Ils sont fous ces Gaulois

Aujourd’hui, Cédric, Rafu et moi avions décidé d’aller au parc Astérix. Un samedi le premier week-end des vacances scolaires. Certes, mais nous sommes des héros. Rendez-vous était pris pour 8h à Châtelet, ce qui signifie un lever… beaucoup trop tôt pour un samedi matin. Je m’extirpe difficilement de mon lit, avale mon ptit dej en 5mn et me rue hors de chez moi de peur d’être en retard. Je n’ai pas fait 30 mètres dans ma rue que mon téléphone sonne : “Léo, c’est Rafu, le réveil n’a pas sonné on sera en retard”. Groumf. Groumf. Grouuumf. Retour à la maison, arrêt aux stands, récupération d’un bouquin et deuxième départ. Je poireaute à peine un quart d’heure en compagnie de Balzac avant que les deux retardataires n’arrivent. Ils ont même la décence d’être là juste avant notre RER.
Arrivés à Charles de Gaulle, nous attaquons ce qui sera notre activité principale de la journée : faire la queue. Pour récupérer les billets de la navette d’abord, puis pour monter dans ladite navette, le tout sous une petite bruine glacée de novembre. Ce qui n’encourage pas beaucoup à l’optimisme.

Nous franchissons les portes vers 10h, et c’est immédiatement la course pour atteindre Goudurix (le grand huit) avant que le foule n’y parvienne, et avoir le plaisir d’être projetés dans les airs la tête en bas. Après 45 minutes d’attente et 2 minutes de hurlements, mission accomplie ! Je constate que ce genre d’attraction a un effet euphorisant sur moi, même si j’ai les jambes en coton.
Il est temps à présent de tenter notre chance au Tonerre de Zeus. Et là, c’est le drame : on annonce plus d’une heure d’attente sous un ciel très menaçant. Devant l’affluence, nous renonçons prudemment et décidons de manger et de profiter de l’heure du déjeuner pour griller tout le monde. La chose faite, nous patientons pour accéder à l’Oxygénarium (la promenade dans les sous-bois sur des bouées géantes). 45 minutes d’attente annoncées, nous passons le temps en prenant des photos et racontant des bêtises quand… l’attraction est suspendue pendant une quinzaine de minutes alors que nous approchions enfin du but. Restons zen.

La suite des évènements s’annonce moins reposante : nous attaquons Menhir Express, une attraction dont on ressort immanquablement douché (c’est précisé à l’entrée). Les traditionnelles 45 minutes d’attente passent assez bien, notamment grâce aux décors (boîtes à menhirs, fausses pubs…). Courageux et chevaleresques, les garçons me laissent la place de devant. Bien entendu, après la dernière descente, nous sommes trempés, moi la première.
Rafu m’ayant prise en photo à la sortie, l’image sera bientôt en ligne ! Guettez les mises à jour !
Nous nous rendons ensuite à un spectacle, “Main basse sur la Joconde”. La salle est immense mais se remplit à une vitesse effarante. Alors que je m’attends à un spectacle assez simple, c’est un vrai show avec cascadeurs et explosions. En plus, le fait d’être assise me permet de sécher.

Suite de la visite au Cheval de Troie : une espèce de plate-forme qui tourne et qui fait hurler les filles – incroyable d’ailleurs, cette proportion de greluches qui se sent obligée de hurler dès qu’un manège va un peu vite. C’est drôle, ça remue le coeur et comme nous sommes assis en vis-à-vis, on peut regarder les réactions des autres.
Nous poursuivons avec la croisière dans le village gaulois : un bon moyen de se reposer en regardant les personnages issus des différents albums de BD. Le grand jeu : quel est le nom de ce personnage ? de quel album est-il issu ? Pas toujours facile, surtout pour les légionnaires qui ont tous des têtes différentes selon les BD. Nous visitons ensuite le village et avons la chance de rencontrer Astérix et Obélix et Rafu ne résiste pas à l’envie de prendre une photo. Puis avec Cédric, il prend la pose devant les panneaux qui indiquent Rome (ben oui, tous les chemins mènent à Rome), et tous deux me poussent à faire de même devant le panneau “élection de Miss Village”. J’vous jure. Et non, je ne mettrai pas la photo en ligne, je suis sûre que Rafu se fera un plaisir de le faire.

