellent week-end, même s’il était épuisant. Je suis preneuse de toutes les photos que mes visiteurs auraient pu prendre !

Kandinsky

Mardi soir, Roxy m’a emmenée avec elle à l’exposition Kandinsky qui se déroule actuellement au Centre Georges Pompidou. Par la grâce d’un stage et d’une soirée mécénat, nous avons donc pu visiter le musée en soirée, et profiter d’une visite guidée et de délicieux petits fours.

L’exposition est présentée d’un point de vue chronologique, ce qui ne me semble pas être la règle à Beaubourg, mais qui s’explique très bien dans le cas de cet artiste. Ce dernier, en effet, a beaucoup voyagé et vécu à l’étranger (Allemagne, Pays-Bas, Suède, France…), et chaque séjour a influencé différemment son travail. De ses oeuvres “de jeunesse” (toute relative, car il commence sa carrière à 30 ans révolus), fortement influencée par le poitillisme et l’impressionnisme, on évolue vers une recherche plus abstraite, où l’on retrouve l’influence de Picasso, et enfin ses grandes Composition ou Variation, qui sont sans doute ses oeuvres les plus connues.

J’ai également appris que Kandinsky avait écrit pour défendre ses théories sur l’art et sur la place de l’artiste dans la société, et qu’il avait également été professeur au Bauhaus.
L’exposition était très intéressante, et j’ai vraiment accroché à l’oeuvre de cet artiste que je connaissais mal, en particulier à son traitement de la couleur. Le souci est surtout que nous avons parcouru les salles au pas de charge (50mn pour parcourir l’expo), avec beaucoup de monde et un guide qui avait des problèmes de voix.

Anges & Démons

Oui, je sais, je ne fais pas dans le cinéma intellectuel en ce moment. En même temps, vu que j’ai réussi à être suffisamment fatiguée pour manquer m’endormir dans le métro jeudi, je pense que mes neurones ne supporteraient pas un challenge trop important.

Cité du Vatican. Le pape vient de mourir et, après avoir observé les neuf jours de deuil traditionnels, les cardinaux sont sur le point de se réunir en conclave. Cependant, la disparition de quatre d’entre eux dans des conditions plus que troubles, pousse les responsables de la sécurité à contacter le Pr Langdon et à lui demander son aide.

Bien entendu, c’est du Dan Brown, c’est-à-dire une intrigue dont on voit venir les évènements à des kilomètres, avec des enjeux plus qu’importants, et dont la trame est cousue de fil blanc. Le Da Vinci Code était déjà pompeux, Anges & Démons est carrément risible, puisqu’on ne risque pas moins que l’Apocalypse (avec force effets spéciaux pour faire plus vrai).
Pour ne pas avoir trop l’air de cracher dans la soupe (l’Anglais, Sylve et moi avons quand même bien rigolé), j’ai relevé quelques points positifs, et non des moindres.
Tout d’abord, il y a Ewan McGregor, et Ewan McGregor en tenue de prêtre ça ne se rate pas. Je pense que Flashmarion sera du même avis que moi. Ensuite, pour quelqu’un qui n’a jamais vu Rome, on en a de très belles vues (encore que reconstituées par ordinateur pour certaines) et cela donne envie de visiter. Enfin, j’ai beaucoup apprécié le côté “derrière l’écran” et le fait que l’on puisse voir les multiples rituels qui entourent la mort d’un pape et l’élection de son successeur.

Faire-part

Bon, j’ai plein de choses à raconter, et en même temps c’est difficile : allez raconter un week-end où se bousculent des évènements aussi divers qu’une lutte avec un corset, un mariage et une animation médiévale.

Car mariage il y avait : Très Belle-Maman et Matou ont sauté le pas samedi, avec le soleil. Toutes mes félicitations aux jeunes mariés !

Bien entendu, je ne manquerai pas de vous informer de la suite de l’actualité familiale.

