Bonté divine !

Hier soir, nous sommes allés au théâtre avec Sylve voir Bonté divine à la Gaîté Montparnasse. Lors de rencontres inter-religieuses, un prêtre, un imam, un rabbin et un moine bouddhiste se retrouvent coincés dans les bâtiments. Ce coup du sort est alors propice à l’échange d’idées, de plaisanteries et de doutes sur la religion en général.

Les acteurs, emmenés par Roland Giraud, sont tous excellents. Le propos est juste, les répliques enlevées, on rit, on frémit, on s’interroge… Le principe du huis clos est intéressant et bien exploité.
Je ne peux que vous conseiller d’aller voir cette pièce !

Star Trek

Toujours dans la série “cinéma intellectuel et films d’auteur”, nous sommes allés voir le nouveau Star Trek. Alléchés depuis plusieurs semaines par une bande-annonce prometteuse, je dois reconnaître que nous n’avons pas été déçus.

Je connais mal la série Star Trek – j’ai vu le troisième film lors d’une diffusion télé il y a plus de 10 ans – et surtout par les parodies – en particulier l’excellent Galaxy Quest. Mais bon, on sait quand même que le Capitaine Kirk commande le vaisseau Enterprise avec un type aux oreilles pointues du nom de Spock – non, pas mon père, l’autre – et parcourt l’univers pour des aventures toujours renouvelées.
Ce nouveau film a fait le pari, plus de 40 ans après les débuts télévisés de donner un coup de jeune à la série et de revenir sur les origines des héros – un procédé désormais classique si l’on en juge par les derniers blockbusters de superhéros. Nous retrouvons donc le jeune James Kirk, tête brûlée, séducteur et légèrement irresponsable, face à Spock, luttant contre ses démons intérieurs et les préjugés de sa race. On assiste à leur enfance, leur entrée dans Starfleet et l’aventure qui sera à l’origine de leur amitié légendaire.

C’est un très bon film du genre : le scénario tient debout, et parvient même à faire le lien avec toute l’histoire précédente sans se répéter, les répliques sont efficaces, les effets spéciaux magnifiques, l’humour omniprésent. On sent également que les producteurs nous préparent d’autres films, mais c’est devenu une habitude. Si l’Anglais a regretté que l’histoire ne soit pas un peu plus longue, j’ai été totalement transportée.
“Long life and prosper.”

Guédelon

Je sais, j’ai mis le temps pour poster. Mais que voulez-vous, une grosse flemme est si vite arrivée… Voici donc la suite de nos aventures en vacances.

Après le Val de Loire, direction la Bourgogne, et plus précisément Guédelon, chantier médiéval. Ici, depuis 1996, des passionnés construisent un château avec les techniques et les moyens du XIIIème siècle. Prévu pour durer environ 25 ans, le projet avance bien et draine nombre de visiteurs. Aujourd’hui, le premier étage du logis est presque achevé, la tour maîtresse s’élève, le pont dormant est fini… Une petite exposition retrace les différentes étapes de la construction depuis le début, ainsi que les étapes à venir, et la fin estimée des travaux.

Malgré le temps gris et la température un peu fraîche, nous avons pu profiter de cette visite, prenant le temps de poser quelques questions aux volontaires – toujours disponibles – et zizagant entre les groupes de scolaires.

Chenonceau et Loches

Puisque l’Anglais et moi sommes en vacances dans le Val-de-Loire, autant en profiter pour visiter la région. Et qu’y trouve-t-on avant tout ? Des châteaux. C’est donc le coeur vaillant – 2h de route quand même – que nous sommes partis en excursion hier pour Chenonceau.
L’endroit est certes célèbre pour avoir accueilli Diane de Poitiers ou Catherine de Médicis, mais il doit essentiellement sa renommée à la galerie à arcades construite sur le Cher (et non la Loire comme je me suis plue à la répéter tout le week-end). Pour avoir visité les principaux châteaux de la Loire, de Chambord à Angers, à plusieurs reprises, je gardais un souvenir émerveillé de celui-ci. Il est vrai que l’édifice est très beau, de même que les pièces de mobilier qui y sont conservée. Mais c’est beaucoup plus petit que je ne me l’imaginais ! Encore un mythe qui s’effondre.
Après avoir parcouru les appartements – en particulier les chambres ayant toutes accueilli un ou plusieurs personnages célèbres – nous nous promenons dans le jardin. La visite s’achève par une course dans le labyrinthe, remportée haut la main par l’Anglais.