Nous allons assister à un autre spectacle, “la légion recrute”, mais celui-ci est beaucoup plus orienté jeunes enfants et interactivité (“mais où est le méchant ?” “derrière !” “où ça ?”). Néanmoins, il y a quelques moments drôles et les acteurs qui interprètent les légionnaires sont franchement bons.
Après quelques déambulations dans les boutiques – nous n’avons pas résisté à l’appel du Palais du bonbon – où, terriblement déçus, nous ne trouvons que quelques titres des BD et pas forcément les meilleures, nous prenons le chemin du retour. Nous manquons nous perdre sur le parking, puis nous échouons plus que nous ne nous asseyons dans le bus. Le retour se fait sans trop de souci. Rendez-vous est pris pour une nouvelle visite (ben oui, on n’a pas fait la trace du hourra ni le Tonnerre de Zeus) mais après les vacances et un jour de semaine. Parce que les colonies de gnomes, c’est pénible et ça crie.

Une petite page culture

Hier, c’était mon dernier examen de toute ma vie universitaire (alléluïa, la délivrance vient toujours à qui sait attendre). Autant l’exam de lundi était horrible (grammaire) et je ne m’étendrai pas sur les sémanthèmes expressifs en fonction converbale et autres “no” palliatif, autant celui d’hier portait sur le cinéma japonais et là c’était marrant. Nous avions une trentaine de films à connaître et devions être capables d’identifier une dizaine d’extraits. Pour ce faire, j’ai passé 3 heures mardi à regarder en accéléré les 22 films manquants de mes révisions (je n’ai pas été très assidue et pourtant ça fait quatre ans que je suis dans ce cours). Voici donc ma sélection personnelle. Bon, on dirait pas, mais certains films, je les ai vus en entier.

Dolls de KITANO Takeshi : un très beau film où s’entremêlent trois histoires, mais dont la trame principale est inspirée d’une pièce de bunraku (théâtre de marionnettes) du 17ème siècle
Kwaïdan de KOBAYASHI Masaki : quatre histoires fantastiques qui se déroulent dans le Japon médiéval, inspirées de nouvelles de Lafcadio Hearn, un Américain naturalisé japonais.
Le château de l’Araignée de KUROSAWA Akira : le drame de Macbeth transposé dans le Japon médiéval. Un grand classique
La porte de l’Enfer de KINUGASA Teinosuke : l’histoire d’un samouraï qui tombe amoureux d’une dame de haut rang déjà mariée et qui va la “poursuivre de ses assiduités”. Grand Prix à Cannes en 1954
Nobody knows de KOREEDA Hirokazu : quatre enfants et leur mère vivent dans un petit appartement, mais seul l’aîné a une existence officielle. Un jour, la mère disparaît mais les enfants continuent à faire comme si de rien n’était. Primé à Cannes en 2004

Voilà, c’était ma petite sélection personnelle… Comme vous le constaterez, j’ai un faible pour les films en costumes ou pour les histoires qui ne finissent pas forcément bien. Quoiqu’il en soit, j’espère que cela vous aura donné envie de jeter un oeil !