@Newlyweds : j’aimerais bien mettre une photo de vous, est-ce possible ?

Millenium

Toujours dans la série “les polars venus du froid”, je suis enfin allée voir l’adaptation cinématographique du premier roman de la série de Stieg Larsson. Mais si, souvenez-vous, j’ai pas arrêté de vous bassiner avec ça.

Je ne reviendrai pas sur l’histoire, soit vous avez déjà lu le bouquin, soit vous parcourez mon blog, soit vous ne voulez pas en entendre parler, donc c’est inutile.

A l’attention de Matou : attention, un spoil se cache peut-être dans ces lignes (je prends mes précautions maintenant).
Le film est bien fait, les personnages correspondent globalement à l’idée que l’on se fait d’eux dans le roman. L’intrigue est respectée et l’enquête progresse de la même manière – cela m’a même permis de me remettre en tête certains détails. Personnellement, je regrette que seule la partie policière ait été exploitée, au détriment de l’aspect journalistique et financier : cela réduit le roman à un simple polar, ce qu’il n’est pas, du moins à mes yeux. J’avoue également que les 10-15 dernières minutes m’ont un peu donné envie de bondir, car non seulement on sent bien que le réalisateur avait besoin de caser le dénouement final en très peu de temps, mais aussi qu’il a cherché à “humaniser” Lisbeth Salander, ce qui gâche les choses.
En outre, certaines images intercalées dans la narration “spoilent” joyeusement le tome deux à tous ceux qui ne l’auraient pas encore lu. Enfin, même si le film a été interdit aux moins de 12 ans, certaines scènes sont particulièrement difficiles, voire insoutenables, et je ne comprends pas ce classement “léger” (ça fait réac ? je m’en fous).

Je tiens néanmoins à souligner la performance des acteurs, qui parviennent à donner vie à leurs personnages sans être écrasés par eux, et en particulier celle de Noomi Rapace, interprète de Lisbeth Salander. Elle réussit à rendre le côté impénétrable et froid de l’héroïne sans pour autant tomber dans la caricature ou le “robot”.
Et pour l’anecdote, le suédois, ça se comprend beaucoup mieux que l’islandais !

Jar City

Ce week-end, l’Anglais et moi étions au vert chez ses parents, et nous avons eu l’opportunité d’aller voir Jar City, polar islandais (en version originale s’il vous plaît).

Reykjavik. L’Inspecteur Erlendur enquête sur ce qui se présente comme un meurtre banal. La découverte de la photo d’une tombe sur les lieux du crime donne cependant un nouvel aspect à l’affaire, qui se retrouve mêlée à des évènements vieux de plus de 30 ans. Mensonges, meurtres et fichage génétique de la population islandaise se retrouvent alors étroitement mêlés…

Difficile d’en dire plus sans révéler l’intrigue – et j’entends pourtant certains esprits chagrins me faire la morale. Adapté du roman éponyme, le film donne une impression de froideur, de précision chirurgicale, aidé en cela par une image au grain assez visible, avec des scènes sombres même en extérieur. Certaines scènes m’ont semblé à la limite du supportable, mais sans doute pour générer un profond sentiment de malaise et le questionnement du spectateur. Si l’on ajoute à cela la langue islandaise qui semble parfaitement incompréhensible à l’exception de certains mots, on aura l’idée générale : un film qui décontenance, efficace et avec une intrigue fouillée.