Suite de nos aventures à Loches, où se dresse un des plus anciens donjons de la région, érigé par Foulques Nerra au XIème siècle. La visite se fait en plusieurs parties. Dans la section “donjon”, on peut non seulement admirer les vestiges de la tour forte du XIème siècle (à 36m de hauteur, sans sol ni plafond), mais aussi la tour Louis XI qui servit de prison, ainsi que l’une de fameuses cages dans lesquelles celui-ci a fait enfermer certains comploteurs.
On peut également visiter un très joli jardin médiéval – en pleine saison des glycines, qui plus est – duquel on peut voir les impacts des boulets lancés lors des différents sièges.

Le parcours se poursuit dans la cité médiévale jusqu’à la collégiale Saint-Ours où l’on peut admirer le gisant d’Agnès Sorel, favorite de Charles VII morte à 25 ans. Malheureusement, l’arrivée d’un groupe de scolaire gâche un peu la visite.
Dernier arrêt au logis royal, château construit aux XVème et XVIème siècles et qui accueillit entre autres Anne de Bretagne – son oratoire privé est entièrement décoré d’hermines héraldiques. Le lieu est un peu vide, mais le décor majestueux, et une intéressante exposition retrace les recherches effectuées pour déterminer la cause de la mort d’Agnès Sorel (la même) en 2005. Et le verdict est… le mercure, mais on ne sait pas pourquoi il a été administré.

X-Men Origins : Wolverine

Pour célébrer nos vacances, l’Anglais et moi nous sommes levés plus tôt que d’habitude et sommes allés au cinéma voir Hugh Jackman et ses pectoraux le dernier film tiré des licences Marvel.

Le but du film est de donner un passé à un personnage amnésique, et pour ce faire, d’adapter le comics déjà paru sur ce thème. On assiste donc à la découverte des pouvoirs du héros, à l’élaboration de son étrange lien avec Dents de sabre (l’excellent Liev Schreiber déjà vu dans Les insurgés) et on apprend enfin la vérité sur le fameux squelette en adamantium.
Le scénario est “normal” pour un film de ce genre : riche en rebondissements, certains plutôt originaux, avec des sentiments exacerbés et le quota de scènes d’action. La principale critique repose sur l’abondance d’effets spéciaux : trop c’est trop. Là où, dans le premier volume d’X-Men, l’acteur portait de vraies prothèses, il est ici trop évident qu’il s’agit d’images de synthèse. Il en est de même pour les explosions, un peu trop “parfaites”, ou pour une ou deux scènes pseudo-poétiques. Néanmoins, ça se regarde bien, ça se digère bien, c’est idéal en cette période de congés.

Manches de cotte simple / Kirtle sleeves

Incroyable mais vrai, moi, la réfractaire à la couture et aux trucs de fille en général, j’ai fini par me lancer. Depuis plusieurs semaines je porte une cotte simple (XVème siècle) trouvée à Warwick, mais impossible de trouver des manches. Il a donc fallu me résoudre à les faire moi-même.
J’ai donc acheté de la laine à la mesnie des délices lors de leur dernier passage en taverne, et au travail ! Ce n’est pas très compliqué, certes, et mes points sont approximatifs, mais je suis très fière de moi.

Les points sont au fil bleu et blanc. Je leur ai donné l’aspect de surpiqûres pour donner plus de relief au tissu, assez clair. Les manches sont attachées à la robe par des épingles, procédé normal à cette époque (ce qui me permettrait d’être “tirée à quatre épingles”).


This is my first “serious” message in English on this blog, so please have mercy. I know that many gifted reenactors publish their works on blogs, and I am not aiming at being as good as they are. Anyway, I thought it might interest someone, so please do not hesitate to give me your opinion.
I found a XVth century kirtle in Warwick last february, but was unable to find sleeves. Even if I am very bad at sewing, I resigned myself to make my own. These ones are made of beige wool, with visible blue and white stiches. I attach them with pins, which is typical of the period.

Pontoise (avril 2009)

Il est des choses qui reviennent comme les maronniers, et le marché de l’histoire de Pontoise en fait partie. Ce que nous nous sommes empressés de faire aujourd’hui. Néanmoins, ce ne fut pas sans mal : lentilles abimées et achat en urgence, ceinture qui casse au moment de partir, et chainse tachée de vin ayant échappé à notre vigilance jeudi.