Provins

Ce week-end avaient lieu les Médiévales de Provins dont j’entends parler depuis des années mais auxquelles je n’avais jamais eu l’occasion d’assister. C’est bien ma chance, cette année il a fait un temps pourri.
Je retrouve Sylve chez elle samedi après-midi et nous partons, nous nous retrouvons dans les embouteillages et nous arrivons à… 18h. Bon, pour visiter ça va être un peu juste. Je lui fausse compagnie pour aller esquisser quelques pas de danse place du Chatel, mais l’endroit est blindé de monde, on ne peut pas faire trois pas sans cogner un touriste, et avec le début d’averse, il y a de la boue un peu partout.
Il me vient alors l’idée de visiter un peu quand même : est-ce parce qu’il est tard, parce qu’il fait un temps gris et menaçant ou tout simplement parce que j’ai trop d’imagination ? J’avoue avoir trouvé l’endroit important pour une fête médiévale mais somme toute assez petit. Bon, je n’ai pas assez d’expérience de la chose, on dirait. En fait, comme je cherche tous les gens que j’ai l’habitude de fréquenter aux caves, je passe assez vite devant les devantures de boutiques – ce qui n’est pas un mal, j’ai juré de ne rien dépenser ce week-end.
Je finis par retrouver Aurélie, Thibault et Renaud, non sans avoir fait un arrêt ravitaillement au stand pâtisseries médiévales – pomme enveloppée de pâte feuilletée et sacristain. Nous parlons un peu, les garçons jouent avec leurs épées – ça doit être un truc universel – puis je repars me promener.
Après le dîner en compagnie des amis de la taverne – ou plus précisément : après les avoir regardés dîner pendant que je grignotais une couronne aux pétales de roses (un gâteau, hein, je suis pas herbivore) – je déambule dans les rues qui se sont vidées de leurs touristes. Je finis par croiser les gens de Aube affalés sur un talus près des baraques à frites. Ils m’annoncent au bout d’une petite heure qu’ils rentrent au camping boire de la vodka et faire des duels à l’épée. Lâcheuuuurs !
Je suis de nouveau seule, mais j’ai un but : la place du Chatel où, après le spectacle de feu, il est sensé y avoir un boeuf avec les musiciens jusqu’à point d’heure. Comme le temps a cessé d’être humide et maussade, la soirée s’annonce bien. Je rencontre John et la belette qui viennent de m’embaucher comme scénariste sur Vampire : nous passons la soirée à chercher quelles crasses on va bien pouvoir faire à nos joueurs. Le spectacle commence enfin, avec près d’une heure de retard, mais d’où on est, on ne voit rien d’autre qu’une flamme de temps à autre. François pousse le vice jusqu’à monter dans un arbre pour nous dire : “non mais en fait c’est pas terrible”. Nous voilà rassurés. Point positif : la musique qui accompagne le spectacle est vraiment bien, à tel point qu’Ulysse m’entraîne dans un paso doble.
Le spectacle est (enfin) sur le point de s’achever quand… l’averse se déclenche ! Pas une petite averse, non. De la grosse pluie qui mouille bien. Grouuumf. Mais les musiciens montent quand même sur scène – d’un autre côté, ils sont à l’abri, eux – et lancent la musique. Et là, sous la pluie battante, protégés par nos capes, nous sommes quelques fous à nous lancer dans un branle endiablé, puis une farandole… quand mon portable sonne. C’est Sylve, qui aimerait bien rentrer parce qu’elle en a marre de poireauter sous le tipi de la place du Chatel. Soit.
Donc Provins, c’était marrant, mais l’an prochain je campe dès le vendredi soir ou j’arrive le samedi matin, je passe la nuit du samedi sur place et baste. Et puis j’ai l’impression de m’être fait arnaquer sur le temps.

Deathproof

Lundi, je suis allée voir le dernier Tarantino avec tout un gros tas de chouettes copains. Rafu qui avait déjà vu la chose avait insisté pour nous y accompagner, tant il a apprécié. Et il y a de quoi : l’histoire, comme dans la plupart des Tarantino, est assez simpliste et totalement surréaliste – un malade tue ses victimes dans des accidents de la route trèèès gore – mais l’action, les acteurs, les dialogues… tout est remarquable. Comme dans tous ses films, Tarantino se permet des auto-références et de nombreuses références à sa propre culture cinématographique.
Le film est scindé en deux : d’abord un premier crime et toute la préparation de l’ambiance – Kurt Russel est assez flippant en psychopathe de la bagnole – et ensuite l’histoire de quatre filles qui vont se venger d’une tentative d’assassinat par ce même psychopathe. Cette partie est proprement jouissive, en particulier quand l’acteur se fait tabasser par les filles à tour de rôle.
Le film vaut aussi pour la manière dont il est filmé : une image volontairement “salie”, qui saute parfois ou qui passe de la couleur au noir et blanc, le tout pour rappeler les films américains des années 70.
N.B. ; Deathproof est sorti aux Etats-Unis en même temps qu’un film de Robert Rodriguez, Planet Terror, afin de rappeler les séances de cinéma du samedi aux USA où on avait l’habitude de projeter deux films (deux nanards dirons-nous).