Lancelot du Lac

A coup sûr, Lancelot est le personnage le plus connu de tout le cycle arthurien. Enlevé à sa mère après la mort de son père le roi Ban, il fut élevé par la Dame du Lac, en compagnie de ses cousins Lionel et Bohors. A l’âge d’homme, il est fait chevalier et devient le plus brave et le plus vaillant de tous, surpassant même Gauvain, et objet de l’admiration de chacun.
Il est l’image du parfait chevalier : intraitable avec ses ennemis mais sachant faire grâce, toujours protecteur des faibles et défenseur de la justice gagnant les duels judiciaires, bon chrétien et parfaitement dévoué à sa dame. Car l’histoire de Lancelot est indissociable de celle de son amour pour la reine Guenièvre, en ce qu’il constitue sa raison d’agir et d’être.
Souvent moqué ou tourné en dérision dans les divertissements récents (cf. les Monty Pythons : “Lancelot, are-you gay ?” ; ou tout simplement Kaamelott), c’est en réalité un personnage complexe, souvent “coincé” entre sa foi de chevalier et sa foi d’amant, son honneur et son amour.

Le roman n’est pas celui de Chrétien de Troyes, mais celui, en prose, d’un auteur anonyme du début du XIIIème siècle. L’histoire commence avec la mort du roi Ban et la substitution de Lancelot, jusqu’à l’épisode dit “de la fausse Guenièvre”. Outre les qualités narratives du roman, qui intercale de nombreux épisodes et personnages annexes, c’est un témoignage remarquable des moeurs et modes de pensée de l’époque. Encore aujourd’hui, il sert de référent en matière de droit coutumier féodal.
Certes, on peut trouver que les scènes de bataille et de joute se suivent et se ressemblent, que le roi Arthur est quand même un peu idiot, qu’il y a toujours des demoiselles qui se promènent seules dans la forêt, mais cela reste une lecture agréable et divertissante.

Flashtag

En attendant la chronique de mon anniversaire à répétition, et comme cela fait 15 jours que j’ai été taggée, voici un petit questionnaire (ardu, quand même). Soyez indulgents, la culture et moi, ça reste une histoire d’amour très classique…

Quels artistes restent trop méconnus ?

Les anonymes. Tous ces artistes dont le métier était, à une époque, de créer de la beauté et non d’en tirer une gloire personnelle (les artistes de l’Antiquité et du Moyen-âge essentiellement). Même si certains sont connus, que sait-on vraiment d’eux et de leurs œuvres ?

Quelles œuvres obscures méritent le qualificatif de chefs d’oeuvre ?

J’ai bien envie de répondre La porte de l’enfer, film japonais de 1957 qui fut primé à Cannes. C’est pas très connu, mais sans doute un des plus beaux films que j’aie vu.

Quel artiste globalement médiocre aimez-vous quand même pour une création sublime ?

Marc Lévi pour Un conte d’auteurs, très courte nouvelle co-écrite avec Sophie Fontanel pour un supplément estival du ELLE. C’était très divertissant. Mais bon, ça reste du Marc Lévi.

Quand un chef d’oeuvre inconnu devient connu, continuez vous de le vénérer de la même façon ?

Bonne question. En général, je ne connais que les chefs-d’œuvre déjà acclamés et encensés. Je peux même les vénérer, mais je ne suis pas “découvreuse”. Si jamais cela m’arrive, je vous le dirai.

Sinon, quand j’aime un truc 6 mois avant tout le monde (que ce soit “culturel” ou pas), ça m’énerve toujours un peu que les gens trouvent ça génial après. Mais c’est parce que je ne suis pas prêteuse.

Internet favorise-t-il ou amoindrit-il votre quête de trésor caché ?

J’adore Internet. Que ferais-je sans Google pour mes multiples recherches iconographiques ?

Quels artistes récemment réévalués n’auraient jamais dû l’être ?

Gérald de Palmas. Pour moi, ce type n’a jamais écrit qu’une seule chanson qu’il nous ressort régulièrement sur les ondes. Ca me fait vomir par les oreilles (si, si, c’est possible).

Il paraît que je dois passer le flambeau…

Je dirais bien à Imihel de s’y mettre mais j’ai peur que cela reste lettre morte… En attendant, est-ce que mèredefamilleheureuse pourrait répondre ? Et peut-être Dame Thalie (allez, un effort) ?