Après 30 minutes d’attente par temps un peu frais – je me réjouis d’étrenner mes nouvelles manches en laine – et 7,5€ d’entrée (!!!), nous pénétrons dans le hall encore vide. Un rapide tour d’horizon et voici le premier achat : l’Anglais craque pour un doublet marron qui complète sa tenue XVème (Azincourt, nous voilà !).
Nous errons dans les allées, ce qui me permet de faire l’acquisition de différents écheveaux de laine à broder/tisser/tresser teintés naturellement. Long arrêt pour déguster de l’hypocras (on ne se refait pas) et essayer des instruments de musique pour notre association. Résumer une journée de shopping serait fastidieux, mais voici le résultat des courses : une pièce de brocart bleu et beige (je n’ai pas pu résister), un livre de cuisine médiévale (oui, encore un), des gobelets en argile pour les campements, une cervelière saxonne, de l’hypocras, une cale (coiffe en tissu).

Maintenant, il n’y a plus qu’à se mettre au travail en attendant les prochaines fêtes !

Dans la brume électrique

Hier, nouvelle séance ciné. Et oui, ça n’en finit plus… Nous avions décidé d’aller voir le dernier film de Bertrand Tavernier, encouragés par les critiques lues un peu partout.

Dave Robicheaux est inspecteur de police à la Nouvelle-Orléans. Alors qu’il enquête sur une affaire de meurtre sur une jeune femme, la découverte d’un nouveau corps fait ressurgir un passé qu’il croyait oublié.
Ce film est déconcertant : des acteurs remarquables, une bonne réalisation, une très belle musique, servie entre autres par Buddy Guy, des décors somptueux – ah, le bayou – et une intrigue qui replace la Louisiane dans son contexte actuel post-Katrina et celui de la ségrégation raciale… Et pourtant. Je dois reconnaître que quelque chose a bloqué. Le scénario, peut-être.

Il est difficile d’en dire plus, d’autant que j’ai l’interdiction expresse de Matou de spoiler quoi que ce soit, mais le “mystère” dont j’entoure ma critique vous donnera à peu près mon sentiment à la fin du film…

Les trois royaumes

Avant d’aller voir Harvey Milk, l’Anglais et moi avions choisi un film plus “reposant” pour les neurones : les trois royaumes, dernier opus de John Woo.

Chine ancienne. Le tout-puissant premier ministre de l’empire chinois force l’empereur à déclarer la guerre au Sud, afin d’assouvir sa soif de conquête. Le seigneur attaqué sent qu’il ne pourra résister longtemps, quand son stratège lui propose un plan : faire alliance avec son voisin pour parvenir à un équilibre “à trois pieds”. Il s’ensuit alors une guerre faite d’escarmouches et de ruses, avant la grande bataille…
Dit comme cela, on dirait un énième film d’action hong-kongais. Oui et non, car c’est du John Woo quand même. L’argument d’origine est historique, même si les personnages et les faits ont été “librement adaptés”. Malgré les nombreuses scènes de combat, le réalisateur parvient à insérer des moments de calme, qui sont autant de “repos” pour les héros du film. Comme le dirait l’Anglais, il faut quand même avoir une certaine esthétique asiatique pour apprécier cet aspect du film.
Le casting est impressionnant, avec entre autres Tony Leung et Takeshi Kaneshiro (on notera aussi la participation de Shidô Nakamura dans un film entièrement tourné en chinois). J’avoue ne pas être assez calée en culture chinoise pour dire quels sont les autres acteurs connus…
Un très bon divertissement, en tout cas.

La mère Michelle…

Depuis bientôt un an, j’essaie d’emmener Pimouss – une collègue et néanmoins amie – en soirée médiévale. Nous pouvons nous targuer d’avoir eu tous les empêchements possibles et imaginables, la plupart du temps à la dernière minute : déplacement professionnel, maladie, problème familial, concert… Nous avons fait le tour des excuses les plus farfelues et pourtant véridiques.
C’est donc pleine d’espoir que je parviens hier soir à la ramener à la maison en vue d’un essayage et d’une sortie : il n’y a en effet plus aucun obstacle à ce que la soirée se déroule bien. Sauf que. C’est précisément hier soir que le chat a fait sa première fugue : au troisième étage, elle est passée de notre balcon à celui de l’appartement voisin… inoccupé, bien entendu. Et de passer une bonne demi-heure, à demi penchés dans le vide pour récupérer l’animal (à coups de croquettes, de jouets, de câlins et de menaces), à tel point que nous avons vraiment pensé oublier la soirée.
Mais tout est bien qui finit bien, et plus de peur que de mal : j’ai réussi à récupérer le chat par la peau du cou (et à m’exploser une épaule) et nous sommes partis pour de médiévales aventures !