Dansons sous la pluie

Hier, c’était sortie danse folk sur le quai Saint-Bernard. Bien sûr, les pessimistes m’avaient prévenue : attention, on annonce de l’orage, t’es sûre que tu veux sortir ? Ben oui, je suis sûre ! Nous arrivons, et là, malgré l’averse qui s’est déclarée à 20h et qui est en train de se calmer, il y a des gens… qui dansent ! Alléluïa, je me sens moins seule.
Mais après quelques scottish et bourrées, le temps recommence à se gâter. Nous trouvons refuge sous les arches d’un pont à proximité, tandis qu’Aurélie, Maxou et Claire me plantent pour aller boire une bière… Je reste donc avec les fanatiques – dont une bonne partie de gens des caves, donc en terrain connu. L’atmosphère sous le pont avec la musique alors que l’orage déferle est irréelle et magnifique. La lumière même semble disparaître, on se croirait dans un autre monde…
Après l’orage, la danse ! Malheureusement, le sol est pavé, inégal et assez désagréable quand on porte des petites ballerines. Nous émigrons de nouveau vers le lieu dévolu à la danse habituellement, et comme l’endroit est trempé, je baptise ma robe blanche. Enfin, une reprise de l’orage nous chasse définitivement chez nous.

Praxitèle

Mardi, j’ai pu bénéficier d’une journée spéciale pour visiter le Louvre alors qu’il était fermé. Outre l’avantage qu’il y avait à redécouvrir les lieux “vides” (c’est-à-dire avec les travaux et les conférenciers mais sans les hordes de touristes) et le buffet réservé aux visiteurs (j’adore les cannelés…), nous étions venus voir l’exposition Praxitèle.
Petit rappel : Praxitèle est ce sculpteur grec du Vème-IVème siècle avant JC qui était extrêmement connu de son vivant – il a réalisé une oeuvre pour le temple d’Héra à Olympie – et considéré comme un maître par les Romains mais dont on n’a aucune oeuvre originale. Pourquoi ça ? Déjà parce que la majorité de ses oeuvres étaient en bronze, et le bronze ça fond, surtout en temps de guerre. Pour les oeuvres en marbre, on peut légitimement penser qu’elles ont été détruites lors de pillages ou à cause du temps, tout simplement.
L’exposition présente donc des oeuvres copiées de ou inspirées par celles de Praxitèle. La plus connue est la Vénus du Bélvédère, longtemps considérée comme un original romain, mais en fait copiée sur l’Aphrodite de Cnide réalisée par Praxitèle. On retrouve l’influence de l’artiste aussi bien dans les sujets que dans les poses (position des mains, de la tête… telles que celles du Satyre verseur ou de l’Aphrodite inquiète). Une très belle expo, pas trop longue, l’idéal pour passer le week-end. Dépêchez-vous, elle s’achève le 18 juin !

Dialogue avec mon jardinier

Samedi, nouvelle séance cinéma. Nous sommes allées voir Dialogue avec mon jardinier, à la fois parce qu’il y a Daniel Auteuil dedans et aussi parce lefilm est réalisé par Jean Becker. Dit comme cela, je ne pense que cela vous rappelle grand-chose, mais il avait réalisé un très beau film, Les enfants du marais, il y a quelques années.
Bref. Ce film raconte une belle histoire d’amitié entre deux camarades d’école qui se retrouvent trente ou quarante ans après. L’un est devenu un peintre célèbre, l’autre est un cheminot retraité, mais malgré leurs différences, ils vont trouver matière à discuter. Le jardin replanté est bien entendu la métaphore de leur amitié renouvelée. Le film est très plaisant à regarder : outre une jolie histoire, il montre des paysages magnifiques, nous transportant littéralement dans l’atmosphère apaisée du Sud de la France. Un beau décor, un joli conte sur l’amitié, tout ce qu’il faut pour passer un bon moment.

Mohini Attam

Hier, Sylve m’a emmenée à un spectacle de danse indienne au Musée Guimet pour mon anniversaire. Le Mohini Attam est une danse du Sud de l’Inde – du Kérala pour être plus précis, vous en avez peut-être entendu parler dans une pub pour un gel douche… – uniquement interprétée par des femmes et dont le nom signifie “danse de l’enchanteresse”. La danseuse était une Française qui est partie en Inde apprendre ces danses traditionnelles et qui s’est produite dans de nombreux festivals là-bas.
La musique, faite de violon, de chant et de percussions est très agréable mais a aussi un fort pouvoir hypnotique : nous avons lutté pour ne pas nous endormir, en particulier quand la danseuse a mimé une femme avec son enfant sur une musique de berceuse. Il est difficile de décrire la danse, surtout quand on n’y connaît rien, mais disons que c’est une discipline caractérisée par des mouvements de pieds très importants – les chevilles sont chargées de grelots qui s’accordent avec la musique – et où les postures des mains portent toutes un symbole, certains facilement compréhensibles, d’autres beaucoup plus abscons. Quoiqu’il en soit, ce fut un moment magnifique, où le temps semble suspendu.

“Où va la main, le regard la suit,
là où va le regard, va l’intuition,
là où va l’intuition, le coeur l’accompagne,
là où va le coeur se trouve la réalité de l’être.”

Une vieille maîtresse

Non, ce n’est pas mon nouveau surnom (encore que, parfois je me le demande, enfin passons), mais le titre du dernier film de Catherine Breillat. Pour ceux qui ne situent pas, c’est la cinéaste qui a tourné “Anatomie de l’enfer” dans lequel Rocco Siffredi joue un gay chargé par une jeune femme de la regarder nue toute une nuit – ça ne s’invente pas.
Plus sérieusement, le film a été sélectionné au festival de Cannes cette année et vaut vraiment le coup. L’histoire est adaptée du roman éponyme de Barbay d’Aurévilly et raconte comment un jeune homme libertin, Ryno, tente de se détacher de la femme qui est sa maîtresse depuis dix ans pour rester fidèle à Hermangarde, la jeune femme qu’il a épousée. Les acteurs sont tous excellents : Asia Argento parvient à humaniser le personnage de la maîtresse qui est sensée être laide et manipulatrice, Roxane Mesquida joue à la perfection la fausse naïve empêtrée dans ses contradictions. Et l’acteur qui joue Ryno (j’ai oublié son nom mais qu’est-ce qu’il est beauuuu) nous montre toutes ses hésitations mais aussi le liens quasiment mystique qui l’unit à sa maîtresse.
Ce film vaut pour beaucoup de choses : il montre le côté implacable et dévorant de cette relation et l’incapacité de tous les personnages à s’en défaire. Il souligne aussi les non-dits et les tabous de la haute société au début du XIXème siècle (et puis c’est un film en costumes, ça fait rêver).

Enfin, c’est une oeuvre qui vaut pour sa charge érotique : outre les personnages filmés en train de faire l’amour (tiens jamais testé cette position !), toutes les attitudes, les regards, les paroles même sont une allusion à cette passion sexuelle.
Avouons-le : Aurélie et moi étions un peu désespérées en sortant de la séance, mais nous avons beaucoup apprécié.

Entraves

Trancher, couper ce qui me retient… Et à mesure que s’écoule ma vie, sentir la souffrance disparaître. Que de fois ma main s’est retenue, que de fois mes dents se sont serrées pour m’empêcher de commettre ce geste. Mais parfois la douleur est plus forte que tout et submerge ma volonté. Alors seuls comptent ces gestes répétés, presque mécaniques. La volonté s’abolit devant le cri de l’âme et la rage et la haine disparaissent enfin.